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Modérateur : Modos VCN

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Par Bradounet_
#3084442
Somptueux hommage de son plus grand fan ici. :green:

Quelle ironie de l'histoire ces retraites annoncées conjointement de Taylor Phinney et de Marc "N'a Pas Fini" Fournier.
Deux grands spécialistes de la poursuite conditionnés donc très tôt à l'effort solitaire.
Marc Fournier pourra toujours se reconvertir dans le DNF en piscine (Dynamic No Fin - apnée dynamique sans palme). Y a du record du monde à aller chercher là aussi.
https://www.deeperblue.com/breaking-mat ... ld-record/
Par zwhisop
#3085624
CPTmatros a écrit :
01 déc. 2018, 15:39
Hello à tous,

Voici une nouvelle rubrique dont je viens d'avoir l'idée.

Il s'agit d'une rubrique collaborative, chacun peut alimenter son contenu!

Le principe est simple: le cyclisme étant une bible, nous avons certainement un devoir de mémoire pour ressortir de l'ombre des coureurs oubliés d'antan.
Il peut s'agir de leaders ou d'équipiers, de tout horizon mais respectant tout de même le point suivant: ils sont sur le point de sortir de notre mémoire. Par exemple inutile de sortir Armstrong...

Le but étant que cela soit un minimum construit, une petite présentation du coureur serait un plus plutôt que de donner une liste de noms.

J'ouvre le bal dans quelques instants.
Lagab injustement privé du velo d or
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Par levrai-dufaux
#3104080
En lisant une remarque de CPTmatros sur un autre fil, j'ai eu envie de relancer ce sujet.

Je commence avec Victor Fontan, un coureur français de l'avant-guerre qui n'est sans doute pas reconnu aujourd'hui à sa juste valeur.
Si presque tout amateur du Tour de France a entendu parler du malheureux Eugène Christophe et de sa fourche récalcitrante, moins nombreux sont ceux à connaître l'atypique et non moins malchanceux Victor Fontan. Et pourtant, wikipédia le présente, à juste titre, comme "le meilleur coureur français de la fin des années 1920", celui qui a fait la liaison entre la génération des frères Pélissier et celle des Leducq, Magne, Speicher...

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La majeure partie de sa carrière, Fontan la passe à proximité de ses Pyrénées natales. Mobilisé durant la guerre de 1914-1918, il obtient de nombreux succès régionaux en tant qu'indépendant au début des années 1920. S'il rechigne à s'essayer au Tour de France, sa participation en 1924 au premier Tour du Pays Basque (alors appelé Circuit du Nord) atteste de ses qualités : dominé par les frères Pélissier, il s'y classe tout de même 4ème, dans le même temps qu'Henri, second de l'épreuve (les deux frères étaient alors à leur firmament et venaient tout juste d'abandonner avec fracas le Tour 1924, donnant naissance aux "forçats de la route"). Le Tour du Pays Basque, Fontan s'y classe de nouveau sur le podium en 1926 en compagnie de Bottecchia et Frantz, excusez du peu.
S'il gagne aisément les Tour de Catalogne 1926 et 1927, son véritable coup d'éclat intervient cette même année 1927, sur le Tour du Pays Basque de nouveau. Alors qu'il n'est qu'un coureur indépendant, il domine outrageusement Leducq, Frantz, Buysse, Benoit et Ronsse (dans cet ordre) lors de cette épreuve qu'il s'adjuge en remportant trois étapes sur six disputées. Un coureur régional vient de battre à plat de couture trois coureurs qui figurent aujourd'hui au palmarès de la Grande Boucle, ainsi qu'un autre aujourd'hui multiple champion du monde !

