Et si c'était ce Tour-là que Poulidor pouvait gagner?loloherrera a écrit :En 61 il me semble...Anquetil avait d'ailleurs "nommé" son bateau "sifflets" :green: en référence à la bronca reçu au parc des princes.tuco a écrit :Le sucre sportif a écrit :Merci pour cette rétro, c'était une sacré époque où les leaders n'hésitaient pas à prendre les échappées ! Je comprends mieux l'expression de "calcul d'épiciers" quand je vois les écarts monstres qu'il pouvait y avoir entre les échappées et le peloton :woohoo:
c'était pas non plus tous les ans comme ça, hein.
6 ans après ce tour génial, on eut droit au chiantissime tour des "nains de la route" en 62 (ou était-ce lors de l'édition 61? chai plus)
Un Tour à la Walko ?
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Ah c'était caboteur !tuco a écrit :loloherrera a écrit :En 61 il me semble...Anquetil avait d'ailleurs "nommé" son bateau "sifflets" :green: en référence à la bronca reçu au parc des princes.tuco a écrit :
c'était pas non plus tous les ans comme ça, hein.
6 ans après ce tour génial, on eut droit au chiantissime tour des "nains de la route" en 62 (ou était-ce lors de l'édition 61? chai plus)
caboteur m'avait donné un jour ce lien, je le bénis (lui et le lien) depuis : http://www.lagrandeboucle.com/spip.php?rubrique4
enjoy ! :coeur: :venerer:
J'avais noté ce lien aussi et j'y vais de temps en temps. Vraiment super ce site :good:
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Un Tour à la Walko ?
Un grand merci Tuco pour ce résumé du Tour 56 ! :applaud:
Pour moi, une victoire \"à la Walkoviak\" est le meilleur des compliments, c'est qu'un coureur moins fort physiquement est parvenu à gagner !Lorsque le coureur le plus fort gagne facilement, cela me fait beaucoup moins rêver.
Pour moi, une victoire \"à la Walkoviak\" est le meilleur des compliments, c'est qu'un coureur moins fort physiquement est parvenu à gagner !Lorsque le coureur le plus fort gagne facilement, cela me fait beaucoup moins rêver.
Un Tour à la Walko ?
franckylaterreur a écrit :Un grand merci Tuco pour ce résumé du Tour 56 ! :applaud:
Pour moi, une victoire "à la Walkoviak" est[b:37kxsj1r] le meilleur des compliments, c'est qu'un coureur moins fort physiquement est parvenu à gagner[/b:37kxsj1r] !Lorsque le coureur le plus fort gagne facilement, cela me fait beaucoup moins rêver.
+1000
c'est la config' la plus excitante. "vas-t-il tenir ?", j'adore (du moins sur les GT, sur les classiques, je sais pas toi, mais voir un grand champion écraser la course de sa classe, c'est juste magnifique)
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le dernier exemple qu'on a eu, c'est voeckler 2011. Ah, s'il avait été mieux drivé... :sad:
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Un Tour à la Walko ?
Goddet avait aussi affirmé que les ailes de l'Ange de la montagne étaient rognées :sweat-lol:veji2 a écrit :Qu'il mourut, ou qu'un beau désespoir alors le secourut !tuco a écrit :loloherrera a écrit : En 61 il me semble...Anquetil avait d'ailleurs "nommé" son bateau "sifflets" :green: en référence à la bronca reçu au parc des princes.
61, bien vu en effet
[quote:2r0wo373]ETAPE 17 : LUCHON - PAU
197 KM. 12 JUILLET 1961
- « Il n’y a plus de Pyrénées » (Louis XIV)
Les cols de Peyresourde, d’Aspin, du Tourmalet et de l’Aubisque au programme. Il s’agit bel et bien de l’étape reine du Tour, celle que Jacques Anquetil redoute. Et, effectivement, cela démarre de la meilleure des façons : après 3 km de course, 3 km d’ascension de Peyresourde, Pérez-Frances (8ème du général) accélère, suivi de Stablinski, l’ange gardien de l’équipe de France. Anquetil prend alors le commandement du peloton, revient tranquillement sur les 2 hommes et ... l’étape est finie !
