Perso je n'avais pas trop d'avis sur Armstrong, tout simplement parce que j'étais dans ma période dégoutée post Festina et en gros je regardait les étapes du TDF [i:25nji692]comme un naze[/i:25nji692] pour voir si les échappées allaient aller au bout, etc... pour le CG je ne me faisais aucune illusion... Ce n'est qu'en 2003 où j'ai été rattrapé par le côté haletant de la course et j'en ai oublié d'être dégouté. Comme quoi le pire c'est ça : donnez nous du spectacle et du suspense, et même si on est intimement persuadé que tout est pourri, on veut tellement l'oublier qu'on y arrive !Super_Cuvet a écrit :Ca coute rien, mais c'est appréciable.Akaion a écrit :Bof, ça coûte rien, je me souviens à l'époque, j'allais acheter l'équipe à Gruissan, à pied (j'étais en vacances là bas) et sur tout le chemin je réfléchissais et j'avais selon moi la preuve que c'était impossible que les Festina soient dopés, que ça ne collait pas etc. Et puis oh! et puis ah.. Ça ne m'empêche pas de croire en des choses où les 9/10ème du forum ici ne croient pas etc. Par contre, je n'ai pas honte de dire que je me suis trompé si cela arrive.Super_Cuvet a écrit :Merci de ton honnêteté.Akaion a écrit :Oui, pour ma part j'avoue que les réactions sur le rugby, je les tenais à l'époque de l'affaire Festina durant le Tour 98, de l'eau a coulé sous (et même sur) les ponts depuis.
Je ne vais pas non plus prétendre avoir tout compris dès 93. En 1997, un de mes cousin qui courait à l'époque en national a été le premier à me parler concrètement du dopage et notamment d'un coureur qui avait écrasé la concurrence chez les amateurs en 96 et qui ne mettait plus un pied devant l'autre l'année suivante (recherchez, il est facile à trouver). Mais je n'ai pas forcément fait le lien avec les performances et puis, on croyait encore à l'époque que l'EPO n'était qu'un dopant comme les autres qui améliorait la performances mais ne bouleversait pas la hiérarchie.
On avait des explications pour toutes les performances : Ugrumov et Jaskula était très forts avant de passer pro mais ne pouvaient pas se confronter aux pros à cause de la politique en place en Europe de l'Est. Si ils disparaissaient ensuite, c'est parce qu'ils s'étaient embourgeoisés au contact du capitalisme. Riis était devenu bon parce qu'il avait appris à s'entraîner en Italie et qu'avant personne ne lui donnait sa chance parce qu'il venait d'un pays "mineur"...
Même en 2003, je pensais encore qu'Amstrong n'était pas pire que les autres et je le défendais.
La vraie baffe dans la gueule que j'ai pris, c'est Landis à Morzine. Le voir dans un état second sur son vélo (souvenez vous, une fois franchi la ligne, il fait encore 100 m sur son vélo puis s'éjecte de son vélo en transe) m'a ouvert les yeux : il était chargé.
En un sens l'empire Armstrong + Les Vuelta avec 19 espagnols+Menchov dans le top20 + les folies des Simoni et Di Luca sur le Giro m'ont aidé à rester "dégouté" des CGs. Je ne m'intéressais qu'aux petits, aux échappées, etc. La baston des leaders, bof...
ça a vraiment changé pour moi en 2008 pour la première fois mais ma vrai réconciliation avec les CG, c'est le tour 2011 (l'aveuglement chauvin aussi sans doute...) : un Contador usé, un Schleck courageux mais con, un Evans qui assume. A part Voeckler, pour la première fois depuis longtemps le TDF avait eu une course qui avait eu l'air normal (à mon sens).

