Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
On sent que la préparation Allobroges fait des émules. BBQ/Rosé/800km, et malgré tout tu t'en sors admirablement bien. T'es un gagnant, Serge ! 
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Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
Bon j'ai aussi une douzaine de séances de HT et 600 kms de course à pieds. 
Impaussible n'est pas français.
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Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
Cette fin de CR en mode apocalyptique envoit du rêve
J'attends avec impatience le CR d'Allobroges du coup 
Tout le monde attend Pogacar, mais Pogacar n'attend personne
Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
Faut lui laisser le temps de s'en remettre pour le coup. Il doit toujours être à la pasta party/apéro post-course/devant le match des Bleus.Le sucre sportif a écrit : 02 juil. 2018, 12:14 Cette fin de CR en mode apocalyptique envoit du rêveJ'attends avec impatience le CR d'Allobroges du coup
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Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
A mon tour, évidemment, CR proportionnel au temps passé sur la route
, le #vraicyclisme, c’est ici et je m’excuse d’avance pour le pavé...
The day i die, voila le morceau d’Island que j’écoute en boucle durant les 50 mn de trajet qui me séparent du départ de l’Ariégeoise 2018 : J’aime bien avoir un air dans la tête quand je pédale, ca m’aide à déconnecter…
Sauf que j’imaginais pas ce titre aussi prémonitoire…
Déjà, je gère moyennement mon arrivée sur le site : bizarrement, je trouve de la place à la cultissime _Nevada tout près du retrait des dossards. 3/4 d’heure avant le départ, je vois passer au loin les collègues locaux (Mancebo et Thejul) déjà en chauffe alors que je suis toujours en civil Je n’ai absolument pas étudié les conditions pour me rendre au départ.
7h45, je quitte la voiture...sauf que le départ est loin d’être à proximité de la base administrative de l’épreuve...1er coup de sang : je suis inlassablement les panneaux « Départ de l’Ariégeoise » sans tomber dessus. Pire : j’arrive au départ de la Montagnole
... Je suis simplement en train de faire le tour de la ville pour m’y rendre...7h57, l’organisation est magnifiquement huilée : j’arrive dernier sur la ligne, je n’aperçois même pas la banderole de départ...
J’ai pas encore mis un coup de pédale que la galère _allobrogienne est déjà en marche...Bon, je gruge discrètement les cyclos du fond de la classe. J’entends que le départ est donné mais tel un Svein Tuft sur une grille de départ luchonnaise de F1, je ne passe la ligne que 2-3‘ après.
Bref, sur les 4 bornes de plat, je mets la braquasse pour remonter ce peloton fourni de près de 1000 coureurs. C’est déjà moins facile dans les premières douces pentes du fameux Pas de Souloumbrié, les coureurs utilisant l’entièreté de la route -laissant même parfois de la place à droite-
J’arrête les frais quand l’élastique commence à se tendre sur les pourcentages les plus importants : mes jambes me rappellent qu’il vaut mieux en rester là pour ce qui concerne la remontée : je bascule dans un groupe d’une vingtaine de gars avec du vieux sage qui va loin (dont un vieil écossais impressionnant...), du coursier qui vient s’affûter (message aux fous furieux en manchettes/chaussettes de compression) voire de quelques cyclos en sur-régime et de collègues de club de thejul a priori expérimentés…
Je me rappelle que mon rôle était de lancer mon leader au pied du Pradel mais je me dis qu’avec tous les gars qui portent un maillot l’Ariégeoise (très réussi d’ailleurs cette année), il y a de fortes chances que cette équipe domine la situation à l’avant…
Je suis plutôt à l’aise dans mon groupe (malgré un 1er saut de chaine) : je tente de me sustenter d’une de ces horribles barres énergétiques achetée pour l’occasion mais c’est impossible de l’avaler ; je recrache l’ensemble…
Je prends plaisir dans la descente suivant des coursiers de Balma et je confirme qu’une grande majorité de coureurs est très prudente bien que certains se positionnent au milieu voire à gauche de la voie.
Je squeeze le 1er ravito solide (erreur…) vu qu’il me reste un grand bidon et de la bouffe plein les poches et j’aborde le Chioula/Pradel (en déraillant une 2nde fois au passage...), j’comprends pas comment les 2 cols s’articulent. Je suis plutôt pas mal sur la 1ère partie ; du coup, je ré-essaie de manger quelque chose : une barre chocolatée que je recrache directement... En fait, je comprends que je ne peux ingérer que des gels ; donc je me décide à boire beaucoup dans ce long col souvent dégagé. Les parties raides sont difficiles pour moi, je suis déjà tout à gauche...Il fait chaud et soudainement, je passe en mode « survie » voyant désormais une majorité de coureur me dépasser.
Les 3 derniers km sont un enfer pour moi, je garde le moral en m’autoflagellant : c’est là que j’avais initialement prévu de produire mon effort.
Dans mon état, c’est même pas envisageable, j’suis collé et je commence à ressentir les effets de la chaleur sur moi : les pieds me brûlent, les taons m’attaquent, mon bidon se vide en un rien de temps...ca y est, je bascule dans le part sombre de la défaillance…
Et je constate qu’avec à peine 60 bornes de réalisées, je n’ai même pas couvert la moitié de l’épreuve. Le moral en prend un sacré coup....Et jolie surprise en arrivant : plus d’eau au ravito
...Je suis colère
; on nous dit qu’il y a une fontaine dans le 1er village en bas ; du coup, je braque un fond de bouteille d’eau d’une motarde qui me dit : « c’est nos bouteilles perso...» sauf que j’ai pas besoin de lui faire un dessin, elle doit voir dans mon regard qu’elle peut finir dans le ravin si elle partage pas…
J’attaque la descente : sur la base de l’avis des copains lors de leurs reco, je l’ai étudié sur google street.
