biquet a écrit : 11 avr. 2019, 17:34
botero37 a écrit : 11 avr. 2019, 12:51
Et concernant le capitalisme, il est en crise terminal etfinira par s'effondrer de lui-même car il répond à des schémas interne contradictoire (baisse du taux de profit, saturation des marché, valorisation/dévalorisation, etc).
Et il n'y a des dominants et des dominés que dans un système qui donne l'espace à ce genre de rapports entre les humains. Le capitalisme meurt, c'est l'Argent qui disparait et donc les rapports de domination...
Bon, c pas la peine, je suis en désaccord total avec que tu dis de très belle manière (et manifestement, tu as les outils). Je ne crois pas une seule seconde que les rapports de domination disparaitraient comme par magie avec la disparation de l'argent, ils réapparaitraient (selon moi)simplement sous une autre forme. Je pense qu'ils ont toujours existé, même dans tes communautés, et qu'elles existeront toujours. C'est mon avis, tu as le tien, je crois que c'est le bon endroit pour parler de ça. Restons-en là.
Je ne pense pas que vos positions soient conciliables, et pourtant sur ce sujet je situe la mienne dans un entre-deux. Botero définit un capitalisme générique (ein vorkapitalistiches Kapitalform), un capitalisme d'avant le capitalisme, celui de la différenciation économique et politique qui fait l'accumulation du capital, le surplus matériel, l'inégalité sociale, la lutte des classes,
in fine la société agonistique de tous contre tous. Encore faut-il prétendre, à la Pierre Clastres, que les colliers de bivalves ne sont pas ceux du chef, que l'épigravettien n'a pas de BigMan et ne sait pas parler au singulier et que ces sociétés segmentaires ne connaissent pas la guerre (ce qui va à l'encontre de tout ce que j'ai entendu à l'INRAP). Cela dit, si les rapports de domination sont présents chez les grands singes, ils ne sont pas de même nature que ceux du capitalisme marchand. Par exemple, le panache d'un leader parti au pied du premier col et la gueulante à Joël Pelier s'apprécieraient aujourd'hui en retombées publicitaires, montée de lactique et débours en secondes, et ça vrombirait dans les oreillettes: le maître est là (et il a un maître à la maison). Dans le recours au dopage, depuis que les équipes ne s'en mêlent que de très loin, l'initiative revient à l'esclave, qui dit à son maître: "garde-moi, tu as besoin de moi". Et le spectateur aussi dit au maître: "ton esclave est bon, il fait du bon spectacle".
Pour un cyclisme d'avant-guerre, sauvagement beau, entre Carniole, Cantabrie et Bouches-du-Rhin (avec quelques Abyssins), sans laborantins, dollars, UCI, 4x4 et gagne-petits.