Mister_Nobody a écrit :Ceci étant dit, je ne vois pas ce qui permet d'être aussi catégorique pour les pavés. Il a certes abandonné les classiques et semi-classiques qu'il a disputé au printemps mais il n'a que 22 ans, 2è année pro et court actuellement son premier GT seulement. A cet âge il est normal d'avoir des lacunes et de ne pas être bon ou de ne pas progresser partout en même temps. Il se trouve en plus que les classiques pavés il faut en bouffer, l'expérience, pour le placement notamment est primordial pour y briller. Ce n'est qu'avec le temps que l'on devient un grand flandrien, surtout quand on ne baigne pas dedans depuis tout petit et toute l'année (comme c'est le cas pour les Belges). Paris-Roubaix il faut d'abord apprendre à le perdre pour savoir le gagner un jour (Cancellara je crois). La caisse il est en train d'en prendre sur la Vuelta. La distance aussi est un paramètre qu'il domptera, ou non, avec le temps.
Il y a quand même un monde entre avoir des lacunes et abandonner lamentablement après 100 km.
Je ne vois pas trop en quoi son printemps flandrien lui aura apporté de l'expérience.
A un moment, il ne faut pas trop chercher à trop se disperser. Gougeard est un bon rouleur, il a de quoi faire une belle carrière. Peut-être ne sera-t-il pas un Tony Martin, mais si tu préfères un Jens Voigt (quoi que je vois la carrière de ce dernier plutôt comme celle d'un baroudeur amélioré, une carrière plus "par défaut" (importance des guillemets) que planifiée depuis ses débuts pros).
Quand on regarde la saison de Gougeard, on voit qu'il fait deux belles courses à étapes en début de saison puis ensuite c'est très irrégulier avec certes de belles victoires, mais aussi énormément d'abandons. Je ne sais pas trop comment interpréter ce ratio extrêmement élevé d'abandon depuis son passage pro.
S'il commence à se mettre en tête les Flandriennes, il risque de foutre en l'air son début de saison en cas d'échec. Ensuite quelqu'un lui dira qu'il peut briller au Tour et il risquerait encore de se planter. Il n'y a pas de honte à se contenter d'être fort en chrono.