Mais j’ai proposéSuper_Cuvet a écrit : 28 avr. 2019, 22:29Richard a écrit : 28 avr. 2019, 22:09 Ben si, c’est pas parce que ce n’est pas la réponse que tu attendais que ce n’est pas une réponse hein :)
J’ai dit qu’il était impossible de répondre à ta question et expliqué pourquoi.
Mais si tu considères ça comme une absence de réponse, je ne peux plus rien pour toi![]()
A un moment il faut être concret et proposer quelque chose. C'est trop facile de dire qu'il est impossible de répondre.
Je n’ai aucune certitude sur son palmarès alternatif s’il avait fait d’autres choix !
Et ce qui est fait est fait.
Je pense comme d’autres que face à l’impasse (relative) dans laquelle il se trouve, il est plutôt cohérent de questionner ses choix de programme/carrière. Que lui même semble remettre en question de façon de plus en plus aiguë.
Cibler d’autres objectifs, ou d’autres approches, n’est pas un tabou et mérite d'être essayé, ou au moins débattu. Ça ne veut pas dire forcément qu’on se berce d’illusions comme tu t’échines à vouloir le montrer dans un mauvais procès.
Sa préparation est quasiment toute entière tournée vers le Tour. Il fait ce qu’il faut pour être bon sur les classiques mais ça reste secondaire. Or quand on voit sa classe sur les Strade Bianche ou son niveau moyen sur Liège, ou encore son Mondial en ayant complètement basculé vers une prépa "course d’un jour", on ne peut s'empêcher de se demander ce que ça donnerait en s’y consacrant à fond. Je ne t’apprendrai rien en te disant que les qualités travaillées sont en partie similaires et en partie antagonistes. Et qu’on ne peut pas tout travailler à fond en même temps.Déjà dit, mais visiblement ce n’est pas passé, alors je répète : il n’y a pas que le programme « brut », il y a aussi l’approche, le travail spécifique à l’entraînement, qui permettent de calibrer les objectifs.
Par ailleurs, oui le Giro ce serait révolutionnaire. La Vuelta - en la ciblant vraiment - aussi.
L'approche et le travail spécifique, ça veut dire quoi ? A croire que Bardet approche les courses en faisant n'importe quoi. Il doit faire quoi, un stage en altitude en janvier ?
Cela dit je n’irais pas jusqu’au point de vue de Quef : Nibali, Dumoulin, ont montré qu’on peut être très fort à l’heure actuelle dans une même saison sur un GT et une grande course d’un jour. Mais c’est le cran au-dessus, ils ont gagné des GT, c’est plutôt l’exception qui confirme la règle, comme Valverde. Pour des coureurs un petit cran en-dessous, comme Chaves, Pinot par exemple, qui l’ont aussi montré (Lombardie), il faut un programme plus optimisé pour que ça marche sur les deux tableaux et gagne au moins sur l’un des deux.
Révolutionnaire par rapport à ses habitudes.Je vais le répéter mais en quoi faire le Giro serait révolutionnaire ? A-t-il la certitude d'être devant Roglic, Bernal, Dumoulin, Landa, Nibali, Yates, Chaves, Zakarin, Majka, Jungels, Lopez ou Mollema. Il sera dans les 15 prétendants au top 5 comme sur le Tour. Pour moi, Tour ou Giro, c'est pareil.
Tu pointais le fait qu’on lui assignait des objectifs qu’il court déjà.
Mais sinon non en terme d’ambitions/concurrence c’est en effet similaire maintenant.
Oui, rien que ça ce serait révolutionnaire :)Le seul point positif serait d'ensuite viser la Vuelta où il y aurait moins de densité.
C’est vrai, mais disons qu’il aurait pu au moins prendre le maillot jaune à Meribel avec un peu plus de chance et de sang-froid.Je sais que c’est une course importante pour l’équipe, je mettais juste en perspective par rapport au Tour qui écrase tout (point de vue sponsor surtout). Cela dit je doute fortement que Bardet ait été au top du top sur le Dauphiné ces dernières années. Il était en prépa comme les autres - parfois un cran plus avancé peut-être.
Oui, en 2016 il passe à côté du Dauphiné mais à l'époque c'était un autre Bardet qui n'avait jamais fait de podium sur le Tour. Je me souviens très bien des deux étapes où Froome coince à la surprise générale. C'est facile de dire après coup mais au moment des étapes, Bardet semblait assez loin de la victoire.
Il aurait peut-être tout perdu ensuite mais c’aurait été un jalon important dans sa carrière.
Oui mais mon propos, un peu rêveur certes, était de miser plus sur le Dauphiné, pour se donner un avantage comparatif, quitte à hypothéquer (un peu) le Tour, de toute façon tellement dur et aléatoire... C’est bien un Dauphiné sur un palmarès ! Mais je n’y crois pas plus que cela, c’est pas son tempérament de revoir ses ambitions à la baisse, et c’est aussi ce qui l’a mené si haut, donc... Plus qu’à s’accrocher en espérant/provoquant la fameuse réussite qui fournira la marge manquante sur la concurrenceEn 2018, il aurait fallu qu'il doit 3 crans plus avancés pour gagner. Tout le monde est en prépa sur le Dauphiné et il y a sa chance dans tous les cas. Je pense vraiment que sur cette course, il peut réussir en préparation avec de la réussite mais un peu moins que sur d'autres courses.


