1998 | 36:20 | Marco Pantani
2017 | 38:56 | Thibaut Pinot
2020 | 37:51 | Jai Hindley, Tao Geoghegan Hart, Wilco Kelderman
2026 | 36:17 | Jonas Vingegaard
Modérateur : Modos VCN
Certes, Rubio n'a pas couru de la manière la plus intelligente qui soit. Mais s'il a continué à faire les grimpeurs, même après avoir compris qu'il était inférieur à Ciccone, c'est pour assurer la 3e place au classement GPM, qui rapporte 95 points UCI tandis que la 4e n'en rapporte aucun. Mais avant l'embrouille du sprint Red Bull, il passait les GPM derrière Ciccone avec un semblant de sprint mais sans trop insister.guigui22 a écrit : 30 mai 2026, 16:53 Rubio a mal joué, à courir sur tous les fronts, et en plus en ratonnant beaucoup à côté...
A partir du moment où Ciccone est aussi dans l'échappée hier, le maillot bleu devient injouable, surtout que l'italien a un vrai punch et est plus rapide que Rubio!
Et si hier il ne fait pas la guerre à Ciccone, il peut s'entendre avec les Liddl-trek, et il peut assurer le classement RB.



Je ne pense pas.Fusagasuga2 a écrit : 31 mai 2026, 11:36
Après c'est vrai que les démarrages du Danois semblent un peu moins impressionnants que ceux du Slovène. C'est peut être pour ça qu'on est moins marqué par ses victoires.

En 2024, Pogacar attaque dans la dernière ascension du Monte Grappa. Pas dans l'avant dernière. Et c'était à plus de 30 bornes de l'arrivée car elle était située en bas de la descente. Il n'y avait malheureusement pas d'arrivée en descente dans les étapes de montagne de ce Giro. Que des arrivées au sommet (et sur des montées sélectives).Racemousse a écrit : 31 mai 2026, 12:47Je ne pense pas.Fusagasuga2 a écrit : 31 mai 2026, 11:36
Après c'est vrai que les démarrages du Danois semblent un peu moins impressionnants que ceux du Slovène. C'est peut être pour ça qu'on est moins marqué par ses victoires.
Déjà, en 2024, Pogacar n'hésite pas à attaquer bien plus loin de l'arrivée (à 15km de la ligne à Livigno et surtout, lors de l'avant-dernière ascension du Monte Grappa, à plus de 30km de l'arrivée, lors de l'ultime étape de montagne). Ça s'explique en partie, mais en partie seulement, par la relative faiblesse de l'équipe UAE sur ce Giro 2024 comparativement à la Visma actuelle.
Autre différence : tandis que Vingegaard cible uniquement les étapes de montagne et s'en tient rigoureusement au plan, toujours défensif pour le reste, Pogacar n'hésitait pas à mettre le feu dès la première étape voir à tenter sa chance en finisseur avec Geraint Thomas (sans succès certes) simplement parce que l'occasion se présentait.
Dans les deux cas on assiste à la domination sans faille et sans suspens d'un coureur, mais avec Pogacar j'avais au moins le sentiment qu'il se passait quelque chose, un brin d'imprevisible, de ludique, d'humain, et pas simplement l'exécution sans accros d'un plan qui se déroule avec l'efficacité monotone d'un algorithme.
Un autre point qui a contribué à figer la hiérarchie, c'est le fait qu'il n'y a pas eu d'enchainements d'étapes de montagne difficiles. Il faut au moins 3 étapes difficiles à la suite pour que le facteur récupération entre en jeu et qu'on puisse assister à des craquages ou des variations de rapport de force. Sur ce Giro, il y avait des arrivées au sommet isolées entre des étapes faciles et juste l'enchainement des étapes 19 et 20 en montagne. Et ce n'était pas des étapes de montagne hors norme par rapport à ce qu'on a déjà vu sur le Giro. Donc c'était vraiment un Giro très (trop) léger en termes de difficultés pour bousculer une hiérarchie installée.guigui22 a écrit : 31 mai 2026, 13:42 Le parcours n’était pas du tout idéal pour lancer des grandes manœuvres. À part cette 19e étape dans le passo Giau, je ne vois pas vraiment d’autres opportunités. (Et encore c’est pas l’avant dernier col, mais avant avant dernier, donc ça fait loin quand même).
J’aime beaucoup la config d’un col « monstre » type mortirolo, en avant dernier col, et ensuite descente et sans transition une montée roulante vers l’arrivée. On avait eu ça l’an dernier sur le finestre.
C’est cette config qui oblige les leaders à se mettre dans le rouge dans le col monstre, et ensuite on peut se retrouver à avoir une config tactique intéressante dans la descente et la montée finale. Avec une course qui s’emballe obligatoirement à plus de 30km de l’arrivée.
On n’a jamais eu cette config, ne serait ce que sur le papier en terme de parcours. Il y avait eu cette config là en 2024.
Ça aurait poussé Vingegaard à un beau solo.
Ensuite y’a un facteur météo. En 2024, on flirtait avec la limite neige. Donc y’avait aussi eu sur le forum des discussions autour des annulations potentielles.
Ici, c’était chaud et parfait. Même pas eu de pluie en montagne. Pas un pet de neige à déclarer pour emballer le forum.
On peut d’ailleurs se dire que Pogacar a eu sa météo préférée en 2024, et Vingegaard sa météo préférée en 2026. Rajoutant ainsi le bonus météo à leur domination physique.
Pour finir, la bataille pour le podium n’a pas été renversante, car au final la hiérarchie a presque toujours été la même de bout en bout.
Est ce que avec les protocoles nutritionnels actuels , on assisterait pas à un tassement des variations journalières ? Comme si, maintenant que tout le monde fait les choses parfaitement, alors tous repartent avec sensiblement le même niveau le lendemain, et au final la hiérarchie est quasi respectée de bout en bout?
Heureusement que y’a eu l’effondrement de BOC, de Pellizari, et un peu de Rondel. Et à l’inverse Piganzoli ou Bernal qu’on a vu mieux sur la fin du Giro.

