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Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 17:04
par AlbatorConterdo
J'ai écrit ce post en me basant uniquement sur mes souvenirs. 34 ans après, tu conviendras que je m'en sors pas si mal... :spamafote:

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 17:08
par dolipr4ne
AlbatorConterdo a écrit : 27 avr. 2020, 17:04 J'ai écrit ce post en me basant uniquement sur mes souvenirs. 34 ans après, tu conviendras que je m'en sors pas si mal... :spamafote:
Tout à fait! :jap:

A noter aussi qu’Hinault subit une vive douleur au mollet sur l’etape de Serre-Che, où il perd 3mn sur Lemond (« Je pleurais sur mon vélo. J’avais l’impression que mon sang charriait des épines »)

Et sinon, impressionné par le nombre d’attaques...en descente. On entendait lors des derniers Tours que c’etait un truc un peu nouveau, vu que les mecs ne s’attaquaient plus en montée, notamment à cause des trains. Bullshit: je ne compte pas les fois où je viens de lire, rien que sur ce Tour 86, « il attaque dans la descente ».

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 17:15
par dolipr4ne
Et pour finir:

Le soir de sa victoire à l’Alpe d’Huez, Hinault affirmait à propos de son duel avec Lemond : « Maintenant qu’on est seuls, on va peut-être pouvoir se mettre sur la gueule. »
48 heures plus tard, « le blaireau » reconnaissait : « Je ne lui ai rien épargné : paroles agressives, déclarations incendiaires. Je lui ai mis la pression maximale. S’il a résisté, cela signifie qu’il est un champion et qu’il mérite d’aller jusqu’au bout en vainqueur. »
Et demain, au Puy-de-Dôme ?
« C’est fini. Il y a un pacte. Je le respecterai. Si je lui avais pris 2’42’’ et qu’il gardait le maillot jaune pour 1’’ ce soir, je ne l’aurais pas plus attaqué. »

(tiré de lagrandeboucle.com, encore merci Lemon-Curry!)

Cet ego de malade mental :w00t: (apres tout ce que je viens de lire, on me permettra de douter de la derniere phrase :green: )

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 17:28
par angelsB
Tremiti a écrit : 11 avr. 2020, 20:20 Vu l'activité sur le site je ne crains pas de créer un sujet.

M'amusant tout de même à redécouvrir certains coureurs d'époque (pas Armstrong bien sûr, j'ai déjà un kit comme Albator à la maison), je me demandais où on pourrait revoir les "vieux" Tours... Abonnement à l'INA ? Et pour le Giro ? Et pour la Vuelta ? Youtube ?
Tant de pépites nous attendent, et peut-être lors de cette longue période coronavirusienne serait-il bon de se replonger dans les grandes années, et de reconnaître enfin la Vuelta 2004 de Santiago Perez et celle de 2011 de Maxime Monfort comme les plus grands exploits du siècle naissant.
Et accessoirement de faire connaître José-Angel Gomez Litu Litu Marchante (sic) et Koldo Gil comme les plus grands escaladeurs espagnols méconnus des années 2000.
Et tant d'autres bonnes choses.
Sans rire, ce serait un truc à faire de regarder ces courses et de se partager nos impressions, comme si cela se passait devant nous IRL.
Quand je te lis je ne peux que regretter l'aspect très fugace que donne aux techniques d'enregistrement le besoin frénétique de changement pour améliorer les outils… Dans les années 90 comme j'étais très occupé par l'entrainement en dehors de mon boulot je n'avais pas souvent l'opportunité de voir les épreuves cyclistes diffusées sur les chaines de sports. Du coup j'avais acheté une parabole qui me permettait de capter les épreuves étrangères et je les enregistrais sur mon magnétoscope pour les regarder ensuite. Je possédais ainsi une collection imposante de cassettes des étapes du Tour, du Giro ou de la Vuelta entre 1989 et 98... Sauf que je n'ai jamais eut la possibilité de les numériser et que je n'ai plus de magnétoscope pour les regarder (sans compter que les cassettes se détériorent me semble-t-il beaucoup avec le temps !). Donc toute cette volumineuse vidéothèque achève de se détériorer lentement dans des cartons au fond de mon garage en attendant que j'aille la mettre à la déchèterie ! Je regrette vraiment de n'avoir pas eu le temps de les numériser (mais ça aurait pris un temps fou !). N'est pas l'INA qui veut ! :green:

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 17:38
par dolipr4ne
angelsB a écrit : 27 avr. 2020, 17:28
Tremiti a écrit : 11 avr. 2020, 20:20 Vu l'activité sur le site je ne crains pas de créer un sujet.

