Tour 1990

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Re: Tour 1990

Petite précision, la côte d'Ardoix et les coup de cul avant la croix de chauburet, c'est en Ardèche ! Voilà le tour explose après un passage en Ardèche ! Ces routes difficiles ont usés les champions ! C'est beau !

PS: super récit Gradouble, LeMond grand favori maintenant non ?
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gradouble
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Re: Tour 1990

El_Pistolero_07 a écrit : 02 janv. 2021, 11:19 Petite précision, la côte d'Ardoix et les coup de cul avant la croix de chauburet, c'est en Ardèche ! Voilà le tour explose après un passage en Ardèche ! Ces routes difficiles ont usés les champions ! C'est beau !

PS: super récit Gradouble, LeMond grand favori maintenant non ?

Je viendrais peut-être voir ces routes au mois d'août :wink: mais rien n'est réservé encore.

Lemond grand favori, oui, mais avec Breukink qui a toujours 32 secondes d'avance sur lui au général. Il va être compliqué de s'en débarrasser.
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Re: Tour 1990

C'est pas violent la côte d'Ardoix, je la monte sur la plaque même sans trop appuyer... Mais la vue sur les gorges de l'Ay est sympa !
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fred30
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Re: Tour 1990

Vous considérez Delgado comme hors du coup déjà ?
Certes il a montré des limites dans l'étape de l'Alpe d'Huez, mais c'était surtout dû à une tactique offensive précoce qu'il a eu du mal à encaisser.
Ca reste le meilleur "démarreur" en montagne et avec un équipier comme Indurain qui manifestement est plus fort que lui, ça pourrait faire mouche sur une étape.

Superbe étape, clairement la preuve qu'on peut faire très mal aux adversaires ailleurs que dans un Galibier ou sur une montée sèche hors catégorie. Que ce genre d'étape manque au cyclisme actuel :mouchoir: !
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Re: Tour 1990

14ème étape
LE-PUY-EN-VELAY - MILLAU (Causse Noir)
205 km
Dimanche 15 juillet 1990

Etape très vallonnée avec 6 difficultés au GPM :
deux 4ème cat et deux 3ème cat dans la première moitié de course,
puis la côte de Choizal en 2ème cat à 80 km de l'arrivée, et enfin la montée finale du Causse Noir au-dessus de Millau en 1ère cat.

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C'est la canicule, encore.

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Comme toujours, le début d'étape est agité.
Nombreuses tentatives d'échappée qui n'aboutissent pas.

Les baroudeurs semblent motivés.

Colotti (RMO) est le premier à prendre du champ au km 48, pourtant cette étape n'est pas vraiment son terrain, lui qui est plutôt sprinteur.
Il n'est repris par une contre-attaque qu'au km 91, ils sont 17 à le rejoindre :
Roux et Louviot (Toshiba), Alonso et Rodriguez Magro (Banesto), Robeet (Weinmann), Bruyneel et Haex (Lotto), Ruiz Cabestany et Mauri (Once) Bagot (RMO), Millar et Boyer (Z), Cenghialta et Piva (Ariostea), Ducrot (TVM), Poels (Buckler) et Gusmeroli (Château d'Ax).
Le peloton se relève alors et accuse 5'30" de retard au km 92, sur les 18.

L'écart oscille entre 4 et 5 minutes jusqu'à 90 km de l'arrivée.

Mais celui-ci baisse à 2'46" au sommet de la côte de Choizal (km 126).
Jean-Claude Bagot part alors seul dans la descente vers les gorges du Tarn.

Il compte 1' sur ses 17 poursuivants au km 150 et 4'10" sur le peloton ; puis 2'05" et 3'05" dans les gorges du Tarn.
En effet le peloton se rapproche, les équipiers des leaders roulent; certains ont des ambitions sur cette étape et particulièrement Bugno, puisque c'est la Château d'Ax avec 4 ou 5 coureurs qui est la plus présente à l'avant du paquet.

Devant Cenghialta rejoint Bagot à 40 km de l'arrivée, l'entente entre l'italien et le français n'est pas cordiale;
puis Bruyneel, Ruiz Cabestany, Louviot, Gusmeroli se joignent à eux à 20 km du but : 6 coureurs en tête.
Le peloton, dont l'allure est de plus en plus rapide, absorbe les 12 poursuivants, battus, peu avant Millau.

Les 6 n'ont plus que quelques secondes d'avance au pied du Causse Noir; Bruyneel et Ruiz-Canestany insistent un peu, mais les échappés sont tous repris dès les premières pentes.

Le rythme est soutenu en tête de peloton, mais il n'y a pas de velléités offensives dans un premier temps; ça écrème par l'arrière.

C'est Lejarreta, le leader de la Once, qui est le premier a attaquer à 3 km du but, là où les pentes sont les plus sévères. Son attaque est très franche, il prend le large immédiatement.

