marooned a écrit : 21 mai 2020, 14:43
Evans, il a tapé dedans comme les autres. C'est juste qu'il ne s'est jamais fait choper. Le mec était au milieu des Rasmussen, Contador, Leipheimer, Valverde, Kirchen lors du Tour 2007 et il est notamment passé chez Mapei, Telekom et BMC époque John Lelangue. Quand on parle des entourages d'équipe sulfureux, il a fait fort lui aussi.
Mais c'est sans doute la plus grosse victoire de sa carrière : être passé entre les gouttes et avoir toujours suscité une certaine sympathie. Bien aidé par son style dégueulasse sur le vélo qui le faisait passer pour un besogneux alors qu'il était lui aussi sacrément porcif (à sa manière).
Ce qui résume le mieux Evans, c'est le Galibier 2007. Contador met son attaque impressionnante et un seul coureur lui résiste un peu. Saint Cadel évidemment qui passe discrètement 20" derrière au sommet et 40" devant un petit groupe avec Rasmussen, Leipheimer, Valverde et cie. Bref, une belle chaudière lui aussi.
Le truc qui m'a toujours choqué chez Evans, c'est son évolution physique. Je le revois, relativement mince, dans le col d'Eze durant Paris-Nice 2002. Lorsqu'il remporte la Flèche Wallonne 8 ans plus tard, c'est presque un talonneur de rugby

. J'ai toujours pensé qu'il devait pas être feignant sur les hormones de croissance et les anabolisants, celui-là. Je n'ai jamais cru une seule seconde au "mythe" d'un Evans clean capable d'être Champion du Monde, de remporter la Flèche Wallonne et de gagner le Tour en face de "chaudières" avérées. Pour moi, les mecs cleans, ils sont trés loin de jouer la gagne du Tour de France, c'est impossible.

Encore moins depuis les 30 dernières années. Le surhomme Evans, je n'y crois pas. Je ne crois pas aux surhommes, d'ailleurs, même pour des champions exceptionnels comme Binda, Coppi, Merckx et Hinault.