Ce parcours aurait pu lui convenir lorsqu'il faisait partie des 2 ou 3 meilleurs grimpeurs du peloton, derrière Froome (période 2013-2016). Mais maintenant, y a Bernal qui est arrivé, y a Thomas qui arrive à son apogée, y a Dumoulin, Pinot, Bardet et d'autres (Lopez, les frères Yates suivant la saison) qui ont atteint son niveau, même Dan Martin a été un rival coriace dans une montée comme Le Portet, chose qui semblait improbable 2 ans auparavant. Et Froome, qui n'est plus dominateur de façon régulière, est capable de sortir sa cape de super-LOL lorsque le besoin s'en fait sentir, ses avocats s'occupant du reste (toujours si le besoin s'en fait sentir). Je suis même pas certain que Papy Nairo fasse encore partie des 6 ou 7 meilleurs escaladeurs du monde.marooned a écrit : 11 juin 2019, 11:20 Pour Quintana, c'est vraiment l'année ou jamais.
Le parcours est parfait pour lui puisqu'on entre dans le vif du sujet dès la première semaine avec beaucoup d'étapes casse-pattes. Il ne bouffera donc pas trop d'énergie pendant 10 jours sur les étapes plates et il doit pouvoir faire jouer ses qualités d'endurance sur les trois semaines. Il y a également trois étapes de montagne "sprint" qu'il apprécie tout particulièrement et une belle quantité de cols/arrivées à plus de 2000m. Au niveau du parcours, c'est du sur-mesure pour lui et il ne trouvera sans doute plus jamais mieux.
Au niveau de sa préparation, il a fait un début de saison plutôt solide et il s'est enfin décidé à faire le Dauphiné qui est le point de passage obligé de quasiment tous les vainqueurs du Tour depuis 20 ans. Hier il était présent avec les meilleurs quand ça a bagarré dans le final, signe que la condition est plutôt bonne. Bref j'ai envie d'y croire pour cette année et je pense que c'est sa dernière chance de gagner le Tour.
A la pédale, je vois pas comment il peut gagner le Tour, franchement.



