Vos courses, cyclosportives et autres 2017
- violinbodo
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Non, je n'y vais pas. Ca me fait trop loin, malheureusement. Mais si c'est trop loin, ça devient ingérable avec le vie familiale :sad: Mais il y aura peut-être mon vélo CLM, sous les fesses justement de Sam :-)
Quäl dich, du Sau !!!
- violinbodo
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Par contre, je ferai l'Héraultaise, le chrono le vendredi + la longue. Sinon, pour l'instant, rien dans mon calendrier. Mais vu que j'ai retrouvé ma forme avant-hier (j'avais des doutes auparavant), il devrait commencer à se remplir davantage, ce calendrier. Albigeoise et Ariégeoise au minimum.
Quäl dich, du Sau !!!
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Ah dommage Bodo pour la Corima.
Pour l'héraultaise, je viens de voir que le Chrono c'est le col du vent. Intéressant de savoir quel vélo tu prévois d'emmener. Quand tu vois le casse tête que représente le col d'Eze sur Paris Nice les années où il se fait en chrono... Mais je ne sais pas trop pourquoi j'ai déjà en tête que tu vas atomisé tout le monde sur cette montée avec ton vélo de chrono, la lenticulaire à l'arrière et la 80 à l'avant... un peu comme Richie Porte sur le col d'Eze.
Pour l'héraultaise, je viens de voir que le Chrono c'est le col du vent. Intéressant de savoir quel vélo tu prévois d'emmener. Quand tu vois le casse tête que représente le col d'Eze sur Paris Nice les années où il se fait en chrono... Mais je ne sais pas trop pourquoi j'ai déjà en tête que tu vas atomisé tout le monde sur cette montée avec ton vélo de chrono, la lenticulaire à l'arrière et la 80 à l'avant... un peu comme Richie Porte sur le col d'Eze.
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Non, je ne pense pas, Flo. C'est du 7% sur plusieurs km, donc si je suis en grande forme, je peux espérer monter ça à environ 20 km/h. Entre un gain minimal en aéro à cette vitesse d'un côté, et presque 2 kg gagné de l'autre, je pense que je vais prendre mon vélo normal (qui de toute façon est déjà aéro) en configuration light. La position plus avancé et plus couché sur le CLM est plutôt pénalisante aussi, car plus difficile à respirer.
En attendant, j'ai prévu un truc aujourd'hui qui me permettra peut-être à y voir un peu plus clair.... A suivre sur Strava :-)
En attendant, j'ai prévu un truc aujourd'hui qui me permettra peut-être à y voir un peu plus clair.... A suivre sur Strava :-)
Quäl dich, du Sau !!!
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Et voilà, c'est fait, mais ça ne me permet pas d'y voir plus clair :-/ C'étaient les rampes du faux plat qui monte de Montricoux vers les hauteurs de St. Antonin-Noble-Val,
https://www.strava.com/segments/6637958?filter=overall
(les données altimétriques sont du n'importe-quoi, en réalité, ça monte de 125 m à 256 m, en paliers - pour ceux qui ne connaissent pas, il est sublime, ce segment !)
en tout cas loin des 7% qui m'attendent. Il y avait des rampes à 6,5 que j'ai avalé couché sur le guidon, mais ça n'a rien à voir avec un enchaînement de plusieurs bornes à 7%. Après, il y a aussi la possibilité vélo chrono avec roues ligthweight, pour un poids d'environ 7,5 kg et un rendement et une rigidité max... Ca demande davantage d'essais.
https://www.strava.com/segments/6637958?filter=overall
(les données altimétriques sont du n'importe-quoi, en réalité, ça monte de 125 m à 256 m, en paliers - pour ceux qui ne connaissent pas, il est sublime, ce segment !)
en tout cas loin des 7% qui m'attendent. Il y avait des rampes à 6,5 que j'ai avalé couché sur le guidon, mais ça n'a rien à voir avec un enchaînement de plusieurs bornes à 7%. Après, il y a aussi la possibilité vélo chrono avec roues ligthweight, pour un poids d'environ 7,5 kg et un rendement et une rigidité max... Ca demande davantage d'essais.
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Première course pour moi. Saint Julien sur Garonne en FSGT.
l'an dernier, j'ai fait 2 en 4ème caté après fait que rouler dans une échappée de 10aine de coureur. A trop roulé je me suis fait tapé au sprint sur la fin. Mais je m'étais tellement ennuyé dans cette course que j'avais après demandé à passer en 3... Et la course suivante en 3ème caté je gagnais. Je suis cette saison en 2ème catégorie. J'ai également changé de club... Il faut que je montre que la prime pour m'avoir fait venir chez eux était une bonne idée :lolilol:
Un hiver particulier. Pas roulé en novembre, malade. Pas roulé en décembre, dépressif. J'ai recommencé à roulé en Janvier. Mais mon coach m'avait fait un super programme pour rattraper un peu le temps perdu. Le qualitatif au final, il n'y a que ça de vrai.
