PARIS-NICE
08-15 Mars 2026
Le saviez-vous ? En 1959, la course est devenue Paris - Nice - Rome08-15 Mars 2026
Carte officielle
Paris-Nice, ou plutôt Achères-Nice
Parce que Nice rime avec cher : Salaire, essence, cinéma, restaurant… En moyenne, le coût de la vie à Nice est 12% plus élevé que celui enregistré à l’échelle du pays. Il n’y a que Paris pour faire pire, avec un coût 25% plus important.
Parcours
On fait dans le classique mais tout en innovant un peu
Etape 1 : Achères > Carrières-sous-Poissy
Dimanche 08/03/2026
170,9 km
Une étape en région parisienne avec des cotes dans le final, qui pourrait nous offrir du spectacle comme il y a 2 ans où on avait vu un Evenepoel offensif mais un Roglic défensif.

Arrivée vers 17h
Etape 2 : Épône > Montargis
Lundi 09/03/2026
187 km
Une étape qui traverse la plaine de la Beauce en diagonale. Comment ne pas penser aux bordures ? Pas forcément, car le vent dominant sera du sud en début de semaine prochaine. La pluie en revanche pourrait être l’invité surprise (tu parles d’une surprise…)
Arrivée vers 17h
Etape 3 : Cosne-Cours-sur-Loire > Pouilly-sur-Loire
Mardi 10/03/2026
23,5 km CLM par Equipe
Pas mal de faux plats dans ce CLM, mais pas de pourcentage suffisant pour faire « péter » les moins bons grimpeurs.
Arrivée de la dernière équipe vers 17h
Pour le règlement, voici un extrait de l’ ARTICLE 16.
Mercredi 11/03/2026
195km
Départ de Bourges et direction le Morvan plein Est. Les 120 premiers km sont essentiellement plats. Un premier petit col permettra d’éliminer les non grimpeurs, arrivé à Autun on pourra voir des premières offensives dans la côte de la croix de la Libération.


Taillée dans le granite, la croix de la Libération mesure 16 mètres de haut et est décrite par Paul Cazin, dans son ouvrage La bataille d’Autun paru en 1946.
« Du haut du plateau de Saint-Sébastien, tout au fond de l'immense cuvette des montagnes, tour à tour éteinte ou resplendissante selon le caprice des brumes et de la lumière, je la revis alors, la vieille ville. Elle était là.
Elle était là, sertie de ses pierres vénérables et dressant ses fines ciselures, précieux et séculaire joyau que les démons de la Guerre n'avaient pas réduits en poudre.
Elle était là, la ville sauvée. »
J’en parle car j’ai participé à une course l’année dernière avec ma femme. Une boucle de 2km et 180m de dénivelé à parcourir un maximum de fois pendant 6 heures.
J’ai atteint mon objectif de 3 par heure en faisant 18 montées, parvenant à me classer 7e au scratch. Ma femme a réussi à en faire 13, et remporte l’épreuve du côté féminin.
Pour en revenir à la course, pas de répit pour les coureurs, sitôt le sommet franchi, la descente sur Etang-sur-Arroux sera rapide et la montée très irrégulière d’Uchon s’enchaîne sans transition.

Le signal d’Uchon est un sommet bien connu du Morvan
La montée a été empruntée par le tour de France en 2021 lors de l’étape Vierzon-Le Creusot (249km). Avec une échappée royale souvenez-vous (Mohoric, Van der Poel avec le maillot jaune, Van Aert, Gilbert, Nibali, Yates…)
Arrivée prévue à 17h
Etape 5 Cormoranche-sur-Saône > Colombier-le-Vieux
Jeudi 12/03/2026
206,3km
Une longue étape pour cette étape appelée communément l’ « étape des murs »
Saint-Jean de Muzol, ce n’est pas le val d’Enfer, c’est pire disait Matteo Jorgenson, qui a préféré se rabattre sur Tirreno cette année.

