Tout dépend ce qu'on entend par giclette. Si c'est faire comme Rodriguez, c'est-à-dire suivre un adversaire avant de le contrer sur la fin, oui, Contador a montré sur la Vuelta qu'il avait toujours sa giclette. Mais si dans le terme giclette, on voit un coureur qui démarre à 4 ou 5km d'un sommet et que personne ne peut suivre, on peut être plus sceptique. Il a quand même réalisé un grand numéro sur Tirreno, l'an dernier.Liam_ a écrit :J'aimerais comprendre ce qui vous fait dire que Contador a perdu en giclette. L'année dernière encore, sur le Dauphiné et le Vuelta il a mis quelques beaux démarrages. Mais à mon sens sur ce Giro il n'a pas vraiment eu l'occasion d'en mettre une bonne pour juger de cette capacité. Sur la première arrivée au sommet, j'ai surtout l'impression qu'il cherche à tester et isoler ses adversaires plus qu'autre chose et mardi, vu le déroulement de l'étape c'était impossible de faire mieux. Il n'y a qu'à Madonna di Campiglio où on aurait pu attendre plus, mais rien qui puisse vraiment permettre de tirer des conclusions. Quant à son début d'année, il était tout simplement un peu en dessous physiquement.
Après c'est sûr que si on garde en tête le Contador 2007-2011, ça n'a plus rien à voir mais ce n'est pas d'aujourd'hui. Et tant mieux, la comparaison n'a même pas lieu d'être. Ce Contador là était un mutant.
De toute façon, aucun grimpeur n'est vraiment au-dessus, lorsqu'ils sont tous en grande forme. Si tu as Froome, Quintana, Contador, le Nibali version Tour 2014, voire même Rodriguez à 100°/°, y a pas de gros écarts entre eux. Y en a un qui attaque, puis ça revient, ça contre, ça repart, mais au final, y a peu de différences. C'est de plus en plus rare de voir un grimpeur place 1 seul démarrage avant de s'envoler et faire quelques petits écarts. Les meilleurs sont trop proches.