Il ne se passera plus rien en ce qui concerne les leaders de l’épreuve qui franchiront à 26 la ligne d’arrivée 4’ après les échappés.
Le lendemain dans « L’équipe », Jacques Goddet, le directeur du Tour, n’ira pas par quatre chemins : « [i:2r0wo373]Les coureurs modernes, les concurrents de ce Tour, Anquetil excepté, sont des nains. Oui, d’affreux nains, ou bien impuissants, comme l’est devenu Gaul, ou bien résignés, satisfaits de leur médiocrité, très heureux de décrocher un accessit. Des petits hommes qui ont réussi à s’épargner, à éviter de se donner du mal, des pleutres qui, surtout, ont peur de souffrir. Pour eux, comme malheureusement pour la plupart de ceux qui les emploient, le sport cycliste est devenu un commerce qu’il faut exercer sans risque et sans peine[/i:2r0wo373]. »[/quote:2r0wo373]
cela dit, goddet avait sans doute tort : quand un adversaire domine trop, que voulez vous faire ?
Aimez-vous les uns les autres.
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Autres problèmes : la force collective de l'équipe de France ; les routes : en 58 Gaul a fait un festival dans la Chartreuse ; trois ans plus tard les routes sont en bien meilleur état, un billard que Gaul ne plus exploiter aussi bien.tuco a écrit :loloherrera a écrit :En 61 il me semble...Anquetil avait d'ailleurs "nommé" son bateau "sifflets" :green: en référence à la bronca reçu au parc des princes.tuco a écrit :
c'était pas non plus tous les ans comme ça, hein.
6 ans après ce tour génial, on eut droit au chiantissime tour des "nains de la route" en 62 (ou était-ce lors de l'édition 61? chai plus)
61, bien vu en effet
[quote:11nwghnh]ETAPE 17 : LUCHON - PAU
197 KM. 12 JUILLET 1961
- « Il n’y a plus de Pyrénées » (Louis XIV)
Les cols de Peyresourde, d’Aspin, du Tourmalet et de l’Aubisque au programme. Il s’agit bel et bien de l’étape reine du Tour, celle que Jacques Anquetil redoute. Et, effectivement, cela démarre de la meilleure des façons : après 3 km de course, 3 km d’ascension de Peyresourde, Pérez-Frances (8ème du général) accélère, suivi de Stablinski, l’ange gardien de l’équipe de France. Anquetil prend alors le commandement du peloton, revient tranquillement sur les 2 hommes et ... l’étape est finie !
Il ne se passera plus rien en ce qui concerne les leaders de l’épreuve qui franchiront à 26 la ligne d’arrivée 4’ après les échappés.
Le lendemain dans « L’équipe », Jacques Goddet, le directeur du Tour, n’ira pas par quatre chemins : « [i:11nwghnh]Les coureurs modernes, les concurrents de ce Tour, Anquetil excepté, sont des nains. Oui, d’affreux nains, ou bien impuissants, comme l’est devenu Gaul, ou bien résignés, satisfaits de leur médiocrité, très heureux de décrocher un accessit. Des petits hommes qui ont réussi à s’épargner, à éviter de se donner du mal, des pleutres qui, surtout, ont peur de souffrir. Pour eux, comme malheureusement pour la plupart de ceux qui les emploient, le sport cycliste est devenu un commerce qu’il faut exercer sans risque et sans peine[/i:11nwghnh]. »[/quote:11nwghnh]
cela dit, goddet avait sans doute tort : quand un adversaire domine trop, que voulez vous faire ?
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Un Tour à la Walko ?
Pingeon en 1967 c'est plus une victoire à la Koblet qu'à la Walkowiak. Son échappée à Jambes était un exploit comme il y en a peu eu.
