Re: Tour de France 2019
Publié : 05 juil. 2019, 13:01
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Ou bien au contraire il est très lucide dessus, sa limite, c'est sa fragilité physique, il en parle à coeur ouvert. Il ne se cache pas derrière, il en est le premier mortifié. Si tu considères que c'est une excuse irrecevable car c'est une limite intrinsèque, fort bien, mais il ne faut pas y associer de mauvais procès.levrai-dufaux a écrit : 05 juil. 2019, 12:57 J'apprécie beaucoup la franchise de Pinot dans ses interviews mais je suis bien d'accord avec vous sur ce point. Pinot a toujours une bonne excuse quand il ne répond pas présent. Non seulement c'est usant mais, surtout, j'ai l'impression qu'il ne deviendra jamais le coureur qu'il pourrait être tant qu'il pensera ainsi. J'y vois une forme de refus de se confronter à ses limites.
C'est essentiellement physique.On le voit d'ailleurs sur l'aspect mental : il ne comprend pas les critiques qui lui sont adressées sur ce point parce qu'il a su rebondir plus d'une fois après des échecs. Alors certes, sa capacité à rebondir montre des ressources mentales très importantes et nul doute qu'il soit un battant mais le nombre de fois dans sa carrière où il n'a pas su répondre présent alors qu'il était attendu montre aussi des difficultés évidentes à gérer la pression. C'est dommage de ne pas l'admettre pour travailler dessus.
Il n'a pas dit qu'il ne rêvait pas de gagner le Tour, il dit "c'est vrai" quand on lui pose la question du propos de Madiot, qui dit qu'il ne le veut pas vraiment, pas comme une obsession en tout cas. Nuance :)D'ailleurs, l'interview n'est pas sans contradiction lorsque d'une question à l'autre Pinot répond : "j'aime ma vie, gagner le Tour changerait ma vie, donc non je ne rêve pas de gagner le Tour" puis à a suivante : "gagner le Tour est le rêve de tout coureur". Lorsque je lis cela, je me dis que si Pinot avait la même ambition que Bardet pour le TDF, la même conviction qu'il peut y réussir et la même détermination à bien faire alors il serait un véritable vainqueur du Tour en puissance (ce qu'il n'est pas à ce jour pour moi).
Pas vraiment convaincu...de toute façon, si Sagan est en forme (je ne dis même pas en grande condition), personne ne peut aller le chercher.veji2 a écrit : 05 juil. 2019, 13:42 Je regarde le tracé et je me dis que si les sprints intermédiaires avaient été disséminés dans les étapes y compris de montagne et non tout au début, un Alaphilippe et un Matthews auraient vraiment pu le jouer. Mais là paradoxalement en les mettant tôt pour favoriser les grosses cuisses contre Sagan, ils ont en fait offert le maillot vert sur un plateau à Sagan justement.
D'ailleurs, cela me fait penser à son interview en début de saison 2018 où il avait - à mon sens- péter un câble.biquet a écrit : 05 juil. 2019, 12:07C'est cet aspect du personnage que je n'aime pas chez Pinot : j'ai pas eu de chance, j'étais dans un mauvais jour, ce genre d'étape ne sert à rien (Bormio), le tracé était trop facile (Tour de Provence). Attention, il risque de faire trop chaud ces prochaines semaines, et ce sera vraiment pas de chance..C'est un peu comme un Nadal qui n'est quasiment JAMAIS battu par meilleur que lui, mais seulement parce qu'il n'a pas évolué à son meilleur niveau.MannyManolo a écrit : 05 juil. 2019, 10:30 Interessante l'interview de Pinot par contre le moment du "j'ai pas eu de chance donc je vais gagner à un moment car c'est injuste ce qui m'arrive" ça fait un peu chouinerie. Des coureurs malchanceux, il y en a 1000, puis, sur cet extrait de l'interview, on aurait dit qu'il était le meilleur lorsque il n’avait rien hors je l'ai rarement vu lâcher tout le monde.