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Bugno ne parvient pas à le suivre, mais il mène la poursuite. Le peloton explose et Chiappucci est obligé de laisser partir ses rivaux du général, il monte en gestion, ne pouvant suivre les attaques. Breukink semble à la limite.
Bugno finit par sortir avec Indurain collé au cul, ce dernier protège Delgado et semble facile, décidemment en très grande forme sur cette 2ème moitié de Tour!

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Puis un peu avant la flamme rouge c'est Lemond et Delgado qui partent derrière Bugno. Breukink ne suit pas :reflexion:
Cependant, il arrive à revenir au train sur ses 2 rivaux car l'américain et l'espagnol refusent de rouler ensemble. Les 3 sont accompagnés d'Alcala, de Delion, de Criquiélion (très en forme) et des colombiens Palacio et Parra.
Alcala se met alors au service de Breukink et roule derrière Bugno afin d'éviter les à-coups.

Finalement, Marino Lejarreta l'emporte.
C'est net et sans bavure, il était le plus fort aujourd'hui!

C'est une juste récompense pour ce coureur de 33 ans, déjà présent sur le circuit depuis longtemps.
Il en est à son 24ème grand tour :ouch: avec de très nombreuses place d'honneur et la victoire finale sur la Vuelta en 82. Toujours placé, toujours là, mais ayant bien du mal à lever les bras (un peu en mode "Z", pas l'équipe, le coureur :green: ).
Le genre de coureur très sérieux, humble, travailleur, hyper-endurant et dont la spécialité est de faire les 3 GT la même année (87, 89, 90 et 91).

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Indurain et Bugno finissent à 25",
le groupe Lemond-Delgado-Breukink à 34"
et Chiappucci à 47", il a encore bien géré sa fin d'ascension.

Les écarts sont faibles finalement.
Et on se demande si Breukink ne commence pas à montrer des signes de fatigue.

CLASSEMENTS :

ETAPE :
1. Marino Lejarreta (Esp) en 5h12'03" (moy : 39.416 km/h)
2. Miguel Indurain (Esp) à 24"
3. Gianni Bugno (Ita) à 25"
4. Raul Alcala (Mex) à 33"
5. Greg LeMond (Usa) à 34"
6. Erik Breukink (Hol)
7. Pedro Delgado (Esp)
8. Criquiélion
9. William Palacio (Col)
10. Gilles Delion (Fra)
11. Fabio Parra (Col)
12. Roberto Conti (Ita) à 42"
13. Claudio Chiappucci (Ita) à 47"
14. Fabrice Philipot (Fra)
15. Miguel Martinez-Torres (Esp)
16. Pascal Lino (Fra)
17. Nelson Rodriguez (Col) à 55"
18. Reynel Montoya (Col) à 1'00"
19. Pello Ruiz-Cabestany (Esp) à 1'19"
20. Alessandro Gianelli (Ita) à 1'25"
21. Andrew Hampsten (Usa)
22. Laurent Biondi (Fra) à 1'29"
23. Claveryolat
24. Eduardo Chozas (Esp) à 1'31"
25. Stephen Roche (Irl)

GENERAL :
1. Claudio Chiappucci (Ita) en 58h02'03"
2. Erik Breukink (Hol) à 1'49"
3. Greg LeMond (Usa) à 2'21"
4. Pedro Delgado (Esp) à 4'26"
5. Ronan Pensec (Fra) à 4'55"
6. Gianni Bugno (Ita) à 6'03"
7. Marino Lejarreta (Esp) à 7'36"
8. Raul Alcala (Mex) à 8'46"
9. Claude Criquielion (Bel) à 9'26"
10. Andrew Hampsten (Usa) à 9'43"
11. Eduardo Chozas (Esp) à 10'31"
12. Fabio Parra (Col) à 12'14"
13. Ruiz Cabestany à 12'56"
14. Fabrice Philipot (Fra) à 13'55"
15. William Palacio (Col) à 15'19"
16. Miguel Indurain (Esp) à 15'21"
17. Gilles Delion (Fra) à 15'23"
18. Steven Rooks (Hol) à 16'55"
19. Thierry Claveyrolat (Fra) à 17'18"
20. Roberto Conti (Ita) à 19'01"
21. Jorg Müller (Sui) à 19'19"
22. Eric Boyer (Fra) à 19'30"
23. Sean Kelly (Irl) à 20'34"
24. Jérôme Simon (Fra) à 22'05"
25. Johan Bruyneel (Bel) à 22'06"
26. Robert Millar (Gbr) à 22'12"
27. Pascal Lino (Fra) à 23'30"
28. Atle Kvalsvoll (Nor) à 24'01"
29. Abelardo Rondon (Col) à 24'08"
30. Steve Bauer (Can) à 25'36"

POINTS : LUDWIG

MONTAGNE :
1. Thierry Claveyrolat (Fra) 245 pts
2. Claudio Chiappucci (Ita) 107
3. Miguel Indurain (Esp) 99
4. Roberto Conti (Ita) 99
5. Greg LeMond (Usa) 88
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Re: Tour 1990

fred30 a écrit : 02 janv. 2021, 12:56 Vous considérez Delgado comme hors du coup déjà ?
Certes il a montré des limites dans l'étape de l'Alpe d'Huez, mais c'était surtout dû à une tactique offensive précoce qu'il a eu du mal à encaisser.
Ca reste le meilleur "démarreur" en montagne et avec un équipier comme Indurain qui manifestement est plus fort que lui, ça pourrait faire mouche sur une étape.

