Pour en revenir sur le train de vie de chacun, toute façon c'est compliqué de concilier les potes / la copine / le vélo.
Pour ma part, jusque là, c'est plutôt les bringues avec les potos qui ont trinqué.. et ça me fait chier. Mais maintenant que mes 2 objectifs sont passés, je vais relâcher un peu. Ca fait un moment que je suis à bloc, ça va faire du bien de lâcher. Je vais continuer à rouler, mais je vais arrêter les petits sacrifices à côté.
Si j'ai le temps, j'irai de mon petit CR sur la Pyrénéenne, si j'ai le temps…
Pour ce qui est de l'ambiance cycliste, moi qui vient du milieu du foot, je sens vraiment la différence entre la mentalité sport collectif / sport individuel. Et je me retrouve pas vraiment dans la 2ème. Mais c'est normal, j'ai baigné dans le sport collectif depuis ma tendre enfance jusqu'à mes 25 ans. Et je rejoins Steven sur le côté prétentieux, on le retrouve dans tous les sports globalement, ça dépend plus de la nature de chacun que du sport qu'on pratique.
Cyclosportives 2019
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Re: Cyclosportives 2019
Je me suis régalé en lisant les derniers comptes rendus, je vais participer aussi en vous faisant un petit retour sur la Marmotte que j'ai disputée dimanche dernier.
Il y a des déclinaisons dans d'autres secteurs, je parle bien de la Marmotte Granfondo Alpes, c'est à dire le parcours avec Glandon, Télégraphe, Galibier et arrivée à l'Alpe d'Huez, voici le parcours :

Cette épreuve était l'objectif de ma saison, je vous explique un peu la démarche. En principe j'adore rouler en montagne mais je ne suis pas du tout grimpeur, je prends du plaisir depuis pas mal d'années sur des courses FFC 3ème ou 2ème catégorie. Depuis juin 2018 j'ai stoppé la compétition pour raisons familiales et professionnelles. Et le souci c'est que sans objectifs... J'ai quasiment pas roulé du tout durant le 2ème semestre 2018, je savais qu'en 2019 je devrais travailler beaucoup les week-ends. Bref, impossible de faire une saison de compétition, mais je cherchais un objectif ponctuel à préparer suffisamment difficile pour me botter le cul pour aller rouler et arrêter de végéter. Du coup en février je m'inscris à la Marmotte et à quelques autres épreuves en amont pour me préparer. Au final j'arrive au départ avec 3500 km au compteur depuis le début de l'année, c'est peu mais j'ai pas mal de sorties longues en montagne, je sens que je suis bien plus endurant que d'habitude et que l'entrainement a payé dans les intensités que j'ai ciblé (I2/I3/I4).
Le matin, réveil à 5h, le temps de manger, de se préparer et de descendre au départ. La descente de l'Alpe d'Huez à 6h du matin ça réveille ! Je n'avais jamais fait l'épreuve, je pars donc dans le dernier sas (3 sas différents pour un départ toutes les 30 minutes). L'attente est longue jusqu'au départ, il fait frais, il tombe même quelques gouttes alors que la météo annonçait beau toute la journée. Nous sommes 3500 dans mon sas, mais je suis placé à l'avant sur la ligne, tant mieux parce que j'ai la crainte de la chute sur les 15 premiers kilomètres plats avant d'attaquer le Glandon. Le départ est donné et tout se passe bien sur le plat, on commence le Glandon et on rattrape déjà une partie des 4000 concurrents partis dans les sas précédents. Certains ont déjà l'air dans le dur, je me demande comment ils vont faire pour rallier l'arrivée. Ca bouchonne presque, et ça sera comme ça jusqu'au sommet. Finalement je prends mon rythme sans trop m'occuper des autres, je commence à m'alimenter dès les premiers kilomètres du Glandon. Le col se passe bien, il est tôt et nous sommes à l'ombre, les paysages sont déjà grandioses. Au sommet le temps est arrêté juste avant le ravitaillement, j'en profite pour me faufiler parmi la foule et remplir les bidons. Je mange un morceau et je repars tranquille, le chrono ne reprend qu'après la descente jugée dangereuse. En fait elle est pas dangereuse, mais je comprends pourquoi, beaucoup sont en galère dans la descente. Je sais que la longue vallée de la Maurienne qui suit devra se faire en groupe à l'économie, du coup je suis en roue libre, au bas de la descente un petit groupe me double et je prends la roue, ça me semble être un bon groupe pour la vallée !
Finalement la Maurienne se passe sans histoires dans un groupe qui roule pas mal, je m'alimente bien comme durant la descente du Glandon. Je m'arrête avant le Télégraphe pour m'alléger et c'est parti, il fait chaud, mais c'est supportable, le sel pique les yeux quand même. J'ai déjà fait 2 fois Télégraphe-Galibier et j'ai coincé les deux fois dans le Galibier, je sais qu'il faut être très patient. Le Télégraphe passe pas trop mal à 14 km/h de moyenne, je mange une barre, j'ai prévu de m'arrêter prendre de l'eau au ravito à Valloire. Mais on sort de Valloire et je n'ai pas vu de ravito ! Tant pis, je remplis le bidon dans une fontaine et je repars... 500 mètres plus loin il y avait le ravito ! Pas grave, j'attaque le long et difficile Galibier. Je me mets à un rythme régulier, j'ai prévu de prendre 2 gels durant la montée pour éviter la fringale avant le sommet, je ne suis pas encore lassé du sucré, tant mieux ça faisait partie de mes craintes. On arrive au Plan Lachat, la partie raide commence et il fait 19 degrés, un petit vent frais, au top pour moi qui ne supporte pas le chaud. Nous sommes à plus de 100 km de course mais ça va bien, je monte en rythme et je double du monde. Finalement les sensations sont très bonnes, je fais les 10 derniers kilomètres du Galibier (les plus raides) à 11.5 km/h. Au sommet j'avais prévu de m'alimenter en salé, j'avais emmené des Tuc, mais finalement il y en a au ravito ! Je mange des Tuc, du pain et du camembert, ça fait du bien de manger salé ! Je remplis les bidons et je pars pour la longue descente.
La descente jusqu'au Lautaret se passe bien mais il y a des grosses rafales de vent. Ensuite il y a moins de pente, et le vent est de face... Un petit groupe se constitue, on prend plus ou moins des relais et plus on descend, plus il fait chaud. Avec la chaleur et la durée de l'effort, j'ai du mal à boire et manger, je me force mais recommencer l'alimentation sucrée est difficile pour l'estomac. Je sais que la montée finale vers l'Alpe d'Huez va se faire dans la douleur et au mental. On attaque l'Alpe d'Huez, il est autour de 14h30, le compteur affiche 34 degrés, il n'y a pas d'air dans la montée et on est en plein soleil, les conditions que je n'aime pas du tout (jusqu'ici j'avais eu de la chance !). Je suis à 10 km/h, je ne peux pas aller plus vite, j'espère juste avoir assez d'essence pour monter jusqu'en haut à cette vitesse sans m'arrêter. Je commence à avoir mal partout (pied, fesses, jambes évidemment), je compte les kilomètres et j'essaie de me convaincre que la fin est moins raide à partir des 3 derniers kilomètres (c'est faux, mais ça me faisait toujours un objectif intermédiaire !). En revanche il fait moins chaud avec la montée en altitude, ça compense mes réserves qui diminuent, du coup je tiens jusqu'en haut sur le même rythme, mais bon sang que la montée aura été interminable.
Je termine avec 7h38 de vélo, 22.7 km/h de moyenne. Mon temps officiel en ajoutant les pauses et en retirant la descente du Glandon est de 7h25, 645ème sur 7500, difficile de comparer les temps vu qu'il y avait des sas qui partaient en décalé. Content de l'expérience, de ma gestion de l'effort et de l'alimentation, j'ai coincé dans la montée finale mais pas non plus explosé. Il aurait fait caniculaire comme la semaine précédente ça n'aurait pas été la même... En tout cas c'est à faire une fois pour ceux qui aiment les cyclos montagneuses ! A 21h, petite glace en terrasse et je vois encore des concurrents arriver, bon sang ils me donnent la chair de poule. Les gars ont fait 14h de vélo pour rejoindre l'arrivée, je trouve ça impressionnant mais je me demande comment ils font pour avoir autant la foi. Surtout que certains reviennent chaque année, c'est vraiment des fous !
Il y a des déclinaisons dans d'autres secteurs, je parle bien de la Marmotte Granfondo Alpes, c'est à dire le parcours avec Glandon, Télégraphe, Galibier et arrivée à l'Alpe d'Huez, voici le parcours :

Cette épreuve était l'objectif de ma saison, je vous explique un peu la démarche. En principe j'adore rouler en montagne mais je ne suis pas du tout grimpeur, je prends du plaisir depuis pas mal d'années sur des courses FFC 3ème ou 2ème catégorie. Depuis juin 2018 j'ai stoppé la compétition pour raisons familiales et professionnelles. Et le souci c'est que sans objectifs... J'ai quasiment pas roulé du tout durant le 2ème semestre 2018, je savais qu'en 2019 je devrais travailler beaucoup les week-ends. Bref, impossible de faire une saison de compétition, mais je cherchais un objectif ponctuel à préparer suffisamment difficile pour me botter le cul pour aller rouler et arrêter de végéter. Du coup en février je m'inscris à la Marmotte et à quelques autres épreuves en amont pour me préparer. Au final j'arrive au départ avec 3500 km au compteur depuis le début de l'année, c'est peu mais j'ai pas mal de sorties longues en montagne, je sens que je suis bien plus endurant que d'habitude et que l'entrainement a payé dans les intensités que j'ai ciblé (I2/I3/I4).
