Salut Zwhisop.zwhisop a écrit : 03 sept. 2017, 19:51 Je suis régulièrement rabroué ici.
Ceci dit, je n ai jamais vu d'analyse ou hypothèse relative a la question:Pourquoi le cyclisme est il systématiquement davantage stigmatise et méprisé que les autres sports ?(a propos du dopage)
Avec des représentations hostiles ,le discrédit,l’extrême sensibilité des médias et instances judiciaires.
Etant entendu que l idée selon laquelle l'on se dope beaucoup plus qu'ailleurs devient improbable.
C'est assez exaspérant de lire tous les post relatant inlassablement la mansuétude et le brouillage a peu prés généralise opposé à l acharnement anti cyclisme
Des pistes de réflexion svp
Pour ma part je retiens des arguments sur lesquels vous ironisez
J'ai eu l'occasion de rentrer dans le lard de tous ceux qui, sur ce forum, évoquaient le dopage dans d'autres sports dès qu'on agitait devant leurs yeux un nouveau scandale, parce que presque toujours c'est une façon d'exonérer les tricheurs en regardant ailleurs, alors que le sport cycliste, et particulièrement lui, puisque c'est un sport d'endurance, où la tactique joue un rôle négligeable depuis l'arrivée des oreillettes et la professionnalisation des équipes, doit nettoyer ses propres écuries (il en va de sa survie). Mais la question que tu poses est importante. Tu y as répondu par le passé, avec ton style inimitable, et je te donne raison: c'est un sport populaire, au sens plein.
Sur un autre fil, on apprend que le niveau scolaire des cyclistes pros a bien baissé, et la densité de clubs cyclistes est importante dans le rural profond, alors qu'à Paris, on fait de la patinette. Un public âgé, une dramaturgie lente et peu spectaculaire, des champions taiseux: c'est le sport du monde d'avant (ou du monde d'après, si on croit comme moi que la modernité est en bout de course). Les journalistes et les faiseurs d'opinion ne peuvent rien comprendre au vélo: ils vivent dans un vidéo-clip de strass et paillettes, et piaillent devant leurs jeux du cirque, très loin des champs de coquelicots, des cuissards boucanés et du grésil des matins d'automne. Les jeux du cirque s'accommodent très mal du décor agreste et sylvestre de nos campagnes moribondes: la foule se presse dans les chaudrons consommés de soudaineté immédiate, sous l'oeil panoptique des publicitaires, pour applaudir des athlètes en carton-pâte, vrais hommes-sandwiches, dans leur rhythmique sabbat, rhythmique, extrêmement rhythmique (le clm du Vélodrome ou les virages x 2 de l'Alpe d'Huez, c'est la tentative désespérée de transformer l'échappée belle en cirque, à l'image des sports de baballe). Le cyclisme est un sport d'un autre temps et d'un autre lieu, une flétrissure surannée et plébéienne sur leurs magazines tape-à-l'oeil.