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Fort de ces succès, Fontan intègre pour la première fois une équipe professionnelle en 1928. Il a alors 36 ans. Malheureusement pour lui, le Tour de France connaît des heures sombres : les longues processions et les arrivées groupées se multiplient, les leaders ne s'attaquent plus sur chaque étape mais seulement dans des zones jugées stratégiques (principalement la montagne). Henri Desgrange, le patron du Tour, fulmine : "ce que l'on appelle le métier, autrement dit la nécessité du travail qui pèse sur l'humanité, aboutit maintenant à une recherche du moindre effort, explique-t-il. Que ce soit regrettable, c'est incontestable ; qu'il ne faille pas s'en irriter, c'est non moins évident : "A quoi bon, disent nos routiers, user toutes nos forces, quand ce n'est absolument pas indispensable ! Le Tour de France dure un mois, il ne durera pas un jour de moins parce que nous aurons dépensé follement nos forces dans chacune des étapes. Attendons donc, pour nous expliquer, qu'il n'y ait pas moyen de faire autrement, c'est-à-dire, attendons les Pyrénées et les Alpes !" Notez bien que le Tour de France n'est devenu le Tour de France, que du jour où nous avons envoyé nos hommes dans la montagne. Si nous les avions laissés dans la plaine, ou si notre pays n'avait pas ses Pyrénées et ses Alpes, eh bien ! nous assisterions, en dix-sept étapes, à l'administration de dix-sept somnifères, et personne ne consentirait jamais à lancer la partie !".
En 1926, Desgrange a bien tenté d'animer les débuts d'étape en instituant des primes dans les 100 premiers kilomètres. En vain. L'année suivante, il opte pour une formule radicale : 24 étapes, dont 16 avec départs séparés courues contre-la-montre et par équipes ! En gros, il n'y avait pratiquement que les étapes de montagne qui étaient encore disputées en ligne ! Cette formule était pour le moins injuste tant les effectifs étaient hétérogènes d'une équipe à l'autre (en nombre comme en qualité). Conscient des limites de cette formule, Desgrange s'entêta néanmoins en 1928 en conservant les contre-la-montre par équipes sur le plat (15 étapes sur 22 dans ce format) en ajoutant simplement que, pour plus d’équité tout au long de l’épreuve, chaque équipe aurait la possibilité, à mi-parcours, de remplacer les coureurs ayant abandonnés par des éléments n'ayant pas pris le départ du Tour !

C'est dans ce contexte que Fontan prend part au Tour de France. Sortant, d’un bon Giro, fini à une belle 4ème place au général, loin de l’intouchable Binda mais tout près du podium, les chances de Fontan sur ce Tour 1928 sont pourtant nulles. Regroupé au sein de l’équipe Pyrénées, il ne compte que trois (faibles) compagnons d’équipe, ce qui est bien insuffisant pour lutter contre l’armada Alcyon (Frantz, Leducq, De Waele, Rebry) ou d'autres équipes comptant 9 ou 10 coureurs. Néanmoins, Fontan brille et enflamme le public sur son terrain de prédilection, la montagne, en domptant Frantz, le vainqueur de ce Tour 1928, dans la grande étape pyrénéenne arrivant à Luchon. Il y repousse le Luxembourgeois à près de 8 minutes et remonte à la 6ème place du général… mais comptait déjà 1h45 de retard après les premières étapes contre la montre ! Fontan termine finalement ce Tour de France à la 7ème du classement général à Paris en ayant remporté deux étapes.
Pour bien se rendre compte à quel point la formule retenue par Desgrange l’a lésé sur cette édition, on peut citer Pierre Chany qui, dans son ouvrage consacré au Tour de France, note : "Deux fois vainqueur consécutivement, Nicolas Frantz était incontestablement un coureur de qualité, bon grimpeur, très résistant et fort méthodique, mais son appartenance à l'équipe Alcyon lui avait beaucoup facilité les choses. Il suffisait d'ailleurs de comparer sa course à celle du malheureux Victor Fontan septième à Paris, après qu’il eût occupé la dernière position au pied des Pyrénées. Le Béarnais était âgé de 36 ans déjà, et il participait au Tour pour la première fois ! Jusque là, il s’était cantonné dans sa région, où on appréciait ses dons d’escaladeurs. Durant les premières étapes, il avait passé le plus clair de son temps à exhorter et secourir ses quatre compagnons puis, il les avait semé durant l’étape Les Sables – Bordeaux. Au départ d’Hendaye pour Luchon, il n’en comptait pas moins 1h45 de retard sur Nicolas Frantz, et il avait puisé constamment dans son énergie pour combler les lacunes criardes de sa petite équipe. Il traversa les Pyrénées au milieu d’un enthousiasme extraordinaire et gagna à Luchon, avec sept minutes d’avance sur Nicolas Frantz et treize minutes sur Van de Castelle. Le vainqueur du Tour était un sujet de valeur, répétons-le, mais Fontan avait perdu la bagatelle de cinq heures dans les étapes contre-la-montre ! Si ce même Fontan avait couru pour Alcyon et si Frantz avait appartenu à l’équipe Pyrénées, le Béarnais eût battu le Luxembourgeois de cinq heures exactement."