M'amusant tout de même à redécouvrir certains coureurs d'époque (pas Armstrong bien sûr, j'ai déjà un kit comme Albator à la maison), je me demandais où on pourrait revoir les "vieux" Tours... Abonnement à l'INA ? Et pour le Giro ? Et pour la Vuelta ? Youtube ?
Tant de pépites nous attendent, et peut-être lors de cette longue période coronavirusienne serait-il bon de se replonger dans les grandes années, et de reconnaître enfin la Vuelta 2004 de Santiago Perez et celle de 2011 de Maxime Monfort comme les plus grands exploits du siècle naissant.
Et accessoirement de faire connaître José-Angel Gomez Litu Litu Marchante (sic) et Koldo Gil comme les plus grands escaladeurs espagnols méconnus des années 2000.
Et tant d'autres bonnes choses.
Sans rire, ce serait un truc à faire de regarder ces courses et de se partager nos impressions, comme si cela se passait devant nous IRL.
Quand je te lis je ne peux que regretter l'aspect très fugace que donne aux techniques d'enregistrement le besoin frénétique de changement pour améliorer les outils… Dans les années 90 comme j'étais très occupé par l'entrainement en dehors de mon boulot je n'avais pas souvent l'opportunité de voir les épreuves cyclistes diffusées sur les chaines de sports. Du coup j'avais acheté une parabole qui me permettait de capter les épreuves étrangères et je les enregistrais sur mon magnétoscope pour les regarder ensuite. Je possédais ainsi une collection imposante de cassettes des étapes du Tour, du Giro ou de la Vuelta entre 1989 et 98... Sauf que je n'ai jamais eut la possibilité de les numériser et que je n'ai plus de magnétoscope pour les regarder (sans compter que les cassettes se détériorent me semble-t-il beaucoup avec le temps !). Donc toute cette volumineuse vidéothèque achève de se détériorer lentement dans des cartons au fond de mon garage en attendant que j'aille la mettre à la déchèterie ! Je regrette vraiment de n'avoir pas eu le temps de les numériser (mais ça aurait pris un temps fou !). N'est pas l'INA qui veut ! :green:
Je pense que tu pourrais facilement faire un heureux en le proposant sur un site de reventes, et des milliers d’autres si l’acheteur compte les numeriser et les mettre en ligne.
J’ai été voir notamment le compte Youtube de Niko76 par curiosité: il y a des gars qui lui proposent de lui donner leurs cassettes gratuitement afin qu’il les mette lui-meme en ligne.
Enfin, si jamais tu trouvais cela trop compliqué, je te signale qu’un magnétoscope, ça s’achete dans les 30€ sur leboncoin. J’en avais racheté un il y a quelques années, ça fonctionne toujours! :super: en revanche, tu as raison: les bandes des cassettes souffrent beaucoup. Il faut vite numeriser tout ça!

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 17:45
par biquet
Nairo Quintana possède une sale réputation d'attentiste, mais à ce niveau-là, Lemond, c'était Quintana puissance 1000 !!

C'était sans doute le plus fort en 1986, mais la manière dont il l'a emporté correspond bien à sa façon de courir: en suivant. En suivant Herrera et Millar dans les Pyrénées, en suivant Zimmerman dans l'étape de Briançon, et en suivant Hinault dans l'étape de l'Alpe d'Huez. Si les Tours de cette période étaient si échevelés, c'est grâce à Hinault et Fignon, voire Roche, Delgado, Bernard et Mottet à un niveau moindre. Lemond est un coureur qui m'a trés peu marqué, dans mon enfance. Pourtant, en 1986, il pouvait gagner dans un fauteuil: son équipe était ultra-dominatrice et tous les grimpeurs étaient arrivés cramés au pied de la montagne, aprés 11 jours de plaine. Mais là encore, dès Burdincurutcheta, c'est Hinault qui faisait le ménage et Lemond qui restait planqué.. :sarcastic:

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 18:21
par levrai-dufaux
dolipr4ne a écrit : 27 avr. 2020, 16:02 Je mets ça ici, histoire de ne pas polluer le live sur les retros du jour sur Eurosport.

