
Nancy, 7 juillet 2005
Ce jour-là, le Tour fait escale à Nancy. C'est aussi un jour important pour moi car je passe un oral dans une grande école; me voilà donc contraint de faire une croix sur l'étape.
Mais par une chance inespérée, le hall d'attente est muni d'une télévision et une personne intelligente a jugé bon de mettre le Tour.
C'est donc avec mon costume cravate que j'assiste à l'arrivée. L'enfant du pays, Christophe Mengin, est échappé depuis le kilomètre 23 et se retrouve seul en tête. A 2 kms de l'arrivée, il possède encore une dizaine de secondes sur un peloton désorganisé duquel s'extirpe Vino et Bernucci.
Il a encore quelques hectomètres d'avance au moment d'aborder le dernier virage de l'étape. Un virage qu'il a du passer 1000 fois à l'entrainement dont il connait la trajectoire par coeur. Mais le manque de lucidité et la pluie mettent Mengin à terre laissant filer les deux fraîchement sortis...
Dans le hall, je suis à 2 doigts d'exploser
Tout le long de l'entretien je me demande en boucle \"aurait-il gagné s'il n'avait pas chuté?\". Nul ne saura jamais mais le top 3 semblait lui assuré tant le carnage s'est poursuivi derrière.
Pour la petite histoire, j'ai certainement foiré mon oral à cause de Mengin.



