Tu peux même citer Gasquet, qui faisait la une d'un magazine à 9 ans et qui écrasait tout chez les jeunes.veji2 a écrit :Je pense que tu as raison, on oublie souvent que dans les catégories de jeunes un développement précoce peut passer pour un plus grand "talent" alors que l'avantage comparatif sera rapidement perdu déjà en espoirs et évidemment en pros...Bradounet_ a écrit :Lecuistot semble malheureusement rentrer tout droit dans la catégorie des coureurs qui explosait tout chez les cadets et juniors grâce à leur avance de maturité physique. Ca a continué chez les espoirs mais c'était un peu moins flagrant déjà.
On peut maintenant constater que lui et Le Gac, un cran en-dessous, ont dominé la classe 1993 qui n'a rien aujourd'hui d'exceptionnel quand on compare aux autres crus.
L'équipe de France était au-dessus largement au-dessus des autres nations avec Gougeard, Le Gac, Lecuisinier, Sénéchal.
A part Vliegen et quelques autres qui s'affirment, les Herklotz, Conti, Holst Enger, Rybalkin ont plus déçu qu'autre chose pour l'instant.
On est loin de la génération 90, 94 voire 92.
On retrouve ce qu'on a aussi pu retrouver par exemple dans le tennis où certains jeunes joueurs brillants en junior ne percent pas chez les pros ou font une carrière nettement moins impressionnante que prévue. Un Arnaud Di Pasquale était hyper costaud chez les jeunes et n'avait finalement fait qu'une carrière pro moyenne, mais il en avait quand même eu une, alors que des gars comme Mutis, Sidorenko ou Jeanpierre n'ont rien donné malgré des titres GC juniors.
Même un mec comme Monfils avait fait un minichelem en 2004 (3 GC juniors sur 4) en grande partie parce que c'était déjà un monstre physique. Et même si ça reste un belle bête, ses limites dans le jeu l'ont toujours empêché d'avoir une grosse carrière, le limitant à naviguer entre 10 et 30 depuis 10 ans en gros.
Sauf que son père est prof de tennis et qu'il jouait beaucoup au tennis dés son plus jeune âge, contrairement à un Tsonga, qui ne s'entrainait que 2 fois par semaine avant d'arriver au pôle de Poitiers.
Pour en revenir au vélo, sans parler de talent ou d'avantage physique, il y a aussi ceux qui roulent déjà beaucoup chez les juniors / espoirs et/ou qui ont arrêté les études. Ils ont un sacré avantage par rapport à des mecs qui concilient études et vélo (comme Bardet, Maison et plein d'autres).