Je débranche donc le cerveau et me lance à corps perdu...Je reprends beaucoup de monde, traverse les villages à toute berzingue...sauf qu’à 55 à l’heure, je tombe nez à nez avec les mecs en train de remplir leur bidon à la sortie d’une courbe, arrêtés en plein milieu d’une route de 3 m de large...et là, c’est le dram
….NON, finalement, je saganise la situation mal embarquée,je pile de toutes mes forces, j’aperçois quasiment ma roue arrière me passer devant...(vous avez l’image là?
), vois ma vie défiler mais me récupère sans trop comprendre comment…
Du coup, c’est débranchage total après cette montée d'adrénaline, je reprends groupe sur groupe dans la descente. J’aborde la montée du plateau de Sault dans un groupe d’une 10aine de coureurs et je retrouve quelques forces pour l’accrocher.
Après avoir rechargé les batteries au 3è ravito de la mi course, je redémarre avec 3 gars avec qui je discute 5’. On s’entend super bien et on se met à tourner dans le faux plat descendant. Je retrouve un peu de plaisir à bourriner à plus de 40 à l’heure après qu’un triathlète toulousain nous ait repris jusqu’à la 1ère sensation de crampe dans un léger faux plat sur lequel je passe le relais…Ca pique...
C’est frustrant car j’ai de meilleures jambes…
Plus frustrant encore : on se fait reprendre par un gros peloton à 5 bornes du pied de Monségur.
Je me cale derrière et essaie d’ingérer quelque chose : toujours impossible, ca m’inquiète pour la suite, je crains surtout la fringale. Je tente en vain de me faire vomir au fond du peloton...
Monségur débute : je dois m’arrêter 3 fois pour m’étirer alors que je suivais les 1ers du groupe qui explosait, dommage encore...La fin du col est horrible, j’ai toutefois l’impression de ne plus avancer. La chaleur est étouffante ; je m’arrose toutes les minutes. J’arrive au sommet difficilement ; du coup je me mets à discuter avec un voisin bigourdan : on ne se quittera pratiquement plus, une histoire est en train de naître
…Pardon je divague…
Je me ravitaille à base d’eau salée : tiens, ce ravito est plutôt intelligent du coup ; je peux dire que je suis capable d’avaler du sel sans eau tant mon organisme doit en demander...Je me lance dans la descente avec mon collègue pour les 25 km en faux plat descendant. Comme je ne suis plus à un paradoxe près, je comprends très vite qu’il va falloir commencer à gérer…
Donc, logiquement je laisse faire mais ca roule pas dans le groupe qui se constitue : ca revient de l’arrière, notamment un groupe de basques jusqu’à un faux plat de 500 m qui fait exploser le groupe et pour lequel je me retrouve... en chasse patate
; je rentre seul progressivement mais j’arrive pas à boucher les 50 derniers mètres : les mecs ont embrayé juste au sommet...Du coup, c’est le cercle vicieux de la connerie en barre
: tu te dis que t’as pas fait autant d’effort pour rien, donc t’en remets pour tenter de revenir...puis un gars te rattrape, te dis « allez, on rentre... »
...Bon, du coup, tu le crois, le mec, donc t’en remets une avec lui...mais en fait, non, tu rentres pas, t’es toujours à 50 m...tu prends ton relai, tu te retournes et le mec a sauté...VDM !!!
Donc voila, je suis tout seul, vent dans le pif à 32 à l’heure mais j’ai bien entamé mon faible capital énergie dans cette manœuvre ridicule…
Cerise sur le gâteau quand tu t’arrêtes au dernier ravito et que tu vois les basques en train de rigoler en bouffant du saucisson et un peloton de 50 gars débarquer 30 sec. derrière toi…
La dernière ascension (re-Pas de Souloumbrié) est un vrai calvaire dans cette chaleur : je vais de plus en plus loin dans la souffrance, je dois m’arrêter 3-4 fois pour profiter d’un peu d’ombre (y compris à 300m du sommet), j’avance plus : là où je passe en 32’ le matin, il me faut 53’ sur le final...
Je descends tranquillement, je suis plus que tout seul, je passe la ligne dans un état second et craquouille
même quelques secondes au ravito…
Résultat : 7h30, 523è/900, beaucoup d’abandons apparemment
J’ai fini, c’est mon seul motif de satisfaction
Je finirai ma soirée sur un anniversaire familial au cours duquel je commence à retrouver l’appétit...(peut être grâce aux 2-3 bières enquillées)
Mais croyez moi, heureusement que je n'ai pas croisé de chèvre sur ma route...
The day i die, voila le morceau d’Island que j’écoute en boucle durant les 50 mn de trajet qui me séparent du départ de l’Ariégeoise 2018 : J’aime bien avoir un air dans la tête quand je pédale, ca m’aide à déconnecter…
Sauf que j’imaginais pas ce titre aussi prémonitoire…
Déjà, je gère moyennement mon arrivée sur le site : bizarrement, je trouve de la place à la cultissime _Nevada tout près du retrait des dossards. 3/4 d’heure avant le départ, je vois passer au loin les collègues locaux (Mancebo et Thejul) déjà en chauffe alors que je suis toujours en civil Je n’ai absolument pas étudié les conditions pour me rendre au départ.
7h45, je quitte la voiture...sauf que le départ est loin d’être à proximité de la base administrative de l’épreuve...1er coup de sang : je suis inlassablement les panneaux « Départ de l’Ariégeoise » sans tomber dessus. Pire : j’arrive au départ de la Montagnole
J’ai pas encore mis un coup de pédale que la galère _allobrogienne est déjà en marche...Bon, je gruge discrètement les cyclos du fond de la classe. J’entends que le départ est donné mais tel un Svein Tuft sur une grille de départ luchonnaise de F1, je ne passe la ligne que 2-3‘ après.
