Sauf que Yates avait déjà montré de sérieux signes de faiblesse avant le premier km du Finestre, et il s'en était même inquiété lors de la 2è journée de repos ("j'espère que les autres coureurs sont fatigués, car moi, je le suis"). Ses fins de courses très pénibles sur le chrono et la CC de Pratonevoso étaient des signes forts.marooned a écrit : 18 déc. 2018, 10:50Difficile de comparer sa gestion du Giro et de la Vuelta car il a manqué des grandes étapes de montagne en fin de Vuelta pour voir s'il était capable de tenir le choc. L'étape andorrane était la plus difficile de la dernière Vuelta mais elle manquait quand même sérieusement de kilométrage et de dénivelé comparée aux dernières étapes du Giro (Jafferau et Cervinia) lors desquelles Yates a craqué.biquet a écrit : 18 déc. 2018, 10:34 Concernant Simon Yates, je me demande s'il n'a pas choisi le Giro en considérant sa difficulté personnelle à tenir 3 semaines complètes au même niveau.![]()
Je m'explique: sur le Giro, il démarre comme une balle, impossible d'être plus en bourre, et il explose en 3è semaine. Il aborde la Vuelta en très léger déficit de condition, on le voit à la peine sur Caminito del Rey, mais il sort une grosse 2è moitié de course pour aller chercher la victoire finale.
Et le prochain Giro, aussi bien dessiné soit-il ( c pas mon opinion), faudra quand même attendre une bonne dizaine de jours avant de passer aux choses très sérieuses. Bref, je vois bien Yates tenter le même coup que sur la dernière Vuelta. Il pourrait y perdre des plumes sur les 2 premiers chronos, mais c'est un calcul qu'il a peut-être déjà effectué.
Perso, je suis persuadé (on ne le saura jamais, mais bon) que c'est une histoire de gestion de forme qui l'a condamné, en fin de Giro, et pas une histoire de Taponne ou d'enchainement de cols. Il a coincé très vite, dans Finestre, c'est pas l'enchainement qui l'a tué. Pour moi, il était déjà pratiquement cuit avant le départ de l'étape. Mais bon, chacun son avis, et on en saura davantage lors du prochain Giro.