Avant la course, on discute avec quelques personnes, dont un petit vieux qui dit qu'il faut 3000 km au moins avant de faire sa première course et qu'avec moins ça ne sert à rien de faire la course. Je lui réponds que de faire 3000 bornes ça ne veux rien dire. Un mec avec 1500 bornes bien préparé peut être plus efficace qu'un mec qui fait des bornes, des bornes et encore des bornes... Là le gars rigole et dit qu'il faut du foncier avant de faire du qualitatif et c'est tout. Sur quoi je me barre pour m'échauffer.
Le circuit est tout plat, ou presque. Mais un vent terrible qui forcira à mi-course viendra pimenter tout ça. Le vent est de 3/4 face sur la ligne droite finale (qui est aussi la ligne droite du départ).
La course démarre, un unique peloton pour les 1 et 2. J'attendais un pote qui était en train d'arriver. Il était en train de finir de s'échauffer. Je lui gueule dessus pour qu'il parte bien avec nous. Je reste donc au fond du peloton pour voir s'il est bien là. Devant, ça commence à bordurer. Et là je me dis... fais chier !
Je commence à remonter le peloton, quand quelques coureurs essayent de sortir, mais font surtout revenir le paquet sur le groupe devant.
Une échappée commence à partir dans la partie avec vent favorable. Ils sont 3.
Quelques mouvements dans le peloton, dans tentatives de créer des bordures. Je reste devant. On arrive sur la fin de la longue ligne droite avec le vent favorable. Un changement de direction à 90°... Je suis devant le peloton. Je freine pas trop au moment de prendre le virage. Je ne relance pas trop après mais continue à appuyer un peu. Et là le peloton me laisse partir en facteur. Je deviens vite intercalé. Je poursuit mon effort. les 3 devant ne sont pas si loin. Et j'espère qu'un coureur finira par sortir du peloton pour m'aider. Laurent M. sortira du peloton au début de la ligne droite de l'arrivée. Un bon gros rouleur. intéressant. Je l'attends puis on se lance à la poursuite des 3 échappées. Après 2 tours, on commence un peu à perdre patience. On grapille du terrain sur eux, mais c'est dur, très dur ! A un moment je sens que je craque. Mais Laurent me remotive (il me gueule dessus quoi :fouet: ).
A force de gueuler sur le groupe de 3 devant, ils finissent par nous attendre. Faut dire, on avait fait le trou aussi sur le peloton.
A 5, l'entente est parfaite. Et ça dure ! Je suis le seul 2ème caté dans ce groupe. Si ça va au bout, je gagne.
A 2 tours de la fin (oui, parce que bon, on prends tous nos relais, tout va bien, je ne fais pas les sprints intermédiaire pour m'économiser), donc à 2 tours de la fin reviennent sur nous 2 coureurs... Bon faut dire, nous on commençait sérieusement à fatiguer, le rythme était en train de baisser sévère. Dans les 2, Flo, le champion départemental, surtout désormais coureur en 2ème caté qui est très très très fort (bon il est en 1ère) et Alain, un gars en 2ème caté, plus très jeune. Mais si à 5 ça tournait très bien, à 7 ça commence à être le bordel. Les derniers arrivés commencent à mettre des attaques de ci de là. Je commence à avoir du mal, beaucoup de mal à suivre tout ça. Et alors qu'on arrive sur la partie avec le vent favorable, je suis mal placé au moment d'une attaque et je prend un petit écart. Je me relance, j'essaie de rentrer... je serre les dents (mais a priori pas suffisamment) et au moment où je suis à une roue de rentrer, Flo remet une attaque. C'en est trop ! Je craque ... Je n'avais rien avalé depuis le début de la course (hormis mes bidons d'eau). Le rythme imposé était trop fort pour mettre la main à la poche. J'avais essayé mais j'ai fait tombé un gel à 1,5€... Alors du coup maintenant que je suis battu, je m'alimente.
Et je me remets en selle ! Pas question de rater le podium. Les suivants sont loin, très loin. Il reste 1 tour 1/2 soit environ 10 km dont 2 passages encore face au vent. J'y vais, tête dans le guidon, je donne tout, j'ai mal aux jambes, mais je relance à chaque changement de direction. Je fait attention à ma cadence pour éviter de trop toxiner. Le passage le plus dur sera cette partie qui au départ te parait plate, mais finit par devenir pentue... avec le vent pleine face ! Je sens que je suis pas loin de reculer entre la pente et le vent... Mais je relance, force un peu.
