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Modérateur : Modos VCN

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Par Nopik
#3110346
Ce truc des équipes conti invitées d'office existait déjà l'an dernier, j'en avais pas entendu parler concrètement mais le reglement était en tout cas dispo sur le site de l'uci.
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Par Adryy8
#3110349
Nopik a écrit :
25 janv. 2020, 07:37
Ce truc des équipes conti invitées d'office existait déjà l'an dernier, j'en avais pas entendu parler concrètement mais le reglement était en tout cas dispo sur le site de l'uci.
Oui ça fait même plusieurs années que c'est mis en place, ce qui explique la grosse présence d'Elkov sur le circuit des .2 françaises depuis quelques années notamment.
#3110376
Je salue l'initiative de l'UCI de faire un championnat du monde de gravel : c'est une pratique qui se fait de plus en plus, on voit de plus en plus de compétitions ou de randonnées qui se font dans la caillasse sur de la longue distance et en autonomie.

Par contre je suis sceptique dans sa mise en oeuvre : suivant le kilométrage, on pourrait soit se retrouver avec une épreuve de VTT d'endurance, soit une épreuve type flandrienne/Paris-Tours/cyclocross. Idem si on ne l'organise pas en autonomie totale avec juste un capteur GPS pour la traçabilité des coureurs. Encore une fois, je pense que c'est dans l'air du temps, voir cela peut être le salut du cyclisme, qui est en train de se perdre actuellement.

Mais dans la mise en pratique, je ne pense pas l'UCI capable d'assumer la responsabilité en lançant une course dans des conditions de circulations normales ou capable de libérer des centaines de kilomètres de sentiers/routes. Ou alors faire un circuit et grosse galère pour suivre la course avec ceux qui se prendront des tours. Bref, on risque d'avoir quelque chose qui existe déjà, en un peu différent. Ou alors ils nous pondent un mondial sur une compétition d'endurance dans la caillasse et là je dis chapeau :super:

Mais est-ce-que les graveleux ont besoin de l'UCI et d'un maillot irisé pour exister ? L'UCI est capable de flinguer ce nouveau sport en se l'appropriant :reflexion:
Les constructeurs eux, vendent de plus en plus de gravel donc ils seront intéressés par la démarche. Si ton vélo remporte le championnat du monde de gravel, c'est comme si tu remportais Roubaix, ça donne de la confiance aux potentiels acheteurs :study:
Par Quef
#3110390
Il est clair que l'UCI cherche à prendre dans son giron tous les vecteurs de développement. On l'a vu avec le esport l'an passé.

La réforme que veut actuellement imposer l'UCI au cyclo-cross devrait faire réfléchir ceux qui s'occupent du gravel...
#3110392
Quef a écrit :
25 janv. 2020, 10:47
Il est clair que l'UCI cherche à prendre dans son giron tous les vecteurs de développement. On l'a vu avec le esport l'an passé.

La réforme que veut actuellement imposer l'UCI au cyclo-cross devrait faire réfléchir ceux qui s'occupent du gravel...
Je pensais justement à ça. Mais c'est pas un secteur aussi bien développé que le CX, donc il y a tout à faire pour professionnaliser la pratique :study:
#3110436
Les discussions de ces derniers jours sur le problème du chevauchement des courses... Je suis aussi d'avis que le chevauchement n'est pas un problème. En termes économiques, cela s'appelle de la concurrence. Ensuite les organisateurs décident quand ils veulent que leurs épreuves se déroulent, car ce sont eux qui organisent et cherchent les financements. Tirreno - Adriatico au départ était une petite épreuve par étapes en préparation à Milan - San Remo, d'où sa place dans le calendrier. Le Dauphiné a toujours été la dernière grosse course par étapes avant le Tour, tandis qu'au Tour de Suisse, plus long, on trouvait plutôt des coureurs qui avaient fait le Giro et ne s'alignaient pas sur le Tour. Faire le Tour de Suisse n'a jamais été la préparation idéale pour un candidat à la victoire sur le Tour. Le calendrier cycliste n'est pas la somme de courses isolées les unes des autres, mais une articulation d'épreuves la plupart du temps interdépendantes. Déplacez Milan - San Remo en septembre et Tirreno ne sert plus à rien, autant y envoyer des cyclotouristes !

