ça n'a rien à voir, un Hesjedal a gagné un Giro et restera pour moi inférieur en qualité à un Purito, mais n'empêche que son Giro il l'a gagné et personne ne lui enlèvera. C'est pareil quand un Krajicek ou Johansson gagne un GC en tennis. Cette ligne sur ton palmarès tu l'auras toute ta vie. Tu fais partie des vainqueurs de GT, c'est tout.Teteoo a écrit : 30 mai 2017, 19:11Ben là je ne te suivrais pas totalement.. Franchement, la Vuelta d'Aru le place dans une catégorie à part pour les suiveurs ? Ça se discute hein, même toi tu ne l'as pas mentionné dans un post parlant des mecs vraiment solide en GTs maintenant, alors que tu mentionnes Chaves. C'est peut-être juste un oubli, mais pour moi ça veut dire quelque chose.veji2 a écrit : 30 mai 2017, 18:59 Nan mais faut arrêter ce débat à la con... une victoire en GT c'est un palier de franchi au dessus de tout le reste, et donc gagner une vuelta ou un Giro vaut plus qu'une deuxième ou 4 ème place d'un TDF,c 'est juste évident...
Giro 2017: le bilan
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Re: Giro 2017: le bilan
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Re: Giro 2017: le bilan
Je connais Ottavio Bottecchia. Pas pour ça que je l'ai vu en direct à la TV.
Moreau et Botero je les aient vu en direct. Sur leur fin de carrière.
C'est différent de suivre la carrière d'un coureur, d'une équipe en direct vivre le moment sur l'instant présent que voir en différé. Important de connaître l'histoire de chaque course.
Moreau et Botero je les aient vu en direct. Sur leur fin de carrière.
C'est différent de suivre la carrière d'un coureur, d'une équipe en direct vivre le moment sur l'instant présent que voir en différé. Important de connaître l'histoire de chaque course.
Re: Giro 2017: le bilan
Dans ce cas là tu te trompes carrément de sport... Car pour le grand public, Hesjedal, Gesink, Van Den Broeck 5-6 ans après les faits ça ne leur évoque plus rien et si tu fais un sondage tu auras 95% des gens qui te répondront que ce sont des marques de shampoing...Kelderman4 a écrit : 30 mai 2017, 18:12Un petite question si tu veux être dans l'histoire, cela induit être connu par un grand nombre de personnes. Pour mesuré, l'importance historique d'un fait. On peux observer le nombre de personnes qui le connaissent, es-tu d'accord avec moi ?
Si oui, penses-tu que Hesjedal est plus connu que Gesink et VDB ? Ne vaut-il mieux pas faire top 5 du Tour. Tu acquières plus de notoriété qu'une victoire sur le Giro. Pour ceux qui suivent le cyclisme, Hesjedal peut être qu'il restera dans les mémoires plus qu'un VDB. Mais si on regarde sur la population globale, je pense que faire top 5 sur le Tour permet d'acquérir plus de notoriété, d'entrer plus dans les mémoires que remporter le Giro.
A mon sens ce qui compte c'est bien les passionnés de cyclisme, ceux justement qui sont capables de se souvenir des top 10 et des résultats sur une longue période, ceux pour qui Hesjedal est synonyme de bucheron et Gesink de poisse... Sur ceux là une infime minorité te mettra la 5ème ou 6ème place de Vdb au niveau de la victoire d'Hesjedal sur le Giro. On pourrait faire un sondage sur le forum pour valider mais je ne mets même pas le à mon avis^^
Et sinon je suis d'accord avec toi sur la hiérarchie tour/giro c'est la valeur des deux que tu mets en avant qui me dérange un peu
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Re: Giro 2017: le bilan
Après pour relativiser la différence d'audience Giro-Tour. Le Tour de déroule en juillet beaucoup de monde est en vac ça aide.
Re: Giro 2017: le bilan
Vous etes en train de dire que des gens ont enchaîné et gagné deux GT a une semaine d'intervalle??biquet a écrit : 30 mai 2017, 19:25Battaglin en 81. Et Fuente était également tout proche de réaliser ce doublé, en 74. Bizarrement, c'était pas si rare que ça. Pollentier remporte le Giro 77 juste après avoir terminé 6è de la Vuelta, par exemple. Et en 83, le regretté Alberto Fernandez avait fait podium sur les 2 GT ( 3è de la Vuelta et du Giro).chrisroyer a écrit : 30 mai 2017, 18:56
Merckx a fait le doublé en 73 mais je sais pas si il y en a un autre
Ca me semble surtout etre la preuve que le niveau de l'epoque n'avait rien a voir, et que de fait, les palmares doivent etre largement relativisés.