Dernière ligne droite, je commence à apercevoir un petit groupe derrière moi. C'est vraiment dur, mais je ne lâche rien. Je passe le panneau d'entrée du village. La ligne d'arrivée est à même pas 500 m. Je résiste au final à ce petit groupe. Content de moi au final même si je suis un peu dégouté d'avoir raté la victoire. 7ème au scratch, 2ème en 2ème caté. Mais cela dit je n'y allais pas pour gagner, mais pour faire du rythme, alors c'est pas si mal pour un gars qui est franchement très en retard sur son programme et dont les objectifs sont surtout en chrono !
Rarement eu aussi mal aux jambes après une course. C'est de bonne augure de voir que j'arrive à me faire mal cette année... ce que j'avais un peu de mal à faire l'an dernier.
l'an dernier, j'ai fait 2 en 4ème caté après fait que rouler dans une échappée de 10aine de coureur. A trop roulé je me suis fait tapé au sprint sur la fin. Mais je m'étais tellement ennuyé dans cette course que j'avais après demandé à passer en 3... Et la course suivante en 3ème caté je gagnais. Je suis cette saison en 2ème catégorie. J'ai également changé de club... Il faut que je montre que la prime pour m'avoir fait venir chez eux était une bonne idée :lolilol:
Un hiver particulier. Pas roulé en novembre, malade. Pas roulé en décembre, dépressif. J'ai recommencé à roulé en Janvier. Mais mon coach m'avait fait un super programme pour rattraper un peu le temps perdu. Le qualitatif au final, il n'y a que ça de vrai.
Avant la course, on discute avec quelques personnes, dont un petit vieux qui dit qu'il faut 3000 km au moins avant de faire sa première course et qu'avec moins ça ne sert à rien de faire la course. Je lui réponds que de faire 3000 bornes ça ne veux rien dire. Un mec avec 1500 bornes bien préparé peut être plus efficace qu'un mec qui fait des bornes, des bornes et encore des bornes... Là le gars rigole et dit qu'il faut du foncier avant de faire du qualitatif et c'est tout. Sur quoi je me barre pour m'échauffer.
Le circuit est tout plat, ou presque. Mais un vent terrible qui forcira à mi-course viendra pimenter tout ça. Le vent est de 3/4 face sur la ligne droite finale (qui est aussi la ligne droite du départ).
La course démarre, un unique peloton pour les 1 et 2. J'attendais un pote qui était en train d'arriver. Il était en train de finir de s'échauffer. Je lui gueule dessus pour qu'il parte bien avec nous. Je reste donc au fond du peloton pour voir s'il est bien là. Devant, ça commence à bordurer. Et là je me dis... fais chier !
Je commence à remonter le peloton, quand quelques coureurs essayent de sortir, mais font surtout revenir le paquet sur le groupe devant.
Une échappée commence à partir dans la partie avec vent favorable. Ils sont 3.
Quelques mouvements dans le peloton, dans tentatives de créer des bordures. Je reste devant. On arrive sur la fin de la longue ligne droite avec le vent favorable. Un changement de direction à 90°... Je suis devant le peloton. Je freine pas trop au moment de prendre le virage. Je ne relance pas trop après mais continue à appuyer un peu. Et là le peloton me laisse partir en facteur. Je deviens vite intercalé. Je poursuit mon effort. les 3 devant ne sont pas si loin. Et j'espère qu'un coureur finira par sortir du peloton pour m'aider. Laurent M. sortira du peloton au début de la ligne droite de l'arrivée. Un bon gros rouleur. intéressant. Je l'attends puis on se lance à la poursuite des 3 échappées. Après 2 tours, on commence un peu à perdre patience. On grapille du terrain sur eux, mais c'est dur, très dur ! A un moment je sens que je craque. Mais Laurent me remotive (il me gueule dessus quoi :fouet: ).
A force de gueuler sur le groupe de 3 devant, ils finissent par nous attendre. Faut dire, on avait fait le trou aussi sur le peloton.
A 5, l'entente est parfaite. Et ça dure ! Je suis le seul 2ème caté dans ce groupe. Si ça va au bout, je gagne.
