Bonobo07 a écrit : 31 janv. 2019, 15:19
Booze a écrit : 31 janv. 2019, 13:54
Donc si Geniez met un coup de boule ce soir, en marge de La Marseillaise - et donc, par le récit des journalistes, associe son geste au GP - il est viré de la course ?
C'est la porte au n'importe quoi. N'importe qui de sensé est capable de faire la distinction entre un comportement privé en public et une epreuve prenant place quelques jours plus tard.
Cette injonction permanente à l'e
xemplarité motivée à la fois par des conviction mais aussi par un souci de communication à visée commerciale me glace. En quoi un cycliste devrait être exemplaire dans son comportement ? Il y a des mecs bien et des ordures. Tous doivent pouvoir travailler à partir du moment où ils ne contreviennent pas au bon déroulement de la course et à l'equité sportive.
La peur du patron du Tour de San Juan de voir sa course associée au sexisme par des commentateurs incapables de faire la part des choses, c'est un autre problème. C'est le problème de la bêtise des commentateurs.
J'ai un peu du mal à comprendre ce que cela veut dire ??
Pour le reste s'est plutot bizarre que tu découvre aujourd'hui que le sport professionnel n'est qu'une vitrine publicitaire pour les payeurs. Et notamment le cyclisme pro ça fait quand meme belle lurette qu'il n'existe que par les sponsors. Il est quand meme logique qu'un coureur pro grassement payé par une marque soit contractuellement le représentant de cette marque. Et j'y connait pas grand chose en contrat mais il me parait aussi fort probable qu'il soit stipuler sur leurs contrats que du moment ou ils portent le maillot de l'équipe qu'ils soient de fait les représentants de la marque.
Ce que je voulais dire, c'est que ces decisions ou ce souci de l'exemplarité peuvent être motivées de deux manières :
- par conviction : une indignation legitime face à des faits et gestes heurtant la morale ou l'honneur de - ici - l'organisateur; une vision du monde positive que l'organisateur souhaite defendre (cf Najar l'an passé)
- par visée commerciale : un souci de ne pas se voir associer à des faits ou gestes pouvant gener le business en dehors de tout cadre d'interpretation morale réel. Il s'agit de sortir ceinture et bretelles.
Parfois, il y a l'un ou l'autre. Parfois, il y a les deux.
Ensuite, puisque ce message a été très mal compris par Charlix - et sans doute me suis-je très mal exprimé dans la precipitation - je precise le reste.
Il est evident bien normal que les journalistes ou les reseaux sociaux relatent le fait : lieu et identité des personnes. Ilo Keisse a fauté à San Juan. Récit il y aura d'événements s'etant produits en marge du Tour de San Juan. Rien d'anormal ou de choquant.
Le problème vient non pas de l'association Keisse/Sexisme/San Juan. Le problème vient de l'association Keisse/Sexisme/Tour de San Juan.
Cette deuxième association -dans la reception de l'information - est une bêtise selon moi. L'"institution" Tour de San Juan n'est aucunement en cause dans cette affaire; c'est une paresse intellectuelle des commentateurs et suiveurs d'assimiler San Juan-le lieu - où se preparent des coureurs à une épreuve - à San Juan-la course.
Et c'est de cette association dont cherche peut-être à se prévenir en partie l'organisateur en sortant ceinture et bretelles. Cette obligation contemporaine des individus ou des institutions à devoir sans cesse se protéger des consequences de faits dont ils ne sont pas comptables ne me réjouit pas.