Bref, sur les 4 bornes de plat, je mets la braquasse pour remonter ce peloton fourni de près de 1000 coureurs. C’est déjà moins facile dans les premières douces pentes du fameux Pas de Souloumbrié, les coureurs utilisant l’entièreté de la route -laissant même parfois de la place à droite-
J’arrête les frais quand l’élastique commence à se tendre sur les pourcentages les plus importants : mes jambes me rappellent qu’il vaut mieux en rester là pour ce qui concerne la remontée : je bascule dans un groupe d’une vingtaine de gars avec du vieux sage qui va loin (dont un vieil écossais impressionnant...), du coursier qui vient s’affûter (message aux fous furieux en manchettes/chaussettes de compression) voire de quelques cyclos en sur-régime et de collègues de club de thejul a priori expérimentés…
Je me rappelle que mon rôle était de lancer mon leader au pied du Pradel mais je me dis qu’avec tous les gars qui portent un maillot l’Ariégeoise (très réussi d’ailleurs cette année), il y a de fortes chances que cette équipe domine la situation à l’avant…
Je suis plutôt à l’aise dans mon groupe (malgré un 1er saut de chaine) : je tente de me sustenter d’une de ces horribles barres énergétiques achetée pour l’occasion mais c’est impossible de l’avaler ; je recrache l’ensemble…
Je prends plaisir dans la descente suivant des coursiers de Balma et je confirme qu’une grande majorité de coureurs est très prudente bien que certains se positionnent au milieu voire à gauche de la voie.
Je squeeze le 1er ravito solide (erreur…) vu qu’il me reste un grand bidon et de la bouffe plein les poches et j’aborde le Chioula/Pradel (en déraillant une 2nde fois au passage...), j’comprends pas comment les 2 cols s’articulent. Je suis plutôt pas mal sur la 1ère partie ; du coup, je ré-essaie de manger quelque chose : une barre chocolatée que je recrache directement... En fait, je comprends que je ne peux ingérer que des gels ; donc je me décide à boire beaucoup dans ce long col souvent dégagé. Les parties raides sont difficiles pour moi, je suis déjà tout à gauche...Il fait chaud et soudainement, je passe en mode « survie » voyant désormais une majorité de coureur me dépasser.
Les 3 derniers km sont un enfer pour moi, je garde le moral en m’autoflagellant : c’est là que j’avais initialement prévu de produire mon effort.
Et je constate qu’avec à peine 60 bornes de réalisées, je n’ai même pas couvert la moitié de l’épreuve. Le moral en prend un sacré coup....Et jolie surprise en arrivant : plus d’eau au ravito
J’attaque la descente : sur la base de l’avis des copains lors de leurs reco, je l’ai étudié sur google street.
Du coup, c’est débranchage total après cette montée d'adrénaline, je reprends groupe sur groupe dans la descente. J’aborde la montée du plateau de Sault dans un groupe d’une 10aine de coureurs et je retrouve quelques forces pour l’accrocher.
Après avoir rechargé les batteries au 3è ravito de la mi course, je redémarre avec 3 gars avec qui je discute 5’. On s’entend super bien et on se met à tourner dans le faux plat descendant. Je retrouve un peu de plaisir à bourriner à plus de 40 à l’heure après qu’un triathlète toulousain nous ait repris jusqu’à la 1ère sensation de crampe dans un léger faux plat sur lequel je passe le relais…Ca pique...
C’est frustrant car j’ai de meilleures jambes…
Plus frustrant encore : on se fait reprendre par un gros peloton à 5 bornes du pied de Monségur.
Je me cale derrière et essaie d’ingérer quelque chose : toujours impossible, ca m’inquiète pour la suite, je crains surtout la fringale. Je tente en vain de me faire vomir au fond du peloton...
Monségur débute : je dois m’arrêter 3 fois pour m’étirer alors que je suivais les 1ers du groupe qui explosait, dommage encore...La fin du col est horrible, j’ai toutefois l’impression de ne plus avancer. La chaleur est étouffante ; je m’arrose toutes les minutes. J’arrive au sommet difficilement ; du coup je me mets à discuter avec un voisin bigourdan : on ne se quittera pratiquement plus, une histoire est en train de naître
Je me ravitaille à base d’eau salée : tiens, ce ravito est plutôt intelligent du coup ; je peux dire que je suis capable d’avaler du sel sans eau tant mon organisme doit en demander...Je me lance dans la descente avec mon collègue pour les 25 km en faux plat descendant. Comme je ne suis plus à un paradoxe près, je comprends très vite qu’il va falloir commencer à gérer…
Donc, logiquement je laisse faire mais ca roule pas dans le groupe qui se constitue : ca revient de l’arrière, notamment un groupe de basques jusqu’à un faux plat de 500 m qui fait exploser le groupe et pour lequel je me retrouve... en chasse patate
Donc voila, je suis tout seul, vent dans le pif à 32 à l’heure mais j’ai bien entamé mon faible capital énergie dans cette manœuvre ridicule…
Cerise sur le gâteau quand tu t’arrêtes au dernier ravito et que tu vois les basques en train de rigoler en bouffant du saucisson et un peloton de 50 gars débarquer 30 sec. derrière toi…
La dernière ascension (re-Pas de Souloumbrié) est un vrai calvaire dans cette chaleur : je vais de plus en plus loin dans la souffrance, je dois m’arrêter 3-4 fois pour profiter d’un peu d’ombre (y compris à 300m du sommet), j’avance plus : là où je passe en 32’ le matin, il me faut 53’ sur le final...
Je descends tranquillement, je suis plus que tout seul, je passe la ligne dans un état second et craquouille
Résultat : 7h30, 523è/900, beaucoup d’abandons apparemment
J’ai fini, c’est mon seul motif de satisfaction
Je finirai ma soirée sur un anniversaire familial au cours duquel je commence à retrouver l’appétit...(peut être grâce aux 2-3 bières enquillées)
Mais croyez moi, heureusement que je n'ai pas croisé de chèvre sur ma route...
Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
A mon tour de revenir sur mon Ariégeoise 2018. Lors de la révélation des parcours j'avais assez rapidement décidé de basculer cette année, et pour la première fois, sur le grand parcours. Ce sera donc 156 kms et 3150 mètres de D+.