A 2 tours de la fin (oui, parce que bon, on prends tous nos relais, tout va bien, je ne fais pas les sprints intermédiaire pour m'économiser), donc à 2 tours de la fin reviennent sur nous 2 coureurs... Bon faut dire, nous on commençait sérieusement à fatiguer, le rythme était en train de baisser sévère. Dans les 2, Flo, le champion départemental, surtout désormais coureur en 2ème caté qui est très très très fort (bon il est en 1ère) et Alain, un gars en 2ème caté, plus très jeune. Mais si à 5 ça tournait très bien, à 7 ça commence à être le bordel. Les derniers arrivés commencent à mettre des attaques de ci de là. Je commence à avoir du mal, beaucoup de mal à suivre tout ça. Et alors qu'on arrive sur la partie avec le vent favorable, je suis mal placé au moment d'une attaque et je prend un petit écart. Je me relance, j'essaie de rentrer... je serre les dents (mais a priori pas suffisamment) et au moment où je suis à une roue de rentrer, Flo remet une attaque. C'en est trop ! Je craque ... Je n'avais rien avalé depuis le début de la course (hormis mes bidons d'eau). Le rythme imposé était trop fort pour mettre la main à la poche. J'avais essayé mais j'ai fait tombé un gel à 1,5€... Alors du coup maintenant que je suis battu, je m'alimente.
Et je me remets en selle ! Pas question de rater le podium. Les suivants sont loin, très loin. Il reste 1 tour 1/2 soit environ 10 km dont 2 passages encore face au vent. J'y vais, tête dans le guidon, je donne tout, j'ai mal aux jambes, mais je relance à chaque changement de direction. Je fait attention à ma cadence pour éviter de trop toxiner. Le passage le plus dur sera cette partie qui au départ te parait plate, mais finit par devenir pentue... avec le vent pleine face ! Je sens que je suis pas loin de reculer entre la pente et le vent... Mais je relance, force un peu.
Dernière ligne droite, je commence à apercevoir un petit groupe derrière moi. C'est vraiment dur, mais je ne lâche rien. Je passe le panneau d'entrée du village. La ligne d'arrivée est à même pas 500 m. Je résiste au final à ce petit groupe. Content de moi au final même si je suis un peu dégouté d'avoir raté la victoire. 7ème au scratch, 2ème en 2ème caté. Mais cela dit je n'y allais pas pour gagner, mais pour faire du rythme, alors c'est pas si mal pour un gars qui est franchement très en retard sur son programme et dont les objectifs sont surtout en chrono !
Rarement eu aussi mal aux jambes après une course. C'est de bonne augure de voir que j'arrive à me faire mal cette année... ce que j'avais un peu de mal à faire l'an dernier.
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Vos courses, cyclosportives et autres 2017
Bien joué ! Et le petit vieux qui se foutait de ta gueule, tu l'as revu ? :whistle:
Pilote de C15 mutin
Mon Strava : https://www.strava.com/athletes/6038754
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Vos courses, cyclosportives et autres 2017
Non pas revu... dommage, j'aurai bien voulu lui demander ce qu'il en pensait !
Il a du faire un attaque quand il m'a vu dans l'échappée :green:
Il a du faire un attaque quand il m'a vu dans l'échappée :green:
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Vos courses, cyclosportives et autres 2017
Bravo Flo ! Ca me motive de te lire, pour me remettre en selle aussi - en compet. Mais cyclosportives et chrono uniquement, je crois.
Quäl dich, du Sau !!!
Vos courses, cyclosportives et autres 2017
Beau récit Flo, ça donne envie de souffrir sur un vélo ;)
Pour ma part, j'ai décidé de \"péter un plomb\" et faire un récit d'une course tout à fait quelconque en mode \"littéraire\".
C'est long et bien sur personne n'est obligé de lire.
\"Il était une fois, une chaude journée printanière dans le Comminges. Depuis deux jours le temps était radieux, ce qui combiné aux pluies des jours précédents, incitait la Nature à entamer une nouvelle cure de jouvence.
J'étais allé au travail le matin, puis rentré assez tôt, m'étais occupé de mes enfants à la maison. Ces derniers étaient particulièrement énervés ce jour ; de plus ma femme, n'ayant, comme souvent, pas assez dormi, était d'une humeur morose. L'ambiance n'était pas des meilleures, malgré le chant des oiseaux et les premières fleurs.
Vers le midi, ma collègue de travail me posta un message confirmant qu'elle s'occupait des éventuelles urgences pour l'après-midi, m'ouvrant ainsi la possibilité de m'enfuir sur une course à vélo organisée l'après-midi à trente-cinq kilomètres de chez moi sous l'égide de l'Ufolep.
Après avoir rapidement fait manger tout le monde, je préparais mon sac selon un rituel maintenant bien réglé. Je fis la bise à tous les membres de mon foyer afin de satisfaire un de mes troubles obsessionnels compulsifs que j'ai fort nombreux, mais assez discrets, surtout avant une course, et dont je préfère, pour la plupart, taire la teneur.
