Edito : vite, instaurons un salary cap !
Publié : 26 mars 2022, 09:24
Alors que les doublés et les triplés s'enchaînent depuis quelques semaines, le début de saison 2022 est véritablement marqué par les différences de résultats entre les grosses armadas et les autres formations. Et si comme dans tous les sports, il faut bien des gagnants et des perdants, cette accumulation de performances du côté des grosses équipes dérange de plus en plus, et nombreux sont ceux qui plutôt que de pointer exclusivement du doigt des pratiques dopantes, s'interrogent également sur la sur-puissance des armadas du peloton, qui grâce à des fonds très élevés, parviennent à attirer dans leurs filets de plus en plus de coureurs majeurs du peloton. Petit tour d'horizon donc des solutions mises en place dans d'autres sports pour ré-équilibrer les débats.
Instaurer un salary cap
Souvent évoqué depuis quelques années, le Salary Cap, mis en place dans les sports US a le mérite de créer un turn-over dans la hiérarchie, surtout en NFL, où il est appliqué de manière assez stricte et où l'on voit très rarement une équipe se montrer dominante pendant plusieurs saisons. Alors bien entendu ce système est beaucoup plus difficile à instaurer dans le monde du cyclisme où les sponsors affluent du monde entier et où les règles fiscales différent suivant les pays où les licences sont octroyées, mais une adaptation des règles US reste possible.
En effet, et à défaut de "salary cap" au sens strict du terme, il est possible de mettre en place un "budget cap", sorte de plafond de verre à ne pas dépasser pour les plus grosses formations du peloton, tout en obligeant toutes les équipes à proposer le même statut de salarié à leurs coureurs, et en forçant par la même occasion des dernières à payer directement les salaires des coureurs, et non des sponsors tiers. Ceci afin de ne pas pouvoir flouer le système, en ayant une partie des gros salaires payés par d'autres entités et par conséquent faire baisser artificiellement la masse salariale.
Lié à un système de draft
Plus simple à mettre en place, le système de draft pourrait recréer une certaine équité entre les équipes, surtout à l'heure où les jeunes talents arrivent de plus en plus tôt à maturité, et ce sans passer par la case Pro Team avant d'accéder au World-Tour. Inverse au classement UCI, comme on peut le voir encore une fois aux Etats-Unis, celui-ci permettrait aux petites écuries de 1ère division de signer pour 2 ou 3 saisons quelques unes des pépites qui arrivent tous les ans au plus haut niveau. Et pour parler concrètement, on aurait pu voir en 2021 un Juan Ayuso signer chez DSM, Pidcock rejoindre Bike Exchange, ou encore Kooij s'engager avec la Lotto-Soudal ou Cofidis. Et au moment où l'on multiplie les pistes pour donner un coup de jeune au vélo, notamment avec la possible arrivée d'une série Netflix, nul doute que beaucoup de suiveurs se prendraient au jeu des pronostics sur une draft, et assisteraient aux choix des équipes en direct comme c'est le cas pour la NFL ou la NBA, où ces évènements suscitent tous les ans un énorme engouement.
Mettre en place des indemnités de formation
Troisième piste envisagée celle-ci déjà depuis longtemps par de nombreux acteurs du peloton, les indemnités de formations n'ont malheureusement pas encore été mises en place par l'UCI ou les fédérations nationales, qui se renvoient la balle sur le sujet depuis quelques temps. Et si les sommes en jeu seront dérisoires pour les grosses équipes, l'argent reversé pourrait assurer la pérennité et la survie de nombreuses petites structures, essentielles et vitales au maintien de l'équilibre de la pyramide, et non seulement les formations continentales devraient être concernées, mais également les structures juniors et les clubs amateurs, pour qui ces bonus seraient plus que bienvenus.
