Bien sûr que ces barres sont arbitraires dans leur chiffre rond, mais ce n'est pas non plus totalement absurde : si tu fais beaucoup de vélo et que tu aimes les côtes et cols, tu trouves partout en Europe des routes qui montent.... mais qui montent à plus de 2000m c'est bien plus rare. tu peux te taper des milliers de cols et côtes sélectifs entre 300 et 2000m d'altitude, ton corps y sera habitué, mais une fois que tu montes plus haut, que tu vas te faire un Izoard ou un Galibier alors que tu roules bien plus bas d'habitude, tu risques de le sentir passer. C'est une grosse différence avec les fameux colombiens qui ont eux l'habitude de rouler à haute altitude.dolipr4ne a écrit :Merci Lolo pour ta vidéo (pourrie :green: ) et merci Guigui pour ce compte-rendu!
Tres intéressant ta remarque sur l'altitude, meme si elle est personnelle. Je me suis toujours interrogé sur ces fameuses "barres de seuil": on entend toujours parler de la barre des 2000m; l'autre jour, j'ai vu un doc sur l'ascension du Mont Blanc, le gars parlait de la barre des 4000m...
Attention, je ne dis pas que l'oxygène ne se raréfie pas en montant, c'est une évidence, mais ce que je conteste, c'est qu'à chaque fois, on prend un nombre juste pour matérialiser un changement significatif. C'est un détail hein, mais l'humain est obsédé par les nombres justes, et se construit de fausses croyances, voire de fausses peurs avec ces fameux nombres justes (remember l'apocalypse de l'an 2000....) car, au final, je suis persuadé qu'il n'y a pas plus de changement significatif à 2000m qu'à 1852m ou 2084m.
Et dis-moi: n'importe qui peut s'inscrire?
Pareil pour le seuil des 4000 en alpinisme européen. Si tu fais de l'alpinisme ou de la haute montagne, il y a des centaines de courses possibles entre 2000 et 4000m.. mais au dessus de 4000, c'est bien plus rare, donc tu n'y es pas habitué, donc ça te fait un choc.
En somme ce qu'il faut comprendre dans ces chiffres ce n'est pas "à partir de 2000 le niveau d'oxygène baisse fortement et on le sent d'un coup" mais "le niveau d'oxygène baisse régulièrement, et passé 2000 on atteint des altitudes où la majorité des cyclistes n'ont pas l'habitude d'aller, et ils peuvent alors ressentir plus fortement les effets".