Je laissais ainsi ma pauvre moitié s'occuper des deux apaches pour une durée d'un peu moins de cinq heures. Bien entendu, ils me promirent de faire la sieste; ce qu'ils, bien entendu, ne firent pas. Ce fut non sans un léger sentiment de culpabilité que je partis.
Sur les routes, de campagne, relativement désertes, j'allais un peu vite, comme souvent étant seul; et en silence, n’appréciant pas d'avoir des émotions artificielles créées par de la musique, étant sous tension, ni d'être perturbé par les informations que l'on ose nous servir à longueurs d'onde et de journée.
J’étais tendu. En effet, la course sur laquelle je me rendais, était un circuit bien connu, inchangé depuis des lustres. J'y avais participé trois et deux années auparavant. Je ne voulais plus y retourner car la course s'était mal passée pour moi. Le fait que le circuit comprenait une descente étroite se finissant par un virage et que moi-même j’avais tâté d'un peu trop du frein, avait eu pour effet de me perdre dans la Nature sans avoir pu défendre réellement mes chances. De plus, ce tourniquet ne faisant que trois kilomètres, j'avais eu un tour de retard les deux fois; ce qui avait été très blessant pour mon pauvre petit égo.
J’arrivais sur les lieux du circuit, au pied d’un petit village typique du sud-ouest français surplombant le confluent des rivières de la Louge et de la Nère ; là où les deux petites vallées se réunissent pour n’en faire qu’une, plus large.
Je me garais à l’écart, à l’ombre de trois pins parasols, afin de m’isoler et de me préparer tranquillement. Le fait de prendre mon dossard, de l’épingler au maillot et de me mettre en tenue avait pour effet d’augmenter ma concentration, mais aussi ma tension et mon stress. La visualisation de la course commençait à se faire.
Puis regardant un peu la course d’ouverture des troisièmes catégories je me sentis de moins en moins disposé à courir. Le trac, l’inquiétude avec des poussées d’anxiété m’envahissaient ; toutefois le fait d’échanger de brèves paroles anodines mais sur un ton amical avec mes quelques coéquipiers retrouvés sur place ainsi qu’avec des connaissances de clubs voisins au mien, que je commençais à avoir relativement nombreuses, me permettaient de prendre un très léger recul sur la situation. Je décidais que si je me retrouvais largué au bout deux ou trois tours, j’abandonnerais et pourrais ainsi rentré plus tôt chez moi. Cette perspective bien que peu glorieuse, cependant peu dramatique, me permettait d’envisager une issue rassurante à toute éventualité.
Au terme d’un échauffement assez minable, qui me permis de constater amèrement que la descente maudite était toujours aussi pentue et que de surcroit des gravillons éparts la constellaient, j’allais rejoindre la ligne de départ. Je fus alors stupéfait du succès de la course ; nous étions plus de quatre-vingt inscrits en première et deuxième catégorie. Devant un public relativement nombreux pour une course de cette fédération, on assistait à une certaine cohue entre les coureurs. L’agitation régnait, il y avait beaucoup de bruits, énormément de couleurs ; mes oreilles bourdonnaient, mon cerveau saturait de sensations. Les couleurs des maillots cyclistes, déjà criardes à la base, étaient encore amplifiées par la luminosité pure et éclatante de cette journée de début de printemps.
Malheureusement mon anxiété se majorait pendant l’interminable appel des coureurs ; toutes les pointures du coin étaient présentes ; oui, pour sûr, ça irait vite. J’avais l’envie claire maintenant de rendre mon dossard avant même de partir. Toutefois une autre force en moi, plus mystérieuse et plus difficilement analysable, m’incitait à aller de l’avant et à affronter mes peurs. Ce que je fis.
Je n’étais pas en première ligne contrairement à mes habitudes, et ne pourrais donc « faire le départ », comme on dit, afin d’anticiper ma descente maudite ; d’autant plus que sur cette course le premier tour fut neutralisé, signifiant que durant celui-ci, cela frotta encore plus que pendant la course elle-même, tous les coureurs voulant se placer. Ainsi au moment du départ réel j’étais en queue de peloton. Mince, le scénario était le même que lors de mes deux précédentes participations.
Et la descente arriva.
Un coup de patin plus tard, je laissais un trou de cinq mètres entre le coureur me précédant et moi-même. Mais, bizarrement, la sensation de vitesse et de perte de contrôle étaient bien moindre que par le passé. Le trou ne grandit pas. Etaient-ce les gravillons ou le nombre de coureurs présents qui fait que la prudence était de mise chez les autres? En effet je comblais sans trop de soucis ce premier trou. Au deuxième tour, le scénario fut le même ainsi qu’au troisième.