Comme chaque année c'est l'occasion de passer un super week-end entre potes (dont Jul) et nous arrivons le vendredi en début d'après-midi au camping à 4 kms du départ où on récupère notre mobilhome.
Après avoir récupéré un peu plus tard la plaque de cadre et le maillot mal taillé (sérieux les gars...
), on file au Super U du coin faire les courses pour le samedi soir.
Soirée studieuse au camping, le resto propose comme chaque année un petit menu cycliste à base de salade de crudité, de pâtes bolognaises et de salade de fruits, simple mais efficace.
Lendemain matin, après une trop courte nuit comme toujours la veille, tout le monde est sur le pont à 5h15 pour le petit dèj, et cette année ce n'est pas avec Eye Of Tiger (cf 2017) que je réveille la troupe mais avec I Will Survive, petit double clin d'oeil à la journée épique qui nous attend, et aussi au match des Bleus qui nous attend à 16h.
7h, après avoir englouti environ la moitié du GatoSport noix de coco/pépites de chocolat qui est effectivement une petite tuerie, et après m'être delesté de quelques centaines de grammes aux toujours très impeccables sanitaires du camping, nous descendons sur Tarascon.
La journée s'annonce extrêmement chaude du coup on part trés leger, et j'en tremble dans les 4 kms jusqu'à Tarascon.
On laisse Jul qui part rejoindre le petit peuple dans le SAS de départ et on part à 3 rouloter avant de rejoindre le SAS prioritaire où je retrouve assez rapidement Gradouble avec qui je discute jusqu'au départ, après 3 pipis de la peur.
Cette année j'ai décidé d'essayer, je dis bien essayer, de fixer une stratégie de course. En effet en basculant cette année sur le grand parcours j'ai eu l'occasion d'avoir 2 galops d'essai sur des grands parcours cette année avec la Castraise et l'Octogonale, et les 2 fois j'ai pu constater que je partais comme sur les petits parcours, donc beaucoup trop fort, et je terminais la course vraiment dans le dur.
J'ai donc prévu de partir un peu en dedans sur les 2 premiers cols (Pas de Souloumbrie et col de Pradel) pour pouvoir garder un maximum de gaz sur la 2ème partie du parcours où la chaleur sera également extrême.
8h le départ est donc donné, 4 kms de plat/léger faux plat montant pour rejoindre le pied du premier col du jour, dans les roues ça passe très facilement le rythme n'est pas fou, autour de 40 km/h.
On arrive au pied du Pas de Souloumbrie, 9.2 kms à 4.6% de moyenne mais très irrégulier: les 3 premiers kms sont très roulants puis on arrive à Arnave où 4 kms à 8% nous attendent et enfin un sommet un peu plus roulant.
Je reste calé dans les roues les 3 premiers kms où le rythme est régulier entre 25 et 30 km/h, ça passe bien, et tout commence à exploser dès les premières rampes raides à la sortie d'Arnave, commence quelque chose pour moi dont je n'ai pas l'habitude, me contenir, ne pas suivre les roues que je pourrais suivre, reste calme !
Je me concentre à la Froome uniquement sur mon Garmin et j'effectue toute la montée au cardio en restant sous 85% de FCM, soit 160 puls max, et bien étonnamment ce n'est pas trop frustrant, je me sens super bien, et ces 4 kms raides sont un plaisir à la fraîche, d'autant plus que je remonte quand même des grappes de mecs partis trop vite (ils avaient pas analysé le profil du col ou quoi ?).
J'arrive au sommet où va s'en suivre la route de la corniche, pas de descente donc au menue mais près de 20 kms irréguliers et usants, une succession de faux plats montants et descendants, dans un joli cadre. Je suis dans un groupe de peut être 50 ou 60 éléments, dans le dernier 1/3, je reste dans les roues. Le groupe se disloque dans les derniers kms de cette route de la corniche qui constitue les premiers kms du col de Marmare, 4.7kms à 5.8%.
Je reste toujours en dedans et comme dans le Souloumbrie je monte à ma main, et vient le moment de tourner à droite direction Savignac, une portion non prévue initialement on aurait du faire le col de Marmare en entier pour rejoindre le Chioula mais un effondrement de la route en a décidé autrement.
C'est donc une descente étroite de 7 kms, technique, sur un bitume en mauvais état avec des gravillons et à flanc de falaise qui nous attend, tout ce que j'aime.
L'avantage d'avoir reconnu le circuit 3 semaines avant c'est que je sais à quoi m'attendre du coup j'y vais piano et aucune frayeur si ce n'est 2/3 inconscients qui ne doivent avoir ni femme ni enfant ni job je présume vu les coups de patins que j'ai entendu.
Arrivé en bas de la descente on rejoint rapidement Ax les Thermes par 2 kms léger faux plat montant. Un ravito y est situé, mais ayant encore un bidon de 750ml plein, je peux suivre mon plan initial qui prévoit de m'arrêter en haut du col de Pradel et en haut de Montségur.
Dans Ax on attaque donc le col de Pradel, qui en fait est en 2 parties puisque les 7 premiers kms sont ceux du col de Pailhères (5.3% de moyenne) et qu'ensuite on tourne à gauche sur une route étroite pour les 7 kms du cols de Pradel.
La première partie est sur une route large et en bon état, il ne fait pas encore trop chaud, je monte à mon train toujours en dedans, je mène un groupe d'une 10/12aine de bonhommes à allure régulière. Un petit replat à la sortie d'Ascou de 500m et vient le moment d'attaquer le Pradel, et ses 7.1 kms à 7.3% de moyenne.