Arrivée en Ardèche prévue à 17h
Etape 6 Barbentane > Apt
Vendredi 13/03/2026
179,3 km
Désolé, j’étais obligé pour la musique.
Un peu l’étape inverse de la dernière du tour de Provence cette année jusqu’à Bonnieux, ensuite c’est direction le Luberon : 3 petits cols au programme et une arrivée en descente sur Apt. Dernier vainqueur à Apt sur Paris-Nice : Tiesj Bennot, en 2020
Arrivée à 17h
Etape 7 Nice > Auron
Samedi 14/03/2026
138,7 km
La cote de Carros permettra de sortir de Nice, et aux échappées de prendre le champ sur un peloton en réserve.

Il ne faudra pas qu’ils se réservent trop longtemps si les leaders veulent se jouer la victoire : l’étape ne fait que 138km. La montée d’Auron n’est si terrible que ça.

Attention, arrivée prévue à 15h
Et attention aux éboulements sur la route aussi
Etape 8 Nice > Nice
Dimanche 15/03/2026
129,2km, encore plus courte que la veille
Pas de col d'Eze pour la dernière étape. Ni de col des 4 chemins. Il pourrait y avoir des surprises...
On commence par le col de la Porte (non pas Christophe). C’est le versant nord du col St-Roch, depuis la vallée de la Vésubie. Une belle route sinueuse et pas très large, le paradis des cyclistes.
La descente sur la pointe (des pieds) car attention aux clous
Un 2e col de 6,6km à 6,6% a tout pour porter malheur aux coureurs.
Une fois le sommet franchi ils atteindront vite le pied de la dernière difficulté : la côte du Linguador 3,3km à 8,8%

La rime avec Contador n’est pas anodine, car les pourcentages à affronter demanderont un déhanché digne du plus grand
Le sommet est à 18,5km de l’arrivée. Une portion roulante n’est pas à négliger pour les attaquants. Avec une bosse de 1,4km à 4,5% au milieu. Dernier « sommet » à 8km de l’arrivéeArrivée prévue vers 16h30
Startlist
https://www.procyclingstats.com/race/pa ... /startlist
Favoris pour le général :
Jonas Vingegaard
L’incontestable numéro 2 mondial sur les courses par étapes sur les dernières années ne s’y est jamais imposé lors de ses deux premières participations. Il portait encore le maillot Jaune et blanc de leader lorsqu’il quitte la course après une 16e place au sommet de La Côte-Saint-André l’an dernier et un poignet souffrant. C’est encore une chute qui a changé ses plans pour attaquer 2026 et l’orientait vers Paris-Nice pour accrocher son premier dossard de la saison. La Visma n’apparait pas comme une grosse armada pour la montagne, mais est déjà bien armée pour le chrono par équipe avec de solides lieutenants comme Campanaerts et Armirail dont ce sera sa première course sous ses nouvelles couleurs.
Joao Almeida
Après une saison 2025 pleine sur les CPE WT d’une semaine : Pays Basque, Suisse, Romandie accrochées au palmarès, le portugais part sur des bases différentes cette année avec en objectif le classement général du Giro où il affrontera à nouveau Vingegaard. Le danois avait eu raison du portugais lors de leur dernière confrontation sur la Vuelta. Mais sur Paris-Nice, Almeida reste sur une victoire face à Vingegaard après une remontada dont lui seul a le secret.