Ce genre de discours, je le comprendrai pour un coureur comme Porte qui a un palmarès énorme sur des WT d'une semaine mais très souvent malchanceux sur trois semaines et encore je trouvai très limite de parler ainsi tout de même.![]()
Moi j'aime bien quand les mecs disent: " J'ai perdu, c'était meilleur en face". Point. M'en fous que Nadal remporte 45 Roland Garros, je trouve que ça grandirait son personnage que de l'entendre reconnaitre la supériorité de l'adversaire, les rares fois ou il perd. Je crois qu'il ne le fait que contre Djokovic.MannyManolo a écrit : 05 juil. 2019, 15:36D'ailleurs, cela me fait penser à son interview en début de saison 2018 où il avait - à mon sens- péter un câble.biquet a écrit : 05 juil. 2019, 12:07
C'est cet aspect du personnage que je n'aime pas chez Pinot : j'ai pas eu de chance, j'étais dans un mauvais jour, ce genre d'étape ne sert à rien (Bormio), le tracé était trop facile (Tour de Provence). Attention, il risque de faire trop chaud ces prochaines semaines, et ce sera vraiment pas de chance..C'est un peu comme un Nadal qui n'est quasiment JAMAIS battu par meilleur que lui, mais seulement parce qu'il n'a pas évolué à son meilleur niveau.![]()
Je remet les choses dans le contexte, en 2017, il avait fait un super Tour des Alpes en le gagnant + victoire d’étape sauf qu'il n'avait ni fait podium au Giro, ni au Tour.
Il arrive en 2018 comme principal objectif de briller aux CG des Grands Tours.
Donc, il arrive sur cette interview et dit de façon un peu brutale qu'il en avait rien a faire de performer voir gagner des courses si ces objectifs finaux n’étaient pas rempli.
Ces objectifs en fin de compte n'ont pas étéaccompli (il parlait de faire podium sur les 2Gts auxquels il participera + victoire aux championnat du monde) même si il a très bien finit l'année.
Il m'avait paru un peu immature dans sa façon de parler, comme un ado qui decouvre certaine chose mais se trompe tout de même dans le fond et dans la forme, il était du genre "Ah ! mais en fait ces courses là ne servent à rien si je ne suis pas fort lorsque on m'attend vraiment."
Je savais qu'il allait changé de discours, d'ailleurs, cette année il est bien plus calme et reposé sans doute à grâce à sa victoire en Lombardie
Je ne suis pas du tout d'accord sur ton parallèle avec Nadal, ce dernier à un tout autre palmarès et est top 3 all time de son sport, donc, mème si il dit certaine chose, crois moi bien qu'il s'est ou il va et comment y aller et ceux depuis presque 15 ans.
Bradounet_ a écrit : 05 juil. 2019, 17:28 Quand je lis ce genre d'interview, je me rends compte à quel point la plupart des champions sportifs sont quelque peu déconnectés de la réalité. Ils vivent vraiment dans leur bulle. Ça manque de décence parfois dans les propos de Pinot.
Je m retrouve bien plus dans une interview de Michael Woods.
Approuvé par Landis, Schleck et Eikingluckywinner a écrit : 05 juil. 2019, 17:47 Pour Pinot j'ai quand même l'impression qu'il (ou que d'autres) communiquent beaucoup autour de ses pépins de santé.
Je ne dis pas qu'ils n'existent pas mais un coureur qui a un rhum .... c'est du courant...
.
A quel niveau ?Bradounet_ a écrit : 05 juil. 2019, 17:28 Quand je lis ce genre d'interview, je me rends compte à quel point la plupart des champions sportifs sont quelque peu déconnectés de la réalité. Ils vivent vraiment dans leur bulle. Ça manque de décence parfois dans les propos de Pinot.
Je m retrouve bien plus dans une interview de Michael Woods.
Prétendantsloloherrera a écrit : 05 juil. 2019, 14:21 certains contenders du CG (désolé fusa, j'ai pas d'autres termes en tête) le joueraient peut-être...
