Ah, le bon ennui des étapes toutes plates qui finissent au sprint, avec des nazes qui n'ont aucune chance de l'emporter à l'avant. Pourtant, on a des spécialistes de la victoire surprise in extremis façon Wallays/Cima à l'avant
Silvan Dillier (29 ans, AG2R-La Mondiale

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Débutant à la BMC en 2014, le coureur polyvalent suisse remporte une étape du tour d’Italie en 2017, en réglant au sprint Jasper Stuyven après 217 kms d’une étape plutôt plate. Coureur endurant, il signe en 2018 chez Ag2r et fait sensation en étant le dernier rescapé de l’échappée matinale de Paris-Roubaix, parvenant à tenir le rythme et même à relayer Peter Sagan dans le final pour s’offrir une seconde place de prestige. Coureur très offensif, il a été plus discret cette année malgré de bonnes performances sur les flandriennes. Il s’est échappé cette année sur l’étape d’Aries de Maestrat puis celle d’Igualada mais il semble souffrir dès que la pente s’élève. Le voilà donc sur son terrain de jeu, et son expérience des échappées est un atout pour tenter de se jouer du peloton aujourd’hui.
Luka Pibernik (25 ans, Bahrain-Merida, SVN)
Le cyclisme slovène est à la fête sur cette vuelta et c’est donc Pibernik qui aura la lourde tâche de représenter son pays aujourd’hui à l’avant de la course. Bon rouleur, avec un profil de coureur de classiques, c’est sa première échappée de l’année pour un coureur qui a fait un début de saison anecdotique, certainement comme équipier de ses leaders Nibali et Teuns notamment. Après une préparation au tour de Pologne, le voilà qui a la chance de s’exprimer aujourd’hui, lui qui est en fin de contrat et fut double vainqueur de championnat de Slovénie, très jeune à 21 ans et vainqueur d’une étape de l’Eneco Tour. C’est sa cinquième saison professionnelle pour ce coureur fidèle à la structure Bahrain/Lampre.
Harm Vanhoucke (22 ans, Lotto-Soudal

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Le jeune coureur belge est néo-pro chez la Lotto après avoir été formé au sein de la Lotto U23. C’est un bon grimpeur, qui a fait de belles places sur les CG au niveau amateur. En 2017, il a remporté la flèche Ardennaise, une étape du Tour de Savoie, une autre du tour du Val d’Aoste, 3ème du CG du tour de Savoie et 4ème de la Ronde de l’Isard et du Tour d’Alsace. Bref, un beau pédigré et il a pu se tester sur de nombreuse courses d’une semaine au niveau WT. Il semble prendre de la caisse sur cette année, s’appliquant à terminer ses courses sans pression de résultat. On a cependant pu le voir à l’attaque sur le Tour de Romandie cette année. Il est a environ 50 jours de course et il est surprenant de le voir à l’attaque sur ce terrain, mais il a été auteur d’un chrono pas mauvais à Pau (68ème) donc à voir s’il ne cherche pas à devenir le coureur complet qui cartonnera les prochaines années sur les courses par étapes.
Salvatore Puccio (30 ans, Team Ineos

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Fidèle de la Sky depuis son embauche en 2012, il a tenté de remporter des étapes sur le Giro et la Vuelta, en 2015 et en 2016, profitant des peu de Gts où son équipe n’était pas en lice pour la victoire finale. Equipier modèle, au profil complet, il a également participer à de nombreuses classiques et tient pour meilleur résultat une 12ème place sur Milan SanRémo en 2014 (12ème). Cette année, il participa au Giro mais dû travailler pour Sivakov. Après être passé par le Tour de Pologne, il a donc profité des coups du sort de son équipe et du manque de résultats de ses leaders dans les échappées pour tenter sa chance sur une étape qui correspond à son profil de bouffeur de vent.
Diego Rubio (28 ans, Burgos BH

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Après un passage au Portugal (Efapel) puis à la Caja Rural, avec à la clé de bonnes performances sur les courses continentales, il a signé l’an passé à la Burgos, et s’est montré à son avantage sur le Tour de Catalogne. Echappé sur une étape de transition, dans un final décousu, il parvient à résister au peloton en compagnie de Max Schachmann pour aller chercher une belle 2ème place. Il s’agit de sa troisième Vuelta, et on a pu le voir cette année faire une belle perf’ sur le Tour d’Aragon (top 10) et sur ses championnats nationaux (double top 10). Habitué aux échappés sur les étapes plates, il avait tenter sa chance en première semaine sur l’étape d’Alicante, où Sam Bennett avait eu le dernier mot. Bis repetita aujourd’hui ?
Stéphane Rossetto (32 ans, Cofidis

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Le coureur francilien est un habitué de la Vuelta. Bon rouleur, coureur offensif, il a construit sa légende sur une belle victoire en solitaire sur le Tour du Yorkshire l’an passé. Après une lourde chute en début de saison, il a profité de sa fraicheur pour devenir vice-champion de France du CLM dans des conditions caniculaires, puis a animé le Tour de France, tant sur la route pour accompagner Yoann Offredo dans les étapes galères promises au sprinteur qu’avec son franc-parler devant les médias. Semblant a bout de course sur cette Vuelta, il a fait des tentatives timides d’échappées, à Ares de Maestrat et au Mas de la Costa, en première semaine. Hier, De Gendt a pris la tête du classement des baroudeurs annuels de peu devant Maestri, mais Rossetto est en embuscade puisqu’il lui suffit de faire 50 kms environ dans cette échappée pour passer en tête
Mon prono : La Burgos sur cette Vuelta, c'est comme Astana du début de saison, elle est injouable
3 étoiles : Rubio
2 étoiles : Rossetto, Dillier
1 étoile : Puccio, Pibernik, Vanhoucke