Duclair (76)– Miraumont (80), 171 kms, D+ 1061m, Difficulté 2/5

Village-départ : Duclair
C'est parti pour le grand départ !
Vue la durée du voyage, j’ai rendu mon appart’ à Rennes, et je suis retourné chez ma mère quelques jours, le temps de finaliser ma préparation. Me voilà donc libéré de toute contrainte (enfin c’est ce qu’il me plaît à penser) et c’est avec cet état d’esprit aventurier/nomade que je m’élance pour défier les bornes à travers le continent, avec mon seul vélo et mon sac à dos.
Je m'élance donc depuis le bord de Seine vers le nord-est et les pavés de Roubaix. En partant, je me rend compte que la tente est trop gênante, donc je la laisse chez ma mère. Il faudra trouver une autre solution pour dormir ce soir (mais j’avais déjà fait deux nuits à la belle étoile l’an passé, à côté de Carcassonne et de Torreilles donc ça ne me dérange pas plus que ça).
C'est une étape plate à travers le pays de Bray et la Picardie pour me mettre en jambe. Je pars un peu tard car je dois finaliser un travail avant de partir. Je n'ai dormi que 4h cette nuit et j'ai déjà une heure de retard sur le programme.
Dès les premiers kilomètres je suis dans le vif du sujet. Je monte une petite côte pour quitter le val de Seine en direction des plaines du pays de Caux, puis du pays de Bray et enfin de la Picardie. Il fait frais ce matin et c'est agréable de partir en milieu de matinée car je ne suis pas embêté par les automobilistes qui partent travailler à Rouen. Rien de particulier pour cette journée, je suis focalisé sur mes objectifs de demain, et je roule tranquillement avec le vent dans le dos. Ça me permet de rattraper mon heure perdue. Comme prévu, je fais un premier arrêt à Forges-les-Eaux, au km56, où je prend un sandwich dans une boulangerie et un soda avant de repartir.

Forges-les-Eaux. Bon je me souviens pas être passé devant ce lac, mais l’endroit à l’air sympa pour soigner ses problèmes de rhumatisme

Du plat, du plat, et encore du plat !
Me voilà maintenant en Picardie, où je trace à travers les champs, c’est désespérément plat, monotone, et désert, mais au moins, cela me permet de mettre en route doucement avant les prochains jours.
J’arrive à Amiens (km121) en fin d'après midi pour ma deuxième pause, où je reprend un autre sandwich (je vais essayer de prendre cette habitude de manger de demi-repas en milieu de journée pour faciliter la digestion, et perdre le moins de temps possible le midi). Après avoir traversé des villages paumés sans rencontrer âme-qui-vive, je suis content de retrouver les mondanités du centre-ville d'Amiens pas loin de la cathédrale.

J'ai essayé de faire le tour de la cathédrale à vélo, mais on tombe sur des escaliers, pas de chance

Oui, je promène avec moi un bidon de la FDJ, ce qui fait que je serai grillé à l’étranger. « Ah mais vous êtes français ? »
Je repars vers 17h pour effectuer les 50kms qui me restent. Il y a du monde sur la route nationale reliant Amiens à Cambrai. Les Amiénois rentrent du travail. Heureusement pour moi, la route est large et je roule sur la fine bande d’arrêt d’urgence ce qui me permet d’être tranquille vis-à-vis des poids lourds qui sont nombreux; sur cette longue ligne-droite m'amenant jusqu’à Albert. Puis je prend la direction du nord pour aller vers le camping de Miraumont, en longeant l'Ancre. Il y a beaucoup de monuments rappelant la bataille de la Somme et je me rend compte de la boucherie que devait être ces lieux désormais si paisibles. Je me perds un peu sur une piste cyclable faisant le tour d'un lac mais j'ai de l'avance et me voilà arrivé au camping en début de soirée où l'on me propose des frites saucisses à volonté dans une salle tapissée de drapeaux du RC Lens. Pas de doutes, j'arrive dans le Nord !