1/ Sérieux, Eurosport a envoyé du reve avec Orcieres Merlette 71, Pra-Loup 75 etc... Du bonheur en barres, pour moi!
Quelques remarques: meme si c’est un vrai bonheur de decouvrir ces vieilles images, je me dis que ce n’était quand meme pas facile du tout de suivre le velo avant les années 2000, enfin sans GPS quoi. Pra-Loup en est l’incarnation parfaite: on ne comprend à peu de choses près rien de ce qui se passe dans l’ultime col: on ne voit pas Merckx se faire reprendre, on n’a pas vu la crevaison de Gimondi (au point que j’en viens meme à douter qu’il ait vraiment crevé), bref on ne comprend que dalle, on ne peut que constater les ecarts à l’arrivée, dommage quand meme pour une etape de legende :mouchoir: (ok, il y a l’accident de voiture qui perturbe le suivi, mais quand meme)

De meme, on a tendance à dire que les mecs sur les motos, c’etait mieux avant...mais c’est surtout qu’on en était terriblement dépendants pour avoir des ecarts! Alors certes, j’ai deja beaucoup lu que ces inconnues et ces incertitudes faisaient partie du charme, que ça faisait travailler l’imagination etc... Je le crois bien volontiers, mais on serait bien incapables de revenir en arriere aujourd’hui. D’ailleurs, hors-confinement, quand Eurosport diffuse un ssr, j’ai un mal fou à regarder si je n’ai pas les ecarts affichés à l’ecran. L’ecart, c’est quand meme l’enjeu principal, la dramatique principale, non?
C'est marrant parce que je pense exactement le contraire.
Je rêve de suivre une course où les écarts ne seraient pas affichés en permanence à la seconde près.
A mes yeux, ces écarts GPS sont une plaie qui participent à rendre la course contrôlable à tout instant et conduisent les équipes à adopter des stratégies stéréotypées.
Je pense qu'en ce qui concerne les étapes du Tour de France, beaucoup de succès obtenus par les baroudeurs sur les étapes de plaine, ne le seraient plus aujourd'hui, pas simplement parce que les équipes sont davantage construites autour des sprinteurs, mais aussi parce que le peloton peut contrôler à tout moment son retard avec l'échappée, ce qui exclut toute erreur d'appréciation potentiellement bénéfique à des attaquants.
Par ailleurs, je n'ai jamais compris ce que cela apportait au spectateur d'avoir à tout moment l'écart entre l'échappée et le peloton. Des pointages réguliers comme cela se faisaient avant me paraissent bien suffisants pour suivre le déroulement d'une étape.

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 18:29
par marcella
Je pense comme toi le Vrai-dufaux
Peut-être parce que j'ai connu cette époque bénie où tu suivais une course grâce à la radio plutôt qu'avec la télé.
C'est surement pour cela que j'apprécie maintenant de suivre une course, notamment les féminines, via twitter car l'incertitude des infos permet encore à l'imaginaire de se faire sa propre idée sur la course.

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 18:43
par dolipr4ne
Je comprends tres bien le fond de vos posts.
Mais je vous invite à reflechir si vous n’aviez pas connu le cyclisme d’avant-GPS.

Serieusement, et meme si cela contribuait au charme de ce sport, y a-t-il un sens à se rejouir qu’on n’ait pas (je pense aux coureurs) l’information principale à connaitre, à savoir les ecarts? C’est le sens meme d’une course, de faire un ecart. Sur une course par etapes, avec des milliers de bornes et autant de possibilités de perdre la competition, et aussi peu d’occasions de la gagner, ne pas connaitre l’ecart ou se planter dans l’appréciation de celui-ci, c’etait fatalement la chose à ameliorer pour les acteurs principaux. Quelque part, faute de moyens techniques, ils ne devaient pas etre plus frustrés que ça d’etre souvent dans le flou. Mais sur le papier, ce n’est quand meme pas quelque chose de souhaitable, d’etre dans le flou.

