La différence c'est qu'à l'époque, les mecs faisaient la course quasiment tous les jours et quel que soit le terrain. Ils n'attendaient pas la montagne pour se livrer. Lors du Tour 1991, Lemond avait collé 2' à tous les autres favoris du Tour dès la première étape autour de Lyon. Ca laisse rêveur...-Vélomen- a écrit : 12 mai 2020, 18:32 En fait, les parcours de la 1ère moitiée années 90 étaient nullissimes et trop peu montagneux.![]()
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Sur le Tour 91, l'étape de Somport (30 km de descente ou de plat) est faiblarde dans les Pyrénées puis il y a une étape entre JACA et VAL LOURON où on concentre en une seule étape ce qu'on aurait dû mettre en deux (Pourtalet / Aubisque / Tourmalet / Aspin / Val Loudon) . Terminus pour les Pyrénées.
Dans les Alpes, une montée sèche ou presque à l'Alpe, la traditionnelle étape du Joux Plane et… c'est tout (on termine quand même par une étape minable avec le Revard + 20 bornes de descente).
Il ne fallait pas être grimpeur dans certaines de ces années là !!![]()
Il y a un juste milieu entre la pléthores d'étape de montagne du Tour 2020 et ce Tour 1991.
En 1990, avec 3 étapes seulement de montagne, et pas forcément folichonnes, ce n'était pas sensas non plus, tandis qu'il n'y a même de vraie étape de montagne dans les Pyrénées sur le Tour 1992 (3 vraies étapes de montagne seulement en tout).
En 1993, 4 étapes de montagne costaudes où on concentre tous les cols possibles et inimaginables, et c'est tout. 4 rdv pour les grimpeurs. Le reste c'est du sprinteur, baroudeur ou du clm.
J'ai vraiment du mal à comprendre l'intérêt de ces parcours. Quel était l'intérêt recherché ? Ennuyer le spectateur ? Limiter les audiences ??![]()
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Tu prends l'étape de Gap du Tour 1991 et celle du Tour 2019, c'est grosso modo la même difficulté. L'étape de 2019 est même peut être un peu plus dur dans le final. Elles arrivent toutes les deux avant les étapes alpestres. Et au final, on a une belle étape de transition en 2019 où il ne se passe rien entre les leaders alors qu'on a une étape où ça bourrine toute la journée en 1991 et où Lemond reprend un peu de temps aux autres favoris à l'arrivée.
Tu proposes l'étape de Jaca aujourd'hui, tu as une purge immonde. En 1991, il y en a partout dès le Soudet à plus de 100km de l'arrivée. Et tout est comme ça
Bref, tout ça pour dire qu'il n'y avait pas besoin d'avoir 10 étapes de montagne pour que les mecs se fassent la guerre. C'était une autre époque. Et globalement, on s'ennuyait beaucoup moins qu'aujourd'hui.