Juan Ayuso
Moins discret qu’Almeida, il fait figure de favori tant il sait dominer une course comme sur le Tirreno l’an dernier. Ses défauts peuvent être son manque de régularité (Un « jour sans » au Tour de Catalogne l’an dernier lui fait perdre le général le dernier jour), et son égo (sur le Giro 2025, il sait que Del Toro est plus fort que lui et flanche complètement moralement)
Oscar Onley
Le 4e du tour 2025 peut lutter en montagne et moyenne montagne comme on a pu le voir dès ce début de saison au tour d’Algarve face à Ayuso. Il n’a jamais porté de maillot de leader sur une CPE, alors c’est un winner ou only un top5
Kévin Vauquelin
Je dirai qu’il est un peu dans la même catégorie que l’écossais, avec plus de panache, mais peut-être moins de capacité en haute montagne. Heureusement, pas de haute montagne sur Paris-Nice, cette course est taillée pour lui. Le chrono par équipe n’est pas un handicap car Ineos peut venir avec des gros rouleurs comme Tarling, Jungels, Sheffield, Shmidt ou encore Sam Watson.
Lenny Martinez
S’il y a un coureur qui représente Paris-Nice, c’est Lenny Martinez, comme le faisait Sylvain Chavanel avant lui. Vainqueur en costaud de l’étape de la Cote-Saint André l’an dernier ; il avait bien accompagné Vingegaard sur La Loge des Gardes la veille, et Felix Gall sur la montée d’Auron. On se souvient aussi qu’il avait abandonné toutes ses chances de bien figurer au classement général lors de l’étape de Berre-l’Etang, piégé dans une bordure provoquée par la Visma, Ineos et Pedersen. Il est en forme, 5e, 3e et 3e de ses 3 premières courses en 2026. Tempérament offensif, malgré sa réputation de ratonnage. Il aura peut-être du retard après le CLM par équipe car je ne vois pas la Barhein lutter face aux armadas des autres favoris.
Mattias Skjelmose
Leader de rechange de la Lidl-Trek, il a déjà montré qu’il savait être opportuniste sur les classiques. Il performe également sur les courses à étapes d’une semaine et a gagné le tour de Suisse en 2023 devant Ayuso et Remco svp. Malheureux l’an dernier avec sa chute lors de l’étape d’Auron, il avait d’ailleurs déclaré qu’il ne serait plus coureur cycliste après celle-ci. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…
Alexandr Vlasov
Qui aurait pu croire au retour de Vlasov au premier plan ? Le grimpeur Russe est à l’aise dans les conditions sibériques de Paris-Nice : vainqueur d’une étape au sommet de la Madone d’utelle en 2024 devant Evenepoel, il a terminé 2e du général lors de l’édition 2021
Harold Tejada
Tejada est dans la force de l’âge ; à 28 ans, le colombien de la formation Astana performe vraiment sur les classements généraux des CPE depuis l’an dernier :12e de la Vuelta, 8e de Paris-Nice, 9e du tour UAE. Cette année, il semble avoir passé un échelon avec une 4e place au tour UAE, à confirmer.
Mathys Rondel
On le connait assez peu, mais l’éternel autre espoir français a l’occasion de se distinguer sur cette course. Alors que l’on parle de Paul Seixas partout, Mathys, 22 ans seulement (ou déjà ?) sarthois d’origine, s’est installé dans les Hautes-Pyrénées pour de meilleurs conditions d’entrainement. Il a fait fort pour son début de saison avec une 2e et une 4e place derrière Evenepoel sur 2 courses montagneuses. Cette année, il vise le giro avec Storer, mais sur Paris-Nice, il jouera sa carte personnelle.
Ivan Romeo – Valentin Paret-Peintre – Max Poole – Daniel Felipe Martinez
Sprinteurs
Milan Fretin
La meilleure chance de bien figurer pour son équipe Cofidis, c'est en visant les sprints avec Fretin. Le champion olympique Benjamin Thomas pour l’emmener dans les 2 derniers kilomètres pour Bryan Coquard comme dernier étage de la fusée, c’est le train type qui commence à bien se connaitre. Au bout de 2 étapes, ils auront réussi leur Paris-Nice.
Biniam Girmay
Ce sera l’occasion de voir qui est le plus rapide entre Fretin et lui. Sur courant alternatif depuis 2 saisons, on avait cru retrouver le bini’23 en Espagne cet hiver, mais sur le weekend d’ouverture en Belgique il était très discret.
Phil Bauhaus – Luke Lamperti – Alberto Dainese – Michael Matthews
Jensen Plowright – Vito Braet – Casper Van Uden – un UnoX (Fredheim?) – Mike Teunissen – Maikel Zijlaard
Parce qu’un sprinteur reste un sprinteur, ils sont tous capables de débouler dans les derniers mètres en apercevant la ligne d’arrivée.




