10ème étape : Cesena - Marghera, 229km, 199m D+

2018, c'est le vingtième anniversaire du doublé Giro-Tour de Marco Pantani et cette dixième étape rend hommage au grimpeur romagnol en s'élançant de sa ville de naissance (Cesena) avant de passer par Rimini (

) et de disputer un sprint intermédiaire à Cesenatico où il a grandi. A part ça, c'est long, c'est plat, c'est chiant, même TVG pourrait suivre en ce lendemain de jour de repos. Sauf qu'on longe la mer pendant toute l'étape et qu'il parait que ça souffle fort de temps en temps ...
11ème étape : Trévise - Gorizia, 141km, 414m D+

2018, c'est le vingtième anniversaire du doublé Giro-Tour de Marco Pantani ... ah non ça je l'ai déjà dit. Donc 2018, c'est le centième anniversaire de la fin de la première guerre mondiale et cette étape y fera allusion avec un sprint intermédiaire à Cervignano del Friuli, première ville conquise par les troupes italiennes en mai 1915. L'arrivée sera située à quelques encablures de la frontière slovène dans la cité de Gorizia que les italiens ont tenté de conquérir lors de la première bataille de l'Isonzo (fin juin/début juillet 1915). Plus d'un siècle après, on devrait assister à une bataille plus pacifque entre sprinteurs pour ce qui sera leur troisième opportunité, la dernière avant une bonne semaine.
12ème étape : Udine - Cortina d'Ampezzo, 171km, 3591m D+

Cette douzième étape marque le retour à la montagne avec une étape au profil atypique, semblable à celle remporter par Pierre Rolland l'année précédente à Canazei. On montera progressivement mais sans grandes difficultés jusqu'à Cortina d'Ampezzo qui accueille régulièrement des épreuves de la coupe du monde de ski. C'est l'étape à ne pas rater pour les baroudeurs car les gros ne devraient pas bouger vu le menu indigeste du lendemain.
13ème étape : Pinzolo - Aprica, 182km, 6934m D+
C'est l'étape reine de ce Giro, celle qui devrait chambouler le classement général et faire ressortir les quelques noms qui seront vraiment en mesure de terminer en rose à Rome. L'étape est un remake de celle de 2015 remporté par Landa, à ceci près (

) que la première ascension d'Aprica entre le Tonale et le Mortirolo est remplacé par le Gavia.
On aura surement pas d'attaques avant le Mortirolo mais tout le monde y arrivera bien entamé et la montée quasi plate vers Aprica semblera interminable pour beaucoup.
Et puis c'est l'occasion de faire des petits jeux sur VCN : combien de coureurs seront hors délais, combien de sprinteurs seront dans les délais, quel sera le retard du dernier coureur, une équipe oubliera t elle un de ces coureurs attardés, etc ...
14ème étape : Predazzo - Merano, 173km, 5071m D+
Après Aprica et le passage à Madonna di Campiglio (

) la veille, le Giro continue ses clins d'oeil à la carrière du Pirate avec une arrivée à Merano, théatre de sa première victoire d'étape sur le Giro en 1994 (avant de récidiver le lendemain à ... Aprica). Les coureurs attaqueront par l'Alpe di Pampeago (devinez qui s'y était imposé en 1999 ...) puis continueront un peu plus haut jusqu'au Passo di Pampeago où ils trouveront deux gros kilomètres en routes blanches avant basculer. Après une longue descente, ils affronteront l'autre gros morceau du jour le Monte Penegal (qu'on n'emprunte pas jusqu'au sommet) et ses 17 bornes d'ascension à 6,5%. S'en suit une autre longue descente, un amuse bouche de troisième catégorie et ensuite un enchainement de trois montées où la pente va crescendo (5,7% pour la première, 7,3% pour la seconde et 9,5% pour la dernière). Il restera alors une nouvelle longue descente pour nous mener au dernier mur de la journée (deux bornes à 12%) avant de rejoindre Merano dix kilomètres plus loin.
15ème étape : Sondrio - Bergame, 181km, 5392m D+
Les coureurs quittent le Trentin pour une étape 100% lombarde en forme de montagne russe. Les hostilités commencent par le plus dur avec le Passo San Marco (26km à 6,7%) avant un enchainement sans temps morts de cinq difficultés plus ou moins longues (entre 4 et 11 kilomètres) avec des pentes moyennes oscillant entre 6 et 8%. Au sommet de la dernière, il restera encore 35 kilomètres (dont un mur de 900 mètres à 12%) pour rallier la ville haute de Bergame au terme d'un gros kilomètre à 7,7%.