Je me souviens très bien de la reco et de cette montée très irrégulière, on enchaine des longs passages à 10/12% et des passages à 4/5%, il y a peu d'ombre et il commence à faire très chaud, j'ouvre complètement le maillot et en avant je mène mon train, les jambes sont bonnes je gère toujours comme prévu initialement, et malgré la difficulté je digère plutôt bien l'ascension et reprend quelques mecs bien collés. Je discute avec un junior très sympa qui n'est pas de la région et qui fait sa première cyclo, sur un vélo pas forcément très récent, il me demande comment est la fin du col je lui donne quelques infos puis le laisse filer dans une rampe à 11%, suivant toujours mon cardio.
A 1.5 kms du sommet à la faveur d'une pente moins difficile et plus régulière je lâche un peu les chevaux, je reprends mon petit junior un peu planté et l'encourage au passage, puis 2 connaissances que je sais costauds et bons descendeurs donc j'accélère encore sur le dernier kms ayant prévu de faire le plein de mes 2 bidons au sommet afin de ne pas perdre de temps ensuite sur la descente et pouvoir rouler avec eux.
Arrêt express au sommet où un bénévole vient vers moi et me rempli mes 2 bidons et me voilà à l'assaut de la descente du Pradel, une route étroite, déguelasse, défoncée, avec un peu de gravier pour pimenter le tout, sur 13 kms.
Je ne prends aucun risque et me fait doubler par quelques dizaines de mecs bien plus agiles que moi en descente.
En bas de la descente on se retrouve à 3, et on attaque une côte de 3 kms à 6% qui casse un peu les pattes après une descente raide où on tourne pas beaucoup les jambes.
C'est une montée en lacets, qui me permet d'apercevoir au dessus un groupe d'une 20aine où se trouve les 2 connaissances doublées dans le Pradel.
En haut de la côte j'ai repris 3/4 gars et on se retrouve pour 13 kms de plateau, des gars de devant se sont arrêtés au ravito d'Espezel et cela nous permet de constituer un groupe d'une quinzaine d'éléments, appréciable car le vent s'est levé et on l'a en pleine truffe, c'est désagréable, ça roule régulier c'est sympa. On enchaîne avec une descente d'un peu plus de 7 kms du col de la Croix des Morts, une descente roulante, je me fais un peu la peau pour rester accrocher au groupe, les mecs descendent bien, mais en bas de la descente je suis toujours là et on prend à gauche une épingle direction Montségur.
Un long faux plat montant de 5 kms nous amène au pied du col de Montségur, 8 kms à 6% mais c'est assez trompeur avec les 5 derniers kms à 7%et les 2 derniers kms à 9%.
Notre petit groupe d'une quinzaine explose assez rapidement au pied du col 4 gars font le pied fort et je laisse partir sachant comment est la fin de l'ascension, je reste en tête du groupe et fait le tempo, je monte à ma main les sensations sont bonnes. Il fait très chaud et le soleil cogne avec peu d'ombre, la petite bouteille passée par un membre de l'organisation au bord de la route fait du bien, j'en profite pour m'arroser la nuque et les jambes et la fait tourner.
Je fais le train, maillot toujours ouvert depuis le pied à la Barguil, et on arrive dans les 5 derniers kms où on reprend des mecs du petit parcours mais aussi des gars de l'Ariégeoise partis un peu vite au pied.
A 2 kms du sommet je me retourne pour m'apercevoir que je n'ai plus personne dans la roue et je poursuis mon effort dans les pourcentages les plus difficiles, où paradoxalement j'ai de bonnes jambes, et le sommet arrive, et son ravito.
Nouvel arrêt très rapide pour juste remplir les bidons et en avant pour une descente très rapide de 5 kms à quasiment 9%.
En bas de la descente nous nous retrouvons à 3 puis rapidement à une dizaine. On bascule à gauche sur de la grande route jusqu'au pied du Pas de Souloumbrie (soit presque 25kms) que nous allons devoir grimper une seconde fois.
Et là vient mon petit moment de gloire de la journée, je parviens à mettre en place des relais tournants
, personne rechigne à la tâche et c'est cruellement efficace, perso je ne compte pas mes efforts sachant que la 2ème ascension du Souloumbrie va se faire au mental donc je lâche tout; on va reprendre 5 autres gars et arriver à une grosse quinzaine au pied du Pas de Souloumbrie pour la 2ème fois.
Le pied est bien moins rapide que le matin évidemment, il n'y a plus de relai, chacun s'alimente, boit, et on arrive à pas de loups à Arnave où un cagnard infernal nous attend, il y a des concurrents du petits parcours partout, à gauche, à droite, prostrés sur le vélo, en train de pleurer, marchant à côté du vélo, c'est dingue c'est un vrai champ de bataille.
Autant dire que ces 4 kms à 8% étaient bien plus longs l'après-midi par rapport au matin, c'était une fournaise, les 3 premiers kms je parviens malgré tout à gérer avec ce qu'il reste des jambes mais le dernier km est une lente agonie, je me sens pas bien il n'y a pas un pet d'air il est grand temps que ça se termine, je m'arrose avec ce qu'il me reste d'eau tiède.
Mon groupe a explosé depuis bien longtemps, je reste au contact des 3 "premiers" du groupe jusqu'à la fin du passage difficile, mais ne pourrait pas les reprendre sur la fin du col où pourtant je mets tout ce qu'il me reste, sur la plaque.
Pour l'anecdote le matin j'ai mis 28'01, l'aprem 33'29.
J'arrive au début de la descente très technique de Verdun, 5 kms sur une route très étroite avec du gravier, dans laquelle je ne prends pas de risque, avec la chaleur dans le col précédent je manque un peu de lucidité donc on calme le jeu, malgré cela seul un concurrent me doublera.
J'arrive aux Cabannes où il reste 500/600 m de plat pour rejoindre l'arrivée, et comme à mon habitude je termine à fond, c'est là qu'à 300 m de l'arrivée un concurrent de la Mountagnole situé tout à droite de la route manquant complètement de lucidité dévisse d'un coup sur la gauche, m'oblige à déchausser en urgence, je ne chute pas miraculeusement, je galère à ré-enclencher car une crampe derrière la cuisse droite en a profité pour pointer son nez, j'y parviens enfin et termine.
