NicoPayname a écrit : 30 avr. 2019, 17:02
Le sucre sportif a écrit : 27 avr. 2019, 09:05
Prendre des prot' ça permet d'améliorer ses performances physiques, donc pour moi, c'est bien du dopage.
Après si on me dit que les protéines sont naturelles, qu'on en a besoin pour notre métabolisme, bah je répond que l'EPO aussi
L'usage se veut plus récréatif (montrer aux autres qu'on est le plus balèze de la salle) ou esthétique (séduction) donc on est pas dans un contexte de triche en compétition, chacun fait ce qu'il veut de son corps après tout
Il ne faut pas tout mélanger, prendre des protéines en poudre n'améliore pas plus les performances que manger une boite de thon ou des tranches de jambon, c'est juste une question de pratique. Cependant il est vrai que manger améliore les performances donc c'est du dopage il faudrait donc arrêter de manger. Et quand j'y pense quoi de plus dopant qu'un bon sommeil récupérateur la nuit ? Il faudrait donc l'interdire. Optimiser son mode de vie pour progresser dans son sport ne serait donc qu'une accumulation de pratiques dopantes et on en arrive à ce qui me semble être des abbérations.
Ce que je veux dire par là c'est que le dopage n'a de sens que dans un cadre légal, tout le monde use et abuse de pratiques dopantes si on se limite à l'amélioration des performances. Bien plus discutable que l'utilisation des compléments alimentaires qui ne dopent pas plus qu'une alimentation équilibrée et réfléchie, de plus ils permettent d'éviter d'éventuelles carences que le sport à haut niveau (ce qui est fait dans les centres de formations) favorise
.
Selon moi il ferait mieux de laisser les compléments alimentaires et se pencher l'utilisation du café, thé (et tous leurs dérivés) qui pour le coup n'ont d'objectif que d'améliorer les performances sans qu'ils ne soient nécessaires à l'organisme (mais comme dans notre société tout le monde en use ça ne choque personne). Et bien sur aussi interdire l'usage d'anti-douleurs en tout genre aussi insignifiants soient-ils qui n'ont la aussi pour but que de dépasser les alertes du corps humain afin d'améliorer les performances.
C'est le problème quand on veut voir les choses de façon binaire : soit on est dopé, soit on l'est pas. En se basant sur des critères juridiques comme tu le proposes, ou sanitaires (pour moi le plus important c'est la santé des coureurs).
Sauf que je ne vois pas les choses aussi simplement : il y a plusieurs degré de dopage, en fonction de la toxicité des produits ingérés (doses, effets secondaires), de la dangerosité de la pratique (transfusion), des moyens mis en oeuvre qui rendent la compétition déloyale. Prendre des prot', c'est le degré le plus faible du dopage certes, mais le mec qui n'en prend pas, bein il est moins dopé que celui qui en prend. Tout dépend de la référence en fait, et d'ailleurs je ne jette pas la pierre sur ceux qui prennent des trucs. Perso j'ai dépassé mes limites récemment, et je dois me soigner pour faire du vélotaf (rien de bien méchant, c'est une pommade pour gérer une tendinite). Je considère en effet que je me dope parce que j'ai fait le con et je dois réparer une erreur que j'ai faite. Mais je le vis bien
Je vois les choses de façon radicale, et peut-être extrême pour chacun, mais j'aurais tendance à noter de 1 à 10 le degré de dopage. Je ne sais pas si des chercheurs se sont lancé sur la notation de degré de dopage en fonction de critère sanitaire, juridique, économique (accès à la technologie ou au produit dopant) ...
Et puis on pourrait s'amuser à comparer les performances en fonction du degré de dopage de la personne, une sorte d'efficacité du dopage du sportif, c'est quasi impossible à réaliser tant il y a de truc à gérer, mais ça pourrait être intéressant dans une optique d'optimisation des performances
Dans le style, il y a ceux qui déconsidère une tentative de record de l'heure en altitude par rapport à ceux qu'il l'on fait au niveau de la mer. Je considère qu'il faut différencier les deux performances, voir tenter de calculer un temps en fonction de l'altitude pour pouvoir les comparer. C'est peut-être pas du dopage mais il y a un avantage à cette pratique et c'est bien de savoir qu'elle part de la performance est due à une aide technologique/pharmacologiconutritionnelle (

), au travail/entraînement, à l'intelligence/gestion de l'effort du sportif pendant la réalisation de la performance
Bref, si je reste dans la condamnation ou blanchiment des performances comme on l'habitude de le faire, je trouve cela dommage. Sinon on considère que Froome est tout blanc, et le péruvien qui se fait choper sur son tour national est un voyou. Et je trouve cela très simpliste car il y a tout un contexte derrière.
NB : Ne me tomber pas dessus si mon post n'est pas scientifiquement rigoureux, je viens de taper ça à l'arrache mais ton post Nicopayname me lance dans une discussion qui me paraît intéressante
