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Espace d’échange entre pratiquants et cyclosportifs : matériel vélo, entraînement, préparation des courses, récits de sorties et conseils sur Zwift, Strava ou le VTT.
Le sucre sportif a écrit : 02 oct. 2017, 11:25
J'allais justement en parler dans les 3 prochains épisodes, je ne me suis pas rendu compte tout de suite de la pauvreté : c'est assez progressif et le nord-ouest de la Hongrie est assez touristique, d'ailleurs l'allemand est bien plus parlé que l'anglais pour accueillir les touristes allemands et autrichiens. Les hôtels en campagne, et la nourriture est bon marché mais c'est rien comparé au pays que traverserai plus tard !
Yes, yes yes, ça c'est du teasing
Va y avoir du sang en Roumanie...
Le sucre sportif a écrit : 02 oct. 2017, 11:25
J'allais justement en parler dans les 3 prochains épisodes, je ne me suis pas rendu compte tout de suite de la pauvreté : c'est assez progressif et le nord-ouest de la Hongrie est assez touristique, d'ailleurs l'allemand est bien plus parlé que l'anglais pour accueillir les touristes allemands et autrichiens. Les hôtels en campagne, et la nourriture est bon marché mais c'est rien comparé au pays que traverserai plus tard !
Yes, yes yes, ça c'est du teasing
Va y avoir du sang en Roumanie...
" Je m'approche de ce village pittoresque dont m'avait parlé Igor, un brave fossoyeur du coin, bien qu'un peu simplet.
Comme il me l'a fortement suggéré, je me suis bien nettoyé le cou.
Apparemment, les autochtones ont des notions d'hygiène très personnelles.
Lorsque j'arrive, je ne peux m'empêcher de tressaillir à la vue de leur pâleur extrême.
Mais ils balaient mes doutes d'un revers de main (dont les ongles sont très longs, encore une mode locale)
et m'accueillent avec un plaisir évident chez eux, m'invitant à passer la nuit dans leur crypte familiale,
un honneur que je ne peux refuser.
Je m'installe donc et me prépare à passer une vraie bonne nuit."
Soyons magnanimes : Pour un arrêt de la pratique cycliste professionnelle en Italie
Yes, yes yes, ça c'est du teasing
Va y avoir du sang en Roumanie...
" Je m'approche de ce village pittoresque dont m'avait parlé Igor, un brave fossoyeur du coin, bien qu'un peu simplet.
Comme il me l'a fortement suggéré, je me suis bien nettoyé le cou.
Apparemment, les autochtones ont des notions d'hygiène très personnelles.
Lorsque j'arrive, je ne peux m'empêcher de tressaillir à la vue de leur pâleur extrême.
Mais ils balaient mes doutes d'un revers de main (dont les ongles sont très longs, encore une mode locale)
et m'accueillent avec un plaisir évident chez eux, m'invitant à passer la nuit dans leur crypte familiale,
un honneur que je ne peux refuser.
Je m'installe donc et me prépare à passer une vraie bonne nuit."
Ahahaahah ! Dommage que ton pic de forme soit trop tôt...
@Lesucre, j'ai fait Budapest (dont j'ai était déçu) et une partie du sud ouest, en 2011, beaucoup de taudis, des voitures d'un autre temps, des brouettes sur la route...
Le sucre sportif a écrit : 02 oct. 2017, 11:25
J'allais justement en parler dans les 3 prochains épisodes, je ne me suis pas rendu compte tout de suite de la pauvreté : c'est assez progressif et le nord-ouest de la Hongrie est assez touristique, d'ailleurs l'allemand est bien plus parlé que l'anglais pour accueillir les touristes allemands et autrichiens. Les hôtels en campagne, et la nourriture est bon marché mais c'est rien comparé aux pays que traverserai plus tard !
Yes, yes yes, ça c'est du teasing
Va y avoir du sang en Roumanie...
