Pinot panse ses bobos, se remet peu à peu d'aplomb. Jusque là, je comprends l'attentisme de l'équipe. Et d'ailleurs, aujourd'hui, l'échappée est partie sur le plat avec de gros rouleurs, je ne suis pas sûr que cela aurait convenu à Gaudu ou Reichenbach (peut-être Madouas, au profil plus 4x4). Surtout face à un type comme Lutsenko.
Maintenant, soit Pinot ne retrouvera jamais ses jambes et les conséquences de la chute l'handicaperont encore plusieurs jours ; soit il revient à 100 % ou presque.
Dans le premier cas de figure, eh bien alors que le staff dise aux jeunes Bretons et au gentil grimpeur suisse

de prendre l'air dans les échappées et de se faire plaisir !
Dans le deuxième cas de figure, il va bien falloir, dans les Pyrénées, qu'il y ait un rythme de course plus soutenu et quelques petits mouvements de course. Sinon on s'acheminera vraiment sur le scénario du pire, celui qu'il semblait tant redouter avant le début du Tour : les coéquipiers de Roglic, Dumoulin et Bernal, peu usés, qui cadenassent tout et imposent leur loi jusqu'au bout, jusqu'à la veille de la Planche des Belles Filles. Bref, je n'attends pas des Pyrénées qu'ils déterminent la victoire du Tour, mais au moins que la course soit durcie et que les positions se clarifient. Ce n'est pas la FDJ toute seule qui décidera de cela, certes, mais ils peuvent du moins contribuer à bousculer un peu les schémas attendus (et/ou à chercher des victoires d'étapes) en envoyant des coéquipiers dans les échappées.
Bref, dans les deux cas de figure, j'espère qu'on verra du FDJ dans les échappées. Encore une fois, je ne crois pas que cela aurait fait avancer le schmilblick de les voir à l'avant sur les premières étapes. Mais il y a bien un moment où il va falloir se découvrir un peu et je crois que le week-end pyrénéen, avec des enchaînements de cols, est favorable pour créer du mouvement de course.
En attendant, il faudra d'abord, bien entendu, passer l'étape de vendredi sans encombres.