J'en ai assez de l'omnipotence de l'UCI, de sa dictature. Pourquoi Paris - Bruxelles a disparu ? À cause de la règle idiote des 200 km pour les courses en dessous du WT, soi-disant pour lutter contre le dopage. Absurde quand, dans le même temps, on oblige les coureurs à courir désormais de janvier à fin octobre sur tous les continents, en inventant au surplus des courses grotesques sportivement que l'on place d'office dans les courses WT. Les courses de la péninsule arabique, chinoises et même australiennes n'apportent rien au cyclisme. La promotion du cyclisme partout dans le monde ? À quoi ça sert, sinon à faire rentrer des pépètes dans les caisses d'une l'UCI FIFAïsée ? Soutenir le cyclisme dans des pays sans tradition est une chose, mais créer des courses sans intérêt sportif et les promouvoir au plus haut niveau est une aberration. Avec la politique actuelle de l'UCI, la plupart des classiques et quelques courses historiques n'auraient jamais pu voir le jour, à commencer par Bordeaux-Paris, Brest-Paris-Brest, Milan San Remo, Paris - Bruxelles, etc., toutes courses frisant ou dépassant largement les 300 km. Et ne parlons pas de Paris - Roubaix qui aurait été retoquée pour des questions de sécurité.

Le problème, pour moi, ce sont les bidules comme le WT qui oblige les équipes à être d'attaque et sur plusieurs fronts dès janvier. Les équipes sont si grosses qu'elles ne peuvent plus être sponsorisée par des marques commerciales, mais par des multinationales, des fonds souverains et autres trucs douteux. Ça fait que le cyclisme, sport européen par essence et tradition, où les courses majeures du calendrier se déroulent (5 ou 6 pays), est infesté par des financiers de pays qui n'ont rien à faire selon moi dans le cyclisme, à part sans doute blanchir des dessous douteux. Je suis sans doute ringard et dépassé, mais je préférais le cyclisme des équipes commerciales et locales, avec des identités nationales fortes. Ça m'angoisse, les équipes à 15 nationalités de coureurs. Pour moi, le clé, ce serait 75/25. Ta structure et ton financement sont français ? Obligation de 75% de coureurs français. Le reste, en fonction de la politique du sponsor. Il veut se faire connaître en Italie ? Il embauche 2 ou 3 Italiens. La diversité oui, mais dans la sobriété.
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Par Ancelin
#3110442
D'accord avec ton premier paragraphe Slava, par contre le reste... :sarcastic:

Le cyclisme (comme le monde d'ailleurs) est en pleine mondialisation, je trouve même que dans certains continents (Océanie, Amérique du Sud) le nombres de courses (UCI) ne sont pas assez nombreuses, il est donc logique de développé le cyclisme partout dans le monde même dans des pays/continents qui n'en ont pas la tradition.

Alors oui le calendrier est parfois mal fait (placement des courses d'AmNord) mais il est judicieux et préjudiciable de développer le cyclisme partout dans le monde en créant des courses plus ou moins intéressantes dans chaque coin du globe et ne pas se cantonner au vieux continent.

Concernant les sponsoring la pareil ça reflète la société actuelle, les gros mangent les petits...
Et pour la pérennité du cyclisme les grosses entreprises à petrodollars doivent s'engager (s'engager vraiment pas comme Total) car ce n'est pas aujourd'hui une petite entreprise qui va monter ou reprendre une équipe WT ou alors il faut une association de petites entreprises comme les équipes italiennes actuelles...