Superbe étape, clairement la preuve qu'on peut faire très mal aux adversaires ailleurs que dans un Galibier ou sur une montée sèche hors catégorie. Que ce genre d'étape manque au cyclisme actuel :mouchoir: !
Non clairement, Delgado est encore dans la course à la victoire. En dépit de sa contre-performance de l'Alpe, il est a priori le meilleur grimpeur du peloton, possède une équipe extrêmement forte en montagne (ne pas oublier Rondon) et, avec ses progrès contre-la-montre, son retard me semble loin d'être insurmontable avant la grande étape pyrénéenne. D'autant que Lemond ne s'est pas montré aussi brillant que l'année précédente dans l'exercice chronométré jusqu'ici.
marcella

Re: Tour 1990

Cette victoire permet à Marino Lejaretta de rentrer dans le cercle des vainqueurs d'étape sur les 3 grands tours.

Je trouve qu'il a souvent été sous-estimé car il a tout de même terminé à plusieurs reprises dans le top 5 des 3 grands tours.
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Re: Tour 1990

marcella a écrit : 03 janv. 2021, 18:15 Cette victoire permet à Marino Lejaretta de rentrer dans le cercle des vainqueurs d'étape sur les 3 grands tours.

Je trouve qu'il a souvent été sous-estimé car il a tout de même terminé à plusieurs reprises dans le top 5 des 3 grands tours.
Je suis d'accord avec toi. Si je ne me trompe pas c'est aussi un vainqueur de la Clasica San Sebastian (peut-être même le premier ... :scratch: )
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Re: Tour 1990

Oui en effet, dès 1981 il gagne la San Sebastian, dans mes stats toutefois la Classica San Sebastian entre en compte uniquement à partir de 1989 où l'épreuve est retenue en Coupe du Monde UCI.

Mais Marino Lejarreta reste dans mes classements annuels historiques en bonne position:
runnz a écrit : 11 nov. 2020, 07:36
...
51 G. Bugno .. 1667
52 G. VanAvermaet ** 1651
53 S. Sanchez .. 1624
54 M. Lejarreta .. 1617
55 P. Bettini .. 1571
56 N. Frantz .. 1561
57 J. Ullrich .. 1557
58 W. Panizza .. 1537
59 R. Sorensen .. 1512
60 G. Garrigou .. 1508
...
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Re: Tour 1990

fred30 a écrit : 03 janv. 2021, 19:20
marcella a écrit : 03 janv. 2021, 18:15 Cette victoire permet à Marino Lejaretta de rentrer dans le cercle des vainqueurs d'étape sur les 3 grands tours.

Je trouve qu'il a souvent été sous-estimé car il a tout de même terminé à plusieurs reprises dans le top 5 des 3 grands tours.
Je suis d'accord avec toi. Si je ne me trompe pas c'est aussi un vainqueur de la Clasica San Sebastian (peut-être même le premier ... :scratch: )
Il est même le recordman de victoires (3)
Soyons magnanimes : Pour un arrêt de la pratique cycliste professionnelle en Italie
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Re: Tour 1990

15ème étape
MILLAU – REVEL
170 km
Lundi 16 juillet 1990

Il s’agit plutôt d’une étape de transition accidentée/casse-pattes avec 4 GPM, dont le col de Sie en 2ème catégorie (mais à plus de 100 bornes de l’arrivée) et surtout la côte de St-Férreol en 3ème catégorie à 8 km du but.
Le temps est toujours aux grosses chaleurs.

Encore une fois, le début d’étape est marqué par de très nombreuses tentatives d’échappée ; mais c’est dans le col de Sie que le bon coup se forme, sous l’impulsion de Cornillet (Z), puis de Claveyrolat, encore et toujours.
Ce dernier passe en tête au sommet avec Chozas (encore :saoul: ) dans sa roue, puis Roche et Alonso.

Ils sont finalement 19 à se regrouper à l’avant suite à cette difficulté ; c’est « la bonne » ; car, en effet, le peloton temporise.