Le matin, réveil à 5h, le temps de manger, de se préparer et de descendre au départ. La descente de l'Alpe d'Huez à 6h du matin ça réveille ! Je n'avais jamais fait l'épreuve, je pars donc dans le dernier sas (3 sas différents pour un départ toutes les 30 minutes). L'attente est longue jusqu'au départ, il fait frais, il tombe même quelques gouttes alors que la météo annonçait beau toute la journée. Nous sommes 3500 dans mon sas, mais je suis placé à l'avant sur la ligne, tant mieux parce que j'ai la crainte de la chute sur les 15 premiers kilomètres plats avant d'attaquer le Glandon. Le départ est donné et tout se passe bien sur le plat, on commence le Glandon et on rattrape déjà une partie des 4000 concurrents partis dans les sas précédents. Certains ont déjà l'air dans le dur, je me demande comment ils vont faire pour rallier l'arrivée. Ca bouchonne presque, et ça sera comme ça jusqu'au sommet. Finalement je prends mon rythme sans trop m'occuper des autres, je commence à m'alimenter dès les premiers kilomètres du Glandon. Le col se passe bien, il est tôt et nous sommes à l'ombre, les paysages sont déjà grandioses. Au sommet le temps est arrêté juste avant le ravitaillement, j'en profite pour me faufiler parmi la foule et remplir les bidons. Je mange un morceau et je repars tranquille, le chrono ne reprend qu'après la descente jugée dangereuse. En fait elle est pas dangereuse, mais je comprends pourquoi, beaucoup sont en galère dans la descente. Je sais que la longue vallée de la Maurienne qui suit devra se faire en groupe à l'économie, du coup je suis en roue libre, au bas de la descente un petit groupe me double et je prends la roue, ça me semble être un bon groupe pour la vallée !
Finalement la Maurienne se passe sans histoires dans un groupe qui roule pas mal, je m'alimente bien comme durant la descente du Glandon. Je m'arrête avant le Télégraphe pour m'alléger et c'est parti, il fait chaud, mais c'est supportable, le sel pique les yeux quand même. J'ai déjà fait 2 fois Télégraphe-Galibier et j'ai coincé les deux fois dans le Galibier, je sais qu'il faut être très patient. Le Télégraphe passe pas trop mal à 14 km/h de moyenne, je mange une barre, j'ai prévu de m'arrêter prendre de l'eau au ravito à Valloire. Mais on sort de Valloire et je n'ai pas vu de ravito ! Tant pis, je remplis le bidon dans une fontaine et je repars... 500 mètres plus loin il y avait le ravito ! Pas grave, j'attaque le long et difficile Galibier. Je me mets à un rythme régulier, j'ai prévu de prendre 2 gels durant la montée pour éviter la fringale avant le sommet, je ne suis pas encore lassé du sucré, tant mieux ça faisait partie de mes craintes. On arrive au Plan Lachat, la partie raide commence et il fait 19 degrés, un petit vent frais, au top pour moi qui ne supporte pas le chaud. Nous sommes à plus de 100 km de course mais ça va bien, je monte en rythme et je double du monde. Finalement les sensations sont très bonnes, je fais les 10 derniers kilomètres du Galibier (les plus raides) à 11.5 km/h. Au sommet j'avais prévu de m'alimenter en salé, j'avais emmené des Tuc, mais finalement il y en a au ravito ! Je mange des Tuc, du pain et du camembert, ça fait du bien de manger salé ! Je remplis les bidons et je pars pour la longue descente.
La descente jusqu'au Lautaret se passe bien mais il y a des grosses rafales de vent. Ensuite il y a moins de pente, et le vent est de face... Un petit groupe se constitue, on prend plus ou moins des relais et plus on descend, plus il fait chaud. Avec la chaleur et la durée de l'effort, j'ai du mal à boire et manger, je me force mais recommencer l'alimentation sucrée est difficile pour l'estomac. Je sais que la montée finale vers l'Alpe d'Huez va se faire dans la douleur et au mental. On attaque l'Alpe d'Huez, il est autour de 14h30, le compteur affiche 34 degrés, il n'y a pas d'air dans la montée et on est en plein soleil, les conditions que je n'aime pas du tout (jusqu'ici j'avais eu de la chance !). Je suis à 10 km/h, je ne peux pas aller plus vite, j'espère juste avoir assez d'essence pour monter jusqu'en haut à cette vitesse sans m'arrêter. Je commence à avoir mal partout (pied, fesses, jambes évidemment), je compte les kilomètres et j'essaie de me convaincre que la fin est moins raide à partir des 3 derniers kilomètres (c'est faux, mais ça me faisait toujours un objectif intermédiaire !). En revanche il fait moins chaud avec la montée en altitude, ça compense mes réserves qui diminuent, du coup je tiens jusqu'en haut sur le même rythme, mais bon sang que la montée aura été interminable.
Je termine avec 7h38 de vélo, 22.7 km/h de moyenne. Mon temps officiel en ajoutant les pauses et en retirant la descente du Glandon est de 7h25, 645ème sur 7500, difficile de comparer les temps vu qu'il y avait des sas qui partaient en décalé. Content de l'expérience, de ma gestion de l'effort et de l'alimentation, j'ai coincé dans la montée finale mais pas non plus explosé. Il aurait fait caniculaire comme la semaine précédente ça n'aurait pas été la même... En tout cas c'est à faire une fois pour ceux qui aiment les cyclos montagneuses ! A 21h, petite glace en terrasse et je vois encore des concurrents arriver, bon sang ils me donnent la chair de poule. Les gars ont fait 14h de vélo pour rejoindre l'arrivée, je trouve ça impressionnant mais je me demande comment ils font pour avoir autant la foi. Surtout que certains reviennent chaque année, c'est vraiment des fous !
Re: Cyclosportives 2019
Bravo ! CR sympa à lire et très bon résultat.
En effet, l'Alpe d'Huez dans ces conditions peut vite devenir terrible. Le pied est étouffant avec le soleil qui réverbère sur les parois rocheuses à flanc de route.
Edit : Les fameuses mêmes parois qui fait qu'il n'y a pas un pet de vent non plus ... Le combo atroce.
En effet, l'Alpe d'Huez dans ces conditions peut vite devenir terrible. Le pied est étouffant avec le soleil qui réverbère sur les parois rocheuses à flanc de route.
Edit : Les fameuses mêmes parois qui fait qu'il n'y a pas un pet de vent non plus ... Le combo atroce.
I AM THE LAW. (Chris Froome)
I'm here to kick ass and chew bubble gum, and I'm all out of gum. (Duke Nukem)
I'm here to kick ass and chew bubble gum, and I'm all out of gum. (Duke Nukem)
Re: Cyclosportives 2019
Bravo, belle performance !
Effectivement la montée de l'Alpe d'Huez est toujours un moment difficile sur cette cyclo. Entre la chaleur, le fait qu'il n' y ait quasiment pas d'ombre et la fatigue c'est souvent compliqué. Mais quelle joie de boucler la Marmotte, c'est toujours un grand moment
Effectivement la montée de l'Alpe d'Huez est toujours un moment difficile sur cette cyclo. Entre la chaleur, le fait qu'il n' y ait quasiment pas d'ombre et la fatigue c'est souvent compliqué. Mais quelle joie de boucler la Marmotte, c'est toujours un grand moment
Re: Cyclosportives 2019
Allez hop, gros retour sur mon EDT 2019.
Avant-propos :
Hé oui c'est moi On3, vous le savez, l'EDT c'est ma grande passion !

Donc oui, c'est la 7ème (!) édition de rang sur laquelle je m'engage. Avec comme objectif : faire mieux à chaque fois.
Evidemment, ça n'a pas toujours été une réussite.
Et donc après une bonne édition 2016 et une progression de ~2000 places, ça faisait 2 ans que je luttais à rentrer dans l'objectif, soit le top 1000.
Du coup, cette cyclo m'obsède. Toute la saison je me prépare pour ça, je pense principalement à ça pour me motiver à aller rouler. Et le mal que je m'inflige sur le vélo, c'est pour réussir cet objectif annuel. En somme je mange, je bois, je roule EDT.
L'an dernier, suite à un second échec d'affilé pour rentrer dans l'objectif, je m'achète un capteur de puissance et je décide de me focaliser sérieusement sur une meilleure organisation de mon entrainement (ce qui ne veut pas dire nécessairement plus, même si c'est au final ce qui est arrivé -parce que j'ai réussi à me dégager un peu plus de temps, parce que je le voulais bien, mais aussi et surtout grâce à une meilleure optimisation !-).
J'ai aussi changé mon alimentation, en laissant tomber les desserts à la con trop sucrés, en revoyant tout mon petit dej (beaucoup trop de sucres rapides, pas assez de sucres lents), et en mangeant beaucoup plus de fruits et légumes de manière générale.
Hasard des choses ou réel impact, je n'ai pas été une seule fois malade de la saison (mon petit en a pourtant ramené plusieurs à la maison, comme d'habitude), et je n'ai pas eu non plus de période de fatigue.
Ah puis, je suis aussi revenu à du classique et éprouvé dans mon alimentation en course aussi, vu que toute la saison dernière a été ruinée par des chiasses provoquées par des produits mal supportés (smiley elephant mais pas trop quand même car c'était pas hyper confortable sur le moment
).
Du coup, j'ai bien réussi mes cyclos précédentes, l'entraînement a été appliqué et fructueux, et je sais que je n'ai jamais été aussi préparé au départ de l'EDT. Bref, 50% de l'objectif est déjà réalisé, il faut concrétiser maintenant.
