Bradounet_ a écrit :Bon ben on a eu droit aux pires éditions de l'histoire des deux classiques québécoises et cela la même année.
En fait, c'est dans la droite lignée des ardennaises.
J'ai l'impression que le plateau cette année était moins sexy.
Je trouve aussi que les purs spécialistes des courses type "ardennaises" se font de plus en plus rares au détriment des grimpeurs-puncheurs. Finalement, c'est assez logique de voir un mec comme Gerrans se balader, les autres pseudos spécialistes grimpeurs-puncheurs en fin d'année ont déjà pas mal donné sur les GT.
Pour moi on en revient au sempiternel problème de la force des équipes. Une équipe de 8 coureurs de haut niveau au service de son leader peut totalement verrouiller une course de 250 bornes car dans le fonds elle a juste besoin de bosser dur pendant 20kms.
Orica avait une équipe très homogène, forte, un Gerrans fiable (ce qui décuple les forces des équipiers) et dans ces conditions elle pouvait tenir le dernier tour.
C'est maintenant le scenario sur la majorité des ardennaises : les équipes du ou des favoris qui veulent que la décision se fasse à la toute fin peuvent contrôler la course : Orica ici, Katusha au Lombardie pour emmener Purito dans un fauteuil au pied de la denrnière côte, etc...
Je sais que je suis monomaniaque, mais toutes ces courses ne font qu'illustrer le même problème : des équipes de 8 quand 4/5 coureurs dedans n'étaient propres qu'à porter du bidon et que le leader ne pouvait compter que sur 2 ou 3 équipiers un peu costauds qui pourraient être là jusqu'à 30/20 bornes de l'arrivée, ça se gérait. Des équipes de 8 dans un peloton qui est de plus en plus homogène, ça ne marche plus.
Equipes de 6 pour tout sauf les GTs, c'est inévitable.
ça n'empêchera pas un Gerrans très costaud de gagner des courses, mais il les gagnera en ayant accompagné des attaques pour régler un petit groupe de costauds, pas en étant emmené par 4 équipiers dans le final.