Bref tout discours ressemble à "c'était mieux avant, bla bla bla..." sauf que le monde évolue et nous devons s'y habituer. :siffle:
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Par loulou30
#3110464
-Kasseifretter- a écrit :
25 janv. 2020, 13:43
loulou30 a écrit :
25 janv. 2020, 13:27
J'arrive après l'orage mais le ''gravel'' c'est pas du cyclocross qui à déjà son championnat du monde :scratch:
Oui et pendant qu'on y est, le VTT, c'est du BMX et la piste, c'est un sprint en salle... :siffle:
:wink:
Ben quoi j'ai regardé sur internet et je vois que des images de CX :confused:
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Par Ancelin
#3110507
Le cyclo cross c'est plutôt dans les sous-bois et le gravel sur des chemins empierrés il me semble.
#3110511
-Kasseifretter- a écrit :
25 janv. 2020, 13:43
loulou30 a écrit :
25 janv. 2020, 13:27
J'arrive après l'orage mais le ''gravel'' c'est pas du cyclocross qui à déjà son championnat du monde :scratch:
Oui et pendant qu'on y est, le VTT, c'est du BMX et la piste, c'est un sprint en salle... :siffle:
:wink:
Ce que je voulais dire, c'est que l'UCI est capable de dénaturer le gravel et le faire se ressembler à des disciplines/courses déjà existantes. Il faudrait être d'accord déjà sur ce que c'est que le gravel (en terme de distance, d'auto suffisance). Si c'est pour faire un truc en circuit à dénivelée et une course d'une heure, ça ressemblerait trop au CX ou VTT dans le format. Si c'est pour faire une course de 200kms sur bitume + des secteurs graviers, ça ressemblerait trop à une flandrienne. Pour moi le gravel doit se démarquer en ressemblant d'avantage au cyclisme d'endurance (distance supérieure à 500kms en autonomie dans des petits sentiers/routes secondaires pour relier deux villes ou faire le tour d'une région :study: )
Par jicébé
#3110513
Je ne suis d'accord avec rien de ce que poste Slava:
- rien à ajouter sur ce que j'ai déjà dit à propos du chevauchement de courses
- se cantonner aux bonne vieilles épreuves de tradition dans 5-6 pays européens nous priverait d'épreuves, soit qui ont acquis droit de cité auprès de nombreux coureurs qui en font un vrai objectif - les Canadiennes -, soit se déroulent dans des pays où la culture du cyclisme existe depuis des lustres - Colombie - ou est en train de s'installer durablement - Australie -. Je ne parle pas des épreuves en Chine ou dans le Golfe où, je le reconnais, seul l'apport financier qu'elles représentent importe ...
- ... mais au nom de quel déni de la réalité de notre époque le cyclisme serait-il le seul bisounours au monde à dédaigner ce type d'apport?
Quant aux équipes, heureusement que quelques (trop) rares multinationales ou mécènes désirent encore y investir leur fric. Le cyclisme de papa où le brasseur, le boulanger et le boucher du coin suffisaient à sponsoriser une équipe est révolu et affirmer le contraire est aller à contre-courant.

Je voudrais en outre m'attarder sur quelques points particuliers dudit post de Slava:
- "Faire le Tour de Suisse n'a jamais été la préparation idéale pour un candidat à la victoire sur le Tour": dois-je rappeler le vainqueur 2019 du TdS?
- "Déplacez Milan - San Remo en septembre et Tirreno ne sert plus à rien": ça te branche tant que ça, cette habitude/attitude de considérer la plupart des épreuves comme n'étant que de préparation pour la suivante?
- "Pourquoi Paris - Bruxelles a disparu ? À cause de la règle idiote des 200 km ..." : faux; elle a disparu (ou plutôt a été dénaturée) parce que ses organisateurs en ont voulu ainsi: quand P-B est devenu Etterbeek-Laeken (soit 2 faubourgs de Bruxelles) en 2013, Paris-Tours (non WT) faisait 235 km la même année et encore 237 l'année suivante.
- Bordeaux-Paris et Paris-Brest-Paris n'ont pas disparu à cause de l'UCI, mais tout simplement parce qu'il n'y avait plus (assez) de coureurs désirant y participer.
- "Ta structure et ton financement sont français ? Obligation de 75% de coureurs français." : adieu donc Bahrain et UAE notamment qui, quoi qu'on pense des pays en question et de leurs sources de financement, donnent un job à 60 coureurs du plus haut niveau et à x fois plus de membres du staff.
#3110543
il est donc logique de développé le cyclisme partout dans le monde même dans des pays/continents qui n'en ont pas la tradition.

Et pourquoi est-il logique de développer artificiellement le cyclisme dans le monde entier ? Au nom de quelle absurde idéologie ? Et pourquoi pas non développer non plus dans le même esprit le bobsleigh en Afrique subsaharienne (ben oui, au nom quoi l'Afrique ne devrait pas bénéficier des bienfaits sportifs de la mondialisation), le marathon chez les Inuits (il faut s'ouvrir au monde, que diable !), les frites et les moules au Moyen Orient, etc. ?

il est judicieux ... de développer le cyclisme partout dans le monde en créant des courses plus ou moins intéressantes dans chaque coin du globe et ne pas se cantonner au vieux continent.

Extrait de quel bréviaire de l'agenda cycliste mondialiste ?

