GATO a écrit : 05 avr. 2026, 19:35
Ammattipyöräi

Tadej Pogacar on Oude Kwaremont (

1.48 km) in Ronde van Vlaanderen
2023 2025 2026
I — 4:41 I — 3:37 I — 3:34
II — 3:00 II — 2:49 II — 2:50
III — 3:07 III — 3:08 III — 3:04
Ces chronos ne valent pas grand chose car ils ne prennent pas du tout compte de la première partie sur asphalte en faux-plat qui a une grosse influence sur le temps de montée de la partie pavée.
En 2025, lors du troisième passage, Van Aert attaque une minute avant le pied officiel ce qui oblige Pogacar à lancer hyper tôt.
Difficulté par difficulté la comparaison des temps de Pogacar et Van der Poel avec l'an passé :
Oude Kwaremont + approche - 2e passage :
2025 : 4:01 (2:49 partie pavée) (Pogacar attaque à 1 sec de l'entrée sur les pavés)
2026 : 3:58 (2:50 partie pavée) (Pogacar attaque à 10 sec de l'entrée sur les pavés)
Paterberg - 1er passage :
2025 : 0:59
2026 : 0:58
Koppenberg :
2025 : 1:23
2026 : 1:28
Mariaborrestraat :
2025 : 1:16 (attaque de Pogacar)
2026 : 1:23
Taaienberg :
2025 : 1:17 (attaque de Pogacar)
2026 : 1:23 (rythme assuré par Van der Poel, petite accélération de Pogacar sur la fin)
Transition :
2025 : 9m48
2026 : 10m28
Oude Kruisberg :
2025 : 1:30 (1:02 partie pavée)
2026 : 1:43 (1:12 partie pavée)
Transition Hotond - OK :
2025 : 12:18 (ça commence à se regarder quand les Trek et Van Aert reviennent sur Van der Poel et Pogacar)
2026 : 11:59
Oude Kwaremont + approche - 3e passage :
2025 : 4:09 (3:08 partie pavée) pour Pogacar (Pogacar se met en chasse de Van Aert 50 sec avant l'entrée sur les pavés) - 4m21 pour VdP
2026 : 4:12 (3:04 partie pavée) pour Pogacar - 4:18 pour VdP
Transition OK - Paterberg :
2025 : 3m38 pour Pogacar - 3m52 pour le groupe Van der Poel
2026 : 3m22 pour Pogacar - 3m29 pour Van der Poel
Paterberg 2e passage :
2025 : 1:09 pour Pogacar - 1:07 pour VdP (qui avait quelque peu récupéré dans les roues avant)
2026 : 1:05 pour Pogacar - 1:09 pour VdP
Final jusqu'à la flamme rouge :
2025 : 15m33 pour Pogacar - 15m59 pour le groupe Van der Poel
2026 : 14m03 pour Pogacar - 14m27 pour Van der Poel
On constate que sur toute la portion comprise entre la fin du premier passage du Paterberg et l’approche du dernier Vieux Quaremont, les temps de montée ont été meilleurs en 2025. Deux facteurs l’expliquent sans doute.
D’abord, l’an passé, la course avait été plus heurtée : davantage de temps morts entre les attaques, plus de reformations, un rythme plus explosif que régulier.
Ensuite, Pogacar, marqué par le scénario de l’Amstel, voulait absolument éviter de se retrouver isolé trop tôt face à Van der Poel tant qu’Evenepoel restait en embuscade. Un 2 contre 1 pouvait basculer en 1 contre 2, le seul scénario réellement défavorable pour lui. L'an dernier, ce n'était encore pas un cas de figure très concret pour lui, il ne pensait qu'à s'isoler le plus rapidement possible, peu importait s'il avait plusieurs types en chasse.
Sur le dernier passage du Vieux Quaremont, Pogacar semble un peu moins dominateur qu’en 2025 et Van der Poel légèrement meilleur (mais pas tellement plus, 3s plus vite en gérant mieux son effort sur la durée). Mais le final montre que Pogacar en avait pas mal sous la pédale : juste avant d’aborder le VK, il devait encore envisager un scénario où Evenepoel ne craque pas et où Van der Poel temporise après le Paterberg. Il lui fallait donc conserver de la réserve pour un éventuel final à deux contre un sur le plat.
Ce qui reste difficile à expliquer, en revanche, c’est l’impression laissée par Van der Poel dans le Vieux Kruisberg : il paraît au bout de ses forces au sommet, comme au sommet de la Cipressa, bouche grande ouverte, affalé sur sa machine, alors que c’est la côte où le duo a été le plus lent par rapport à l’an passé, sans vent notable, et après une transition plutôt calme. Cela montre aussi que Pogacar aurait pu l’y décrocher sans difficulté, il avait de la marge pour monter dix secondes plus vite, et on le voit d’ailleurs se retourner plusieurs fois pour vérifier que Van der Poel tient encore. Peut‑être aussi que le pavé était encore légèrement humide à cet endroit‑là ; difficile à juger à l’image.
Pour moi, le Pogacar 2025 valait celui d'hier.