SnakePlissken a écrit : 19 juin 2024, 18:58
Il me reste 3 épisodes à voir sur le doc de Netflix. Les petits points à retenir des 5 premiers épisodes : Sur l'étape que remporte Lafay, WVA était dégouté de chez dégouté, mais contre lui-même, pas du tout contre Vingegaard. Il s'en voulait de ne pas avoir fait l'effort de suite sur le coureur français. Sur l'étape que remporte Hindley avec le jaune en prime, O'Connor est en rogne contre son équipe. AG2R a roulé à fond dans l'échappée, sans qu'Hindley n'ait eu à passer un seul relai. Faire ça alors qu'Hindley est un vainqueur du Giro, c'est pas passé pour O'Connor. Il y a semble t'il une certaine rivalité entre les deux australiens. Sur l'étape du Puy de Dôme où O'Connor explose complètement, dans la voiture Lavenu n'hésite pas à dire un "Il fait vraiment chier". Je pense qu'à ce moment là dans les deux camps, on devait se dire à la fin du contrat adios. Enfin je suis vraiment pas sûr qu'Ineos ait beaucoup de confiance envers Pidcock en tant que coureur de général sur un GT. Et le staff n'apprécie je pense que modérément le côté individualiste du coureur.
C'est à la limite du comique ce docu-fiction.
Le doublage par des doubleurs de séries Disney pour teenagers, c'est franchement grotesque. Carlos Rodriguez pourrait porter plainte contre Netlfix s'il découvrait la voix française qu'on lui a collée. Hindley a la voix de Ken.
Et j'ai surtout le sentiment que les textes ont été changés tant sur la forme que sur le fond.
Je ne peux pas croire que Philipsen tienne face caméra de tels propos sur Cavendish, les dialogues sont très souvent d'une puérilité confondante je trouve faisant passer tous les acteurs pour des semi-demeurés. On sent également qu'on cherche systématiquement la tempête dans un verre d'eau et que de fausses rivalités sont créés dans un but scénaristique (la rivalité australo-australienne entre Hindley et O'Connor, c'est totalement bidon). O'Connor passe vraiment pour un crétin et je suppose que cette année Evenepoel va reprendre le rôle du sale gosse endossé par Pidcock.
Enfin, la récupération de la mort de Gino Maeder, c'est plus que limite notamment avec la séquence où l'annonce du décès est faite à O'Connor en stage. Et ils y reviennent plusieurs fois dessus.
Point positifs : voir les acteurs à visage totalement découvert, ça c'est un gros plus. De gros plans sur des coureurs pas forcément connus du grand public comme Bilbao, O'Connor, Hindley...
Le montage est rythmé, les images sont belles et ça nous replonge dans l'ambiance du TdF avant le grand départ.