Avant course :
Je vais passer assez vite sur cette étape, car pour une septième participation tout est rôdé. Il n'y a donc moins de stress et plus de sérénité. :)
Moins de "rêve" sur le village départ aussi, où tu passes finalement assez vite récupérer ton dossard et tu te casses parce que c'est le cagnard et qu'il y a trop peu d'ombre. À noter que tu hésites quand même sur le stand Gobik à demander le prix des maillots Caja Rural et Kometa ... Puis tu ne le fais finalement pas car tu sais que ça va encore être un coup de 100€.
Bon si, quand même, le "presque fail" de la semaine pré-EDT, c'est quand tu rentres le mardi soir et qu'on t'annonce qu'il y a une petite qui a une angine chez la nourrice.
Ainsi, ton gamin à la nez qui coule le mercredi, il fait une nuit à chier (et donc toi aussi), rebelote le jeudi.
Toi tu te tapes une bonne grosse fatigue le mercredi, t'as la gorge qui te pseudo-démange (psychosomatique ou réel, tu angoisses), le jeudi t'es fébrile.
Finalement le vendredi tu te sens quand même mieux, tu te dis que ton corps a combattu le virus avec succès et qu'il y aura surcompensation dimanche (de l'ordre du marginal gain froomesque et sa déshydratation fonctionnelle là ...), puis c'est au tour de ta compagne d'être malade : maux de gorge, fièvre ... Donc tu angoisses de nouveau, tout en essayant de rester lucide en te disant que la période où ils étaient contagieux est passée et que t'es tranquille.
Finalement, tu passes entre les gouttes, et le réveil le dimanche matin à 4h ne pique pas.

(on rigole, on rigole, mais là aussi demi-elephant seulement parce que la perspective de voir l'objectif encore raté à cause d'un virus la semaine de l'EDT ne me faisait pas trop rire)
Toujours dans le genre "great success", je surveille la météo toute la semaine et la canicule n'est finalement annoncée que pour le lundi (alors que c'était limite avec dimanche à la base). Il fera donc chaud, mais comme un mois de juillet dans le coin quoi.
Idem, pas d'orage non plus, là aussi météo france laissait planer le doute une partie de la semaine (dans le doute, j'avais les roues alu en plus).
Bref, si j'ai eu des doutes la semaine de la course, ça semble se présenter mieux que prévu.
Le matin :
Le matin, on est sur la route avec mon frangin à 5h30. Tout comme des milliers d'autres mecs qui vont tous en direction d'Albertville. Parmi eux, pas mal de mecs de notre résidence d'ailleurs (réservable dès Novembre dernier sur booking, et possible pour WE prolongé, ceci explique cela). D'ailleurs la veille au soir, j'ai pu admirer quelquess beaux Sworks également un Wilier couleur ramato ...
On se gare à l'entrée d'Albertville et on observe toujours les habituels débiles qui voient tout le monde se garer mais qui font le forcing pour aller toujours plus près du départ en voiture ... jusqu'à devoir faire demi-tour parce que c'est fermé.
On se prépare et on part rejoindre le sas. Enfin moi surtout. Mon frangin a voulu s'inscrire le soir de l'ouverture des inscriptions, il n'y avait déjà plus de places ...
Cette année, je suis dans le sas 2 (rapport à mon fail de l'année précédente ...). Bon, c'était un peu l'année ou jamais, il n'y a pas un mètre de plat (ou presque) sur cette EDT, et les bénéfices d'un peloton seront réduit à peau de chagrin. Du coup, je ne suis pas plus chagriné que ça.
Mieux, j'arrive assez tard dans le sas qui n'est rempli qu'au tiers. Soit 300 ou 400 mecs devant moi seulement, alors que le sas 0 était quasiment au max déjà quand je suis passé devant. Les avantages d'être un naze.
Je rentre dans le sas, un mec se croûte derrière moi (disons à deux - trois mecs derrière moi). Comment a-t-il fait ? Grande question. Je suppose qu'il avançait au ralenti sans regarder devant.
C'est parti pour 45' d'attente avant le départ. J'ai le temps d'aller pisser, envoyer quelques sms, prendre des photos, etc.
Un mec est à deux doigts de faire tomber son vélo juste devant moi. Bref, vivement que le départ soit donné !

Notez la vue sur la flamme olympique toute à droite.
Au final, c'est à notre sas d'avancer. On se retrouve sur la ligne mais, étonnement, l'heure passe et on ne nous laisse pas partir ? C'est bizarre, d'habitude l'orga est huilée à la minute près.
Au final, on nous explique qu'un train est entrain de passer sur une voie qui coupe la route de l'EDT quelques hectomètres après le départ.
Après ce bref retard, les fauves sont lâchés.
La course :

En gros, on a 20 bornes jusqu'à Beaufort avant d'entamer le premier col.
Ces 20 premiers km ne sont pas plats, ce sont plutôt une succession de faux-plats montants et descendants (surtout montants en fait
).
L'objectif ici c'est de trouver un bon groupe pour passer rapidement ça, puis après ça sera chacun pour soi.
Du coup je me fais violence pour remonter dès le départ. Et, une fois n'est pas coutume, je vois des mecs partir tranquillou.
Après une dizaine de km à chasser/prendre des roues/sauter de groupe en groupe sans trop me mettre dans le rouge non plus, je relève la tête, et je vois qu'on rentre sur un petit peloton. Mais surtout, je ne vois pas d'autres mecs à l'horizon alors que c'est bien dégagé.
J'en viens à la conclusion qu'on est rentré sur la tête du sas 2, ce qui me fait plaisir.
Ce qui me fait moins plaisir, c'est que le départ n'était pas forcément facile (malgré mes précautions). Je me sens pas hyper frais. Je mets ça sur le compte de la digestion, ce qui m'arrive régulièrement en début de sortie.
Jusqu'à Beaufort, j'ai le temps d'observer quelques dossards/maillots des mecs qui m'entourent, et notamment ceux qui vont tirer devant. Je note le maillot d'un confrère drômois de Pierrelatte dit "Nico la machine" si j'en crois le pseudo sur le dossard (oui oui, on peut inscrire un pseudo plutôt qu'un banal prénom ...
).
En parlant de pseudo sur dossard, ça me rappelle que dans mon sas j'étais derrière deux vieux qui avaient grugés (ils auraient du être dans un autre sas que celui-ci) dont l'un avait comme pseudo "Sky".
Le tout avec un maillot de club cyclotouriste dégueulasse et le fameux casque terminator tout aussi désapprouvé par la police du style (ça : https://road.cc/sites/default/files/cro ... 0front.jpg).
Je note également un mec avec le full kit Trek champion du Danemark (ou un de ces pays à la c*n avec une croix blanche sur fond rouge ou inversement.
). Il a l'air d'avoir des cannes et passe son temps à relayer devant.
On arrive dans Beaufort et c'est rentré petit à petit par l'arrière. Avant l'entrée dans le bled, je me laisse un peu glissé en fond de groupe, pas spécialement motivé pour frotter et défendre ma place ici.
Dès les premières rampes, chacun prend son rythme. Le mien est bon et je commence à rattraper des mecs à la pelle.
Je double des mecs qui soufflent déjà comme des boeufs. Ces mecs ne verront jamais l'arrivée ce n'est pas possible autrement.
Je suis repris et déposé par quelques avions de chasse du sas 3 dans cette ascension, on n'a clairement pas les mêmes objectifs et le même moteur si j'en crois leur rythme et le fait qu'ils m'aient déjà rattrapés ici.
Eux mis à part, je ne vois pas grand monde pour me reprendre et me déposer. Par contre, je note déjà des dossards 1000 et 0 (bon, pas des cadors, soyons clairs) parmi ceux que je reprends.
Dans les derniers km du Méraillet, je reprends des maillots qui tiraient devant avant Beaufort. Notamment un maillot "French Camaraderie" et notre ami danois de chez Trek.
Je dois reconnaître que ça me fait plaisir. Inutile de s'enflammer, ce ne sont probablement pas les meilleurs grimpeurs du sas 2, mais ça confirme que les jambes tournent bien.
La bascule vers le Cormet est rapide, et dans les derniers km qui me séparent du sommet, j'ai le temps de reconnaître et saluer l'ancien forumeur "SantiBotero" visiblement venu encourager sur le bord de la route en tant que local de l'épreuve.
Je m'alimente tranquillement dans le dernier km ce qui me fait baisser un peu le rythme moyen, mais mieux vaut être prêt pour la descente qui suit. Je zappe donc le ravito au sommet, en considérant que j'ai encore ce qu'il faut pour aller jusqu'à Moutiers (soit un bidon plein + une fin de bidon).
La descente se décompose en deux parties. La première très propre, très rapide. La seconde, avec une route beaucoup plus dégueulasse et de nombreuses épingles (donc vitesse moyenne beaucoup plus faible ici).
En début de descente, je ne suis pas hyper serein. Comme d'hab, la route a beau être fermée, au final le danger vient des autres concurrents qui sont moins rapides que toi. Inutile de dire que je ne suis pas le plus Savoldelli du lot, mais ça ne m'empêche pas de trouver des mecs à l'arrêt.
À un moment je m'aperçois que j'évolue derrière une nana en baskets ... en baskets bordel ! Va peut-être falloir que je la double et que je descende plus vite.
On arrive assez vite dans la seconde partie de la descente, et là ça devient un peu n'importe quoi avec quelques trous de balles qui te doublent à l'intérieur de l'épingle plutôt que de faire l'extérieur.