Re: Giro 2017: le bilan
méouais. Quel branleur ce Battaglin.
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Re: Giro 2017: le bilan
les 4 premiers ont gagné leurs étapes
5 sur le top 10
8 sur le top 20
le meilleur grimpeur pour landa!
pas mal tout ça
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Re: Giro 2017: le bilan
3 étoiles pour moi. Je ne vais pas comme beaucoup jusqu'à 4 peut être parce que je n'ai pas pu voir les deux dernières étapes de montagne qui visiblement étaient très intéressantes notamment la dernière (un peu la même chose l'an dernier et je les avais ratées aussi!). Le reste m'a donc paru correct sans plus avec peu d'envolées ou d'attaques marquantes. Quintana sur le Blockhaus, Gaviria et ses 4 victoires, Dumoulin dans Oropa et en arrêt caca, la chute des Sky, les efforts quotidiens de Landa, la course par élimination sur l'umbrail seront les images qui me resteront.
Re: Giro 2017: le bilan
Clairement le cyclisme jusqu'à la fin des années 80 au moins, le plateau n'avait rien à voir et un gros potentiel pouvait tout gagner ou presque... Hinault était monstrueux mais en face il n'y avait personne ou presque jusqu'à l'apparition des Fignon/Lemond. Et le niveau de la Vuelta surtout était franchement très médiocre.abraxas a écrit : 30 mai 2017, 22:14Vous etes en train de dire que des gens ont enchaîné et gagné deux GT a une semaine d'intervalle??biquet a écrit : 30 mai 2017, 19:25
Battaglin en 81. Et Fuente était également tout proche de réaliser ce doublé, en 74. Bizarrement, c'était pas si rare que ça. Pollentier remporte le Giro 77 juste après avoir terminé 6è de la Vuelta, par exemple. Et en 83, le regretté Alberto Fernandez avait fait podium sur les 2 GT ( 3è de la Vuelta et du Giro).
Ca me semble surtout etre la preuve que le niveau de l'epoque n'avait rien a voir, et que de fait, les palmares doivent etre largement relativisés.
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Re: Giro 2017: le bilan
Je n'ai aucune de la densité du plateau de la Vuelta dans les années 1970, mais dire "qu'il n'y avait personne ou presque" jusqu'aux années 80, ou bien que le niveau était à des années-lumières de celui d'aujourd'hui me semble exagéré.veji2 a écrit : 31 mai 2017, 09:05Clairement le cyclisme jusqu'à la fin des années 80 au moins, le plateau n'avait rien à voir et un gros potentiel pouvait tout gagner ou presque... Hinault était monstrueux mais en face il n'y avait personne ou presque jusqu'à l'apparition des Fignon/Lemond. Et le niveau de la Vuelta surtout était franchement très médiocre.abraxas a écrit : 30 mai 2017, 22:14
Vous etes en train de dire que des gens ont enchaîné et gagné deux GT a une semaine d'intervalle??
Ca me semble surtout etre la preuve que le niveau de l'epoque n'avait rien a voir, et que de fait, les palmares doivent etre largement relativisés.
Dans une discussion sur le forum "histoire et palmarès", un intervenant rappelait que Poulidor en 1972 remporte le chrono du col d'Eze sur Paris Nice en 20'04, ce qui l'aurait placé à moins d'une minute de Richie Porte en 2013 (ce qui avec le matériel de l'époque me paraît incroyable)
Il s'agit de ce fil : : viewtopic.php?f=14&t=65185&start=40
Ce n'est qu'un exemple, mais si un Poulidor, à 36 ans, peut se targuer d'une telle performance, je suis sûr que nous pouvons en trouver des plus impressionnantes encore du côté des purs grimpeurs comme Fuente.
Les moyennes étaient différentes car les manières de courir étaient à des années lumières de celle d'aujourd'hui, ainsi que les distances des étapes. Mais finalement, en montagne, je ne suis pas convaincu que les écarts soient si importants, surtout si on tient compte de l'évolution du matériel utilisé.