Le Danois a toujours été tout simplement moins polyvalent que le Slovène (qui est un très bon puncheur sachant grimper, très bon en CLM). Le Danois est plus un excellent grimpeur qui limite la casse en CLM (plus que bien d'ailleurs), et plus spécialisé sur les courses à étapes. Ajoutons que ce dernier a toujours pu compter sur une équipe très solide (d'ailleurs certains partaient dans des théories disant que Pogi ne gagnerait plus jamais le Tour car il n'avait pas eu une équipe solide... alors la UAE s'est renforcée mais c'est le talent de Pogi qui fait toute la différence).Racemousse a écrit : 31 mai 2026, 12:47Je ne pense pas.Fusagasuga2 a écrit : 31 mai 2026, 11:36
Après c'est vrai que les démarrages du Danois semblent un peu moins impressionnants que ceux du Slovène. C'est peut être pour ça qu'on est moins marqué par ses victoires.
Déjà, en 2024, Pogacar n'hésite pas à attaquer bien plus loin de l'arrivée (à 15km de la ligne à Livigno et surtout, lors de l'avant-dernière ascension du Monte Grappa, à plus de 30km de l'arrivée, lors de l'ultime étape de montagne). Ça s'explique en partie, mais en partie seulement, par la relative faiblesse de l'équipe UAE sur ce Giro 2024 comparativement à la Visma actuelle.
Autre différence : tandis que Vingegaard cible uniquement les étapes de montagne et s'en tient rigoureusement au plan, toujours défensif pour le reste, Pogacar n'hésitait pas à mettre le feu dès la première étape voir à tenter sa chance en finisseur avec Geraint Thomas (sans succès certes) simplement parce que l'occasion se présentait.
Dans les deux cas on assiste à la domination sans faille et sans suspens d'un coureur, mais avec Pogacar j'avais au moins le sentiment qu'il se passait quelque chose, un brin d'imprevisible, de ludique, d'humain, et pas simplement l'exécution sans accros d'un plan qui se déroule avec l'efficacité monotone d'un algorithme.