Un teubé avec le full kit l'Ardéchoise me le fait dans une épingle. 2 virages plus bas je le vois se rétamer. J'ai vraiment du mal à le plaindre pour le coup (d'autant plus qu'ils semble OK si ce n'est quelques égratignures et le fait qu'il est dégoûté). On dira qu'il a payé, par la même occasion, son tribut à la police du style pour porter un kit aussi dégueulasse.
Même constat quelques épingles plus loin avec un autre débile qui tente le même coup. Il se retrouve à mon niveau en sortie d'épingle, je lui jette alors un _Regard_noir et soupire, ce qui a fait pour effet immédiat de le calmer.
Il finit par prendre son temps pour me dépasser, et faire ça plus proprement un peu plus loin.
La fin de la descente approche et je me félicite d'être toujours sur mon vélo sans frayeur particulière. J'ai quand même vu pas mal de mecs réparer des crevaisons sur le bas côté, signe d'une route pas propre. Alors c'est clair que ce n'est pas là que j'ai récupéré du temps, maintenant mieux vaut en perdre un peu dans une descente négociée trop prudemment que de faire une spéciale "kit l'Ardéchoise".
C'est à ce moment que j'entends un choc et un mec qui gueule derrière. Tiens ! Je viens de perdre un bidon, celui qui est plein en plus.
(P.S. : Le mec qui gueule derrière c'était juste pour me prévenir).
Bon, l'espace d'une demi-seconde je me demande si je dois faire demi-tour, et puis je me ravise vite fait. C'est encore la descente, c'est plus ou moins dans un virage en aveugle. Bref, ça serait mettre tout le monde en danger.
Donc là je cogite, j'ai plus qu'un bidon pour l'étape, et il est vide. Chance pour moi, il y a un ravito dans Bourg St Maurice (donc à la fin de la descente).
Je repars donc après ce ravito imprévu et le plus express possible, toujours en me demandant comment je vais finir l'étape quand même. Ça cogite, ça cogite, et je vois déjà le truc que c'est ce fait divers qui va me ruiner l'objectif.
En repartant, je vois un petit groupe visiblement motivé qui emmène, ainsi je me dépouille pour revenir dans les roues. Tiens donc ! Mais on dirait que j'ai les jambes lourdes et courbaturées ! Ça c'est de la maxi mauvaise nouvelle. On va essayer de ne pas penser à la suite et de prendre le truc km par km.
Dans ce groupe, je retrouve d'ailleurs mon danois de chez Trek.
On a une petite transition jusqu'au pied de la Cote de Longefoy, mais là encore l'intérêt d'un peloton est limité. Ce sont toujours des faux-plats sur des petites routes (dégueulasses pour changer) qui serpentent.
J'en profite pour refaire du jus au cul d'un groupe qui grandit au fil des km (et en sachant très bien que je suis en sous-régime ici) et dans lequel je retrouve pas mal de maillots vus dans la montée précédente (assez logique).
Rapidement on attaque le second col du jour, et je reprends mon rythme de croisière. Même rythme, même constat que dans le col précédent.
Et là je dépasse SantiBotero qui fait autre chose que d'encourager sur le bord de la route ! On discute un peu, ce qu'il fait ici, pourquoi il se traîne à cet endroit ? Il m'explique qu'il fait le porteur de bidons pour un collègue. Je lui demande s'il peut pas m'en lâcher un, il n'est pas super chaud mais me propose de rouler avec lui il pourra ainsi me donner de l'eau régulièrement.
Pas vraiment le temps, je veux maintenir le rythme fixé, donc je "m'envole".
Bon là, première alerte crampes malgré un rythme quand même tranquille. Heureusement, cette année j'ai bien pensé au sporténine (très efficace chez moi).
Un peu avant la bascule, je rattrape et dépasse un collègue qui a la tête des mauvais jours. Il est dans le dur et me salue à peine.
Sur le sommet, je suis un peu plus dans la souffrance mais je maintiens la puissance cible. Ça fait du bien de rattraper tous ces mecs, on se sent aérien.
On entame alors la deuxième difficulté de la journée (selon mes critères en tout cas
), la descente du Col du Tra.
Elle se passe quand même globalement mieux que prévu. Elle a été refaite en partie, ce qui aide grandement.
Bon je me fais quand même dépasser, mais moins. Quelques virages un peu chauds en toute fin de descente (relativement pièges et pas forcément indiqués), mais sans grosse frayeur pour ma part. Toujours quelques idiots pour te dépasser n'importe comment par contre.
De nouveau une transition rapide vers Moutiers (et le pied de Val Tho donc) cette fois.
Je passe quelques relais devant et fais quelques efforts pour boucher les trous. En arrivant dans Moutiers je me retrouve en tête de groupe dans un virage en U, et je me détache un peu sans le vouloir en relançant vigoureusement (
).
Bien m'en a pris, puisque j'entre seul dans une superbe hola de spectateurs, très nombreux ici, qui gueulent pour encourager. Franchement, je ne suis pas loin d'avoir des frissons. Je jette un petit coup d'oeil derrière, "ah oui donc c'était vraiment juste pour moi, le reste de la troupe étant à 50m". Génial !
Je m'arrête au ravito au pied avec ma solution en tête, prendre une bouteille de Perrier qui, une fois retournée, devrait tenir dans le porte bidon.
Je dois négocier vite fait avec un bénévole qui n'est pas super chaud (rapport au plastique jeté dans la nature, tout ça), mais je lui explique la situation et il accepte.
Bon, je vais vite m'apercevoir que ce n'est pas la solution miracle. Ouvrir un bouchon d'une bouteille plastique tout en roulant, ce n'est pas hyper pratique.
Qu'importe, j'ai ma soupape de sécurité. Si j'ai plus de flotte dans le bidon, je m'arrête et je remplis.
Allez hop, 6' d'arrêt en tout pour mes 3 ravitos. Ça pour le coup, je l'ai bien géré donc je suis satisfait.
On entame Val Tho et après les 2 premiers km le constat est dur et sans appel, je suis incapable de tenir la puissance cible, j'ai facilement ~10% de watts qui se sont envolés dans la nature.
Maintenant commence le long calvaire (35 bornes putain !).
Après avoir encaissé le choc de la puissance qui "ne monte pas", je me ressaisis et fais avec ce qu'il me reste. Globalement, je gère pas trop mal, et je constate que tout le monde est un peu dans le même état. Je vois très peu de monde pour me dépasser, et j'arrive quand même à reprendre pas mal de mecs encore (mais clairement pas autant qu'avant).
Ça va aller ainsi jusqu'au ravito à mi-pente (chouette, il reste encore 20km
). Là j'y retrouve SantiB. qui me demande si je suis chaud pour faire la fin avec lui. Pas trop mal requinqué (par contre, aucun quartier d'orange aux ravitos, ça manque cruellement), je le suis. Il me tirera pendant quelques km avant de s'envoler.
Dans la tête, j'attends les Ménuires et une descente relativement longue pour me refaire la cerise de nouveau. Sauf que la descente n'arrive pas et je constate qu'on nous fait passer dans les Ménuires directement. La descente sera donc beaucoup plus pentue, mais surtout très courte ...
Je prends un petit coup derrière le casque là.
Reste encore 12km et je m'apprête à prendre mon troisième sporténine (déjà repris un dans la première partie de Val Tho, c'est dire le niveau de crampes ... !). La puissance est en chute libre et c'est vraiment tout au mental maintenant. Je n'ai plus rien dans les jambes, comme 95% des mecs qui m'entourent.
Les km défilent, et je maudits les organisateurs d'avoir prolongé l'arrivée quasiment 2km après l'entrée dans Val Thorens. Ainsi quand je vois le panneau 6km, il en reste 8 en fait. Absolument atroce !
Sur la toute fin, il fait plus frais, je me sens mieux, mais difficile d'envoyer plus, les crampes montent tant et plus. Je reprends encore un sporténine alors qu'on est à quoi ? 3-4km du but ?
On entre dans Val Thorens et la tête aime ça ! Direction l'arrivée avec ... un putain de mur à 13% sur les 400 derniers mètres sur un espèce de chemin de chèvres. Etait-ce vraiment nécessaire ?
J'aimerais dire que je tape un sprint, mais non. Je le fais tout assis sur la salle en tentant de mouliner le plus possible. Ça doit être l'arrivée la plus lente de l'histoire. Je répète tout haut que je n'ai pas de crampes, que je vais réussir à terminer sans m'arrêter. Sacré spectacle pour le public venu en masse sur les bords de la route.
Pourtant c'est là, le moindre moulinet fait monter les crampes dans tous les muscles de la jambe.
Je vois un type qui s'arrête contre une barrière, incapable de repartir ou de poser pied à terre. On est à 200m !
De l'autre côté de la rampe, je vois un naze qui tente de descendre à vélo par ici (chemin gravel) et qui se rétame comme une daube. Belle conclusion à ton EDT ça ...
Je passe la ligne sans même relever la tête, sans aucune gloire. Un stewart me pousse à vélo comme si j'étais un champion (bon la vérité c'est qu'il faut laisser la ligne dégagée
). Juste après je suis accueilli par un papy qui voyant mon état me demande si j'ai des crampes et si je veux prendre un moment.
Il m'aide à descendre et tient le vélo pendant facilement 5'. Je ne peux pas bouger, ni me pencher, ni m’asseoir, ni plier les jambes dans le but d'étirer ... rien ! Je reprends alors un sporténine même si le dernier doit dater d'il y a 15 minutes ...
Juste après l'arrivée je n'ai même pas le courage de prendre ma bière de finisher, et aucune envie de manger non plus.
