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Forum consacré à l’histoire du cyclisme : palmarès de coureurs, récits de courses, classements anciens et jeux thématiques. Un espace pour débattre entre passionnés de la Petite Reine et redécouvrir les grandes heures du vélo.
En regardant de plus près (ça me paraissait quand même long 8h25 pour 269 kms), j'ai lu cette aprem que l'étape remportée par Parra avait été escamotée pendant pratiquement 200 bornes par les coureurs et que le seul qui avait tenté d'attaquer en début d'étape avait été rappelé à l'ordre par Hinault en personne. Comme quoi on fustige Armstrong et les Sky, mais ça ne date pas d'hier ces attitudes d'intimidation
levrai-dufaux a écrit : 12 juil. 2017, 15:31
En regardant de plus près (ça me paraissait quand même long 8h25 pour 269 kms), j'ai lu cette aprem que l'étape remportée par Parra avait été escamotée pendant pratiquement 200 bornes par les coureurs et que le seul qui avait tenté d'attaquer en début d'étape avait été rappelé à l'ordre par Hinault en personne. Comme quoi on fustige Armstrong et les Sky, mais ça ne date pas d'hier ces attitudes d'intimidation
Joel Pelier non? Je me souviens qu'il s'était pris un savon par Hinault mais plus trop dans quelle étape.
Bon, Hinault, on aime ou pas le coureur mais le personnage aussi on aime ou pas. J'aime bien l'un mais nettement moins l'autre.
Pelier s'était fait remettre en place par Hinault, mais je ne sais pas si c'était sur cette étape.
Hinault, pour l'avoir rencontré quelque fois, porte bien son surnom de blaireau.
Toujours dans les bons coups lorsqu'il fallait faire le coup de poing, notamment avec des grévistes qui voulaient bloquer le tour à Longwy en 79.
Il avait par contre été dans les meneurs lorsque le peloton avait fait grève en 78 pour gueuler contre les transferts et les demi-étapes.
C'est avec Hinault que j'ai grandit et je me suis vraiment intéressé au cyclisme grâce à lui.
Un vrai leader c'est ça : capable de dicter l'allure d'une étape ou d'une grève, c'est pareil.
Pas toujours sympa.
Vous l'avez sans tous vu quand il éjecte rudement du podium un manifestant pour une cause quelconque, oui c'est ça un leader, un homme qui aime s'imposer.
Mon premier souvenir d'un Colombien est une photo dans Miroir du Cyclisme de "Cochise" Rodriguez qui venait de gagner le Baracchi avec Gimondi. Ayant plutôt l'âge de m'intéresser aux cowboys et aux indiens c'est probablement ce surnom qui a fait tilt chez le gamin que j'étais. J'ai un vague souvenir de sa présence sur le Tour 1975 (27e) comme équipier de Gimondi.
Il venait de passer pro à 30 ans. J'ai appris bien plus tard qu'il avait fini 3 tours d'Italie en gagnant deux étapes avant de retourner en Colombie. Sans oublier une carrière amateur avec, notamment, un doublé Tour de Colombie-Clasico RCN à 21 ans et un titre de Champion du Monde de poursuite.
Dommage que Lucho n'ait pas eu ses facultés de rouleur et quelques équipiers assurant sur le plat, il aurait pu viser bien davantage. Il faut dire aussi qu'avec les 200 kms cumulés sur les TDF de ces années-là, c'était mission impossible et je pense qu'il a fait au mieux de ses possibilités.
Excusez-moi de dériver du sujet initial mais Martin Emilio Rodriguez Gutierrez alias Cochise m'inspire beaucoup plus que Lucho Herrera pour être franc même si je respecte l'admiration que certains portent à ce dernier et vu qu'il a été cité, je me permets d'intervenir. Avant Cochise, le premier Colombien à passer pro était Giovanni Jimenez Ocampo. Lui aussi était atypique pour un Colombien puisqu'il a abouti sur le circuit des kermesses belges. Il est le premier Colombien à avoir terminé le Tour des Flandres. Lors des Championnats du monde de Zolder en 2002, il s'est occupé du logement de l'équipe colombienne, si je ne m'abuse (il a longtemps tenu une cafétaria à Ruisbroeck près de Bruxelles, je ne sais pas s'il l'a toujours). Cochise, en revanche, était un coureur phénoménal. Son surnom lui vient du western "La flèche brisée", l'un des premiers films qu'il ait vu au cinéma à l'age de 7 ans, avec James Stewart dans le rôle principal mais il était impressionné par l'acteur qui jouait le rôle du vrai chef Apache Cochise (il ne savait pas que c'était un Américain blanc dont le nom m'échappe). Cochise n'aurait jamais du passer pro. En 1972, le président de la fédération colombienne, qu'il gênait probablement, s'est rendu compte qu'aux Jeux olympiques de Mexico quatre ans plus tôt, Cochise portait un maillot de marque avec Ole Ritter qui préparait son record de l'heure. Du coup, il était exclu des Jeux olympiques de Munich. D'où sa célèbre phrase: "En Colombie, on meurt plus de jalousie que de cancer". C'était du reste un mal pour un bien puisque cela lui permettait de réellement passer pro. Son entraineur italien Claudio Costa qui avait "préparé" son record amateur de l'heure l'a mis en contact avec Bianchi/Salvarani. D'après lesiteducyclisme.net, Cochise aurait couru pour Salvarani en 1972 mais je ne peux pas confirmé cette information. Toujours est-il qu'il dispute alors le Championnat du monde de poursuite avec les professionnels (alors qu'il est le champion en titre, chez les amateurs, sa victoire contre Joseph Fuchs a eu un grand retentissement en Colombie) et est battu en quart de finale par Ferdinand Bracke. Il passe donc chez Bianchi en 1973 avec le rôle unique de gregario de luxe pour Felice Gimondi. Il devait l'accompagner dans tous ses entraînements. Il a fallu qu'il loge pas loin de chez lui. Et très souvent, il était plus fort que son leader en montagne dans les Grands Tours. Finalement, il n'aura eu que très peu de liberté. Ses plus belles victoires pro, outre le Trophée Baracchi et les deux étapes du Tour d'Italie furent certainement le GP de Camaiore, le Tour des Marches et si je ne m'abuse une étape de la Cronostaffetta. En 1974, il échoue pour à peine 5" avec Gösta Pettersson dans le Trophée Baracchi contre la paire Francesco Moser/Roy Schuiten. Il semble d'ailleurs que ce soit plus Pettersson qui a failli dans le final que Cochise. À noter qu'à cette même époque en 1974, un autre champion colombien passait pro: Rafael Niño. Dominateur sur le circuit colombien, Niño n'a cependant jamais brillé en Europe. 1974 fut sa seule saison. À noter aussi que plusieurs vedettes européenne en cette fin de saison 1974 sont allés disputer une course richement dotée (en narcodollars?) en Colombie. Je ne me souviens plus du nom. Il y avait notamment Felice Gimondi et Domingo Perurena. Eddy Merckx a du renoncé pour une blessure au genou. Bien sûr, les Européens n'ont pu rivaliser avec les Colombiens sur leurs "hauteurs".