L'ours à mains nu, tu vas au Daguestant, tu sondes 100 personnes, 99 te répondent "on fait ça quand?"On3 a écrit : 27 avr. 2026, 15:39 D'ailleurs, cette sous-estimation de l'effort, elle est quasi-100% du temps masculine. Faudrait faire une étude à ce sujet, mais ça doit en partie recouper avec ceux qui pensent pouvoir battre un ours à mains nues, ou pouvoir battre la championne olympique de (insérer ici n'importe quelle discipline) s'ils s'entrainent 2 fois par semaine.
Les limites de chacun - Discussion ouvert - Cinglé du Ventoux
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Re: Les limites de chacun - Discussion ouvert - Cinglé du Ventoux
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Re: Les limites de chacun - Discussion ouvert - Cinglé du Ventoux
J'ai fait mes plus belles montées de col alors que Strava n'existait pasOn3 a écrit : 28 avr. 2026, 18:04 Qu'est-ce qui nous pousse à faire ça ? Je vais digresser de nouveau, mais pour les mecs déjà cyclistes (donc tous ceux pas concernés par ce topic en gros) si Strava n'existait pas, il y aurait probablement moins de motivés.![]()
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Re: Les limites de chacun - Discussion ouvert - Cinglé du Ventoux
C'est bien évidemment très propre à chacun.ComtéPoire a écrit : 28 avr. 2026, 11:22
Qu'est ce qui nous pousse à faire ça? C'est quoi les motivations? Comment chacun aborde ses propres défis...
Mon truc c'est donc de gravir des cols, ou plus généralement tout type d'ascension.
Au début il s'agissait surtout de s'attaquer aux sommets les plus renommés (Galibier, Ventoux, Tourmalet, Stelvio, Angliru, etc..) en partie pour le défi physique mais surtout pour me confronter "en vrai" à ces lieux qui servirent de décor à tant d'épisodes de la mythologie cycliste (vécus à la télé pour les plus récents, découverts dans les livres ou sur le net pour les plus anciens). Il y a quelque chose de surréaliste à se retrouver dans ces lieux qui paraissaient appartenir à un autre monde, presque fictif. Et c'est un sentiment à la fois étrange et agréable, un peu comme si un fan de Star Wars pouvait se balader, vraiment, sur Tatooine ou l'Étoile de la mort).
Puis, au fil des années, c'est devenu un vrai plaisir de collectionneur. Ca ne se résume plus à la montée en elle-même.
D'abord il y a toute la recherche en amont (sur les différents sites spécialisés) d'autres ascensions moins célèbres, voir confidentielles, l'étude des profils, des tracés, la lectures des témoignages, l'organisation logistique pour s'y rendre (quand, comment, combien de temps, que privilégier, que laisser de côté, etc...).
Puis donc, l'ascension tant attendue, avec toujours le défi physique qu'elle représente (plus ou moins marqué), mais aussi, de plus en plus, l'aspect esthétique à travers la recherche de belles photos (je n'ai qu'un smartphone et aucune notion de photographie, mais avec un peu d'expérience et un brin d'intution je suis très content de mes clichés) et, bien-sûr, la satisfaction d'atteindre le sommet... et d'ajouter une pièce de plus à ma collection !
Enfin, la dernière phase, tout aussi agréable : l'insertion de l'ascension dans mes stats perso (divisées en nombreux tableaux excel où je classe mes ascension par chronologie, géographie, difficulté, préférence, etc...). Et la confection patiente de livres photos demandant un grand mais passionnant travail de sélection et de mise en page. Et j'aime repenser à certaines ascensions, simplement me les remémorer, les revivre en souvenirs.
Bref, voilà pour mes motivations (superficielles, on pourrait sans doute sonder plus en profondeur : recherche d'un parfum d'aventure, quête d'un sens face à l'absurdité du monde, besoin inconscient de développer une forme de narration intérieure, ou simplement de m'échapper, des autres, de moi-même ou que sais-je encore).
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Re: Les limites de chacun - Discussion ouvert - Cinglé du Ventoux
Je me retrouve totalement dans ton poste Racemousse. Je me sens pareil meme si je n'ai pas encore ta collection! J'ai l'impression que tu mets des mots a mes pensées ^^
Le coté "c'est un lieu mythique et j'y étais grace a mes efforts" c'est tellement ça je trouve.