J'y retrouve SantiB avec qui je discute un peu plus longtemps. Cette machine a fait le Tour du Mont Blanc la veille et venait "en mode tranquille" sur l'EDT.
Je retrouve également mon frangin qui a fait une sacrée perf qui le classerait probablement dans le top 500.
Finalement, objectif atteint pour moi, puisque je finis ~860. Val Tho s'est fait dans la douleur et je regrette d'avoir été incapable de maintenir la puissance cible, reste à savoir si c'était faisable tout simplement ?
Je croyais avoir été une grosse quiche dans les descentes, finalement mon résultat au challenge grimpeur est quasiment identique à mon classement final. J'en conclus donc que ça n'a pas été trop ridicule dans les descentes non plus ...
Allez, objectif top 800 pour l'an prochain (même si une fois encore, après Val Thorens je me suis juré que "plus jamais ça"
).
Merci d'avoir lu ce pavé.
Avant-propos :
Hé oui c'est moi On3, vous le savez, l'EDT c'est ma grande passion !

Donc oui, c'est la 7ème (!) édition de rang sur laquelle je m'engage. Avec comme objectif : faire mieux à chaque fois.
Evidemment, ça n'a pas toujours été une réussite.
Et donc après une bonne édition 2016 et une progression de ~2000 places, ça faisait 2 ans que je luttais à rentrer dans l'objectif, soit le top 1000.
Du coup, cette cyclo m'obsède. Toute la saison je me prépare pour ça, je pense principalement à ça pour me motiver à aller rouler. Et le mal que je m'inflige sur le vélo, c'est pour réussir cet objectif annuel. En somme je mange, je bois, je roule EDT.
L'an dernier, suite à un second échec d'affilé pour rentrer dans l'objectif, je m'achète un capteur de puissance et je décide de me focaliser sérieusement sur une meilleure organisation de mon entrainement (ce qui ne veut pas dire nécessairement plus, même si c'est au final ce qui est arrivé -parce que j'ai réussi à me dégager un peu plus de temps, parce que je le voulais bien, mais aussi et surtout grâce à une meilleure optimisation !-).
J'ai aussi changé mon alimentation, en laissant tomber les desserts à la con trop sucrés, en revoyant tout mon petit dej (beaucoup trop de sucres rapides, pas assez de sucres lents), et en mangeant beaucoup plus de fruits et légumes de manière générale.
Hasard des choses ou réel impact, je n'ai pas été une seule fois malade de la saison (mon petit en a pourtant ramené plusieurs à la maison, comme d'habitude), et je n'ai pas eu non plus de période de fatigue.
Ah puis, je suis aussi revenu à du classique et éprouvé dans mon alimentation en course aussi, vu que toute la saison dernière a été ruinée par des chiasses provoquées par des produits mal supportés (smiley elephant mais pas trop quand même car c'était pas hyper confortable sur le moment
Du coup, j'ai bien réussi mes cyclos précédentes, l'entraînement a été appliqué et fructueux, et je sais que je n'ai jamais été aussi préparé au départ de l'EDT. Bref, 50% de l'objectif est déjà réalisé, il faut concrétiser maintenant.
Avant course :
Je vais passer assez vite sur cette étape, car pour une septième participation tout est rôdé. Il n'y a donc moins de stress et plus de sérénité. :)
Moins de "rêve" sur le village départ aussi, où tu passes finalement assez vite récupérer ton dossard et tu te casses parce que c'est le cagnard et qu'il y a trop peu d'ombre. À noter que tu hésites quand même sur le stand Gobik à demander le prix des maillots Caja Rural et Kometa ... Puis tu ne le fais finalement pas car tu sais que ça va encore être un coup de 100€.
Bon si, quand même, le "presque fail" de la semaine pré-EDT, c'est quand tu rentres le mardi soir et qu'on t'annonce qu'il y a une petite qui a une angine chez la nourrice.
Ainsi, ton gamin à la nez qui coule le mercredi, il fait une nuit à chier (et donc toi aussi), rebelote le jeudi.
Toi tu te tapes une bonne grosse fatigue le mercredi, t'as la gorge qui te pseudo-démange (psychosomatique ou réel, tu angoisses), le jeudi t'es fébrile.
Finalement le vendredi tu te sens quand même mieux, tu te dis que ton corps a combattu le virus avec succès et qu'il y aura surcompensation dimanche (de l'ordre du marginal gain froomesque et sa déshydratation fonctionnelle là ...), puis c'est au tour de ta compagne d'être malade : maux de gorge, fièvre ... Donc tu angoisses de nouveau, tout en essayant de rester lucide en te disant que la période où ils étaient contagieux est passée et que t'es tranquille.
Finalement, tu passes entre les gouttes, et le réveil le dimanche matin à 4h ne pique pas.

(on rigole, on rigole, mais là aussi demi-elephant seulement parce que la perspective de voir l'objectif encore raté à cause d'un virus la semaine de l'EDT ne me faisait pas trop rire)
Toujours dans le genre "great success", je surveille la météo toute la semaine et la canicule n'est finalement annoncée que pour le lundi (alors que c'était limite avec dimanche à la base). Il fera donc chaud, mais comme un mois de juillet dans le coin quoi.
Idem, pas d'orage non plus, là aussi météo france laissait planer le doute une partie de la semaine (dans le doute, j'avais les roues alu en plus).
Bref, si j'ai eu des doutes la semaine de la course, ça semble se présenter mieux que prévu.
Le matin :
Le matin, on est sur la route avec mon frangin à 5h30. Tout comme des milliers d'autres mecs qui vont tous en direction d'Albertville. Parmi eux, pas mal de mecs de notre résidence d'ailleurs (réservable dès Novembre dernier sur booking, et possible pour WE prolongé, ceci explique cela). D'ailleurs la veille au soir, j'ai pu admirer quelquess beaux Sworks également un Wilier couleur ramato ...
On se gare à l'entrée d'Albertville et on observe toujours les habituels débiles qui voient tout le monde se garer mais qui font le forcing pour aller toujours plus près du départ en voiture ... jusqu'à devoir faire demi-tour parce que c'est fermé.
On se prépare et on part rejoindre le sas. Enfin moi surtout. Mon frangin a voulu s'inscrire le soir de l'ouverture des inscriptions, il n'y avait déjà plus de places ...
Cette année, je suis dans le sas 2 (rapport à mon fail de l'année précédente ...). Bon, c'était un peu l'année ou jamais, il n'y a pas un mètre de plat (ou presque) sur cette EDT, et les bénéfices d'un peloton seront réduit à peau de chagrin. Du coup, je ne suis pas plus chagriné que ça.
Mieux, j'arrive assez tard dans le sas qui n'est rempli qu'au tiers. Soit 300 ou 400 mecs devant moi seulement, alors que le sas 0 était quasiment au max déjà quand je suis passé devant. Les avantages d'être un naze.
Je rentre dans le sas, un mec se croûte derrière moi (disons à deux - trois mecs derrière moi). Comment a-t-il fait ? Grande question. Je suppose qu'il avançait au ralenti sans regarder devant.
C'est parti pour 45' d'attente avant le départ. J'ai le temps d'aller pisser, envoyer quelques sms, prendre des photos, etc.
Un mec est à deux doigts de faire tomber son vélo juste devant moi. Bref, vivement que le départ soit donné !

Notez la vue sur la flamme olympique toute à droite.
Au final, c'est à notre sas d'avancer. On se retrouve sur la ligne mais, étonnement, l'heure passe et on ne nous laisse pas partir ? C'est bizarre, d'habitude l'orga est huilée à la minute près.
Au final, on nous explique qu'un train est entrain de passer sur une voie qui coupe la route de l'EDT quelques hectomètres après le départ.
Après ce bref retard, les fauves sont lâchés.
La course :
En gros, on a 20 bornes jusqu'à Beaufort avant d'entamer le premier col.
Ces 20 premiers km ne sont pas plats, ce sont plutôt une succession de faux-plats montants et descendants (surtout montants en fait
L'objectif ici c'est de trouver un bon groupe pour passer rapidement ça, puis après ça sera chacun pour soi.
Du coup je me fais violence pour remonter dès le départ. Et, une fois n'est pas coutume, je vois des mecs partir tranquillou.
Après une dizaine de km à chasser/prendre des roues/sauter de groupe en groupe sans trop me mettre dans le rouge non plus, je relève la tête, et je vois qu'on rentre sur un petit peloton. Mais surtout, je ne vois pas d'autres mecs à l'horizon alors que c'est bien dégagé.
J'en viens à la conclusion qu'on est rentré sur la tête du sas 2, ce qui me fait plaisir.
Ce qui me fait moins plaisir, c'est que le départ n'était pas forcément facile (malgré mes précautions). Je me sens pas hyper frais. Je mets ça sur le compte de la digestion, ce qui m'arrive régulièrement en début de sortie.
Jusqu'à Beaufort, j'ai le temps d'observer quelques dossards/maillots des mecs qui m'entourent, et notamment ceux qui vont tirer devant. Je note le maillot d'un confrère drômois de Pierrelatte dit "Nico la machine" si j'en crois le pseudo sur le dossard (oui oui, on peut inscrire un pseudo plutôt qu'un banal prénom ...
En parlant de pseudo sur dossard, ça me rappelle que dans mon sas j'étais derrière deux vieux qui avaient grugés (ils auraient du être dans un autre sas que celui-ci) dont l'un avait comme pseudo "Sky".
Le tout avec un maillot de club cyclotouriste dégueulasse et le fameux casque terminator tout aussi désapprouvé par la police du style (ça : https://road.cc/sites/default/files/cro ... 0front.jpg).