Une victoire à la Walkowiak, c'est aussi celle d'un coureur qui n'a quasiment rien fait avant et ne fait quasiment rien après (ce n'est pas un jugement, c'est un fait). Ses podiums à Paris-Nice et au Dauphiné n'en faisaient pas un candidat à la victoire dans le Tour (encore une fois, ce n'est pas un jugement).
La victoire d'Aimar a aussi beaucoup du à Anquetil.
Fignon en 83, ça se rapproche un peu. Le Tour 83 sans grand favori au départ ressemblait à celui de 56 (Bobet plus là, Anquetil pas encore). L'age de Fignon et la suite de sa carrière ne permettent pas de pousser plus lin la comparaison.
Une victoire à la Walkowiak, c'est aussi celle d'un coureur qui n'a quasiment rien fait avant et ne fait quasiment rien après (ce n'est pas un jugement, c'est un fait). Ses podiums à Paris-Nice et au Dauphiné n'en faisaient pas un candidat à la victoire dans le Tour (encore une fois, ce n'est pas un jugement).
La victoire d'Aimar a aussi beaucoup du à Anquetil.
Fignon en 83, ça se rapproche un peu. Le Tour 83 sans grand favori au départ ressemblait à celui de 56 (Bobet plus là, Anquetil pas encore). L'age de Fignon et la suite de sa carrière ne permettent pas de pousser plus lin la comparaison.
[img size = 50]http://img15.hostingpics.net/pics/169098badgeag2r.png[/img]
« J’ai chopé en position Coppel. »
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Un Tour à la Walko ?
Walko était-il une comète ? :sylvain84:
Un Tour à la Walko ?
Combien les organisateurs du Liam Challenge auraient-ils donné comme évaluation pour le pari \"Walko gagnera le Tour en juillet.\"
:sylvain84:
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Un Tour à la Walko ?
Non, une comète est forcément un coureur post-années EPO :study:_AlbatorConterdo a écrit :Walko était-il une comète ? :sylvain84:
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Un Tour à la Walko ?
Merci de relativiser, mon premier vrai souvenir de cyclisme, c'est l'échappée de Pontarlier qui avait pris 20 minutes d'avance sur le peloton, avec Simon maillot Jaune (si je me souviens bien). J'ai donc cru qu'auparavant, on laissait plus de marges aux échappées et on avait plus facilement des Walkowiak qui luttait pour conserver leur tunique jaune bien que moins bons.
Le cas Anquetil me rappelle Froome l'an dernier, tout le monde est résigné à attaquer, sous peine du retour de bâton. Je ne sais pas si on pourrait pour autant, de nos jours, voir des journalistes traiter les coureurs de nain :scratch: Ca serait ... osé :ballon:
Concernant le prestige du Tour de France, il dépasse le contexte sportif : il a été créé à une époque ou l'unité de la France devait se faire (tout le monde parlait son patois, le régionalisme était encore fort) et le vélo était un moyen de transport en plein essor. Et les coureurs traversaient TOUTE la France, par des étapes de plus de 300 kms, reliant les grandes villes, c'est une grande aventure cyclosportive au départ : partir avec ça seul force, aidé par les ferrailleurs du coin en cas de pépins ... c'est une belle aventure qui fait rêver le citoyen lambda qui ne roulait que pour aller au village d'à côté !
De nos jours, le Tour prend la bonne direction, je pense, pour perdurer (toujours en considérant les aspects extra-sportif) : il s'agit de faire la promotion de la France comme nation touristique à travers une course dont la durée permet de bien s'attarder sur les paysages.
