gradouble a écrit : 18 mai 2019, 10:49
fred30 a écrit : 17 mai 2019, 20:10
C'est pourtant flagrant et assez évident : ça n'est pas glorieux dans le sens où s'économiser pour le reste des 3 semaines c'est bien, mais escamoter et ignorer les occasions de marquer son territoire c'est moins bien !
Quand on entend les consultants, à 6 km de l'arrivée, dire "ah oui ils ont arrêté de rouler, il n'y a plus d'équipier personne ne veut se livrer sans équipier ..." ça fait peur ! si un leader ne peut pas se livrer à fond, sans équipier, pendant 6 bornes, pourquoi continuer de le qualifier de leader ? Un effort conséquent aujourd'hui n'aurait eu demain, sauf cas exceptionnel, zéro conséquence sur l'état de forme de celui qui l'aurait fait.
Alors oui peut-être que l'expérience Yates de l'an dernier en a refroidi plus d'un, y compris lui. Mais l'an dernier le parcours était beaucoup plus équilibré. Là si tu te livres aujourd'hui ... tu pèteras la forme quand même dans l'étape du Mortirolo. C'est loin tout ça !!
C'est une course de 3 semaines dans laquelle 2 ou 3 étapes décideront du vainqueur : un bon Tirreno, donc !
Je comprends ta déception, mais ne suis pas d'accord avec toi.
C'est une course de 3 semaines, c'est vraiment très long et le moindre effort compte. Pour le moment, oui, c'est la gestion, l'observation. Les leaders préparent leur montée en puissance sans s'exposer et sans rien montrer à leurs adversaires; pour moi, tout est normal. Et toutes ces étapes, même si elles ne sont pas extrêmement spectaculaires, bien que plutôt animées vont rester dans les jambes.
Et un GT qui se joue sur 2-3 étapes, sauf exception c'est monnaie courrante. Et ça ne vaudra jamais un Tirreno étant donné l'accumulation de la fatigue et des bornes. Les coureurs les plus endurants sont récompensés. Je te conseille la lecture du "Giro 1949" par Buzzati. Pendant tout le bouquin, l'auteur se plaint que Bartali et Coppi ne se montrent absolument pas durant toutes les étapes de plaine, il se languit, il en a marre et puis viennent les 2 étapes des Alpes où Coppi atomise tout le monde avec un Bartali qui se bat comme il peut.
Merci pour le conseil lecture

tout ce qui concerne le vélo m'intéresse, j'essaierai de me le procurer. Comme tu l'as senti, je suis quand même déçu. Les étapes de plaine pas passionnantes, c'est normal, ça fait partie du vélo. Mais quand une étape est accidentée, on peut s'attendre à autre chose. Hier ce n'était pas plat. Au moins des escarmouches, des tests pour voir où en sont les adversaires.
Rappelons-nous de Bardet dans le Tour 2017. Il s'impose à Peyragudes, il était donc en forme, et Froome était à la rue ce jour-là. Sauf que ça, Bardet le découvre dans les 200 derniers mètres, trop occupé à gérer avant cela. Je sais qu'avec des "si" on peut refaire le monde, mais si on a les jambes, il faut attaquer au moins pour tester les adversaires. Quand on attend, on perd surtout l'occasion de créer des différences... Puisque tu parles de Coppi et de cette époque en général, combien de fois a-t-on vu ces gars-là attaquer dans une succession de côtes à priori pas méchantes, en plaine ou en toute moyenne montagne ? Plein de fois ! Bref, je ne veux pas passer pour un vieux c** adepte du "c'était mieux avant" mais parfois, souvent, trop souvent ? le terrain n'est pas exploité et c'est très dommage.