Je note également un mec avec le full kit Trek champion du Danemark (ou un de ces pays à la c*n avec une croix blanche sur fond rouge ou inversement.
On arrive dans Beaufort et c'est rentré petit à petit par l'arrière. Avant l'entrée dans le bled, je me laisse un peu glissé en fond de groupe, pas spécialement motivé pour frotter et défendre ma place ici.
Dès les premières rampes, chacun prend son rythme. Le mien est bon et je commence à rattraper des mecs à la pelle.
Je double des mecs qui soufflent déjà comme des boeufs. Ces mecs ne verront jamais l'arrivée ce n'est pas possible autrement.
Je suis repris et déposé par quelques avions de chasse du sas 3 dans cette ascension, on n'a clairement pas les mêmes objectifs et le même moteur si j'en crois leur rythme et le fait qu'ils m'aient déjà rattrapés ici.
Eux mis à part, je ne vois pas grand monde pour me reprendre et me déposer. Par contre, je note déjà des dossards 1000 et 0 (bon, pas des cadors, soyons clairs) parmi ceux que je reprends.
Dans les derniers km du Méraillet, je reprends des maillots qui tiraient devant avant Beaufort. Notamment un maillot "French Camaraderie" et notre ami danois de chez Trek.
Je dois reconnaître que ça me fait plaisir. Inutile de s'enflammer, ce ne sont probablement pas les meilleurs grimpeurs du sas 2, mais ça confirme que les jambes tournent bien.
La bascule vers le Cormet est rapide, et dans les derniers km qui me séparent du sommet, j'ai le temps de reconnaître et saluer l'ancien forumeur "SantiBotero" visiblement venu encourager sur le bord de la route en tant que local de l'épreuve.
Je m'alimente tranquillement dans le dernier km ce qui me fait baisser un peu le rythme moyen, mais mieux vaut être prêt pour la descente qui suit. Je zappe donc le ravito au sommet, en considérant que j'ai encore ce qu'il faut pour aller jusqu'à Moutiers (soit un bidon plein + une fin de bidon).
La descente se décompose en deux parties. La première très propre, très rapide. La seconde, avec une route beaucoup plus dégueulasse et de nombreuses épingles (donc vitesse moyenne beaucoup plus faible ici).
En début de descente, je ne suis pas hyper serein. Comme d'hab, la route a beau être fermée, au final le danger vient des autres concurrents qui sont moins rapides que toi. Inutile de dire que je ne suis pas le plus Savoldelli du lot, mais ça ne m'empêche pas de trouver des mecs à l'arrêt.
À un moment je m'aperçois que j'évolue derrière une nana en baskets ... en baskets bordel ! Va peut-être falloir que je la double et que je descende plus vite.
On arrive assez vite dans la seconde partie de la descente, et là ça devient un peu n'importe quoi avec quelques trous de balles qui te doublent à l'intérieur de l'épingle plutôt que de faire l'extérieur.
Un teubé avec le full kit l'Ardéchoise me le fait dans une épingle. 2 virages plus bas je le vois se rétamer. J'ai vraiment du mal à le plaindre pour le coup (d'autant plus qu'ils semble OK si ce n'est quelques égratignures et le fait qu'il est dégoûté). On dira qu'il a payé, par la même occasion, son tribut à la police du style pour porter un kit aussi dégueulasse.
Même constat quelques épingles plus loin avec un autre débile qui tente le même coup. Il se retrouve à mon niveau en sortie d'épingle, je lui jette alors un _Regard_noir et soupire, ce qui a fait pour effet immédiat de le calmer.
Il finit par prendre son temps pour me dépasser, et faire ça plus proprement un peu plus loin.
La fin de la descente approche et je me félicite d'être toujours sur mon vélo sans frayeur particulière. J'ai quand même vu pas mal de mecs réparer des crevaisons sur le bas côté, signe d'une route pas propre. Alors c'est clair que ce n'est pas là que j'ai récupéré du temps, maintenant mieux vaut en perdre un peu dans une descente négociée trop prudemment que de faire une spéciale "kit l'Ardéchoise".
C'est à ce moment que j'entends un choc et un mec qui gueule derrière. Tiens ! Je viens de perdre un bidon, celui qui est plein en plus.
Bon, l'espace d'une demi-seconde je me demande si je dois faire demi-tour, et puis je me ravise vite fait. C'est encore la descente, c'est plus ou moins dans un virage en aveugle. Bref, ça serait mettre tout le monde en danger.
Donc là je cogite, j'ai plus qu'un bidon pour l'étape, et il est vide. Chance pour moi, il y a un ravito dans Bourg St Maurice (donc à la fin de la descente).
Je repars donc après ce ravito imprévu et le plus express possible, toujours en me demandant comment je vais finir l'étape quand même. Ça cogite, ça cogite, et je vois déjà le truc que c'est ce fait divers qui va me ruiner l'objectif.
En repartant, je vois un petit groupe visiblement motivé qui emmène, ainsi je me dépouille pour revenir dans les roues. Tiens donc ! Mais on dirait que j'ai les jambes lourdes et courbaturées ! Ça c'est de la maxi mauvaise nouvelle. On va essayer de ne pas penser à la suite et de prendre le truc km par km.
Dans ce groupe, je retrouve d'ailleurs mon danois de chez Trek.
On a une petite transition jusqu'au pied de la Cote de Longefoy, mais là encore l'intérêt d'un peloton est limité. Ce sont toujours des faux-plats sur des petites routes (dégueulasses pour changer) qui serpentent.
J'en profite pour refaire du jus au cul d'un groupe qui grandit au fil des km (et en sachant très bien que je suis en sous-régime ici) et dans lequel je retrouve pas mal de maillots vus dans la montée précédente (assez logique).
Rapidement on attaque le second col du jour, et je reprends mon rythme de croisière. Même rythme, même constat que dans le col précédent.
Et là je dépasse SantiBotero qui fait autre chose que d'encourager sur le bord de la route ! On discute un peu, ce qu'il fait ici, pourquoi il se traîne à cet endroit ? Il m'explique qu'il fait le porteur de bidons pour un collègue. Je lui demande s'il peut pas m'en lâcher un, il n'est pas super chaud mais me propose de rouler avec lui il pourra ainsi me donner de l'eau régulièrement.
Pas vraiment le temps, je veux maintenir le rythme fixé, donc je "m'envole".
Bon là, première alerte crampes malgré un rythme quand même tranquille. Heureusement, cette année j'ai bien pensé au sporténine (très efficace chez moi).
Un peu avant la bascule, je rattrape et dépasse un collègue qui a la tête des mauvais jours. Il est dans le dur et me salue à peine.
Sur le sommet, je suis un peu plus dans la souffrance mais je maintiens la puissance cible. Ça fait du bien de rattraper tous ces mecs, on se sent aérien.
On entame alors la deuxième difficulté de la journée (selon mes critères en tout cas
Elle se passe quand même globalement mieux que prévu. Elle a été refaite en partie, ce qui aide grandement.
Bon je me fais quand même dépasser, mais moins. Quelques virages un peu chauds en toute fin de descente (relativement pièges et pas forcément indiqués), mais sans grosse frayeur pour ma part. Toujours quelques idiots pour te dépasser n'importe comment par contre.
De nouveau une transition rapide vers Moutiers (et le pied de Val Tho donc) cette fois.
Je passe quelques relais devant et fais quelques efforts pour boucher les trous. En arrivant dans Moutiers je me retrouve en tête de groupe dans un virage en U, et je me détache un peu sans le vouloir en relançant vigoureusement (
Bien m'en a pris, puisque j'entre seul dans une superbe hola de spectateurs, très nombreux ici, qui gueulent pour encourager. Franchement, je ne suis pas loin d'avoir des frissons. Je jette un petit coup d'oeil derrière, "ah oui donc c'était vraiment juste pour moi, le reste de la troupe étant à 50m". Génial !
Je m'arrête au ravito au pied avec ma solution en tête, prendre une bouteille de Perrier qui, une fois retournée, devrait tenir dans le porte bidon.
Je dois négocier vite fait avec un bénévole qui n'est pas super chaud (rapport au plastique jeté dans la nature, tout ça), mais je lui explique la situation et il accepte.
Bon, je vais vite m'apercevoir que ce n'est pas la solution miracle. Ouvrir un bouchon d'une bouteille plastique tout en roulant, ce n'est pas hyper pratique.
Qu'importe, j'ai ma soupape de sécurité. Si j'ai plus de flotte dans le bidon, je m'arrête et je remplis.
Allez hop, 6' d'arrêt en tout pour mes 3 ravitos. Ça pour le coup, je l'ai bien géré donc je suis satisfait.
On entame Val Tho et après les 2 premiers km le constat est dur et sans appel, je suis incapable de tenir la puissance cible, j'ai facilement ~10% de watts qui se sont envolés dans la nature.
Maintenant commence le long calvaire (35 bornes putain !).
Après avoir encaissé le choc de la puissance qui "ne monte pas", je me ressaisis et fais avec ce qu'il me reste. Globalement, je gère pas trop mal, et je constate que tout le monde est un peu dans le même état. Je vois très peu de monde pour me dépasser, et j'arrive quand même à reprendre pas mal de mecs encore (mais clairement pas autant qu'avant).
Ça va aller ainsi jusqu'au ravito à mi-pente (chouette, il reste encore 20km
Dans la tête, j'attends les Ménuires et une descente relativement longue pour me refaire la cerise de nouveau. Sauf que la descente n'arrive pas et je constate qu'on nous fait passer dans les Ménuires directement. La descente sera donc beaucoup plus pentue, mais surtout très courte ...