Par contre il faudrait en profiter pour faire la promotion du vélo comme moyen de transport concurrent à la voiture, dans un contexte de pollution aux particules fines (liées aux pneus, pas au carburant), d'embouteillages grandissant, et de problèmes de santé publique car on reste toute la journée assis devant un ordi sans prendre l'air. Et là le Tour à un rôle à jouer en profitant de son aura (qu'elle risque de perdre si la TV et la communication en général oublient les jeunes générations :gafauvel:
Je sais pas si je suis toujours dans le sujet mais c'est aussi l'aura du tour qui a donné à Walkowiak ses lettres de noblesses, en étant David contre Goliath, un Poulidor victorieux, ça nous plait de savoir qu'avec du courage, de l'audace et de la stratégie, on peut battre les plus grands dans une course où l'on part affronter les forces de la nature à travers toute la France :attack:
Le cas Anquetil me rappelle Froome l'an dernier, tout le monde est résigné à attaquer, sous peine du retour de bâton. Je ne sais pas si on pourrait pour autant, de nos jours, voir des journalistes traiter les coureurs de nain :scratch: Ca serait ... osé :ballon:
Concernant le prestige du Tour de France, il dépasse le contexte sportif : il a été créé à une époque ou l'unité de la France devait se faire (tout le monde parlait son patois, le régionalisme était encore fort) et le vélo était un moyen de transport en plein essor. Et les coureurs traversaient TOUTE la France, par des étapes de plus de 300 kms, reliant les grandes villes, c'est une grande aventure cyclosportive au départ : partir avec ça seul force, aidé par les ferrailleurs du coin en cas de pépins ... c'est une belle aventure qui fait rêver le citoyen lambda qui ne roulait que pour aller au village d'à côté !
De nos jours, le Tour prend la bonne direction, je pense, pour perdurer (toujours en considérant les aspects extra-sportif) : il s'agit de faire la promotion de la France comme nation touristique à travers une course dont la durée permet de bien s'attarder sur les paysages.
Par contre il faudrait en profiter pour faire la promotion du vélo comme moyen de transport concurrent à la voiture, dans un contexte de pollution aux particules fines (liées aux pneus, pas au carburant), d'embouteillages grandissant, et de problèmes de santé publique car on reste toute la journée assis devant un ordi sans prendre l'air. Et là le Tour à un rôle à jouer en profitant de son aura (qu'elle risque de perdre si la TV et la communication en général oublient les jeunes générations :gafauvel:
Je sais pas si je suis toujours dans le sujet mais c'est aussi l'aura du tour qui a donné à Walkowiak ses lettres de noblesses, en étant David contre Goliath, un Poulidor victorieux, ça nous plait de savoir qu'avec du courage, de l'audace et de la stratégie, on peut battre les plus grands dans une course où l'on part affronter les forces de la nature à travers toute la France :attack:
Tout le monde attend Pogacar, mais Pogacar n'attend personne
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Le sucre sportif a écrit : à une époque ou l'unité de la France devait se faire (tout le monde parlait son patois, le régionalisme était encore fort)
Ggnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn inch:
bref...
(pour le reste, le dernier paragraphe, 100% d'accord :bisou:
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Le sucre sportif a écrit :
Je sais pas si je suis toujours dans le sujet mais c'est aussi l'aura du tour qui a donné à Walkowiak ses lettres de noblesses, en étant David contre Goliath, un Poulidor victorieux, ça nous plait de savoir qu'avec du courage, de l'audace et de la stratégie, on peut battre les plus grands dans une course où l'on part affronter les forces de la nature à travers toute la France :attack:
Je suis d'accord avec tout ca,
mais j'aimerais définitivement qu'on arrête de citer Poulidor comme un "non victorieux",
au vu de son palmarès éblouissant de classe, qui ferait de lui aujourd'hui un Valverde en mieux.
Merci pour lui
(non mais sans déconner c'est mon cheval de bataille dans les discussions sportive, et qualifier "d’éternel second" un mec qui n'a après tout gagné que plusieurs Paris Nice, plusieurs Criteriums du Dauphiné, un Grand Tour, un championnat de France, un monument et quelques belles classiques,
sous prétexte qu'il est recordman du nombre de podiums sur le TDF,
ça me blesse les oreilles...)
- Le sucre sportif
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Un Tour à la Walko ?
Je parlais juste du Tour de France, car c'était le sujet, sinon je suis d'accord que Poulidor est un grand champion :jap:
Tout le monde attend Pogacar, mais Pogacar n'attend personne

