Tu as sans doute raison pour Riis, mais pour un mec progressivement marginalisé (et encore il est encore là tout de même) parce qu'un Tinkov a vraiment pris les rênes, combien qui verrouillent encore leur équipe. Riis n'était pas virable pendant les ère CSC et Saxo, ce n'est qu'avec Tinkov qu'il est devenu secondaire. Mais en gros on aurait voulu faire un gros nettoyage avant l'arrivée de Tinkov, virer Riis c'était flinguer la structure...Steph86 a écrit :C'est faux pour Riis, il n'est plus propriétaire de l'équipe et est juste salarié de Tinkoff. Il a négocié cette clause lors de la vente de l'équipe au milliardaire russe. Aujourd'hui, il n'est vraiment plus l'homme à tout faire dans l'équipe Saxo-Tinkoff mais plutôt un glandeur professionnel qui a trouvé le bon filon pour rester dans le circuit sans bourse délier. Même s'il figure dans l'organigramme, je peux te certifier qu'il n'exerce plus qu'un rôle honorifique, d'ailleurs il n'est que très rarement présent sur les courses. De plus, pas mal de ses hommes de confiance ont été lourdés à l'intersaison et remplacés par des hommes entièrement dévoués à Tinkoff.veji2 a écrit :
C'est là qu'on voit aussi une des grosses faiblesses structurelles du cyclisme pro : plus encore que la dépendance vis à vis des sponsors, c'est la dépendance vis à vis d'un seul homme, le Manager/DS tout puissant qui incarne la structure, l'a construite, y a embauché tout le monde, etc, voire en est propriétaire. Suffit de regarder les grandes équipes françaises : Bernaudeau, Madiot et Lavenu ne sont pas les managers de leurs équipes, ils sont leurs équipes. Sans eux tout risquerait de s'effondrer, donc il est quasi impossible de s'en débarasser. seule Cofidis semble fonctionner différement avec un sponsor qui est davantage comme un actionnaire majoritaire.
C'est la même chose aussi pour Vino, pour Riis, pour plein d'autres : on ne peut pas nettoyer le cyclisme des managers sulfureux car ils sont la pierre angulaire des équipes pro. C'est comme ça et ça participe au côté malsain du cyclisme pro, avec des Lavenu ou Madiot qui ont traversé les époques, managers à l'époque du gros dopage comme à l'époque du cyclisme propre (plus ou moins). Que faire, je n'en sais rien perso.
En revanche, pour les autres, notamment les managers français, je suis plutôt d'accord.
C'est ça le souci, pareil avec pas mal de manager en Italie ou en Belgique : Virer Lefévère, vous pensez que c'est possible ? Pourtant Lefévère comme Lavenu ont clairement été actifs au plus haut du dopage à une époque où ils savaient parfaitement ce qui se passait, voire ont bâti ce système dans leur équipe.
Pour moi c'est vraiment une des grosses faiblesses structurelles, ça + la dépendance vis à vis du sponsor ça fait des structures aux équilibres tellement fragile que toute tentative de réforme un peu profonde de leur fonctionnement risque de les faire s'écrouler.



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