Je m'étais fixé un objectif de 6h, je termine en 5h52 à la 65ème place sur seulement 970 finishers (ça a été une hécatombe les abandons on était plus de 1500 sur le grand parcours...).
Satisfait de ma gestion de course qui je pense a été la bonne, j'ai gardé du jus sur la première moitié du circuit et j'ai pu ensuite reprendre pas mal de morts avec de bonnes sensations dans la seconde partie, ce qui psychologiquement fait beaucoup de bien par rapport à quand tu pars fort et tu termines à l'agonie en te faisant doubler. Malgré la forte chaleur avec laquelle j'ai beaucoup de mal à m’accommoder c'est donc très positif.
Comme chaque année c'est l'occasion de passer un super week-end entre potes (dont Jul) et nous arrivons le vendredi en début d'après-midi au camping à 4 kms du départ où on récupère notre mobilhome.
Après avoir récupéré un peu plus tard la plaque de cadre et le maillot mal taillé (sérieux les gars...
Soirée studieuse au camping, le resto propose comme chaque année un petit menu cycliste à base de salade de crudité, de pâtes bolognaises et de salade de fruits, simple mais efficace.
Lendemain matin, après une trop courte nuit comme toujours la veille, tout le monde est sur le pont à 5h15 pour le petit dèj, et cette année ce n'est pas avec Eye Of Tiger (cf 2017) que je réveille la troupe mais avec I Will Survive, petit double clin d'oeil à la journée épique qui nous attend, et aussi au match des Bleus qui nous attend à 16h.
7h, après avoir englouti environ la moitié du GatoSport noix de coco/pépites de chocolat qui est effectivement une petite tuerie, et après m'être delesté de quelques centaines de grammes aux toujours très impeccables sanitaires du camping, nous descendons sur Tarascon.
La journée s'annonce extrêmement chaude du coup on part trés leger, et j'en tremble dans les 4 kms jusqu'à Tarascon.
On laisse Jul qui part rejoindre le petit peuple dans le SAS de départ et on part à 3 rouloter avant de rejoindre le SAS prioritaire où je retrouve assez rapidement Gradouble avec qui je discute jusqu'au départ, après 3 pipis de la peur.
Cette année j'ai décidé d'essayer, je dis bien essayer, de fixer une stratégie de course. En effet en basculant cette année sur le grand parcours j'ai eu l'occasion d'avoir 2 galops d'essai sur des grands parcours cette année avec la Castraise et l'Octogonale, et les 2 fois j'ai pu constater que je partais comme sur les petits parcours, donc beaucoup trop fort, et je terminais la course vraiment dans le dur.
J'ai donc prévu de partir un peu en dedans sur les 2 premiers cols (Pas de Souloumbrie et col de Pradel) pour pouvoir garder un maximum de gaz sur la 2ème partie du parcours où la chaleur sera également extrême.
8h le départ est donc donné, 4 kms de plat/léger faux plat montant pour rejoindre le pied du premier col du jour, dans les roues ça passe très facilement le rythme n'est pas fou, autour de 40 km/h.
On arrive au pied du Pas de Souloumbrie, 9.2 kms à 4.6% de moyenne mais très irrégulier: les 3 premiers kms sont très roulants puis on arrive à Arnave où 4 kms à 8% nous attendent et enfin un sommet un peu plus roulant.
Je reste calé dans les roues les 3 premiers kms où le rythme est régulier entre 25 et 30 km/h, ça passe bien, et tout commence à exploser dès les premières rampes raides à la sortie d'Arnave, commence quelque chose pour moi dont je n'ai pas l'habitude, me contenir, ne pas suivre les roues que je pourrais suivre, reste calme !
Je me concentre à la Froome uniquement sur mon Garmin et j'effectue toute la montée au cardio en restant sous 85% de FCM, soit 160 puls max, et bien étonnamment ce n'est pas trop frustrant, je me sens super bien, et ces 4 kms raides sont un plaisir à la fraîche, d'autant plus que je remonte quand même des grappes de mecs partis trop vite (ils avaient pas analysé le profil du col ou quoi ?).
J'arrive au sommet où va s'en suivre la route de la corniche, pas de descente donc au menue mais près de 20 kms irréguliers et usants, une succession de faux plats montants et descendants, dans un joli cadre. Je suis dans un groupe de peut être 50 ou 60 éléments, dans le dernier 1/3, je reste dans les roues. Le groupe se disloque dans les derniers kms de cette route de la corniche qui constitue les premiers kms du col de Marmare, 4.7kms à 5.8%.
Je reste toujours en dedans et comme dans le Souloumbrie je monte à ma main, et vient le moment de tourner à droite direction Savignac, une portion non prévue initialement on aurait du faire le col de Marmare en entier pour rejoindre le Chioula mais un effondrement de la route en a décidé autrement.
C'est donc une descente étroite de 7 kms, technique, sur un bitume en mauvais état avec des gravillons et à flanc de falaise qui nous attend, tout ce que j'aime.
L'avantage d'avoir reconnu le circuit 3 semaines avant c'est que je sais à quoi m'attendre du coup j'y vais piano et aucune frayeur si ce n'est 2/3 inconscients qui ne doivent avoir ni femme ni enfant ni job je présume vu les coups de patins que j'ai entendu.
Arrivé en bas de la descente on rejoint rapidement Ax les Thermes par 2 kms léger faux plat montant. Un ravito y est situé, mais ayant encore un bidon de 750ml plein, je peux suivre mon plan initial qui prévoit de m'arrêter en haut du col de Pradel et en haut de Montségur.
Dans Ax on attaque donc le col de Pradel, qui en fait est en 2 parties puisque les 7 premiers kms sont ceux du col de Pailhères (5.3% de moyenne) et qu'ensuite on tourne à gauche sur une route étroite pour les 7 kms du cols de Pradel.