Vraiment, je ne peux que comprendre tout le charme lié au manque d’infos, vraiment.
Mais ce charme, quelque part, etant dû à des impossibilités/difficultés techniques, avait quelque chose de « fake », puisque subi. D’ailleurs, il devait parfois se passer de droles de choses, à cause du manque d’infos (des équipiers qui se marchaient dessus, des mecs qui faisaient l’effort là où ils n’auraient pas dû etc...).
Et pourtant, je souhaiterais la disparition des oreillettes, mais là aussi je pense que cela occasionnerait de sacrés moments wtf.

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 19:31
par marcella
Mais ce charme, quelque part, etant dû à des impossibilités/difficultés techniques, avait quelque chose de « fake », puisque subi. D’ailleurs, il devait parfois se passer de droles de choses, à cause du manque d’infos (des équipiers qui se marchaient dessus, des mecs qui faisaient l’effort là où ils n’auraient pas dû etc...).
Et pourtant, je souhaiterais la disparition des oreillettes, mais là aussi je pense que cela occasionnerait de sacrés moments wtf.
C'est justement tout le sel de ce sport.
Sinon tu as le cyclisme du 21ème siècle à la mode Sky, tu sais celui que tu abhores, où tout est programmé. :elephant:

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 19:41
par El_Pistolero_07
Et à contrario, quand tu as un Strade Bianche 2018, un Paris Roubaix 2016, les Alpes du TDF 2011, l'étape de l'Agnel sur le Giro 2016 etc... Ben là t'es bien content d'avoir une caméra partout ou presque, les écarts en temps réel car là tu t'éclates et tu te dis pas "Fais chier je loupe un truc là..."

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 19:42
par fred30
biquet a écrit : 27 avr. 2020, 17:45 Nairo Quintana possède une sale réputation d'attentiste, mais à ce niveau-là, Lemond, c'était Quintana puissance 1000 !!

C'était sans doute le plus fort en 1986, mais la manière dont il l'a emporté correspond bien à sa façon de courir: en suivant. En suivant Herrera et Millar dans les Pyrénées, en suivant Zimmerman dans l'étape de Briançon, et en suivant Hinault dans l'étape de l'Alpe d'Huez. Si les Tours de cette période étaient si échevelés, c'est grâce à Hinault et Fignon, voire Roche, Delgado, Bernard et Mottet à un niveau moindre. Lemond est un coureur qui m'a trés peu marqué, dans mon enfance. Pourtant, en 1986, il pouvait gagner dans un fauteuil: son équipe était ultra-dominatrice et tous les grimpeurs étaient arrivés cramés au pied de la montagne, aprés 11 jours de plaine. Mais là encore, dès Burdincurutcheta, c'est Hinault qui faisait le ménage et Lemond qui restait planqué.. :sarcastic:
Oui et non.
Comme l'a dit Dolipr4ne dans un post précédent, en 86 son plus gros adversaire est dans son équipe. Hinault lui a fait de tout. Avec son ego surdimensionné et son sale caractère (ce n'est pas une critique, ces derniers points lui ont permis de se forger le palmarès qu'on connaît).
Mais entre 86 où la guerre intestine aurait pu lui faire perdre ses moyens, et 89 + 90, deux tours qu'il gagne sans équipe ... :jap:

Alors je reconnais qu'il n'a pas marqué l'histoire avec des chevauchées, ne serait-ce qu'une !, mais c'est quelqu'un qui a tout mon respect.

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 19:52
par levrai-dufaux
dolipr4ne a écrit : 27 avr. 2020, 18:43 Je comprends tres bien le fond de vos posts.
Mais je vous invite à reflechir si vous n’aviez pas connu le cyclisme d’avant-GPS.

Serieusement, et meme si cela contribuait au charme de ce sport, y a-t-il un sens à se rejouir qu’on n’ait pas (je pense aux coureurs) l’information principale à connaitre, à savoir les ecarts? C’est le sens meme d’une course, de faire un ecart. Sur une course par etapes, avec des milliers de bornes et autant de possibilités de perdre la competition, et aussi peu d’occasions de la gagner, ne pas connaitre l’ecart ou se planter dans l’appréciation de celui-ci, c’etait fatalement la chose à ameliorer pour les acteurs principaux. Quelque part, faute de moyens techniques, ils ne devaient pas etre plus frustrés que ça d’etre souvent dans le flou. Mais sur le papier, ce n’est quand meme pas quelque chose de souhaitable, d’etre dans le flou.