Néanmoins, ce n'est pas en 1928, mais l'année suivante, que Fontan connut le véritable drame de sa carrière. En 1929, fini l'hérésie des contre-la-montre par équipes sur le plat. A l'issue de la première étape pyrénéenne, pratiquement à mi-parcours de l'épreuve, Fontan possède la maillot jaune. Il a laissé la victoire d'étape à son jeune équipier Cardona lors cette étape, mais possède une dizaine de minutes d'avance sur De Waele et Frantz. De quoi envisager sérieusement la victoire finale, lui qui vient de montrer qu'il était le meilleur escaladeur du peloton et alors qu'il reste encore les Alpes à gravir. Malheureusement, lors de l'étape suivante, Fontan tombe, casse sa roue ainsi que sa fourche. Il marcha longtemps dans la nuit (sa chute était intervenu 7km après le départ de Luchon donné à 4h du matin), tirant son vélo avant de réveiller les habitants d'un hameau qui lui passèrent un vélo malheureusement inadapté à sa taille (rappelons que l'entraide entre coureurs était encore interdite par le règlement du Tour). Dans l'incident, Fontan venait de perdre une bonne heure et, après près de 150 km de vaine poursuite, décide d'abandonner : "Dans les parages de Tarascon-sur-Ariège, il posa pied à terre, ayant parcouru 144 kilomètres seul dans l'obscurité totale, se laissa tomber sur l'accotement de la route et pleura longtemps, très longtemps, la tête entre les mains, comme un enfant." Sa chance venait de passer. L'année suivante, il est encore présent à 38 ans dans la première équipe de France de l'histoire du Tour, mais doit abandonner au bout de quelques étapes en raison d'un furoncle.

(mes excuses pour la longueur du message)
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Par wallers
#3104241
Beau portrait. :super:

Au lendemain de l'abandon de Fontan sur le Tour 1929, Henri Desgranges avait écrit dans l'Auto :
"Je nourris pour Fontan la plus vive sympathie, parce qu’il est avant tout un homme de devoir et qu’il constitue pour ses camarades français un noble exemple, que ceux-ci devraient bien imiter un peu plus souvent. Mais je tiens à lui dire qu’il a eu tort d’abandonner. Au revoir, mon cher Fontan, vous partez avec l’affection et aussi le respect de tous."
Abandonner pour "si peu", pour Desgranges, ça ne se faisait pas ...
Par ulysse1
#3104353
j' ai envie de parler de georges groussard , sans décrire toute sa carrière mais pour une raison qui paraîtra étonnante à beaucoup :
sur le célébrissime tour de france 64 , marqué par tant d' exploits , de rebondissements et presque de légendes , c' est ce coureur , modeste dans tous les sens du terme , à l' époque nettement moins connu que son frère joseph , qui a porté le maillot jaune pendant toute la traversée des alpes puis toute celle des pyrénées , soit neuf jours consécutifs ( et pas du tout les premiers ! ) ;
il a d' ailleurs fini cinquième du général derrière , excusez du peu , anquetil , poulidor , bahamontes et anglade ;
ses autres meilleurs faits d' armes professionnels sont une 2e place à un grand prix de plouay et une autre 2e place au championnat de france qui précéda immédiatement le tour 64
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Par Xav_38
#3104406
Très beau papier sur Victor Fontan, merci :super:

Les étapes de plat couru systématiquement en contre la montre par équipe, avec des équipes inégales de nombre de coureur :ouch:
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Par wallers
#3185880
Un nouveau portrait de cycliste oublié.
Publié par Wallers, en juillet 2050.
Le coureur du Giro
.
.
Nous sommes déjà en 2050, comme le temps passe ...
Quand je raconte cette histoire à mes petits-enfants, ils ne me croient jamais et me traitent de fou. Pourtant, c'est la réalité, je le jure : Dans un passé désormais lointain, il existait une grande course cycliste qui se déroulait au-delà des Alpes et se nommait le Giro.