Des courses plus ou moins intéressantes n'intéressent plus ou moins personne ! Un type ou une organisation crée une course quelque part, ça prend, le public suit, et la course devient ensuite une épreuve réputée. Voilà comment ça fonctionne et doit continuer de fonctionner. Le cyclisme n'est pas le tennis où le lieu des tournois n'a pas d'importance fondamentale, c'est un sport de tradition, et ce type de sport doit évoluer lentement, car il est fragile. Rappelons que le public du cyclisme ne paie pas et que le fric provient des diffusions et autres droits. Le public belge ne s'intéressera jamais au Tour Down Under, désolé. Les passionnés, oui, mais le public non, y compris ce public de semi-passionnés qui se contente de suivre les grandes courses et ignorent le reste (trop d'épreuves, trop d'épreuves à l'intérêt sportif faible). Une seule course de création récente apporte quelque chose au cyclisme, et ce n'est pas une quelconque "Budweiser Himalaya Classic", mais les "Strade Bianche", dans un pays de vieille tradition cycliste, l'Italie. Que des courses fassent leur preuves avant d'être promues ! Ce sont les coureurs via la tradition et le palmarès qui donnent à une course son label, et pas une fédération internationale. Toutes les épreuves exotiques finisssent de toutes façons par disparaître, parce que ça ne prend pas ou que le financement ne suit pas. Le pourtant intéressant Tour de Californie n'existe déjà plus, mais le GP de l'Escaut, course historique d'assez faible intérêt toutefois, existe toujours (107 éditions !). Bref, la mondialisation du cyclisme est un leurre. Là où ça prend le mieux, c'est encore et toujours dans les pays européens, et encore, pas partout, faute justement d'épreuves intéressantes, de classiques éprouvées.

ce n'est pas aujourd'hui une petite entreprise qui va monter ou reprendre une équipe WT ou alors il faut une association de petites entreprises comme les équipes italiennes actuelles...

Je dis bien plus haut que pour moi le WT est une aberration. C'est mon avis. Il est évident qu'une entreprise locale ne peut pas sponsoriser une équipe de haut niveau, et c'est bien le problème. Avant, c'était possible, et dans cet avant-là que tu sembles mépriser, il y avait de bien plus beaux et grands cyclistes qu'aujourd'hui. Comme ce n'est plus possible, il faut faire appel à des multinationales qui s'offrent là une vitrine et n'en ont rien à carrer sinon du cyclisme et partiront demain matin en cas de pépins, à des mécènes privés (et farfelus) comme Oleg Tinkoff, passé de l'enthousiasme au dégoût en un clin d'œil, ou à des fonds souverains, ce qui encore plus inquiétant. Que le cyclisme soit en train de filer du côté anglo-saxon et des monarchies tirant leurs ressources du pétrodollar, puis demain du côté de la Chine, pays totalitaire, et alors que les épreuves historiques du cyclisme se trouvent dans 5 ou 6 pays européens, je trouve que c'est mettre le cyclisme en danger (ou pas le cyclisme, mais le cyclisme fondé sur la tradition que nous aimons). Demain Paris -Roubaix et les classiques disparaîtront ou seront remplacées par des épreuves en Chine, au Qatar, en Oman où je ne sais où, et tu viendras nous dire : "Le monde évolue et nous devons nous adapter." La FIA, la FIFA et autres similaires vont là où est le fric, car le fric est leur unique intérêt. L'UCI a cette ambition de devenir une fédération sportive dominante. Cela n'a rien à voir avec le cyclisme, mais avec la puissance, le pouvoir !

Bref tout discours ressemble à "c'était mieux avant, bla bla bla..." sauf que le monde évolue et nous devons s'y habituer. :siffle:

Discours de jeune con à un vieux con. :sarcastic:

Oui, je préférais un cyclisme moins développé, comme je préférais les voitures des années 50 ou le cinéma et la musique des Sixties/Seventies. Je préférais reconnaître les coureurs sur leur vélo, sans lunettes de soleil ni casques, ni oreillettes. Je préférais un sobre maillot Salvarani, Scic, Kas ou Faema aux maillots contemporains. Je préférais des équipes à identité nationales fortes, de fait. Ça ne m'empêche nullement de suivre encore le cyclisme, mais ne me demandez pas de m'emballer pour la "Tai-Chi-Chuan Road Race" ou 'Les 4 Jours du Chihuahua Occidental" !
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Par Rondeville
#3110548
@slava.borodin

J'apprends que le Tour de Californie a disparu. Je pensais qu'il était simplement annulé pour cette année en raison des incendies qui ont touché la région, mais si tu le dis, je pense que je vais plutôt te croire.