On retrouve à l’avant :
Cornillet et Kvaslvoll (Z), De Clercq (Lotto), Alonso (Banesto), Ekimov (Panasonic), Van Hooydonck (Buckler), Pascal Simon et Luc Leblanc (Castorama), Vargas (Postobon), Cassani (Ariostea), Calcaterra (Château d’Ax), Ghirotto, déjà vainqueur d’étape (Carrera), Abdoujaparov (Alpha-Lum), Roche (Histor), Hodge et l’incroyable Chozas (Once) ;
et 3 RMO : Claveyrolat, Colotti et Mottet.

Cette équipe RMO est depuis quelques jours extrêmement offensive; tous les jours ses coureurs sont à l’avant, à attaquer, à prendre les bons coups et à défendre le maillot à pois de Claveyrolat ; avec Bagot, Lino, Vermote, Colotti et Mottet.
Même ce dernier, n’ayant plus aucune ambition pour le classement général, joue l’équipier modèle.

L’écart se creuse pour atteindre 8 minutes maximum à 50 km de l’arrivée.

La victoire d’étape se jouera devant.

Mais, c’est à partir de ce moment que les équipiers des leaders vont rouler en tête de peloton ; en effet Chozas, à l’avant, n’est qu’à 10’31 au CG :euh: Il ne s’agit pas de refaire la connerie du premier jour.
On voit alors Gilbert Duclos-Lassalle (Z), Indurain (Banesto), entre autres, prendre d’énormes relais, ainsi que des PDM et des Château d’Ax ;
et ainsi l’écart avec les fuyards se réduit grandement.

À noter, pour l’anecdote que le champion de France Philippe Louviot, de la Toshiba, équipe qui n’est pas représentée à l’avant, est auteur d’un magnifique chasse-patate pendant une très grosse partie de l’étape. Sur au moins 50 bornes, il va naviguer à mi-chemin entre l’échappée et le peloton. Efforts bien inutiles pour ce qui ressemble à une punition.

Devant, Charly Mottet attaque à 30 km de l’arrivée ; pour jouer la course d’équipe dans un premier temps ; les RMO étant les plus représentés dans l’échappée.
Derrière, personne ne veut faire l’effort, ça se regarde.
Ainsi le français bien « en ligne », et malgré les lignes droites bordées de platanes (typiques de la région du Tarn), le vent ¾ face, et la chaleur étouffante, creuse un écart qui atteint bien vite la minute.
Il est lancé dans un beau « rallye » et passe en mode chrono, exercice pour lequel il est un des meilleurs lorsqu’il est en forme.

À ses trousses, 4 coureurs s’extirpent du groupe, Cornillet d’abord, rejoint par Calcaterra, puis par Van Hooydonck et Ekimov.
4 très beaux rouleurs qui se relaient bien. Toutefois ils ne reprendront que quelques secondes à Mottet, avant la difficile côte de St-Férréol, ce dernier rappelant ainsi qu’il est un des meilleurs coureurs du Monde.

En effet, rappelons qu’il était un des grands favoris du Tour au départ du Futuroscope, ayant cette année gagné le Tour de Romandie et fait dauphin du Giro de fort belle manière avec une victoire au sommet du Pordoï ; et par le passé, vainqueur du Dauphiné en 87 et 89, du Tour de Lombardie en 88 (après un « beau numéro »), et fait 4ème du Tour 87 et 6ème l’an passé.
Son palmarès fait partie des plus fournis chez les coureurs encore actifs.
Mais assez curieusement, il n’a jamais gagné d’étape sur le Tour (excepté en CLM/équipe).

Dans la côte de St-Férreol à moins de 10 km de l’arrivée, Mottet ne faiblit pas, au contraire, il accentue son avance sur ses 4 poursuivants, qui eux par contre, butent carrément.
Il a maintenant 2 minutes d’avance. Il fonce dans la descente, exercice pour lequel il est particulièrement doué.
Il n’y a plus de doute, maintenant, il va l’emporter.

Cornillet, Calcaterra, Van Hooydonck et Ekimov sont rejoints par Leblanc, puis par Claveyrolat et Kvalsvoll à 5 km de la ligne et enfin par Cassani et Vargas dans le dernier km.

Charly Mottet gagne donc cette étape de fort belle manière :applaud:

Image

Tout le monde est content pour lui; car il est sympathique, humble, toujours de bonne humeur, prévenant avec ses coéquipiers, le public et même les journalistes, et de saine réputation, qui plus est :super:
Robert Chapatte a du mal à cacher son "fanboyisme".

Calcaterra règle le sprint du groupe de poursuivants, à 2'02".
Le reste de l’échappée des 19, avec Chozas et Roche, arrive avec 2’31" de retard.
Le peloton, allégé de quelques « gros culs » et réglé par Museeuw (et Chiappucci 3ème) a bien réduit l’écart sur la fin, seulement à 4’ 48" de Mottet et 2’17" de Chozas.
Ce qui permet à ce dernier, toutefois, de rentrer dans le top 10 du général à la 8ème place.