Je suis aussi quelqu'un de tres émotif et l'effort long me mets parfois en transe. Le vélo me rappelle mon pere et ses souvenirs que je chérie. J'ai meme été en larme (de joie
Je reviendrais plus tard sur le sujet pour parler de la technologie qui peut aider les débutants a se lancer
Re: Les limites de chacun - Discussion ouvert - Cinglé du Ventoux
Ouai mais si ce n'est pas sur Strava, ça n'existe pas.Xav_38 a écrit : 28 avr. 2026, 21:04J'ai fait mes plus belles montées de col alors que Strava n'existait pasOn3 a écrit : 28 avr. 2026, 18:04 Qu'est-ce qui nous pousse à faire ça ? Je vais digresser de nouveau, mais pour les mecs déjà cyclistes (donc tous ceux pas concernés par ce topic en gros) si Strava n'existait pas, il y aurait probablement moins de motivés.![]()
et il y avait déjà beaucoup de monde qui montait le Ventoux.... D'ailleurs je ne suis toujours pas sur Strava.
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Re: Les limites de chacun - Discussion ouvert - Cinglé du Ventoux
Si, ça va, c'est dans mes petits carnets écrit au stylo plume, ça vaut ...On3 a écrit : 29 avr. 2026, 11:04Ouai mais si ce n'est pas sur Strava, ça n'existe pas.Xav_38 a écrit : 28 avr. 2026, 21:04
J'ai fait mes plus belles montées de col alors que Strava n'existait paset il y avait déjà beaucoup de monde qui montait le Ventoux.... D'ailleurs je ne suis toujours pas sur Strava.
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Re: Les limites de chacun - Discussion ouvert - Cinglé du Ventoux
Autre questionnement qui me vient à l'esprit en vous lisant:
coté technologie (je mets aussi dans le terme "technologie" les résaux sociaux type Strava) : Garmin, Strava, les GPS, les applis, etc...
Est ce que vous pensez que c'est qq chose qui est vraiment dommageable car on est capable de faire sans tous ces machins (cf Xav et son carnet à vélo ou encore le coureur à pied du dimanche qui prend juste son vieux short et sa paire de basket) ou est ce qu'au final c'est un bien pour un mal parce que ça permet à une grande masse de gens débutant de s'y mettre sous couvert d'une attirance pour les gadgets, etc.. (en gros est ce que la fin justifie le moyen quoi parce qu'à mon sens: plus de gens exercent une activité physique controlée mieux c'est pour la société).
J'ai ma petite idée la dessus: je suis un peu obsédé par les chiffres et le fait d'avoir une montre connectée m'a grandement aidé a me mettre au sport. Je mentirais si je disais que je ne suis pas affecté par le coté "résaux social/regardez moi" d'un Strava mais je pense que je suis plus intéressé par le coté "chiffres/stats annuelles, etc..."
Est ce qu'on a besoin de tout ces machins? Probablement que non: mais au final le fait que ça existe et que ça ai autant de succès est probablement révélateur de certaines choses chez l'être humain.
coté technologie (je mets aussi dans le terme "technologie" les résaux sociaux type Strava) : Garmin, Strava, les GPS, les applis, etc...
Est ce que vous pensez que c'est qq chose qui est vraiment dommageable car on est capable de faire sans tous ces machins (cf Xav et son carnet à vélo ou encore le coureur à pied du dimanche qui prend juste son vieux short et sa paire de basket) ou est ce qu'au final c'est un bien pour un mal parce que ça permet à une grande masse de gens débutant de s'y mettre sous couvert d'une attirance pour les gadgets, etc.. (en gros est ce que la fin justifie le moyen quoi parce qu'à mon sens: plus de gens exercent une activité physique controlée mieux c'est pour la société).
J'ai ma petite idée la dessus: je suis un peu obsédé par les chiffres et le fait d'avoir une montre connectée m'a grandement aidé a me mettre au sport. Je mentirais si je disais que je ne suis pas affecté par le coté "résaux social/regardez moi" d'un Strava mais je pense que je suis plus intéressé par le coté "chiffres/stats annuelles, etc..."
Est ce qu'on a besoin de tout ces machins? Probablement que non: mais au final le fait que ça existe et que ça ai autant de succès est probablement révélateur de certaines choses chez l'être humain.