Je commence à m'emballer, à faire des récits plus longs et donc avec quelques coquilles Je ne visais pas la Roumanie en particulier, il va m'arriver des trucs différents (j'évite de faire deux fois les mêmes erreurs) quasiment chaque jour à partir de la Hongrie
Merci pour la correction En effet je connais trop peu l'est de la France, et j'ai un rapport avec les distances un peu différent depuis mon tour à vélo. 200 bornes, ça fait une journée à vélo au final
Ce que je voulais dire, c'est que Jan avait pris l'eurovélo route 6 à partir de Besançon, avait passé non sans difficultés quelques cols pour arriver en Suisse puis en forêt noire, et retrouver la source du Danube, qu'il a suivi jusqu'à Bratislava, le tout en deux semaines. De mon côté, je ne savais même pas que j'avais franchi le Danube, une première fois, à Ulm (c'était quand j'ai piqué ma crise après l'épisode du range-vélos) :boulet:
" Je m'approche de ce village pittoresque dont m'avait parlé Igor, un brave fossoyeur du coin, bien qu'un peu simplet.
Comme il me l'a fortement suggéré, je me suis bien nettoyé le cou.
Apparemment, les autochtones ont des notions d'hygiène très personnelles.
Lorsque j'arrive, je ne peux m'empêcher de tressaillir à la vue de leur pâleur extrême.
Mais ils balaient mes doutes d'un revers de main (dont les ongles sont très longs, encore une mode locale)
et m'accueillent avec un plaisir évident chez eux, m'invitant à passer la nuit dans leur crypte familiale,
un honneur que je ne peux refuser.
Je m'installe donc et me prépare à passer une vraie bonne nuit."
Ahahaahah ! Dommage que ton pic de forme soit trop tôt...
@Lesucre, j'ai fait Budapest (dont j'ai était déçu) et une partie du sud ouest, en 2011, beaucoup de taudis, des voitures d'un autre temps, des brouettes sur la route...
Purée mais vous fumez quoi sérieux On est totalement dans l'esprit, sauf que le solitaire que je suis a du mal à faire confiance aux inconnus au point de m'inviter en mode "j'irai dormir chez vous" Et puis c'est sympa la Roumanie à vélo, je vais vous montrer de belles photos pour ceux qui ne connaissent pas le Sibiu Tour
AlbatorConterdo a écrit : 02 oct. 2017, 16:58
Si j'avais eu le temps et l'envie de tirer la couverture pour moi sur ce topic, j'en aurai écrit bien plus, Pistolero.
N'hésitez pas à enrichir le topic pour ceux qui connaissent les coins par lesquels je suis passé, car j'ai eu tendance à passer trop vite, sans trop comprendre l'originalité des régions que je traversais (je me rattrape un peu avec Wiki pour le résumé mais ça reste approximatif )
Jean-Tito a écrit : 02 oct. 2017, 14:27
Waouhhhhh...
Je découvre ce topic et je viens de m'enquiller les 8 pages d'un coup!
C'est génial, merci le Sucre de nous faire partager cette Aventure
Merci pour ton intérêt Je prends plus de plaisir à partager mon aventure que lorsque j'étais sur le vélo
Györ, autrefois nommée en français Javarinais (du latin Javarinum), est la principale ville du Nord-ouest de la Hongrie. Elle se trouve près du Danube et est à mi-distance entre Vienne et Budapest. Elle est également traversée par un tronçon de l'Eurovéloroute 6. C'est une grande ville, avec 130 000 habitants. Elle est aussi nommée ville des rivières, à l'embouchure du Raba et du Rabca.
Le pont des jumeaux que je traverse aussitôt quitté l'hôtel
La place Széchenyi
Le palais des archevêques de Györ
La chanson du jour:
Encore perdu ?
Depuis que j'ai quitté la France, et ma dernière nuit dans un lit douillet, j'ai fait 1200kms en 6 jours. Hier, j'arrive dans un hôtel de Gyor, je peux vous dire que j'ai bien dormi : je suis en avance sur le programme car déjà en Hongrie, la pression est descendue, je compte arriver à Bucarest mardi prochain, avec donc 3 jours de retard sur mes prévisions . Je me lève un peu plus tard que d'habitude, puis prend un déjeuner copieux avant de mettre ma tenue lavée et sèche, et de repartir.