La première partie est sur une route large et en bon état, il ne fait pas encore trop chaud, je monte à mon train toujours en dedans, je mène un groupe d'une 10/12aine de bonhommes à allure régulière. Un petit replat à la sortie d'Ascou de 500m et vient le moment d'attaquer le Pradel, et ses 7.1 kms à 7.3% de moyenne.
Je me souviens très bien de la reco et de cette montée très irrégulière, on enchaine des longs passages à 10/12% et des passages à 4/5%, il y a peu d'ombre et il commence à faire très chaud, j'ouvre complètement le maillot et en avant je mène mon train, les jambes sont bonnes je gère toujours comme prévu initialement, et malgré la difficulté je digère plutôt bien l'ascension et reprend quelques mecs bien collés. Je discute avec un junior très sympa qui n'est pas de la région et qui fait sa première cyclo, sur un vélo pas forcément très récent, il me demande comment est la fin du col je lui donne quelques infos puis le laisse filer dans une rampe à 11%, suivant toujours mon cardio.
A 1.5 kms du sommet à la faveur d'une pente moins difficile et plus régulière je lâche un peu les chevaux, je reprends mon petit junior un peu planté et l'encourage au passage, puis 2 connaissances que je sais costauds et bons descendeurs donc j'accélère encore sur le dernier kms ayant prévu de faire le plein de mes 2 bidons au sommet afin de ne pas perdre de temps ensuite sur la descente et pouvoir rouler avec eux.
Arrêt express au sommet où un bénévole vient vers moi et me rempli mes 2 bidons et me voilà à l'assaut de la descente du Pradel, une route étroite, déguelasse, défoncée, avec un peu de gravier pour pimenter le tout, sur 13 kms.
Je ne prends aucun risque et me fait doubler par quelques dizaines de mecs bien plus agiles que moi en descente.
En bas de la descente on se retrouve à 3, et on attaque une côte de 3 kms à 6% qui casse un peu les pattes après une descente raide où on tourne pas beaucoup les jambes.
C'est une montée en lacets, qui me permet d'apercevoir au dessus un groupe d'une 20aine où se trouve les 2 connaissances doublées dans le Pradel.
En haut de la côte j'ai repris 3/4 gars et on se retrouve pour 13 kms de plateau, des gars de devant se sont arrêtés au ravito d'Espezel et cela nous permet de constituer un groupe d'une quinzaine d'éléments, appréciable car le vent s'est levé et on l'a en pleine truffe, c'est désagréable, ça roule régulier c'est sympa. On enchaîne avec une descente d'un peu plus de 7 kms du col de la Croix des Morts, une descente roulante, je me fais un peu la peau pour rester accrocher au groupe, les mecs descendent bien, mais en bas de la descente je suis toujours là et on prend à gauche une épingle direction Montségur.
Un long faux plat montant de 5 kms nous amène au pied du col de Montségur, 8 kms à 6% mais c'est assez trompeur avec les 5 derniers kms à 7%et les 2 derniers kms à 9%.
Notre petit groupe d'une quinzaine explose assez rapidement au pied du col 4 gars font le pied fort et je laisse partir sachant comment est la fin de l'ascension, je reste en tête du groupe et fait le tempo, je monte à ma main les sensations sont bonnes. Il fait très chaud et le soleil cogne avec peu d'ombre, la petite bouteille passée par un membre de l'organisation au bord de la route fait du bien, j'en profite pour m'arroser la nuque et les jambes et la fait tourner.
Je fais le train, maillot toujours ouvert depuis le pied à la Barguil, et on arrive dans les 5 derniers kms où on reprend des mecs du petit parcours mais aussi des gars de l'Ariégeoise partis un peu vite au pied.
A 2 kms du sommet je me retourne pour m'apercevoir que je n'ai plus personne dans la roue et je poursuis mon effort dans les pourcentages les plus difficiles, où paradoxalement j'ai de bonnes jambes, et le sommet arrive, et son ravito.
Nouvel arrêt très rapide pour juste remplir les bidons et en avant pour une descente très rapide de 5 kms à quasiment 9%.
En bas de la descente nous nous retrouvons à 3 puis rapidement à une dizaine. On bascule à gauche sur de la grande route jusqu'au pied du Pas de Souloumbrie (soit presque 25kms) que nous allons devoir grimper une seconde fois.
Et là vient mon petit moment de gloire de la journée, je parviens à mettre en place des relais tournants
, personne rechigne à la tâche et c'est cruellement efficace, perso je ne compte pas mes efforts sachant que la 2ème ascension du Souloumbrie va se faire au mental donc je lâche tout; on va reprendre 5 autres gars et arriver à une grosse quinzaine au pied du Pas de Souloumbrie pour la 2ème fois.Le pied est bien moins rapide que le matin évidemment, il n'y a plus de relai, chacun s'alimente, boit, et on arrive à pas de loups à Arnave où un cagnard infernal nous attend, il y a des concurrents du petits parcours partout, à gauche, à droite, prostrés sur le vélo, en train de pleurer, marchant à côté du vélo, c'est dingue c'est un vrai champ de bataille.
Autant dire que ces 4 kms à 8% étaient bien plus longs l'après-midi par rapport au matin, c'était une fournaise, les 3 premiers kms je parviens malgré tout à gérer avec ce qu'il reste des jambes mais le dernier km est une lente agonie, je me sens pas bien il n'y a pas un pet d'air il est grand temps que ça se termine, je m'arrose avec ce qu'il me reste d'eau tiède.
Mon groupe a explosé depuis bien longtemps, je reste au contact des 3 "premiers" du groupe jusqu'à la fin du passage difficile, mais ne pourrait pas les reprendre sur la fin du col où pourtant je mets tout ce qu'il me reste, sur la plaque.
Pour l'anecdote le matin j'ai mis 28'01, l'aprem 33'29.