Re: Les limites de chacun - Discussion ouvert - Cinglé du Ventoux
Pas d'avis là-dessus perso, je pense que l'effet sur la pratique (encourageant ou décourageant) est négligeable.
Maintenant, en ce qui concerne quelqu'un comme moi, le côté watts à un côté rassurant. Tu sais si tu es dans la cible, où tu vas, si tu progresses ou pas. Ca a vraiment "professionnalisé" mon entraînement, mais c'est un truc assez personnel (dans le sens où je m'en fous de partager ces chiffres avec le reste du monde).
Edit : AH SI QUAND MÊME, sur l'effet des réseaux sociaux : Mieux vaut ne pas ouvrir Strava au soir ou au lendemain d'une belle journée chômée quand toi t'as rien branlé, c'est un risque à souffrir de dépression instantanément.
C'est l'effet pervers des RS.
Et l'inverse est vrai également, ça te pousse sûrement à te bouger le cul quand t'as la flemme (pression sociale, montrer son plus beau profil aux autres, etc).
Maintenant, en ce qui concerne quelqu'un comme moi, le côté watts à un côté rassurant. Tu sais si tu es dans la cible, où tu vas, si tu progresses ou pas. Ca a vraiment "professionnalisé" mon entraînement, mais c'est un truc assez personnel (dans le sens où je m'en fous de partager ces chiffres avec le reste du monde).
Edit : AH SI QUAND MÊME, sur l'effet des réseaux sociaux : Mieux vaut ne pas ouvrir Strava au soir ou au lendemain d'une belle journée chômée quand toi t'as rien branlé, c'est un risque à souffrir de dépression instantanément.
C'est l'effet pervers des RS.
Et l'inverse est vrai également, ça te pousse sûrement à te bouger le cul quand t'as la flemme (pression sociale, montrer son plus beau profil aux autres, etc).
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Re: Les limites de chacun - Discussion ouvert - Cinglé du Ventoux
Strava ne m'a jamais vraiment intéressé. Je suis assez réfractaire aux applications, dans la vie en général, la sensation que ces trucs alourdissent mon smartphone et mon quotidien.
Par contre, comme toi ComptéPoire, j'adore tout ce qui est données, chiffres, stats (km, dénivelé, chrono un peu moins sauf sur une ou deux montées tests) mais pas besoin d'appli pour ça. Avant j'avais un petit carnet, comme Xav, depuis je suis passé au fichier excel (moins romantique, mais bien pratique).
En vrai, mon activité vélocipédique est totalement coupée des réseaux sociaux (à l'exception notable de ce forum où j'aime partager quelques sorties, de temps à autre). Le vélo c'est un peu mon monde à moi, dans lequel je m'enferme pour mieux me fuir et échapper au reste du monde.
Bon ça c'est mon cas perso. Je comprends que pour beaucoup ça soit différent et que l'exposition sur les réseaux et le jeu de miroirs comparatif qui va avec puisse être un moteur. Après est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise chose ? Je sais as-p, demande ça au pape.
(Citer H JeuneCrack pour conclure un post sur la section pratiquants d'un forum de vélo ? C'est fait
)
Par contre, comme toi ComptéPoire, j'adore tout ce qui est données, chiffres, stats (km, dénivelé, chrono un peu moins sauf sur une ou deux montées tests) mais pas besoin d'appli pour ça. Avant j'avais un petit carnet, comme Xav, depuis je suis passé au fichier excel (moins romantique, mais bien pratique).
En vrai, mon activité vélocipédique est totalement coupée des réseaux sociaux (à l'exception notable de ce forum où j'aime partager quelques sorties, de temps à autre). Le vélo c'est un peu mon monde à moi, dans lequel je m'enferme pour mieux me fuir et échapper au reste du monde.
Bon ça c'est mon cas perso. Je comprends que pour beaucoup ça soit différent et que l'exposition sur les réseaux et le jeu de miroirs comparatif qui va avec puisse être un moteur. Après est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise chose ? Je sais as-p, demande ça au pape.
(Citer H JeuneCrack pour conclure un post sur la section pratiquants d'un forum de vélo ? C'est fait
Re: Les limites de chacun - Discussion ouvert - Cinglé du Ventoux
Juste un mot pour me donner le plaisir de me sentir encore membre de cette communauté...