CLASSEMENTS :

ETAPE :
1. Charly Mottet (Fra) en 4h13'56" (moy : 40.168 km/h)
2. Giuseppe Calcaterra (Ita) à 2'02"
3. Viatceslav Ekimov (Urs)
4. Edwig Van Hooydonck (Bel)
5. Thierry Claveyrolat (Fra)
6. Davide Cassani (Ita)
7. Atle Kvalsvoll (Nor)
8. Luc Leblanc (Fra)
9. Oscar De Jesus Vargas (Col)
10. Bruno Cornillet (Fra)
11. Jean-Claude Colotti (Fra) à 2'30"
12. Peter De Clercq (Bel) à 2'31"
13. Massimo Ghirotto (Ita)
14. Marino Alonso (Esp)
15. Pascal Simon (Fra)
16. Eduardo Chozas (Esp)
17. Stephen Roche (Irl) à 2'35"
18. Djamolidine Abdoujaparov (Urs) à 3'15"
19. Stephen Hodge (Aus) à 3'54"
20. Johan Museeuw (Bel) à 4'48"
21. Dimitri Konyshev (Urs)
22. Claudio Chiappucci (Ita)
23. Soren Lilholt (Dan)
24. Sean Kelly (Irl)
25. Valerio Piva (Ita)

GENERAL :
1. Claudio Chiappucci (Ita) en 62h20'47"
2. Erik Breukink (Hol) à 1'52"
3. Greg LeMond (Usa) à 2'24"
4. Pedro Delgado (Esp) à 4'29"
5. Ronan Pensec (Fra) à 4'58"
6. Gianni Bugno (Ita) à 6'06"
7. Marino Lejarreta (Esp) à 7'39"
8. Eduardo Chozas (Esp) à 8'14"
9. Raul Alcala (Mex) à 8'49"
10. Claude Criquielion (Bel) à 9'29"
11. Andrew Hampsten (Usa) à 9'46"
12. Fabio Parra (Col) à 12'37"
13. Pello Ruiz-Cabestany (Esp) à 12'56"
14. Fabrice Philipot (Fra) à 13'58"
15. Thierry Claveyrolat (Fra) à 14'32"
16. William Palacio (Col) à 15'22"
17. Gilles Delion (Fra) à 15'23"
18. Miguel Indurain (Esp) à 15'24"
19. Steven Rooks (Hol) à 16'58"
20. Roberto Conti (Ita) à 19'04"

POINTS :
1. Olaf Ludwig (Rda) 202 pts
2. Johan Museeuw (Bel) 164
3. Sean Kelly (Irl) 95
4. Greg LeMond (Usa) 84
5. Jean-Claude Colotti (Fra) 74

MONTAGNE :
1. Thierry Claveyrolat (Fra) 280 pts
2. Claudio Chiappucci (Ita) 107
3. Miguel Indurain (Esp) 99
4. Roberto Conti (Ita) 99
5. Greg LeMond (Usa) 88
marcella

Re: Tour 1990

J'ai toujours apprécié Charly Mottet.

Il reste pour moi l'auteur du plus bel exploit d'un coureur :france: avec sa victoire, en 1988, sur la course aux feuilles mortes.
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Re: Tour 1990

En effet ! Qualifier sa victoire sur le Tour de Lombardie de "beau numéro" est un euphémisme ! :smile:

Je remarque que la tendance de chaque étape sur ce Tour, sur cette époque sûrement, était d'avoir une vraie bagarre pour prendre l'échappée. Systématiquement. Que le terrain soit plat, montagneux, ou casse-patte.
Ce genre de départ peut provoquer des défaillances si ça embraye un peu plus loin. Mais là c'est flagrant, plus de 70 bornes pour voir le bon coup se dessiner. :super:
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Re: Tour 1990

16ème étape
BLAGNAC-LUZ ARDIDEN,
215 km
mardi 17 juillet 1990

Il fait toujours beau, mais un peu moins chaud, comme toujours au pied des Pyrénées :love: , (love).

L’étape commence par 138 km de plat (ou presque) :saoul: avant l’enchaînement quasiment sans vallée : ASPIN (par Arreau) – TOURMALET (par Ste Marie) – LUZ-ARDIDEN.

La « grande explication » est bien sûr attendue. Delgado, bien que n’ayant pas franchement convaincu dans la montagne depuis le début du Tour, est encore largement cité comme favori pour la victoire d’étape, voire beaucoup mieux. Il est vrai qu’il est sur son terrain, les Pyrénées qu’il aime tant. Mais c’est tout de même curieux, je trouve.

Par ailleurs, « tout le monde » ou presque pense que Chiappuci perdra le maillot jaune aujourd’hui.

Le départ est donné tôt le matin.