Ainsi au bout de trois tours, j’étais toujours au sein du peloton, je me pinçais. Avais je réellement fait des progrès ? Cette fameuse descente me paraissait indéniablement plus gérable qu’autrefois. Non pas qu’elle me semblait moins pentue, mais le virage à la fin me paraissait clairement moins prononcé. D’ailleurs ce n’était plus un virage mais juste une courbe pouvant être prise à grande vitesse. Je passais, oui, je virais même.
Au fil des tours je repérais ma trajectoire idéale, celle sur laquelle je me sentais le plus en sécurité, je touchais de moins en moins les freins.
Bon, que les rares lecteurs se rassurent, je laissais quand même un trou à chaque fois ; il me faillait cravacher dans la ligne droite suivante pour bien recoller au paquet ; mais je n’étais jamais le seul.
Les tours défilaient et étant toujours concentré sur mon affaire en queue de peloton, je n’avais aucune idée de ce qu’il se passait à l’avant. Au loin, je voyais quelques escarmouches.
Presque à la moitié de la course, le peloton roula moins vite et je pus enfin remonter à sa tête. Je compris vite qu’elle en était la raison ; une belle échappée de onze coureurs était sortie ; avec les tous meilleurs et dans laquelle chaque grosse équipe avait un représentant; l’échappée idéale en somme. Nous avions l’éternel et inaltérable Auguste à l’avant, jeune homme de cinquante-quatre ans toujours enthousiaste comme s’il prenait part à sa première course.
Je passais quelques tours ainsi aux avant-postes du peloton, je me faisais enfin plaisir, je maîtrisais le sujet, je répondais aux accélérations avec toujours une force me satisfaisant pleinement ; bref, j’étais bien.
L’écart avec les échappés grandissait à chaque tour. Assurément, personne ne semblait en douter, ils iraient au bout ; ce qu’ils firent. Auguste prit la neuvième place ; non, décidément il ne savait pas sprinter ; il ne lui manquait que cela.
Mais pour moi, égocentriquement, l’essentiel n’était pas là, j’avais enfin maîtrisé ce circuit. J’étais parmi les autres, j’étais comme eux, je virais, je descendais, je montais. Je n’ai eu à affronter aucune critique de la part de concurrent mécontent de mes trajectoires.
Lors des derniers tours, je ressentais la légère fraicheur de l’après-midi finissant se mélanger à la douceur résiduelle ; les ombres s’allongeait sous les coups d’une lumière qui virait à l’orangé. J’appréciais le souffle du vent sur mon visage, je me sentais dans mon élément, comme un poisson dans l’eau. Je n’avais plus aucune trace de peur, j’étais bien. Les endorphines ? Sûrement.
Je terminais lentement la course à regret en fin de peloton, n’ayant comme à l’accoutumé plus de gaz pour sprinter.
Belle fin de journée.
Ayant rendu mon dossard, je m’aspergeais d’eau sous les pins parasols qui n’avaient pas bougé. J’étais fier de moi et de mon vélo.
C’était pour moi une petite victoire ; bien sûr objectivement, d’un œil extérieur, ma course avait été extrêmement quelconque, inutile et dérisoire ; cependant j’étais empli de joie et de félicité. Je n’en fis pas part à qui que ce soit et je repartis sur les routes de campagne désertes en n’ayant dit au revoir à personne, seul, dans ma bulle, dans mon monde, comme tout à chacun.
Enfin rentré à la maison, je repartis aussitôt avec mon fils pour lui faire faire du vélo autour d’un lac. Le bougre fut courageux et ne posa quasiment pas le pied à terre.
J’étais fier de lui.\"
Fin
Pour ma part, j'ai décidé de \"péter un plomb\" et faire un récit d'une course tout à fait quelconque en mode \"littéraire\".
C'est long et bien sur personne n'est obligé de lire.
\"Il était une fois, une chaude journée printanière dans le Comminges. Depuis deux jours le temps était radieux, ce qui combiné aux pluies des jours précédents, incitait la Nature à entamer une nouvelle cure de jouvence.
J'étais allé au travail le matin, puis rentré assez tôt, m'étais occupé de mes enfants à la maison. Ces derniers étaient particulièrement énervés ce jour ; de plus ma femme, n'ayant, comme souvent, pas assez dormi, était d'une humeur morose. L'ambiance n'était pas des meilleures, malgré le chant des oiseaux et les premières fleurs.
Vers le midi, ma collègue de travail me posta un message confirmant qu'elle s'occupait des éventuelles urgences pour l'après-midi, m'ouvrant ainsi la possibilité de m'enfuir sur une course à vélo organisée l'après-midi à trente-cinq kilomètres de chez moi sous l'égide de l'Ufolep.