C'est un vrai bonheur pour moi de lire les post de Xav_38 ou Racemousse dont je me suis toujours senti si proche. Mais, du coup, c'est aussi un bonheur de lire que d'autres membres partagent cette philosophie à travers leur expérience de ce genre de pratique d'aller jusqu'aux bout de leurs rêves bien plus que de leurs efforts (qui coincident!). Je peux juste rajouter mon expérience personnelle pour dire que quand la réalité physiologique et naturelle de notre existence humaine (un AVC... plus l'âge... plus la perte de la partenaire de toute votre existence) vous met dans une situation différente (ne plus pouvoir monter sur un vélo, faire 2km à pied sans être physiquement épuisé...) on ne perds pas pour autant le bonheur de vivre et celui de continuer à apprécier la moindre poussière de bonheur (en philo on appelle ça la Culture du Bonheur). Donc même dans cette situation je continue à ressentir toujours en moi les sensations et les émotions physiques éprouvées lorsque j'arrivais au sommet du Granon, en montant le col de la Charmette quand il était encore ouvert quand j'en parle avec des copains... Et ceux-ci s'étonnent que je puisse leur décrire en détail les virages et les pentes de tel ou tel cols, le trajet quasiment mètre par mètre (lors d'anesthésies je pratiquais la visualisation positive en relaxation... et je montais le Galibier ce qui occupait suffisamment mon esprit pour ne pas m'occuper du reste!).
Donc... Jamais on ne perd cette capacité de se trouver toujours des limites à atteindre pour éprouver le bonheur d'y être allé ! Et ça ne s'arrête jamais... jusqu'à l'envol ultime qu'on ne voit certainement pas venir !
Le Bonheur... quand on y a goûté (en vélo ou ailleurs...) ça n'a pas de fin... Et c'est ça qui n'a pas de limites !
C'est un vrai bonheur pour moi de lire les post de Xav_38 ou Racemousse dont je me suis toujours senti si proche. Mais, du coup, c'est aussi un bonheur de lire que d'autres membres partagent cette philosophie à travers leur expérience de ce genre de pratique d'aller jusqu'aux bout de leurs rêves bien plus que de leurs efforts (qui coincident!). Je peux juste rajouter mon expérience personnelle pour dire que quand la réalité physiologique et naturelle de notre existence humaine (un AVC... plus l'âge... plus la perte de la partenaire de toute votre existence) vous met dans une situation différente (ne plus pouvoir monter sur un vélo, faire 2km à pied sans être physiquement épuisé...) on ne perds pas pour autant le bonheur de vivre et celui de continuer à apprécier la moindre poussière de bonheur (en philo on appelle ça la Culture du Bonheur). Donc même dans cette situation je continue à ressentir toujours en moi les sensations et les émotions physiques éprouvées lorsque j'arrivais au sommet du Granon, en montant le col de la Charmette quand il était encore ouvert quand j'en parle avec des copains... Et ceux-ci s'étonnent que je puisse leur décrire en détail les virages et les pentes de tel ou tel cols, le trajet quasiment mètre par mètre (lors d'anesthésies je pratiquais la visualisation positive en relaxation... et je montais le Galibier ce qui occupait suffisamment mon esprit pour ne pas m'occuper du reste!).
Donc... Jamais on ne perd cette capacité de se trouver toujours des limites à atteindre pour éprouver le bonheur d'y être allé ! Et ça ne s'arrête jamais... jusqu'à l'envol ultime qu'on ne voit certainement pas venir !
Le Bonheur... quand on y a goûté (en vélo ou ailleurs...) ça n'a pas de fin... Et c'est ça qui n'a pas de limites !
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Re: Les limites de chacun - Discussion ouvert - Cinglé du Ventoux
Merci pour ton beau message angels, et c'est tellement vrai. Effectivement, quand vous êtes encore en forme n'hésitez pas à faire de grande sortie, elles seront toujours en vous et pas juste au moment où vous les faites.angelsB a écrit : 05 mai 2026, 12:45
Donc... Jamais on ne perd cette capacité de se trouver toujours des limites à atteindre pour éprouver le bonheur d'y être allé ! Et ça ne s'arrête jamais... jusqu'à l'envol ultime qu'on ne voit certainement pas venir !
Le Bonheur... quand on y a goûté (en vélo ou ailleurs...) ça n'a pas de fin... Et c'est ça qui n'a pas de limites !