Lors des 130 premiers km, il n’y a pas d’échappé. Le peloton roulote à 2 km/h, en exagérant à peine un peu :sleep: C’est la flânerie au milieu de la plaine de la Garonne bordée de champs de maïs et de tournesols.
Glandouillage en règle, à peine perturbé par les 2 sprints intermédiaires remportés par Museeuw, décidemment bien plus en forme que Ludwig, qui a l’air un peu cramé, sur cette fin de Tour et par la côte de Monlong, sprint GPM de 3ème catégorie remporté par Claveyrolat.

Enfin, on arrive à Arreau, au pied du col d’Aspin, à 77 km de l’arrivée ; et c’est là que la course commence :cheval:
Les Z de Lemond et les Château d’Ax de Bugno durcissent le rythme dès les premières pentes d’Aspin. Les grupettos(i) se forment avec les non-grimpeurs et Charly Mottet qui paye un peu son exploit de la veille :sylvain84:

À la surprise générale le premier attaquant de la journée, est le maillot jaune en personne, Chiappucci, qui choisit une stratégie ultra-offensive pour conserver son maillot. :metalhead:
Il emmène dans son sillage Müller (TVM), Bagot (RMO), Jérôme Simon (Z) qui le marque, Bruyneel (Lotto) et Martinez-Torres (Once); Palacio (Postobon) les rejoint un peu plus haut.
Ces 7 coureurs ont rapidement une trentaine de secondes d’avance sur un peloton qui s’égrène au fil des kilomètres (45 coureurs environ au sommet d’Aspin) ; 35" de retard au sommet du col pour le peloton.
Chiappucci semble en pleine forme.

Peu avant le sommet, les 7 sont rejoints par Konyshev (Alapha-Lum), Hernandez (Postobon), puis Claveyrolat et Conti au début de la descente. Ils sont 11.

Ce groupe « fait la descente », tandis que le peloton temporise.

Müller s’est échappé de l'échappée, il a 25" d’avance sur ses 10 poursuivants, à Ste Marie-de-Campan et 2’25 sur le peloton !
Chiappucci a donc 2 minutes d’avance sur ses rivaux :popcorn:

Dès les premiers km du Tourmalet, les moins durs, Müller est repris puis lâché par le groupe Chiappucci, tout comme Hernandez et Bagot.
Les Z font le tempo en tête du peloton, ce qui n’empêche pas Cornillet, leur coéquipier de partir à l’avant, peut-être pour servir de relais à Lemond un peu plus tard. Il est rejoint par Fuerte (Once).

À mi-col, on retrouve devant Chiappucci qui fournit un gros travail, clairement aidé par Conti, par solidarité italienne peut-être :italia: Bruyneel, J.Simon, Martinez-Torres et Palacio. Konyshev et Claveyrolat qui s’est pris un petit coup de bambou sont à une trentaine de secondes, Cornillet et Fuerte à 1’, et le groupe des favoris, toujours mené par les Z, à 1’50.

Les Banesto inquiètent ; eux, dont on attendait une grande offensive, disparaissent les uns après les autres ; même Rondon est lâché. Il ne reste qu’Indurain et Delgado dans le « peloton » ; ce dernier ne quitte pas les dernières places. Coup de bluff ? Désintérêt pour la course ? Panne de jambes ? :scratch: :reflexion:

Devant à 6-7 km du sommet, vers « les tunnels », Palacio puis Martinez-Torres attaquent, Bruyneel ne peut les suivre et est repris par Chiappucci qui semble un peu moins bien, Conti son « coéquipier du jour » et J.Simon qui « surveille ».

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Martinez-Torres fait une fin d’ascension de Tourmalet assez étourdissante, bien que les commentateurs s’en foutent pas mal. Il distance Palacio.

Dans le groupe des favoris, ça bouge enfin à La Mongie, là où la pente est la plus sévère ; Lemond secoue tout le monde en 2 ou 3 accélérations ; seuls Montoya (Postobon), Indurain, puis Delgado (de façon un peu plus poussive), arrivent à le suivre.
Ce groupe rejoint Cornillet, qui a attendu, et qui se met à rouler à fond pour son leader. C’est bien joué de la part des Z :super:

Breukink puis Bugno sont les principales victimes de ce « coup ». Le hollandais est dans son jour-sans, il n’avance plus et a même du mal à prendre la roue d’Alcala. Ce n’est guère mieux pour l’italien qui résiste dans un premier temps avant de s’effondrer à son tour.
Cependant, Lemond, nerveux et flanqué des Banesto, hésite à se livrer totalement ; le rythme de Cornillet qui est le seul à rouler dans son groupe est moins important sur le sommet, car même Konyshev et Fuerte, repris, parviennent à suivre ; et Parra est revenu de l’arrière.