Je ne vois pas pourquoi tu écris tant de lignes sur un sujet que tu ne maîtrises pas et caricatures allègrement. Si tu suivais autre chose que le World Tour que tu décries tant, tu saurais que les circuits extra-européens sont eux aussi ancrés autour de courses historiques (qui n'ont certes pas un siècle), notamment le circuit asiatique. Tu reproches seulement à des acteurs - qui en fait ne sont pas du tout investis dans le World Tour, outre Bahrain et UAE - d'être arrivés après la France, la Belgique ou l'Italie. Ton commentaire n'est ni cohérent, ni pertinent, il est tout simplement puéril. Je ne sais pas, potasse un peu ton sujet avant de venir, va voir la startlist d'une course asiatique, tu y verras des formations ancrées depuis une dizaine d'années avec une très forte tradition nationale, au lieu de t'improviser clown avec ta « Tai-Chi-Chuan Road Race » !

Il y a beaucoup de courses, plus ou moins récentes, qui conservent une très forte identité en dehors du World Tour. Il peut s'agir du berceau du cyclisme (les multiples courses françaises, belges, italiennes, etc.), de la seconde vague européenne (l'Artic Race of Norway par exemple) ou encore de la Tropicale Amissa Bongo. Le cyclisme dont tu parles n'est pas mort (il n'est déjà pas totalement mort avec le World Tour...), il suffit simplement de savoir se sortir les doigts du cul et de daigner se renseigner sur les divisions inférieures... tout en acceptant que celles-ci soient animées par des personnes qui ne viennent pas toujours d'Europe occidentale, car bien souvent leurs représentants jurent bien plus par le World Tour que le Tchèque ou le Rwandais du coin.
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Par dolipr4ne
#3110552
Debats tres interessants!

N’etant pas extremiste, j’aurais tendance à me situer pile-poil entre les avis de slava (comment tu te serais bien entendu avec tuco, toi!) et de jicébé.
Autant je suis profondement attaché à beaucoup de traditions dans le vélo (slava a bien décrit les tresors à preserver et qui font quasi office d’anormalités dans le sport moderne, au meme titre que la descente de Wengen en ski alpin , par exemple, qui, si elle n’etait pas un « monument », serait sans aucun doute recalée par les instances modernes), autant je ne peux pas faire comme si la mondialisation n’existait pas, difficile d’imaginer un sport qui s’en départirait completement. Apres, quand ça fait des courses qu’on a presque honte de regarder...
Dernière édition par dolipr4ne le 25 janv. 2020, 15:51, édité 1 fois.
#3110553
Le cyclisme de papa où le brasseur, le boulanger et le boucher du coin suffisaient à sponsoriser une équipe est révolu et affirmer le contraire est aller à contre-courant.

Eh bien oui il est révolu, mais les courses que tous les coureurs veulent gagner restent les courses du temps où le cyclisme fleurait bon le houblon, le pain et la paupiette de papa ! Voilà le paradoxe !

- "Faire le Tour de Suisse n'a jamais été la préparation idéale pour un candidat à la victoire sur le Tour": dois-je rappeler le vainqueur 2019 du TdS?

Une exception ne fait pas une règle. Les candidats à la victoire sur le TDF n'ont jamais ou alors très rarement privilégier le TDS (trop long, parfois trop dur peut-être, si près du Tour) par rapport au Dauphiné. Sinon, le vainqueur du Tour de Suisse 2019 se préparait pour le Tour en tant qu'équipier, non en tant que candidat à la victoire, surtout que son leader avait remporté le Tour l'année précédente. Du reste, un coup d'œil sur la suite du classement du TDS 2019 prouve que ce que je disais. Les candidats sérieux à la victoire sur le Tour se trouvaient au Dauphiné, le classement de l'épreuve en fait foi. C'est donc une constante, avec de rares exceptions. Je ne dis pas que ça doit être ainsi, mais que c'est comme ça.

ça te branche tant que ça, cette habitude/attitude de considérer la plupart des épreuves comme n'étant que de préparation pour la suivante ?

Ça ne me branche pas, c'est la tradition qui veut ça. On courait telle ou telle course en guise de préparation, et ce n'était pas en soi des objectifs, sauf pour les lieutenants ou équipiers. C'est la perspective proche de Milan - San Remo qui a fait le succès de Tirreno, et c'est ce succès qui a permis la promotion de l'épreuve courue par les plus grands. Maintenant, enlève l'obligation faite aux meilleurs équipes de participer aux courses, supprime le WT et déplace Milan - San Remo et tu verras que Tirreno deviendra une course où l'on ne verra plus guère que des équipes italiennes.