Pinot n'a pas gagné le Tour des Alpes en 2017 (une étape seulement, 2ème du CG) mais en 2018 (sans victoire d'étape) donc après l'interview que tu cibles, mais c'est un détail.MannyManolo a écrit : 05 juil. 2019, 15:36
D'ailleurs, cela me fait penser à son interview en début de saison 2018 où il avait - à mon sens- péter un câble.
Je remet les choses dans le contexte, en 2017, il avait fait un super Tour des Alpes en le gagnant + victoire d’étape sauf qu'il n'avait ni fait podium au Giro, ni au Tour.
Il arrive en 2018 comme principal objectif de briller aux CG des Grands Tours.
Donc, il arrive sur cette interview et dit de façon un peu brutale qu'il en avait rien a faire de performer voir gagner des courses si ces objectifs finaux n’étaient pas rempli.
Ces objectifs en fin de compte n'ont pas étéaccompli (il parlait de faire podium sur les 2Gts auxquels il participera + victoire aux championnat du monde) même si il a très bien finit l'année.
Il m'avait paru un peu immature dans sa façon de parler, comme un ado qui decouvre certaine chose mais se trompe tout de même dans le fond et dans la forme, il était du genre "Ah ! mais en fait ces courses là ne servent à rien si je ne suis pas fort lorsque on m'attend vraiment."
Je savais qu'il allait changé de discours, d'ailleurs, cette année il est bien plus calme et reposé sans doute à grâce à sa victoire en Lombardie
Parce qu'il en a plus que les autres, de plus grande ampleur, qu'ils lui sabotent ses grands objectifs et qu'il les cache moins, même s'il les dissimule autant que possible pendant la course.luckywinner a écrit : 05 juil. 2019, 17:47 Pour Pinot j'ai quand même l'impression qu'il (ou que d'autres) communiquent beaucoup autour de ses pépins de santé.
Je ne dis pas qu'ils n'existent pas mais un coureur qui a un rhum ou une petite bronchite en course c'est du courant. Voir évoquer très régulièrement les petits pépins de santé de Pinot en course et quand même quelque chose qu'on retrouve pas dans de nombreux grands leaders.
Je pense que c'est un fait que l'on ne peut nier.
Ben non, je ne vois pas en quoi ce sont des craquantes, c'est son niveau moyen en chrono, autour du top 20 au niveau World Tour en grosSinon je comprends pas trop en quoi il faut remonter à 2013 pour parler de sa"fragilité" mentale.
Ses craquantes sur les CLM des TdS et du Tour de Romandie 2015 et à degré moindre son échec du CLM du Giro 2017 c'est du ressort plutôt du mental que du physique.
Son acharnement déraisonnable à finir devait je pense un peu à l'envie de damer le pion à ces critiques justement. De ne surtout pas rajouter un abandon à la liste, pour lui, pour son équipe, pour le grand public...Enfin sur le côté je donne tout et des fois trop (post de Richard) son abandon sur le Giro 2018 est quand même un choix étonnant dans ce contexte. (Il était malade c'est un fait).
Je pense que le championnat du monde a été un joli baume (si tant est que deuxième puisse l'être, enfin sur son niveau athlétique au moins ça l'a rassuré) mais ça reste un homme du Tour avant tout et plus que le résultat brut pas déshonorant en soi ou que son niveau physique après tout dans l'ensemble très costaud, c'est le sentiment d'impuissance qui a été rude à digérer, et qui ne devait pas tout à la malchance ayant frappé son équipe.@Richard je ne pense pas que Bardet soit en doute depuis le Tour de France l'année dernière, il a une 2eme place à un championnat du monde quelques mois plus tard. Sur ce Tour 2018 il y a qu'une étape où il déçoit par rapport à son niveau général. Sa saison 2019 est pour l'instant en dessous, mis pas certains qu'on doit relier ceci au TDF 2018.