Après avoir rectifié mon itinéraire pendant la nuit (j'étais censé dormir en Slovaquie, et même prendre une journée de repos au bord du Danube), je vais prendre la direction de Tata, vers l'est pour rejoindre le Danube après Budapest (je connais déjà un peu la ville donc je vais l'éviter). Sauf qu'en quittant Györ, je prend la direction de Papa au lieu d'aller voir Tata (véridique) . Me voilà donc à traverser la forêt pannonienne. Je reste sur la nationale pour éviter les péripéties de la veille, qui, en plus ont des pistes cyclables bien aménagées. Je mange le midi à Veszprém, et décide de continuer vers le sud pour me diriger vers Balaton. Au passage je trouve les hongroises particulièrement charmantes
Vue sur Veszprem, je mange dans une rue piétonne, plutôt pentue, je vais remonter la bosse après avoir mangé ma pizza, en plus il fait bien chaud ce jour-là
Après avoir aperçu le lac puis l'avoir longé au nord, une seule route mène vers le sud-ouest, et le lac est très long. J'ai prévu de traverser le Danube à Dunaujvaros, que je suis censé atteindre ce soir, mais c'est à l'est . A un village (Balatonkenese), je décide de prendre à gauche et monte une côte très raide, qui n'a pas à rougir en comparaison de Huy. Au sommet je tente de trouver une route bitumée : que des chemins agricoles non pratiquables (pourtant google maps indique une route ). En Europe de l'est, seule les routes nationales sont bitumées, les autres routes sont praticables pour les cyclistes, mais il faut faire attention car on peut tomber sur des surprises au beau milieu de la campagne. Tant pis, je me redirige vers le lac et profite un instant de la vue panoramique.
Sur les hauteurs du lac Balaton, qui a accueilli les mondiaux de natation en eau libre
Je redescend la côte (sur les freins, quel gâchis) puis m'arrête sur la plage de Balatonakarattya (facile à lire, le hongrois ) prendre un rafraîchissement. La vue sur le lac est magnifique, on me conseille d'aller à Siofok, au sud-ouest, mais ça me rallonge...
Vue sur le lac de Balaton, on voit le côté valloné par lequel je suis passé, et donc j'ai monté la côte deux fois
Je trouve une route menant vers le sud-est. Ca va être compliqué de rejoindre Dunaujvaros car je ne reconnais aucun des villages par lesquels je passe. Tant pis, je décide d'aller "tout droit" jusqu'à rejoindre le Danube. J'ai beaucoup apprécié Balaton, mais je vais en plus apprécier la campagne Hongroise. Deuxième chute à signaler en remontant la côte dans une piste cyclable non adaptée, car la pente était raide. Je n'avançais pas, c'est encore une chute à l'arrêt en tentant de passer, cette fois une petite marche, en levant le guidon (je n'ai pas voulu m'arrêter au milieu de la pente :boulet: ) Une nouvelle fois sans gravité mais je me sens fragile avec la fatigue, je redébranche le cerveau. Les forêts du nord ont laissé place à des champs où tout est naturel : pas de voitures ni de bitumes. Je traverse le désert en cette fin de journée. J'adore ce genre de décor, j'avoue que je me perds en grande partie parce que je fuis tout ce qui est gris et industriel.
Arrivé à Enying, j'ai la grande surprise de voir un bus du conseil général de l'Aisne, immatriculé en Hongrie, là au milieu de nulle part. Après la marche en pleine piste cyclable, plus rien n'a de sens cet après-midi.
