Et puisqu'on entrevoit désormais les pratiques du peloton moderne, est-ce que le salbutamol est le seul recours en cas de baisse de régime ? On touche du doigt un des noeuds du problème : les micro-dosages en course, les cocktails médicamenteux censés vous remettre sur pied subitement/vous permettre d'ajuster votre forme. On en a vu, des variations suspectes, justifiées par des excuses parfois difficiles à avaler : Aru et sa prétendue diarrhée qui lui a fait perdre X kilos et qui se remet sans problème d'une deuxième semaine poussive sur le Giro. Contador, que j'adore, dont les allergies ont souvent bon dos... Nibali dont je veux croire qu'il est le plus beau coureur de 3e semaine au monde, qui accomplit d'étranges miracles.
Par ailleurs, si l'efficacité du salbutamol n'a pas été prouvée scientifiquement sur des non-asthmatiques, on peut imaginer qu'ouvrir ses voies respiratoires ne fait pas de mal... Ou bien on refuse de voir les écarteurs de narines utilisés par Visconti, Contador, Froome, Rolland... Mais si c'était un produit vraiment neutre, on entendrait sans doute moins de coureurs se plaindre d'asthme fictifs ou borderline en mode "Moi, la preuve : je suis essoufflé quand je pédale. C'est vraiment inconfortable, j'en ai besoin".
Enfin, je ne sais pas si la déshydratation est un facteur crucial dans la tentative de démonstration des Sky, mais je n'y crois pas beaucoup. Le leader le mieux entouré, qui pèse au gramme près sa nourriture. Ses bidons sont préparés et minutés avec soin. Il y a déjà dedans tous les sels minéraux, produits anti-crampes, caféine, sucres connus de l'Homme. Il s'en félicite lui-même. Et par une journée non-caniculaire, la probabilité baisse encore...
My 2 cents.