Après avoir rapidement fait manger tout le monde, je préparais mon sac selon un rituel maintenant bien réglé. Je fis la bise à tous les membres de mon foyer afin de satisfaire un de mes troubles obsessionnels compulsifs que j'ai fort nombreux, mais assez discrets, surtout avant une course, et dont je préfère, pour la plupart, taire la teneur.
Je laissais ainsi ma pauvre moitié s'occuper des deux apaches pour une durée d'un peu moins de cinq heures. Bien entendu, ils me promirent de faire la sieste; ce qu'ils, bien entendu, ne firent pas. Ce fut non sans un léger sentiment de culpabilité que je partis.
Sur les routes, de campagne, relativement désertes, j'allais un peu vite, comme souvent étant seul; et en silence, n’appréciant pas d'avoir des émotions artificielles créées par de la musique, étant sous tension, ni d'être perturbé par les informations que l'on ose nous servir à longueurs d'onde et de journée.
J’étais tendu. En effet, la course sur laquelle je me rendais, était un circuit bien connu, inchangé depuis des lustres. J'y avais participé trois et deux années auparavant. Je ne voulais plus y retourner car la course s'était mal passée pour moi. Le fait que le circuit comprenait une descente étroite se finissant par un virage et que moi-même j’avais tâté d'un peu trop du frein, avait eu pour effet de me perdre dans la Nature sans avoir pu défendre réellement mes chances. De plus, ce tourniquet ne faisant que trois kilomètres, j'avais eu un tour de retard les deux fois; ce qui avait été très blessant pour mon pauvre petit égo.
J’arrivais sur les lieux du circuit, au pied d’un petit village typique du sud-ouest français surplombant le confluent des rivières de la Louge et de la Nère ; là où les deux petites vallées se réunissent pour n’en faire qu’une, plus large.
Je me garais à l’écart, à l’ombre de trois pins parasols, afin de m’isoler et de me préparer tranquillement. Le fait de prendre mon dossard, de l’épingler au maillot et de me mettre en tenue avait pour effet d’augmenter ma concentration, mais aussi ma tension et mon stress. La visualisation de la course commençait à se faire.
Puis regardant un peu la course d’ouverture des troisièmes catégories je me sentis de moins en moins disposé à courir. Le trac, l’inquiétude avec des poussées d’anxiété m’envahissaient ; toutefois le fait d’échanger de brèves paroles anodines mais sur un ton amical avec mes quelques coéquipiers retrouvés sur place ainsi qu’avec des connaissances de clubs voisins au mien, que je commençais à avoir relativement nombreuses, me permettaient de prendre un très léger recul sur la situation. Je décidais que si je me retrouvais largué au bout deux ou trois tours, j’abandonnerais et pourrais ainsi rentré plus tôt chez moi. Cette perspective bien que peu glorieuse, cependant peu dramatique, me permettait d’envisager une issue rassurante à toute éventualité.
Au terme d’un échauffement assez minable, qui me permis de constater amèrement que la descente maudite était toujours aussi pentue et que de surcroit des gravillons éparts la constellaient, j’allais rejoindre la ligne de départ. Je fus alors stupéfait du succès de la course ; nous étions plus de quatre-vingt inscrits en première et deuxième catégorie. Devant un public relativement nombreux pour une course de cette fédération, on assistait à une certaine cohue entre les coureurs. L’agitation régnait, il y avait beaucoup de bruits, énormément de couleurs ; mes oreilles bourdonnaient, mon cerveau saturait de sensations. Les couleurs des maillots cyclistes, déjà criardes à la base, étaient encore amplifiées par la luminosité pure et éclatante de cette journée de début de printemps.
Malheureusement mon anxiété se majorait pendant l’interminable appel des coureurs ; toutes les pointures du coin étaient présentes ; oui, pour sûr, ça irait vite. J’avais l’envie claire maintenant de rendre mon dossard avant même de partir. Toutefois une autre force en moi, plus mystérieuse et plus difficilement analysable, m’incitait à aller de l’avant et à affronter mes peurs. Ce que je fis.
Je n’étais pas en première ligne contrairement à mes habitudes, et ne pourrais donc « faire le départ », comme on dit, afin d’anticiper ma descente maudite ; d’autant plus que sur cette course le premier tour fut neutralisé, signifiant que durant celui-ci, cela frotta encore plus que pendant la course elle-même, tous les coureurs voulant se placer. Ainsi au moment du départ réel j’étais en queue de peloton. Mince, le scénario était le même que lors de mes deux précédentes participations.
Et la descente arriva.