Je prends un petit coup derrière le casque là.
Reste encore 12km et je m'apprête à prendre mon troisième sporténine (déjà repris un dans la première partie de Val Tho, c'est dire le niveau de crampes ... !). La puissance est en chute libre et c'est vraiment tout au mental maintenant. Je n'ai plus rien dans les jambes, comme 95% des mecs qui m'entourent.
Les km défilent, et je maudits les organisateurs d'avoir prolongé l'arrivée quasiment 2km après l'entrée dans Val Thorens. Ainsi quand je vois le panneau 6km, il en reste 8 en fait. Absolument atroce !
Sur la toute fin, il fait plus frais, je me sens mieux, mais difficile d'envoyer plus, les crampes montent tant et plus. Je reprends encore un sporténine alors qu'on est à quoi ? 3-4km du but ?
On entre dans Val Thorens et la tête aime ça ! Direction l'arrivée avec ... un putain de mur à 13% sur les 400 derniers mètres sur un espèce de chemin de chèvres. Etait-ce vraiment nécessaire ?
J'aimerais dire que je tape un sprint, mais non. Je le fais tout assis sur la salle en tentant de mouliner le plus possible. Ça doit être l'arrivée la plus lente de l'histoire. Je répète tout haut que je n'ai pas de crampes, que je vais réussir à terminer sans m'arrêter. Sacré spectacle pour le public venu en masse sur les bords de la route.
Pourtant c'est là, le moindre moulinet fait monter les crampes dans tous les muscles de la jambe.
Je vois un type qui s'arrête contre une barrière, incapable de repartir ou de poser pied à terre. On est à 200m !
De l'autre côté de la rampe, je vois un naze qui tente de descendre à vélo par ici (chemin gravel) et qui se rétame comme une daube. Belle conclusion à ton EDT ça ...
Je passe la ligne sans même relever la tête, sans aucune gloire. Un stewart me pousse à vélo comme si j'étais un champion (bon la vérité c'est qu'il faut laisser la ligne dégagée
Il m'aide à descendre et tient le vélo pendant facilement 5'. Je ne peux pas bouger, ni me pencher, ni m’asseoir, ni plier les jambes dans le but d'étirer ... rien ! Je reprends alors un sporténine même si le dernier doit dater d'il y a 15 minutes ...
Juste après l'arrivée je n'ai même pas le courage de prendre ma bière de finisher, et aucune envie de manger non plus.
J'y retrouve SantiB avec qui je discute un peu plus longtemps. Cette machine a fait le Tour du Mont Blanc la veille et venait "en mode tranquille" sur l'EDT.
Je retrouve également mon frangin qui a fait une sacrée perf qui le classerait probablement dans le top 500.
Finalement, objectif atteint pour moi, puisque je finis ~860. Val Tho s'est fait dans la douleur et je regrette d'avoir été incapable de maintenir la puissance cible, reste à savoir si c'était faisable tout simplement ?
Je croyais avoir été une grosse quiche dans les descentes, finalement mon résultat au challenge grimpeur est quasiment identique à mon classement final. J'en conclus donc que ça n'a pas été trop ridicule dans les descentes non plus ...
Allez, objectif top 800 pour l'an prochain (même si une fois encore, après Val Thorens je me suis juré que "plus jamais ça"
Merci d'avoir lu ce pavé.
I AM THE LAW. (Chris Froome)
I'm here to kick ass and chew bubble gum, and I'm all out of gum. (Duke Nukem)
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Re: Cyclosportives 2019
Après tous les récits qui précédent, mon message paraîtra bien ridicule mais tant pis
Juste un petit mot sur la cyclo JPP, qui part de Cluses. J'ai fait le 60 km et c'était plutôt bien sympa. Belle organisation, j'ai eu mon dossard en quelques secondes, aucune attente a 1h du départ. On s'est pris une grosse radée sur la tronche 15 minutes avant le départ, puis ça s'est arrêté juste après le départ. Ensuite, sur le papier, c'était censé être 50 bornes de plat puis 10 bornes de col pour monter aux Carroz, mais en réalité je chercher toujours le plat
La première moitié il n'y a avais pas un mètre de plat ! Puis au milieu bien 10-15 bornes de plat, vent dans le nez, la c'était un peu long. Puis la montée vers les Carroz. J'ai eu droit a une petite séance récup par une ostéo, bien appréciable car j'avais mal aux cannes !
Ca donne ca : https://www.strava.com/activities/2510952134
Juste un petit mot sur la cyclo JPP, qui part de Cluses. J'ai fait le 60 km et c'était plutôt bien sympa. Belle organisation, j'ai eu mon dossard en quelques secondes, aucune attente a 1h du départ. On s'est pris une grosse radée sur la tronche 15 minutes avant le départ, puis ça s'est arrêté juste après le départ. Ensuite, sur le papier, c'était censé être 50 bornes de plat puis 10 bornes de col pour monter aux Carroz, mais en réalité je chercher toujours le plat
Ca donne ca : https://www.strava.com/activities/2510952134
Re: Cyclosportives 2019
P.S. : J'ai revu le gars full kit Ardéchoise dans le second col, il était arrêté sur le bas côté.
Sanction sévère mais juste de la part de la police du style.
Sanction sévère mais juste de la part de la police du style.
I AM THE LAW. (Chris Froome)
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- damienleflahute
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Re: Cyclosportives 2019
J'avais pas vu la longueur du post, mais finalement j'ai tout lu.
Bravo On3! Beau récit.
Bravo On3! Beau récit.
- Xav_38
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Re: Cyclosportives 2019
Félicitations pour ce beau classement
et ce beau CR 
- didoudidoute
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Re: Cyclosportives 2019
Bravo pour ton EDT ! Faut quand même le faire un truc pareil, et en plus t'es bien classé. Bien joué et merci pour le récit ! 
- blaireau59
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Re: Cyclosportives 2019
Félicitations et sympa d'avoir pu rouler un peu avec l'ami Santi, qui a fait un WE de dingue
Re: Cyclosportives 2019
Ce qui est hallucinant, c'est qu'il était bien plus frais que moi en ayant fait 14h de vélo la veille.blaireau59 a écrit : 23 juil. 2019, 15:16 Félicitations et sympa d'avoir pu rouler un peu avec l'ami Santi, qui a fait un WE de dingue
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WimVansevenant
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Re: Cyclosportives 2019
J’ai également participé à l’edt cette année, et c’etait premiere cyclo. Ça vaut donc bien un petit récit!
Commençons par revenir un peu en arrière, j’ai démarré le vélo il y a un an et 10 mois et en octobre dernier, je me décidais avec un pote à m’inscrire à l’EDT. J’aime bien avoir un objectif quand je m’entraine et celui la me faisait rêver, tel un cyclix!!
J’arrive sur place le jeudi soir, dans un chalet juste avant les Menuires, qui sera mon camp de base. J’y loge avec mon pote, un collègue très bon cycliste et un ancien de 70 ans qui roule toujours et plutôt très bien mais qui est juste venu en spectateur. Sur ces conseils (il faut toujours écouter les anciens
) , je pars reconnaître le début de la montée de Val Tho le vendredi matin. Il nous dit qu’elle va faire mal et il a bien raison. Contrairement à de nombreuses Reco disponibles sur YouTube, les 12 premiers km empruntent la D96 et non la route principale D117. Cette premières partie d’ascension est plus pente, avec du 10% Max, et la route est en mauvaise état. Bilan: Reco très utile de 21km et retour au chalet. On va chercher les dossards l’apres Midi.
Lendemain, Reco de la deuxième partie de la montée de Val Tho. Moins dure, la route est meilleure, mais les 10 derniers km ne sont quand même pas si facile qu’il n’y parait. Petite surprise, l’arrivee ne se situe pas à l’entrée de Val Tho ni vraiement dans la station, mais sur les hauteur, au bout d’une route gravillonneuse de 500m avec des rampes à 12 et 14%! Ça fera mal, même aux pros dans une semaine.
Place à la course. Lèvé 4h du mar, ca pique, surtout que mon départ est prévu à 8h52! Mais mon collègue part dans le deuxième sas et nous n’avons qu’un seul véhicule, donc pas le choix!
Nous attendons avec mon pote 2h45 autour du village départ puis dans le sas. On s’octroie même une petite sieste à même le bitume. Les minutes passent assez vite. Arrive le départ. Je n’ai pas d’apprehension particulière. Je me suis bien entraîné et je pense finir. Comme c’est ma première, je n’ai pas d’objectif de temps mais j’imagine passer entre 8h30 et 9h sur le vélo. Mal seule crainte concerne les délais puisque partant du dernier sas, la voiture balais va nous suivre et j’espere ne pas avoir de pépin mécanique pour être sûr de passer les barrières horaires.
Départ tranquille jusqu’a Beaufort, on y va doucement, ça grimpe déjà avant le Cormet, on a prévu de s'économiser en prévision de la suite. Je grimpe le Cormet à mon rythme, aux alentours de 10km/h, très tranquillement. Je dépasse énormément et j’arrive frais au sommet. Je remplis mes deux bidons au ravito, j’ai prévu de beaucoup boire, en me forçant puisque j’ai souvent tendance à oublier de m’hydrater. Descente rapide jusque bourg saint Maurice puis route toboggan jusqu’au pied de la côte de Longefoy. Elle n’est pas specialiement dur mais c’est le début de l’enfer. Il et entre 12h et 13h et il fait entre 35 et 40 degrés, sans air. C’est un four! Je lache mon pote en accélérant au pied mais je ralentis vite, sonné par la chaleur. Je garde un bon rythme et constate que sur le bord de la route, des coureurs sont à l’arret, vaincu par le soleil. Les autres toujours en selle souffrent. Arrivée en haut de Longefoy, je poursuis jusqu à notre dame du pré. Je m’arrete à un lavoir pour me rafraîchir et pars dans la descente. La descente est très technique et dangereuse, sur une route en mauvaise état. Je comptabilise 5 chutes!