Vraiment, je ne peux que comprendre tout le charme lié au manque d’infos, vraiment.
Mais ce charme, quelque part, etant dû à des impossibilités/difficultés techniques, avait quelque chose de « fake », puisque subi. D’ailleurs, il devait parfois se passer de droles de choses, à cause du manque d’infos (des équipiers qui se marchaient dessus, des mecs qui faisaient l’effort là où ils n’auraient pas dû etc...).
Et pourtant, je souhaiterais la disparition des oreillettes, mais là aussi je pense que cela occasionnerait de sacrés moments wtf.
Justement, si. Y compris artificiellement par des règlements (c'est le lot de tous les sports que d'imposer des règles artificielles à ses acteurs).
Par certains aspects, le cyclisme moderne est devenu trop prévisible et tout ce qui peut atténuer ces aspects est pour moi le bienvenue. Tu parles de supprimer les oreillettes, c'est exactement de la même chose que pour les écarts GPS : il s'agit de rendre la course moins contrôlable par les équipes. C'est aussi pour cette raison que j'étais (et que je reste) favorable à la réduction du nombre de coureurs par équipes.

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 19:58
par marcella
El_Pistolero_07 a écrit : 27 avr. 2020, 19:41 Et à contrario, quand tu as un Strade Bianche 2018, un Paris Roubaix 2016, les Alpes du TDF 2011, l'étape de l'Agnel sur le Giro 2016 etc... Ben là t'es bien content d'avoir une caméra partout ou presque, les écarts en temps réel car là tu t'éclates et tu te dis pas "Fais chier je loupe un truc là..."
C'est sûrement une question de génération, et je vais me répéter, mais cela ne me dérange vraiment pas de ne pas avoir d'image si j'ai un minimum d'infos pour me faire une idée de la course.

Re: Les Grands Tours de jadis

Publié : 27 avr. 2020, 20:01
par biquet
fred30 a écrit : 27 avr. 2020, 19:42
biquet a écrit : 27 avr. 2020, 17:45 Nairo Quintana possède une sale réputation d'attentiste, mais à ce niveau-là, Lemond, c'était Quintana puissance 1000 !!

C'était sans doute le plus fort en 1986, mais la manière dont il l'a emporté correspond bien à sa façon de courir: en suivant. En suivant Herrera et Millar dans les Pyrénées, en suivant Zimmerman dans l'étape de Briançon, et en suivant Hinault dans l'étape de l'Alpe d'Huez. Si les Tours de cette période étaient si échevelés, c'est grâce à Hinault et Fignon, voire Roche, Delgado, Bernard et Mottet à un niveau moindre. Lemond est un coureur qui m'a trés peu marqué, dans mon enfance. Pourtant, en 1986, il pouvait gagner dans un fauteuil: son équipe était ultra-dominatrice et tous les grimpeurs étaient arrivés cramés au pied de la montagne, aprés 11 jours de plaine. Mais là encore, dès Burdincurutcheta, c'est Hinault qui faisait le ménage et Lemond qui restait planqué.. :sarcastic:
Oui et non.
Comme l'a dit Dolipr4ne dans un post précédent, en 86 son plus gros adversaire est dans son équipe. Hinault lui a fait de tout. Avec son ego surdimensionné et son sale caractère (ce n'est pas une critique, ces derniers points lui ont permis de se forger le palmarès qu'on connaît).
Mais entre 86 où la guerre intestine aurait pu lui faire perdre ses moyens, et 89 + 90, deux tours qu'il gagne sans équipe ... :jap:

Alors je reconnais qu'il n'a pas marqué l'histoire avec des chevauchées, ne serait-ce qu'une !, mais c'est quelqu'un qui a tout mon respect.
En 90, il avait une sacrée équipe: Pensec, Cornillet, Millar, Duclos. Mais il le gagne à la Lemond. Chiappucci a fait du grand n'importe quoi dans l'étape de Luz-Ardiden, mais au moins, il a animé le truc.