Le dopage a t-il seulement un jour disparu ? L'après Armstrong n'a pas été un long fleuve tranquille, avec l'affaire Puerto + Landis en 2006, les motos Contador/Rasmussen peu de temps après, et l'émergence soudaine et rapide du cyclisme britannique en 2011/2012, pendant que le cyclisme américain s'éteignait.
Je voyais bien que ça clochait avant 2012, mais au moins je voyais des grimpeurs grimper, des rouleurs rouler, etc.
Voir un pistard gagner le Tour a été le début de la fin des croyances pour moi. Parce que ça veut dire qu'au fond, le vélo, tout le monde peut y accéder et y faire ce qu'il veut. Tu viens de la piste ? Perds du poids et bosse + que les autres, tu grimperas.
Tu viens du VTT ? Pas grave, tu as l'habitude des difficultés sur des durées courtes, bosse + et perds du poids et tu flingueras tout le monde sur 230km.
Tu viens du saut à ski ? C'est complémentaire, tu as de bonnes cuisses, perds du poids et bosse + que les autres, et tu gagneras des courses par étapes.
Là, on a une équipe qui vient gêner l'hégémonie d'Ineos et Jumbo, et ça semble interroger +.
Alors certes, j'ai évidemment les mêmes interrogations, car Padun vient de quasi nul part. C'est un peu comme si Kevin Ledanois se mettait à maltraiter tout le monde en montagne. Et alors ? Il a des références chez les jeunes, c'est un champion du monde espoirs
Idem avec Caruso sur le Giro, qui a malmené les grands leaders comme s'il avait fait ça toute sa carrière. Oui il a fait des Top 10, mais une 2e place c'est un autre cap. Je me demande comment les gens réagiraient si Reichenbach ou Frank se mettaient à aller chercher un podium sur un GT...
Bref, c'est assez inquiétant, parce que Padun nous fait une Bernhard Kohl, à surgir de nul part sans progression constante (type Paret-Peintre qui est de sa génération). Gaudu doit halluciner de voir un gars de son âge le défoncer alors que ça n'a jamais été le cas.