Certaines courses s'autonomisent, c'est vrai. On court désormais Gand - Wevelgem pour gagner Gand - Wevelgem et la course n'est plus la consolation des battus du Ronde. Cependant, la course n'est pas pour autant devenue une classique d'égale importance que le Ronde ou Roubaix.

"Pourquoi Paris - Bruxelles a disparu ? À cause de la règle idiote des 200 km ..." : faux; elle a disparu (ou plutôt a été dénaturée) parce que ses organisateurs en ont voulu ainsi: quand P-B est devenu Etterbeek-Laeken (soit 2 faubourgs de Bruxelles) en 2013, Paris-Tours (non WT) faisait 235 km la même année et encore 237 l'année suivante.

Faux. Renseigne-toi. Paris-Bruxelles a perdu la dérogation que Paris-Tours a conservée !

Bordeaux-Paris et Paris-Brest-Paris n'ont pas disparu à cause de l'UCI, mais tout simplement parce qu'il n'y avait plus (assez) de coureurs désirant y participer.

Je n'ai pas dit le contraire. C'était des courses assez spéciales quand même, et qui ont disparu bien avant la création de l'UCI pour Paris-Brest-Paris, ou qui ont connu très tôt des difficultés, du fait de sa spécificité, pour Bordeaux-Paris. Le problème de ces courses était leur longueur (il fallait partir la nuit !) et le fait qu'elles se couraient non par équipes mais en individuels, et une bonne partie du parcours derrière un cyclomoteur pour Bordeaux-Paris. Ces courses sont mortes de fait de leur archaïsme. Paris - Roubaix est une rescapée, elle aurait pu et même dû disparaître, à cause de... l'asphalte !

Ta structure et ton financement sont français ? Obligation de 75% de coureurs français."[/i] : adieu donc Bahrain et UAE notamment qui, quoi qu'on pense des pays en question et de leurs sources de financement, donnent un job à 60 coureurs du plus haut niveau et à x fois plus de membres du staff.

Tu n'es pas tort. Je signale juste que cette dépendance d'un sport fondamentalement européen à la finance des monarchies du Golfe et de la Chine demain n'est pas normale, et je la trouve malsaine, étant donné que les courses majeures restent, elles, européennes. Quand ce financement exotique disparaîtra (aussi soudainement qu'il est apparu sans doute), il n'y aura personne pour reprendre le truc et le cyclisme maigrira fortement et reviendra sur ses terres. Et alors on remerciera les sponsors continentaux d'exister, car ce sont de petites structures souples pour la plupart, même si leur modèle se calque de plus en plus sur les écuries du WT : "More money, Sir, much more !"
#3110557
Bordeaux-Paris et Paris-Brest-Paris n'ont pas disparu à cause de l'UCI, mais tout simplement parce qu'il n'y avait plus (assez) de coureurs désirant y participer.

Il aurait fallu plus justement écrire : "Parce qu'il n'y avait plus assez de coureurs CONNUS pour y participer"

Tant que les organisateurs parvenaient à attirer 2 ou 3 têtes d'affiche, Bordeaux-Paris allait bon an, mal an. Entre 46 et 85, soit 3 ans avant sa disparition, il n'y a jamais eu plus de 20 coureurs au départ. Les trois dernières éditions se sont courues sans entraîneur, en peloton, donc ce n'était déjà plus Bordeaux - Paris.
#3110562
Rondeville a écrit :
25 janv. 2020, 15:30

Je ne vois pas pourquoi tu écris tant de lignes sur un sujet que tu ne maîtrises pas

Niveau comique, mec, tu te surpasses ! Je suis le cyclisme depuis 50 ans et je connais l'histoire, la légende du cyclisme. Alors ta tradition d'un cyclisme vieux de 10 ans, hein, tu devines où je me la carre ! J'aime bien ta fraîcheur sur ce coup-là, mais permets-moi de te dire que le cyclisme n'est pas né avec toi.

Je ne critique pas le fait qu'il qu'il y ait un Tour du Clown Belge au Guatemala ou une Classique Tartempion à Taïwan, mais que l'UCI promeuve au plus haut niveau des épreuves sans histoire ni palmarès ! Il fallait, pour comprendre ça, non se retirer les doigts du luc, mais me lire simplement !
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