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Au sommet, on a :
M-Torres en tête, Palacio à 1’33, le groupe Chiappucci (toujours les 4 mêmes) à 1’50, Claveyrolat, toujours là, à 2’14, le groupe Lemond-Delgado à 2’57 (avec Cornillet, Indurain, Montoya, Konyshev, Parra, Fuerte), puis juste derrière Criquiélion (Lotto), Hampsten (7-Eleven), Lejarreta (Once), Delion (Helvetia), Philippot (Castorama), Boyer (Z) et Jaramillo (Postobon). Tous ces coureurs ont fait une très belle fin d’ascension.
Le groupe Bugno-Breukink-Alcala passe à 4’05.

Descente du Tourmalet vers Luz-St Sauveur à 100 km/h :ouch:
Et quelques regroupements au bas de la descente après Barrèges.
M-Torres toujours en tête ; à 2’55 le groupe Chiappucci (Palacio a été repris et Claveyrolat est revenu, 6 coureurs donc) ; et à 3’13 le groupe Lemond avec une quinzaine de coureurs. L’américain fait une descente de dingue.
Finalement au pied de Luz-Ardiden, jonction entre les 2 groupes ; ils sont 21.

Les Z roulent, au début de la montée finale, ce qui est logique.
Et il ne se passe pas grand-chose jusqu’à 10 km du but, là où les équipiers de Lemond s’écartent.
Ce dernier place alors deux grosses accélérations, et à chaque fois Chiappucci est un peu distancé, mais à chaque fois il revient. Soit l’italien est fort, soit il bluffe parfaitement. Lemond semble prendre un petit coup sur la tête.
Chiappucci, en patron, se place alors en tête du groupe et fait le train :w00t: :genance:
Ils ne sont plus que 12 dans son sillage (Lemond, Lejarreta, Indurain, Delgado, Conti, Delion, Philippot, Criquiélion, Hampsten, Parra, Montoya et Fuerte).

Et puis, on attend…
Delgado ? Lemond ? Il n’y a plus d’attaque, on commence à s’inquiéter (serait-on déjà en 2020 ?), Chiappucci va-t-il gagner le Tour ? M-Torres, l’étape ? Ce dernier a toujours 3’ d’avance à 9 km du but :sweat: :suspect:

Le sauveur est Fabio Parra qui attaque à 8 km, suivi par Lemond, puis tout le reste du groupe.
Non, pas tous, il en manque un, et c’est le maillot jaune Chiappucci qui craque; "Enfin!", pensent beaucoup de suiveurs, tout bas.
Lemond décide alors d’accélérer, mais il n’est pas aérien non plus, il est fébrile, se retournant sans cesse, changeant de braquet en permanence, très nerveux ; c’est à la limite du supportable (on dirait Pinot, putain).
Mais malgré tout, avec son style dégueulasse, et tordant son vélo en tout sens, il fait un trou ; seuls Indurain, qui « fume la pipe », et Lejarreta le suivent.

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Delgado est lâché. Ce n’était pas du bluff pour lui aujourd’hui, il n’avait pas les jambes :spamafote:

Lemond n’a plus le choix, il doit rouler ; et progressivement, au fil des km, galvanisé par le public et les défaillances de tous ses adversaires directs, il arrive à transformer sa nervosité en rage de vaincre. Son rythme va en augmentant. Il est en train d'aller chercher le Tour de France.
On retrouve le grand Lemond qui bourrine la pente, Indurain qui le suit (et ne prend aucun relais, ce qui est normal) ouvre même la bouche à 2 km du sommet. Lejarreta lâche à ce moment-là et M-Torres repris dans la foulée se prend un sacré un coup de vent.

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Delgado accompagné de Boyer, de Criquiélion et d’Hampsten navigue à plus d’1’30 et Chiappucci déjà à 2’. Et ne parlons pas de Bugno et de Breukink.

Pour une fois, on ne demande pas à Indurain de se relever :hole: Delgado n’y est plus, ce n’est pas la peine, il a donc "carte blanche".
Miguel ne se fait pas prier, à 500 mètres de la ligne, il lève le cul (ça lui arrivait parfois) et distance Lemond comme si celui était un cadet. Tout en aisance, avec une facilité déconcertante, il va donc cueillir le bouquet de la victoire :siffle:

On ne doutait plus trop, mais aujourd’hui c’est confirmé, Indurain est un vainqueur du Tour en puissance. On devrait en reparler dans les années à venir. Beaucoup pensent que s’il n’avait pas larbiné pour Delgado sur ce Tour, il aurait pu envisager un podium, voire pourquoi pas la victoire finale :green:

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Lemond finit à l’arrache, à 5 secondes.

Les coureurs arrivent ensuite un par un ; les écarts ne sont toutefois pas gigantesques.
Delgado à 1’38, le Tour est perdu pour lui.

Chiappucci, qui encore une fois n’a pas si mal finit que ça, est auteur d’un très bon dernier km; et parvient, au bout de son effort à conserver son maillot jaune pour 5 secondes :applaud:
Quel mental ! Claudio Chiappucci a montré aujourd’hui qu’il avait le tempérament d’un champion ; peut-être un déblocage, qui pourrait alors lui permettre d'être redoutable dans les années à venir.