Certes, le Giro était d'abord réputé pour ses hôtesses de podium. C'était avant le premier Grand Confinement et les gestes barrières, il y avait donc encore des podiums. Et ces hôtesses ont rendus folles de jalousie plus d'une Carnivora.
Mais, à côté de ça, c'était aussi une véritable course, avec de vrais coureurs et sur de vraies routes (ou presque), pas une compétition virtuelle d'avatars sur zwoogle.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, parmi les participants au Giro, on trouvait de nombreux coureurs cyclistes italiens.
Là, en général, mes petits-enfants m'interrompent et me disent : "Pépé, tu te moques de nous, on n'a jamais vu un italien sur un vélo !". C'est vrai que, moi-même, ça fait bien longtemps que je n'en ai pas vu, à tel point que mes souvenirs commencent parfois à s'embrouiller un peu …

Compte tenu de cette spécificité, l'organisation du Giro était marquée par la recherche d'équité, pour que chacun ait sa chance. Ainsi, le règlement prévoyait quelques légers aménagements permettant aux compétiteurs locaux de pouvoir s'exprimer face aux légions barbares étrangères.
Le coureur italien avait le droit d'être poussé du pied des cols jusqu'à leur sommet (et si ça ne suffisait pas, on enlevait les cols). Il pouvait s'échapper dans un tunnel en roulant dans le coffre de la voiture du directeur de course et était assisté par le souffle d'un hélicoptère sur les chronos. Et, en cas de coup de mou, il pouvait prendre un peu de bonbons à la cocaïne pour retrouver du peps.
Pour équilibrer les chances, le coureur étranger était conspué tout au long du parcours, on lui jetait des clous sous les roues, on le faisait tomber dans les montées de cols, on lui versait du laxatif dans son café au matin d'une étape d'une montagne, on cherchait à le soudoyer et, si ce n'était pas suffisant, on lui inventait de faux contrôles positifs.
Toutes les fois où ces traditions séculaires n'ont pas été assez respectées, des étrangers ont pu s'imposer en rentrant de la plage.

De nos jours, peu de gens peuvent l'imaginer, mais pendant longtemps le Giro a été l'une des plus grandes courses au monde, un peu comme peuvent l'être aujourd'hui le Tour du Turkménistan - Mémorial David Lappartient ou les Hammer Series de la base lunaire Kim Il-sung.
Les plus grands écrivains ont chanté sa légende, de Dino Buzzati à Albator Conterdo. En effet, outre son haut niveau sportif, le Giro possédait un parfum inimitable, lié non seulement à l'art de la combinazione et de la commedia dell'arte qui le caractérisait, mais aussi à la ferveur populaire qui l'entourait et qui baignait dans un sentiment mystique quasiment religieux. En témoigne l'apparition de la Madone à Marco Pantani (ou peut-être la disparition de Pantani à Madonna, j'avoue que je ne sais plus très bien ...).
C'était par ailleurs un événement très festif et des soirées étaient régulièrement organisées dans les hôtels des équipes, animées avec brio par des compagnies de carabinieri.


Mais revenons aux cyclistes italiens du Giro, ainsi qu'à leur triste extinction. On pouvait les classer en plusieurs catégories :

Le campionissimo : Une race mythique et légendaire. De nos jours, les historiens s'accordent pour considérer qu'ils n'ont jamais existé et étaient juste des éléments de l'imagerie populaire permettant d'entretenir l'illusion d'une grandeur nationale passée. Mon grand-père m'en parlait parfois, j'avoue que je le prenais un peu pour un fou.

Le fuoriclasse : Le niveau en dessous. Plutôt doué, mais souvent un poil feignasse, préférant rester dans son petit confort plutôt que de franchir les frontières pour aller affronter les stranieri sur leurs terres hostiles et brumeuses. Leur existence est scientifiquement avérée jusque dans les années 1970. Ensuite, l'espèce a décliné progressivement, pour finir par s'éteindre complètement. Dans les années 2000, on trouvait encore quelques fuoriclasse adolescents, mais ils n'atteignaient plus jamais l'âge adulte.

Le gregario : L'équipier du campionissimo ou du fuoriclasse. Autant dire qu'il s'est rapidement retrouvé au chômage technique. Néanmoins, pendant longtemps, de nombreux petits malins, s'inspirant de manière détournée du Désert des Tartares, en ont profité pour glander pendant toute leur carrière, prétextant attendre l'arrivée hypothétique d'un leader providentiel dans leur équipe. Mais cela a fini par se voir et, à la fin, les seuls qui arrivaient encore à passer pro étaient ceux qui avaient une soeur hôtesse de podium.

Le sprinteur : Bosser dix minutes par jour et une étape sur deux ou trois, le métier de sprinteur était fait pour le coureur italien. Mais à la longue, même ça c'est devenu trop fatigant pour eux et les sprinteurs italiens ont aussi disparu. Les derniers spécimens auraient été observés par des ethnologues en 2019 dans les forêts d'une île malaisienne.

Le grimpeur : Les meilleurs grimpeurs italiens étaient surnommés les tifosi. Montant les cols à pied en courant, ils étaient les principaux contributeurs du respect du Règlement (comme le montre ce document d’archive très éloquent : https://i2.wp.com/dopagedemondenard.com ... ette-2.jpg ). Mais leur rôle a fini par s'avérer presque inutile après l'arrivée des docteurs en "i".

Le client des docteurs en "i" : Prenant la suite des mages de l'époque antique, les docteurs en "i" sont apparus dans les années 1980 et 1990. Ils délivraient une fameuse potion magique qui transformait le gregario en fuoriclasse, c'était une période bénie. Mais, déjà fragilisés par des cabales menées contre eux par des jaloux qui préféraient les vétérinaires en chemises à carreaux, ils ne résistèrent pas à l'arrivée dans les années 2010 des marginal gains à l'anglo-saxonne. S'ils n'avaient pas fait bénéficier que les coureurs locaux de leur grand savoir, leur disparition coïncida par le plus grand des hasards avec le déclin définitif du cyclisme italien.

Le Bardiani : Plébéien du peloton, le Bardiani de la première époque n'avait pas les moyens de s'offrir les services des docteurs en "i". Il faisait donc sa petite popote dans son coin et cet amateurisme fit qu'il a été chopé par la patrouille plus souvent qu'à son tour. Par la suite, privé de toute capacité à pouvoir suivre le rythme des autres coursiers, le Bardiani est devenu une sorte de personnage folklorique tout juste bon à faire rire les enfants et les simples d'esprit.


Malheureusement, le déclin du cyclisme italien, couplé au désintérêt progressif des équipes étrangères (préférant les montées plates et les courses bloquées qu'on leur proposait en France, elles n’envoyaient plus en Italie que des asthmatiques, des sauteurs à ski ou des footballeurs cadets) finit par sonner le glas du Giro.

Les dernières années, pour tenter d'attirer encore un peu l'intérêt du public, les organisateurs se mirent à ajouter des animations extra sportives, avec des jeux débiles (jouer aux quilles avec des motos dans le peloton, lancer un cintre le plus loin possible dans un champ de neige ...) et même des exhibitions animalières assez cruelles, sous la forme de duels entre des tortues et des requins édentés.
Mais c'était trop tard, le mal était fait.

La dernière édition du Giro se disputa en 2021. Elle n'alla pas à son terme, interrompue par le début du deuxième Grand Confinement. Ce qui priva d'une victoire annoncée le malheureux Davide Rebellin, qui avait dominé assez nettement Jambaljamts Sainbayar et Nicola Jolidon dans les Dolomites.
Vainqueur en 2020 devant Antonio Nibali, François Bidard restera donc définitivement le dernier nom inscrit au palmarès. Il était rentré de la plage trois jours avant le départ.
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Par Xav_38
#3185899
Très bel article, bravo :super: :applaud: :applaud:

Par contre il doit y avoir un bug, car je ne vois pas ce papier fondamental sur l'histoire du cyclisme apparaître sur la page du site Velo-club.net, un problème de mise à jour. :elephant:
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