J'arrive au début de la descente très technique de Verdun, 5 kms sur une route très étroite avec du gravier, dans laquelle je ne prends pas de risque, avec la chaleur dans le col précédent je manque un peu de lucidité donc on calme le jeu, malgré cela seul un concurrent me doublera.
J'arrive aux Cabannes où il reste 500/600 m de plat pour rejoindre l'arrivée, et comme à mon habitude je termine à fond, c'est là qu'à 300 m de l'arrivée un concurrent de la Mountagnole situé tout à droite de la route manquant complètement de lucidité dévisse d'un coup sur la gauche, m'oblige à déchausser en urgence, je ne chute pas miraculeusement, je galère à ré-enclencher car une crampe derrière la cuisse droite en a profité pour pointer son nez, j'y parviens enfin et termine.
Je m'étais fixé un objectif de 6h, je termine en 5h52 à la 65ème place sur seulement 970 finishers (ça a été une hécatombe les abandons on était plus de 1500 sur le grand parcours...).
Satisfait de ma gestion de course qui je pense a été la bonne, j'ai gardé du jus sur la première moitié du circuit et j'ai pu ensuite reprendre pas mal de morts avec de bonnes sensations dans la seconde partie, ce qui psychologiquement fait beaucoup de bien par rapport à quand tu pars fort et tu termines à l'agonie en te faisant doubler. Malgré la forte chaleur avec laquelle j'ai beaucoup de mal à m’accommoder c'est donc très positif.
Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
Pas encore tout lu, je m'arrête dans ma lecture pour ceci : Tous ces CRs sont très portés pipi/caca. 
Bon, je retourne lire.
Bon, je retourne lire.
I AM THE LAW. (Chris Froome)
I'm here to kick ass and chew bubble gum, and I'm all out of gum. (Duke Nukem)
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Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
@marcoginofausto je me souviens de ce maillot Eroica (je suis allé voir les photos sur Maindru photo), tu m’as doublé en remontant le paquet dans les 4 premiers kms il me semble.
Dommage je ne savais pas qui tu étais. En tout cas très belle course de ta part bravo.
Sinon très sympa comme d’habitude les récits, Gradouble c’est dommage au final on aurait quasiment pu faire la route ensemble vu l’écart au l’arrivée, quand je vois les temps sur Strava je vois que très parti hyper fort dans le Souloumbrie.
Allobroges le récit est culte, même si vu qu’on s’est vu après ton arrivée j’avais eu droit déjà à la a plupart des pépites.
Et Jul on a eu toute l’aprem et là soirée du samedi pour en discuter donc je ne commente pas ton récit je connaissais les éléments.
Dommage je ne savais pas qui tu étais. En tout cas très belle course de ta part bravo.
Sinon très sympa comme d’habitude les récits, Gradouble c’est dommage au final on aurait quasiment pu faire la route ensemble vu l’écart au l’arrivée, quand je vois les temps sur Strava je vois que très parti hyper fort dans le Souloumbrie.
Allobroges le récit est culte, même si vu qu’on s’est vu après ton arrivée j’avais eu droit déjà à la a plupart des pépites.
Et Jul on a eu toute l’aprem et là soirée du samedi pour en discuter donc je ne commente pas ton récit je connaissais les éléments.
Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
Bravo à tous les chocolatiniens pour ces moments de bravoures sous le cagnard ! 
Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
@Yann : CR très inspirant, merci.
J'avais pas vu celui d'Allo, fin de page précédente. Je retourne lire du coup.
Edit : J'ai lu deux paragraphes, je dois déjà me contenir pour pas être mort de rire en réunion (où on est 4 pélos). Je vais donc attendre un peu pour la suite sous peine de fou rire incontrôlé.
J'avais pas vu celui d'Allo, fin de page précédente. Je retourne lire du coup.
Edit : J'ai lu deux paragraphes, je dois déjà me contenir pour pas être mort de rire en réunion (où on est 4 pélos). Je vais donc attendre un peu pour la suite sous peine de fou rire incontrôlé.
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Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
Sympa ton CR Allo, et je confirme, t'avais pas l'air frais frais à l'arrivée. 
Impaussible n'est pas français.
Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
Super sympa vos CR les gars…
Que du bonheur de retrouver des sensations et des émotions tant de fois connues et qu'on ne peut plus pratiquer !
Comme quoi tout n'a pas tant changé...
Edit: sauf que me résultats n'ont jamais été au niveau des vôtres !

Que du bonheur de retrouver des sensations et des émotions tant de fois connues et qu'on ne peut plus pratiquer !
Comme quoi tout n'a pas tant changé...
Edit: sauf que me résultats n'ont jamais été au niveau des vôtres !
Petit retraité de la MichaelKael C° 
Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
@Allobroges : Wow cette course épique !
Tu as vraiment du finir mal.
Tu finis en milieu de classement en ayant autant souffert, j'imagine pas les mecs derrière toi.
Tu as vraiment du finir mal.
Tu finis en milieu de classement en ayant autant souffert, j'imagine pas les mecs derrière toi.
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Re: Mondial des chocolatiniens: L'Ariégeoise 2018
oui, j'étais vraiment surpris d'en voir autant derrière moi.
Probablement que je me rendais pas compte à quel point j'en ai doublé beaucoup au départ/aux ravitos et en descente (même si ils me redoublaient en col)
Pour ce qui me concerne, je redoutais bien pire à mi course même si l'idée d'abandonner ne m'a pas traversé l'esprit (c'eut été très facile d'éviter les 30 derniers km en coupant...)
Probablement que je me rendais pas compte à quel point j'en ai doublé beaucoup au départ/aux ravitos et en descente (même si ils me redoublaient en col)
Pour ce qui me concerne, je redoutais bien pire à mi course même si l'idée d'abandonner ne m'a pas traversé l'esprit (c'eut été très facile d'éviter les 30 derniers km en coupant...)
Dernière modification par Allobroges le 02 juil. 2018, 16:16, modifié 1 fois.