Bugno finit à 4’07 et Breukink à 4’22 :rip:

Voilà !
Ce soir la messe est dite, la grande étape pyrénéenne a rendu son verdict ; car bien qu’il n’est ni remporté l’étape, ni pris le maillot jaune, aujourd’hui, l’américain Greg Lemond a, sauf incident, gagné le Tour de France 1990.
Il n’a pas été impérial, plutôt dans la douleur, courageux et besogneux, mais il est tout simplement le seul des grands leaders qui n’a jamais eu de défaillance. Tous les autres ont merdé au moins une fois ; quand ce n’est pas à plusieurs reprises.

Car, en effet, avec 5 secondes d’avance, et en vue du chrono autour du Lac de Vassivière l’avant-dernier jour, il est évident que Chiappucci n’a aucune chance de garder son maillot.
De plus il ne reste plus d’étapes vraiment difficiles. La 2ème étape pyrénéenne étant très « light » avec l’Aubisque très loin de l’arrivée puis Marie-Blanque avant une arrivée à Pau. Bof, bof.

CLASSEMENTS :

ETAPE :
1. Miguel Indurain (Esp) en 7h04'38" (moy : 30.379 km/h)
2. Greg LeMond (Usa) à 6"
3. Marino Lejarreta (Esp) à 15"
4. Miguel Martinez-Torres (Esp) à 59"
5. Fabio Parra (Col) à 1'18"
6. Roberto Conti (Ita) à 1'24"
7. Claude Criquielion (Bel) à 1'36"
8. Pedro Delgado (Esp) à 1'38"
9. Eric Boyer (Fra)
10. Gilles Delion (Fra) à 2'00"
11. Eduardo Chozas (Esp)
12. Fabrice Philipot (Fra)
13. Andrew Hampsten (Usa) à 2'13"
14. Claudio Chiappucci (Ita) à 2'25"
15. Nelson Rodriguez (Col) à 2'42"
16. Johan Bruyneel (Bel) à 3'21"
17. Anselmo Fuerte (Esp) à 3'33"
18. William Palacio (Col) à 4'06"
19. Carlos-Mario Jaramillo (Col)
20. Gianni Bugno (Ita) à 4'07"
21. Jérôme Simon (Fra) à 4'17"
22. Erik Breukink (Hol) à 4'22"
23. Abelardo Rondon (Col) à 5'03"
24. Thierry Claveyrolat (Fra) à 5'09"
25. Pascal Lino (Fra)

GENERAL :
1. Claudio Chiappucci (Ita) en 69h27'50"
2. Greg LeMond (Usa) à 5"
3. Pedro Delgado (Esp) à 3'42"
4. Erik Breukink (Hol) à 3'49"
5. Marino Lejarreta (Esp) à 5'29"
6. Gianni Bugno (Ita) à 7'48"
7. Eduardo Chozas (Esp) à 7'49"
8. Claude Criquielion (Bel) à 8'40"
9. Andrew Hampsten (Usa) à 9'34"
10. Ronan Pensec (Fra) à 11'12"
11. Fabio Parra (Col) à 11'30"
12. Raul Alcala (Mex) à 11'48"
13. Miguel Indurain (Esp) à 13'09"
14. Fabrice Philipot (Fra) à 13'33"
15. Gilles Delion (Fra) à 14'58"
16. Pello Ruiz-Cabestany (Esp) à 15'44"
17. William Palacio (Col) à 17'03"
18. Thierry Claveyrolat (Fra) à 17'26"
19. Roberto Conti (Ita) à 18'03"
20. Eric Boyer (Fra) à 18'46"

POINTS :
1. Olaf Ludwig (Rda) 208 pts
2. Johan Museeuw (Bel) 176
3. Greg LeMond (Usa) 101
4. Sean Kelly (Irl) 95
5. Eduardo Chozas (Esp) 78

MONTAGNE :
1. Thierry Claveyrolat (Fra) 318 pts
2. Claudio Chiappucci (Ita) 165
3. Miguel Indurain (Esp) 153
4. Roberto Conti (Ita) 149
5. Greg LeMond (Usa) 135
Dernière modification par gradouble le 05 janv. 2021, 16:00, modifié 2 fois.
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Re: Tour 1990

Parra, le "sauveur" ? Le bourreau de Chiappucci, plutôt. :genance:
Pour moi, ce dernier a commis une énorme erreur ce jour là et gâché une occasion qui ne se reproduira plus. Il avait d'assez bonnes jambes, mais il a fait n'importe quoi. Alors ok, ça le rend sympa, il a animé la course, toussa, mais au final, pour rien.
Je n'ai pas vu un grand champion, j'ai vu un coureur qui perd ses nerfs.
Indurain, lui, prend rendez vous pour les prochains TdF, on s'est trompé de leader chez Banesto, on ne les y reprendra plus.
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