Re: Giro 2017: le bilan
Attention, je ne dis pas qu'il n'y avait pas de coureurs de talent, je dis que la densité était bien moindre. Merckx, Poulidor, Hinault, Zoetemelk, Thévenet, Ocana, c'était du très costaud... mais la différence à l'époque c'était que le fond de top10 d'un GT était d'un niveau proportionnellement très très faible par rapport aux tous meilleurs. Sans parler des équipiers. Tu prends le début des années 80 qui est vraiment une période creuse, si Hinault ne va pas sur une course et une fois le vieux Zoetemelk parti, franchement le peloton d'un GT est d'une faiblesse insigne. ça se voit dans les palmarès de certains GT.levrai-dufaux a écrit : 31 mai 2017, 09:32Je n'ai aucune de la densité du plateau de la Vuelta dans les années 1970, mais dire "qu'il n'y avait personne ou presque" jusqu'aux années 80, ou bien que le niveau était à des années-lumières de celui d'aujourd'hui me semble exagéré.veji2 a écrit : 31 mai 2017, 09:05
Clairement le cyclisme jusqu'à la fin des années 80 au moins, le plateau n'avait rien à voir et un gros potentiel pouvait tout gagner ou presque... Hinault était monstrueux mais en face il n'y avait personne ou presque jusqu'à l'apparition des Fignon/Lemond. Et le niveau de la Vuelta surtout était franchement très médiocre.
Dans une discussion sur le forum "histoire et palmarès", un intervenant rappelait que Poulidor en 1972 remporte le chrono du col d'Eze sur Paris Nice en 20'04, ce qui l'aurait placé à moins d'une minute de Richie Porte en 2013 (ce qui avec le matériel de l'époque me paraît incroyable)
Il s'agit de ce fil : : viewtopic.php?f=14&t=65185&start=40
Ce n'est qu'un exemple, mais si un Poulidor, à 36 ans, peut se targuer d'une telle performance, je suis sûr que nous pouvons en trouver des plus impressionnantes encore du côté des purs grimpeurs comme Fuente.
Les moyennes étaient différentes car les manières de courir étaient à des années lumières de celle d'aujourd'hui, ainsi que les distances des étapes. Mais finalement, en montagne, je ne suis pas convaincu que les écarts soient si importants, surtout si on tient compte de l'évolution du matériel utilisé.
Re: Giro 2017: le bilan
au milieu des années soixante , lorsque j' ai commencé à m' intéresser au cclisme , le dixième ( ou à très peu près ) du tour de france pouvait être un adorni , un gabica , un tom simpson , et j' en oublie beaucoup , qui étaient des coureurs de haut niveau , et idem pour certains équipiers comme le regretté lebaube , équipier d' anquetil capable de finir 6 ème ou 7 ème du tour de france
Re: Giro 2017: le bilan
J'ai vu ce post et j'ai de tres gros doutes.
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Re: Giro 2017: le bilan
En 1958, Charly Gaul remporte le contre-la-montre du Ventoux en 1h02 (par Bédoin je précise), ce qui le place à 4'30 de la montée de Froome de 2013 (qui était une étape en ligne en revanche).
Et entre la fin des années 50 et le début des années 70, les méthodes d'entrainement ont beaucoup changé, tout comme la diététique des coureurs.
Je pense que le temps de Poulidor sur le Col d'Eze est crédible.
Re: Giro 2017: le bilan
Il a fallu attendre 1986 pour que le record de Poulidor soit battu, par Kelly: 19'45" !!levrai-dufaux a écrit : 31 mai 2017, 11:58En 1958, Charly Gaul remporte le contre-la-montre du Ventoux en 1h02 (par Bédoin je précise), ce qui le place à 4'30 de la montée de Froome de 2013 (qui était une étape en ligne en revanche).
Et entre la fin des années 50 et le début des années 70, les méthodes d'entrainement ont beaucoup changé, tout comme la diététique des coureurs.
Je pense que le temps de Poulidor sur le Col d'Eze est crédible.
Et Bahamontès, qui grimpe les 12,5km (à 8°/° de moyenne) séparant Royat du Puy de Dôme en à peine 36' !! Prés de 21km/h de moyenne.
L'histoire du cyclisme, c'est aussi celle de phénomènes biologiques. Dans un vieux bouquin, j'avais pu lire les données du fuoriclasse Alfredo Binda, c'était vraiment très impressionnant. Après, comme disait Veji2, c'est le niveau moyen du peloton qui n'était pas le même. C'est vraiment à partir des années 60 que celui-ci a commencé à gagner en densité.