Un coup de patin plus tard, je laissais un trou de cinq mètres entre le coureur me précédant et moi-même. Mais, bizarrement, la sensation de vitesse et de perte de contrôle étaient bien moindre que par le passé. Le trou ne grandit pas. Etaient-ce les gravillons ou le nombre de coureurs présents qui fait que la prudence était de mise chez les autres? En effet je comblais sans trop de soucis ce premier trou. Au deuxième tour, le scénario fut le même ainsi qu’au troisième.
Ainsi au bout de trois tours, j’étais toujours au sein du peloton, je me pinçais. Avais je réellement fait des progrès ? Cette fameuse descente me paraissait indéniablement plus gérable qu’autrefois. Non pas qu’elle me semblait moins pentue, mais le virage à la fin me paraissait clairement moins prononcé. D’ailleurs ce n’était plus un virage mais juste une courbe pouvant être prise à grande vitesse. Je passais, oui, je virais même.
Au fil des tours je repérais ma trajectoire idéale, celle sur laquelle je me sentais le plus en sécurité, je touchais de moins en moins les freins.
Bon, que les rares lecteurs se rassurent, je laissais quand même un trou à chaque fois ; il me faillait cravacher dans la ligne droite suivante pour bien recoller au paquet ; mais je n’étais jamais le seul.
Les tours défilaient et étant toujours concentré sur mon affaire en queue de peloton, je n’avais aucune idée de ce qu’il se passait à l’avant. Au loin, je voyais quelques escarmouches.
Presque à la moitié de la course, le peloton roula moins vite et je pus enfin remonter à sa tête. Je compris vite qu’elle en était la raison ; une belle échappée de onze coureurs était sortie ; avec les tous meilleurs et dans laquelle chaque grosse équipe avait un représentant; l’échappée idéale en somme. Nous avions l’éternel et inaltérable Auguste à l’avant, jeune homme de cinquante-quatre ans toujours enthousiaste comme s’il prenait part à sa première course.
Je passais quelques tours ainsi aux avant-postes du peloton, je me faisais enfin plaisir, je maîtrisais le sujet, je répondais aux accélérations avec toujours une force me satisfaisant pleinement ; bref, j’étais bien.
L’écart avec les échappés grandissait à chaque tour. Assurément, personne ne semblait en douter, ils iraient au bout ; ce qu’ils firent. Auguste prit la neuvième place ; non, décidément il ne savait pas sprinter ; il ne lui manquait que cela.
Mais pour moi, égocentriquement, l’essentiel n’était pas là, j’avais enfin maîtrisé ce circuit. J’étais parmi les autres, j’étais comme eux, je virais, je descendais, je montais. Je n’ai eu à affronter aucune critique de la part de concurrent mécontent de mes trajectoires.
Lors des derniers tours, je ressentais la légère fraicheur de l’après-midi finissant se mélanger à la douceur résiduelle ; les ombres s’allongeait sous les coups d’une lumière qui virait à l’orangé. J’appréciais le souffle du vent sur mon visage, je me sentais dans mon élément, comme un poisson dans l’eau. Je n’avais plus aucune trace de peur, j’étais bien. Les endorphines ? Sûrement.
Je terminais lentement la course à regret en fin de peloton, n’ayant comme à l’accoutumé plus de gaz pour sprinter.
Belle fin de journée.
Ayant rendu mon dossard, je m’aspergeais d’eau sous les pins parasols qui n’avaient pas bougé. J’étais fier de moi et de mon vélo.
C’était pour moi une petite victoire ; bien sûr objectivement, d’un œil extérieur, ma course avait été extrêmement quelconque, inutile et dérisoire ; cependant j’étais empli de joie et de félicité. Je n’en fis pas part à qui que ce soit et je repartis sur les routes de campagne désertes en n’ayant dit au revoir à personne, seul, dans ma bulle, dans mon monde, comme tout à chacun.
Enfin rentré à la maison, je repartis aussitôt avec mon fils pour lui faire faire du vélo autour d’un lac. Le bougre fut courageux et ne posa quasiment pas le pied à terre.
J’étais fier de lui.\"
Fin
cheveu sur la soupe
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- Inscription : 04 août 2014, 08:00
Vos courses, cyclosportives et autres 2017
Joli récit et surtout bravo pour ta prise de confiance en descente Gradouble !
Pilote de C15 mutin
Mon Strava : https://www.strava.com/athletes/6038754
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Bravo Gradouble!
Et c'est un de mon club qui gagne \\o/
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Félicitations pou vos courses Flo et Gradouble, c'était très agréable à lire on s'y croirait. ;)
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Bravo à ton fils, le reste, on s'en fout au final. 
Impaussible n'est pas français.
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J'adore Gradouble... et je connais beaucoup des situations que tu décris... notamment le moment du départ du domicile... un peu comme si à chaque fois c'était le dernier et qu'on ne reviendrait jamais... :bisounours:
