Ca remonte un peu, mais ce n'est pas très difficile de m'en souvenir, mes aventures de grimpeur ayant été plus que limitées, vu que j'arrivais d'une région dont le point culminant est le sommet d'une cathédrale et où la côte la plus longue doit faire 500 mètres de long (et encore, elle était assez loin de chez moi). D'où mon 42x21 qui, à la réflexion, était plutôt un 44x21. Dans mes contrées et à l'époque, le 44 était bien suffisant pour mouliner et le 21, c'était juste en cas de fringale.
Monter Laffrey a d'ailleurs été mon seul succès prestigieux en montagne.
J'avais fait le col de Porte, qui est sympa et pas très compliqué. Mais c'était au tout début du printemps et, à 2 km du sommet, à la sortie d'un virage qui était aussi l'entrée dans une forêt, il y avait d'un seul coup 20 centimètres de neige sur la route et je me suis retrouvé nez à nez avec un chasse neige. Je dois dire que j'avais été pour le moins surpris.
Comme j'étais à Grenoble, j'avais aussi tenté la Bastille. Mais, avec mon braquet, et bien qu'ayant fait plusieurs tentatives en prenant un maximum d'élan sur le plat avant, je n'ai jamais réussi à atteindre le premier virage.
Contrairement à Hinault, je n'ai pas mis pied à terre (j'ai quand même ma fierté). J'ai juste fait dignement demi-tour.
Ma grande expérience me donne donc toute autorité pour parler avec expertise des choses du cyclisme. Notamment de Marc Fournier et de la Bardiani.