Alors Salary Cap, Draft, indemnités de formations, des solutions existent pour créer un peu plus de spectacle, et c'est désormais aux acteurs du monde du cyclisme de prendre en main ces sujets, car pour le dire de manière assez directe, on s'est bien emmer... hier devant la TV une fois que Christophe Laporte et Wout Van Aert étaient sortis, et si il n'est pas question de les blâmer, ils ont bien raison de mettre à profit leur supériorité, l'idée est simplement de remettre au goût du jour la question d'équité, pour ne pas voir les fans se détourner des courses, ou en tout cas des épreuves majeures du calendrier.
Instaurer un salary cap
Souvent évoqué depuis quelques années, le Salary Cap, mis en place dans les sports US a le mérite de créer un turn-over dans la hiérarchie, surtout en NFL, où il est appliqué de manière assez stricte et où l'on voit très rarement une équipe se montrer dominante pendant plusieurs saisons. Alors bien entendu ce système est beaucoup plus difficile à instaurer dans le monde du cyclisme où les sponsors affluent du monde entier et où les règles fiscales différent suivant les pays où les licences sont octroyées, mais une adaptation des règles US reste possible.
En effet, et à défaut de "salary cap" au sens strict du terme, il est possible de mettre en place un "budget cap", sorte de plafond de verre à ne pas dépasser pour les plus grosses formations du peloton, tout en obligeant toutes les équipes à proposer le même statut de salarié à leurs coureurs, et en forçant par la même occasion des dernières à payer directement les salaires des coureurs, et non des sponsors tiers. Ceci afin de ne pas pouvoir flouer le système, en ayant une partie des gros salaires payés par d'autres entités et par conséquent faire baisser artificiellement la masse salariale.
Lié à un système de draft
Plus simple à mettre en place, le système de draft pourrait recréer une certaine équité entre les équipes, surtout à l'heure où les jeunes talents arrivent de plus en plus tôt à maturité, et ce sans passer par la case Pro Team avant d'accéder au World-Tour. Inverse au classement UCI, comme on peut le voir encore une fois aux Etats-Unis, celui-ci permettrait aux petites écuries de 1ère division de signer pour 2 ou 3 saisons quelques unes des pépites qui arrivent tous les ans au plus haut niveau. Et pour parler concrètement, on aurait pu voir en 2021 un Juan Ayuso signer chez DSM, Pidcock rejoindre Bike Exchange, ou encore Kooij s'engager avec la Lotto-Soudal ou Cofidis. Et au moment où l'on multiplie les pistes pour donner un coup de jeune au vélo, notamment avec la possible arrivée d'une série Netflix, nul doute que beaucoup de suiveurs se prendraient au jeu des pronostics sur une draft, et assisteraient aux choix des équipes en direct comme c'est le cas pour la NFL ou la NBA, où ces évènements suscitent tous les ans un énorme engouement.
Mettre en place des indemnités de formation
Troisième piste envisagée celle-ci déjà depuis longtemps par de nombreux acteurs du peloton, les indemnités de formations n'ont malheureusement pas encore été mises en place par l'UCI ou les fédérations nationales, qui se renvoient la balle sur le sujet depuis quelques temps. Et si les sommes en jeu seront dérisoires pour les grosses équipes, l'argent reversé pourrait assurer la pérennité et la survie de nombreuses petites structures, essentielles et vitales au maintien de l'équilibre de la pyramide, et non seulement les formations continentales devraient être concernées, mais également les structures juniors et les clubs amateurs, pour qui ces bonus seraient plus que bienvenus.
Alors Salary Cap, Draft, indemnités de formations, des solutions existent pour créer un peu plus de spectacle, et c'est désormais aux acteurs du monde du cyclisme de prendre en main ces sujets, car pour le dire de manière assez directe, on s'est bien emmer... hier devant la TV une fois que Christophe Laporte et Wout Van Aert étaient sortis, et si il n'est pas question de les blâmer, ils ont bien raison de mettre à profit leur supériorité, l'idée est simplement de remettre au goût du jour la question d'équité, pour ne pas voir les fans se détourner des courses, ou en tout cas des épreuves majeures du calendrier.