En quittant Enying, je peux continuer de rouler sur la route vers le sud-est ou tenter de rouler vers Dunaujvaros et l'ouest par une route bitumée. Je m'élance, sauf que cette route n'est plus bitumée après un kilomètre. J'ai roulé sur le bitume, les pavés, et des routes gravillonnées façon "strade bianche". Une quatrième surface me défie : le sable Je vais rouler une dizaine de kilomètre sur une fine couche de sable et j'ai pris mon pied : certes le rendement est faible et il faut forcer, mais c'est sans crainte pour le vélo, d'autant que c'est propre, il n'y a aucun cailloux, pas de bris de verre, pas de nid de poule. Il faut cependant s'appliquer à rester sur les portions où la couche de sable est la plus fine, sinon, le vélo se bloque, et c'est le pied à terre (pas très agréable, les cales pleines de sable).
Vélo-plage
Je me retourne pour prendre le coucher de soleil en photo. Devant moi, il y a un autre bosquet. Je m'élance pour une session vélo-plage nocturne! Là je suis en freestyle complet, quasiment à l'arrêt et en force sur mon 39 dents, je serai allé aussi vite à pied mais c'est moins drôle de porter son vélo, et j'ai la flemme de mettre mes chaussures de villes qui sont au fond de mon sac. Pas envie de mettre du sable partout non plus
Arrêté comme je suis, je profite pour prendre une photo-souvenir, voilà ma visibilité quand je roule de nuit. En gros, par choix, plutôt que d'éclairer faiblement au loin, je préfère focaliser là où je vais mettre mes roues 1m devant moi, ça m'évite de prendre du verre comme il a pu m'arriver. Vous imaginez donc que je ne vais pas très vite...
Au loin, j'entends une voiture venir vers moi. Elle roule également au ralenti. Un peu trouillard, je pars me planquer derrière un bosquet, dans le champ. La voiture passe, je repars vers le prochain village, en toute discrétion.
Je ne sais pas où je suis. Je vois une église, il y a des bancs, mais je poursuis vers un hôtel. J'en vois un luxueux, 4 étoiles. A quoi ça va me servir de payer 80€ une nuit d'hôtel si c'est pour repartir aussitôt levé et ne pas en profiter? Je vais me planquer au fond du jardin de l'église. Je ne sais même pas où je me suis endormi, mais je suis entre Enying et Dunaujvaros, enfin c'est ce que je crois
Dernière modification par Le sucre sportif le 29 juin 2018, 17:02, modifié 5 fois.
Je prends mon temps je vais en lire chaque jour.
Je viens de terminer l'étape 3 c'est juste... Je n'ai pas de mot devant ton exploit et quand je commence que le voyage ne fait que commencer !
Comment n'ai-je pas ouvert ce topic avant...?
Bon tant mieux en un sens il me reste pas mal de lecture par rapport à beaucoup de monde
Eh bien je dois avouer qu'autant je trouvais l'idée chouette au début, autant au fil du temps (et d'ailleurs dès la 2ème étape) cela n'est pour moi finalement tout ça que du masochisme égocentré. Cela dit sans aménité aucune.
Si je devais faire un truc du style ce serait d'abord avec des amis, et ensuite pour avoir la possibilité de passer du temps à un endroit qui plaît (calme et ombragé, et verdoyant et où l'on se sent bien) ou avec des gens rencontrés qui plaisent (filles ou garçons, peu importe, je suis bi de toute façon). Enfin je veux dire se mettre en position de pouvoir rencontrer des gens et de laisser survenir l'imprévu.
Je le dis avec respect et tout, car j'accepte à peu près toutes les extravagances humaines inoffensives, mais ton truc je ne saurais pas, j'assimile ça à de l'autisme quasiment.
PS : tu as quel âge ? Tu as quitté ton boulot ?
PEdith de la modération, merci de ne pas user de vulgarités et de ne pas poser des questions trop intimes sur les forums ouvert au grand public.
FrancescoDelPonte a écrit : 02 oct. 2017, 19:06
Je le dis avec respect et tout, car j'accepte à peu près toutes les extravagances humaines inoffensives, mais ton truc je ne saurais pas, j'assimile ça à de l'autisme quasiment.