J’arrive en un seul morceau à Moûtiers, pied de la dernière ascension. Je suis confiant, les jambes sont très bonnes, j’ai bien géré. On se ravitaille et j’annonce à mon pote que je vais accéléré. C’est ce que je fais pendant les 10 premières minutes, mais je suis une nouvelle fois stoppé par cette chaleur à crever. Ces 12 premiers km d’ascensions jusqu'à Saint Laurent de la côte sont un sauna. Je dois ralentir et gérer, mais je souffre, le coup de chaud et la. Paradoxalement, je suis rassuré en voyant que tous les participants sont aux abois. Plus les km défilent dans cette dernières montée interminable de 35km, et plus les cyclistes s’arretant ou s’allongeant à même le sol, terrassés par la chaleur, sont nombreux. Heureusement, les locaux ont sorti leurs tuyaux d’arrosage et nous ravitaillent. C’est ce qui me sauve. Il me reste encore 27 km de montée mais cette savoyarde qui me rafraîchit la tête et me remplit mes bidons me remonte le moral. Je continue et comme je connais l’ascension, je sais qu’une fois la route principale retrouvée, la chaleur baissera, les pourcentages diminueront et la route sera meilleure. Effectivement, je retrouve la route et poussé jusqu’au dernier ravito de Saint Martin de Belleville. Je remplis une nouvelle fois mes bidons, arrosé ma tête et prends un gel, tout en en glissant trois autres dans mes poches.
Il me reste 19km, ça va mieux même si c’est toujours difficile. Je me concentre sur mon coup de pedale, afin qu’il soit le plus fluide possible, pour être 100% efficace. J’avance bien, je double beaucoup de monde. Certains sont à pied. Les km défilent et je commence à réaliser que je vais finir. Les émotions me , je suis fier! J’entre dans Val Tho, il y a du monde pour nous encourager. Je savoure pendant la rampe finale qui fait mal! Et je boucle ma première cycle, l’EDT en 8h48, 8h de selle en enlevant les pauses. Ce qui me place dans les 5600 premiers concurrents, sur 12800 participants. Mon pote arrive 23 minutes après moi.
En bref, ce fut une très bonne expérience. Je suis très content d’avoir finis et de mon classement mais au vue de mes jambes, je regrette d’avoir été terrassé par ce coup de chaud. J’aurais pu être mieux classé Une chose est sur, j’y retourne l’an prochain et compte bien faire d’autres cyclo (si vous avez des conseils, je suis preneur!). Je dois avoir choppé le même virus que On3...
Concernant les pros, cette étape peut faire très mal: les transitions sont très courtes et pas plates du tout, la descente de Longefoy est courte, mais ultra dangereuse, la dernière montée de Val Tho n’a rien d’une autoroute, surtout dans ces 12 premiers km, et si la canicule persiste jusque samedi, la côte de Longefoy et le début de la dernière ascension jusque Saint Laurent de la Cote sont deux fours qui vont en réchauffer plus d’un!
Commençons par revenir un peu en arrière, j’ai démarré le vélo il y a un an et 10 mois et en octobre dernier, je me décidais avec un pote à m’inscrire à l’EDT. J’aime bien avoir un objectif quand je m’entraine et celui la me faisait rêver, tel un cyclix!!
J’arrive sur place le jeudi soir, dans un chalet juste avant les Menuires, qui sera mon camp de base. J’y loge avec mon pote, un collègue très bon cycliste et un ancien de 70 ans qui roule toujours et plutôt très bien mais qui est juste venu en spectateur. Sur ces conseils (il faut toujours écouter les anciens
Lendemain, Reco de la deuxième partie de la montée de Val Tho. Moins dure, la route est meilleure, mais les 10 derniers km ne sont quand même pas si facile qu’il n’y parait. Petite surprise, l’arrivee ne se situe pas à l’entrée de Val Tho ni vraiement dans la station, mais sur les hauteur, au bout d’une route gravillonneuse de 500m avec des rampes à 12 et 14%! Ça fera mal, même aux pros dans une semaine.
Place à la course. Lèvé 4h du mar, ca pique, surtout que mon départ est prévu à 8h52! Mais mon collègue part dans le deuxième sas et nous n’avons qu’un seul véhicule, donc pas le choix!
Nous attendons avec mon pote 2h45 autour du village départ puis dans le sas. On s’octroie même une petite sieste à même le bitume. Les minutes passent assez vite. Arrive le départ. Je n’ai pas d’apprehension particulière. Je me suis bien entraîné et je pense finir. Comme c’est ma première, je n’ai pas d’objectif de temps mais j’imagine passer entre 8h30 et 9h sur le vélo. Mal seule crainte concerne les délais puisque partant du dernier sas, la voiture balais va nous suivre et j’espere ne pas avoir de pépin mécanique pour être sûr de passer les barrières horaires.
Départ tranquille jusqu’a Beaufort, on y va doucement, ça grimpe déjà avant le Cormet, on a prévu de s'économiser en prévision de la suite. Je grimpe le Cormet à mon rythme, aux alentours de 10km/h, très tranquillement. Je dépasse énormément et j’arrive frais au sommet. Je remplis mes deux bidons au ravito, j’ai prévu de beaucoup boire, en me forçant puisque j’ai souvent tendance à oublier de m’hydrater. Descente rapide jusque bourg saint Maurice puis route toboggan jusqu’au pied de la côte de Longefoy. Elle n’est pas specialiement dur mais c’est le début de l’enfer. Il et entre 12h et 13h et il fait entre 35 et 40 degrés, sans air. C’est un four! Je lache mon pote en accélérant au pied mais je ralentis vite, sonné par la chaleur. Je garde un bon rythme et constate que sur le bord de la route, des coureurs sont à l’arret, vaincu par le soleil. Les autres toujours en selle souffrent. Arrivée en haut de Longefoy, je poursuis jusqu à notre dame du pré. Je m’arrete à un lavoir pour me rafraîchir et pars dans la descente. La descente est très technique et dangereuse, sur une route en mauvaise état. Je comptabilise 5 chutes!
J’arrive en un seul morceau à Moûtiers, pied de la dernière ascension. Je suis confiant, les jambes sont très bonnes, j’ai bien géré. On se ravitaille et j’annonce à mon pote que je vais accéléré. C’est ce que je fais pendant les 10 premières minutes, mais je suis une nouvelle fois stoppé par cette chaleur à crever. Ces 12 premiers km d’ascensions jusqu'à Saint Laurent de la côte sont un sauna. Je dois ralentir et gérer, mais je souffre, le coup de chaud et la. Paradoxalement, je suis rassuré en voyant que tous les participants sont aux abois. Plus les km défilent dans cette dernières montée interminable de 35km, et plus les cyclistes s’arretant ou s’allongeant à même le sol, terrassés par la chaleur, sont nombreux. Heureusement, les locaux ont sorti leurs tuyaux d’arrosage et nous ravitaillent. C’est ce qui me sauve. Il me reste encore 27 km de montée mais cette savoyarde qui me rafraîchit la tête et me remplit mes bidons me remonte le moral. Je continue et comme je connais l’ascension, je sais qu’une fois la route principale retrouvée, la chaleur baissera, les pourcentages diminueront et la route sera meilleure. Effectivement, je retrouve la route et poussé jusqu’au dernier ravito de Saint Martin de Belleville. Je remplis une nouvelle fois mes bidons, arrosé ma tête et prends un gel, tout en en glissant trois autres dans mes poches.
Il me reste 19km, ça va mieux même si c’est toujours difficile. Je me concentre sur mon coup de pedale, afin qu’il soit le plus fluide possible, pour être 100% efficace. J’avance bien, je double beaucoup de monde. Certains sont à pied. Les km défilent et je commence à réaliser que je vais finir. Les émotions me , je suis fier! J’entre dans Val Tho, il y a du monde pour nous encourager. Je savoure pendant la rampe finale qui fait mal! Et je boucle ma première cycle, l’EDT en 8h48, 8h de selle en enlevant les pauses. Ce qui me place dans les 5600 premiers concurrents, sur 12800 participants. Mon pote arrive 23 minutes après moi.
En bref, ce fut une très bonne expérience. Je suis très content d’avoir finis et de mon classement mais au vue de mes jambes, je regrette d’avoir été terrassé par ce coup de chaud. J’aurais pu être mieux classé Une chose est sur, j’y retourne l’an prochain et compte bien faire d’autres cyclo (si vous avez des conseils, je suis preneur!). Je dois avoir choppé le même virus que On3...
Concernant les pros, cette étape peut faire très mal: les transitions sont très courtes et pas plates du tout, la descente de Longefoy est courte, mais ultra dangereuse, la dernière montée de Val Tho n’a rien d’une autoroute, surtout dans ces 12 premiers km, et si la canicule persiste jusque samedi, la côte de Longefoy et le début de la dernière ascension jusque Saint Laurent de la Cote sont deux fours qui vont en réchauffer plus d’un!
Re: Cyclosportives 2019
Bravo Wim. Quand tu pars dans les sas de fin, c'est vraiment la double peine. Tu as les barrières horaires, il fait beaucoup plus chaud, parfois plus rien au ravito, c'est l'embouteillage sur la route (sérieux c'était blindé de monde quand je redescendais Val Thorens plusieurs heures après mon arrivée ...).
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