blouss_ a écrit :RDQHP a écrit :
Si on peut désigner en tennis un "meilleur de l'année" à partir de tournois aussi différents que sur herbe, terre battue, indoor, etc (je cite, car je ne suis pas spécialiste), et qui plus est, reconnu comme tel par tous (médias, grand public), on peut le faire en vélo.
C'est quand même très différent et difficilement comparable. Certes au tennis, il y a des surfaces différentes, mais plus tant que ça, puisque tout a été un peu uniformisé (la terre battue accélérée et le gazon ralenti). Mais ces différences n'ont rien à voir avec la variété des épreuves proposées en cyclisme.
Et puis, on ne peut pas demander aux meilleurs coureurs de faire 3 GTs chaque année + des courses d'une semaine + les classiques. Aujourd'hui ils sont obligés de cibler leurs objectifs dans la saison.
Et c'est cette hyper-spécialisation qui est bien dommage, et dommageable pour la reconnaissance du sport cycliste par le public potentiel des actuels non-connaisseurs.
De plus, dans ma proposition de désignation du meilleur coureur de l'année, je ne demande pas que l'on fasse tout, mais simplement un peu de tout.
Exemple: Nibali: vainqueur du Tour (catégorie GT), et qui a participé (et les a terminés au moins à des places d'honneur) à Dauphiné (catégorie course à étapes), LBL (catégorie Ardennaises), MSR (catégorie "sprinters"), Oman (catégorie hors-Europe). Il serait pour moi un exemple-type de meilleur coureur du monde, car à la fois brillant et éclectique.
Est-ce trop demander à Froome que de bien figurer à LBL, ou à Valverde et Contador de faire de même à MSR? Où est dans leur attitude (ou celle de leurs DS) la reconnaissance des Monuments telle que prônée par la plupart des forumeurs?