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Modérateur : Modos VCN

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Par Bradounet_
#3015784
Le diktat des télés est un fléau majeur pour l'avenir du sport.
La professionnalisation a réduit le sport complètement dépendant des télés.
On a la même mésaventure en vélo avec la piste.
Les acteurs n'ont plus leur mot à dire, on consulte le public à présent, une épreuve sportive doit rentrer dans les codes d'un programme télé (brièveté, ludicité, incertitude, un max de temps forts).
Voyez la consternation de Yohann Diniz devant la disparition du 50 km marche.
Public des nouvelles générations qui ne jurent plus que par l'instantané, du consommable sur commande.

Si une discipline n'est pas télévisuelle, c'est la mort de cette discipline à présent.
Je trouve cela très triste.
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Par dolipr4ne
#3015904
Interessant ce que tu dis, et d’ailleurs le velo fait un peu figure d’extra-terrestre quand on y pense. Quoi qu’on en dise, et meme si nous les furieux on sait tout ce qu’il y a de bandant dans notre sport favori, faut reconnaitre que c’est pas bien glam’ sur le papier notre sport. Et meme objectivement, on ne serait pas totalement caricatural si on disait que 90% des courses peuvent s’apprecier en se contentant des 10/15 derniers km.

Bref, tout ça pour dire que je suis bien content que le velo echappe, pour l’instant, à cette hype de l’hyper-spectaculaire, de l’instantané etc...
Mais je pense que le velo à la velon finira fatalement par s’imposer. Le plus tard sera le mieux...
Par GracchusBabeuf
#3015922
Je ne suis pas sur que la tele soit responsable de tout les maux du sports et la seul raison de sa mise en scene.
Mes entraîneurs me racontaient que dans les années 90 ils participaient à des meetings de sauts en salle avec choix de sa musique par athlete, jeux de lumieres etc. C'etait des meetings de niveau international (avec des mecs comme bubka dans la startlist :w00t:). Toute les personnes qui ont sauté la bas en garde de grands souvenirs.
Pourtant pas de tv a l'epoque pour filmer ca.
Si un jour vous avez l'occasion d'aller a Talence pour le decastar vous verrez que l'athle peut etre fun et dynamique pour les spectateurs et pas uniquement pour les TELEspectateurs... Meme si avec le RM de mayer le decastar est moins intime et donc moins proche des athletes et entraîneurs.
Le 50km marche vous pensez pas que c'est plus un probleme de ratio difficultés d'organisation/visibilité que le fait d'avoir une epreuve aussi longue pour la tv ?
Autant je pense que la supression du 10 000 ou des lancés en meetings est du a la télé, autant on va pas se mentir peu de gens (et pas de quoi rzmplir un stade de 60k places) veulent passer 5h dans un stade poue voir toutes les épreuves de l'athle hors grand championnats.
Mais ce n'est que mon avis.
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Par levrai-dufaux
#3017883
dolipr4ne a écrit :
06 mai 2019, 17:50
Merci pour ces precisions!

En quoi penses-tu que l’argument que tu cites à la fin est idiot? J’ai malheureusement peur que ce soit la stricte vérité :mouchoir: (tu auras compris que ce n’est pas mon cas puisque je suis bien plus fan des courses de fond que de sprints)
Désolé je m'aperçois ne pas avoir répondu à ta question.

L'idée selon laquelle le public d'athlétisme serait davantage friand de distances courtes m'apparaît fausse pour deux raisons principales :
1) Depuis une vingtaine d'années, il y a un boom sans précédent du nombre de pratiquants des épreuves d'endurance. Faire un marathon aujourd'hui, c'est devenu banal alors que c'était encore perçu comme un accomplissement exceptionnel il y a 20 ans. Un simple exemple avec le marathon de Paris. Certains coureurs de mon club me racontaient que, dans les années 80, ils se "plaignaient" du caractère intimiste de ce marathon. Ils étaient à peu près 5000 à le courir, et regrettaient l'absence du public ou de reconnaissance. Aujourd'hui, le marathon de Paris c'est près de 60 000 inscrits et ces mêmes coureurs n'y remettraient les pieds pour rien au monde :genance:
Et cette tendance est loin de se limiter au marathon. Côté compétition, il n'y a qu'à voir l'explosion du nombre de trails, 10km, semis (et même dans une moindre mesure, des distances d'ultra). Côté pratique, cela se matérialise par l'apparition de nouvelles structures pour pratiquer (les groupes Addidas running par exemple) et surtout d'une augmentation énorme du nombre de joggeurs. Tout ce public pratiquant, qui est souvent plus jeune, est naturellement porté à s'intéresser aux épreuves d'endurance dans les grands championnats. Ils peuvent facilement comparer leurs propres références aux performances réalisées. Et je ne parle pas d'un public restreint d'initiés ici mais bien de millions de pratiquants à l'échelle de la France par exemple. Il n'y d'ailleurs qu'a voir l'intérêt que suscite les tentatives de record du monde de Kipchoge ces dernières années sur marathon. Pourquoi autant de personnes prêtes à regarder un marathon en entier pour voir un athlète enquiller les kilomètres ne seraient-elle pas susceptibles d'apprécier un 10 000m ? Cela ne tient pas à mon sens.

2) Pour le public présent dans le stade, les épreuves d'endurance sont celles qui comportent le plus d'intérêt à mes yeux car elles font intervenir de la tactique. Pour être allé plusieurs fois assister à de gros meeting internationaux, les épreuves de sprint me paraissent relativement frustrantes pour le grand public dans le sens où entre un mec qui gagne sa course en 10'50 et celui qui la gagne en 9'90, il n'y a aucune différence visuelle notable. Dans le stade, on est trop loin pour véritablement l'apprécier et, même au bord de la piste, il faudrait un oeil d'expert. Même sur 200m, il est difficile de voir les différences se former et, bien souvent, il faut attendre l'annonce officielle pour savoir qui l'a emporté. Ce qui est appréciable sur les distances de sprint, c'est l'ambiance qu'il y a autour : la présentation des coureurs, le silence dans le stade avant le coup de feu du starter, la crainte du faux départ, le public qui se libère pendant la course mais... à peine la course a-t-elle commencé qu'elle est déjà finie. C'est de la force brute, il n'y a aucune stratégie, et c'est tellement court que je ne pense pas que le public en profite pleinement.
En revanche, sur les épreuves de demi-fond (tout comme sur les concours d'ailleurs), le public se régalent car les courses offrent des scénari bien plus haletants. Elles laissent la place à de la tactique, des retournements de situation, des mano à mano, etc... Ce sont des formats de course qui laissent le temps au public de véritablement "rentrer" dans la course. De plus, il est très aisé de suivre sans avoir besoin de compter les tours ou autre car, dans les grands meetings, il y a toujours des écrans géants où sont indiqués le nombre de tours restants et les allures à chaque passage sur la ligne des 400. Et, si les spectateurs ne sont sans doute pas prêts à rester 5h pour assister à un meeting d'athlétisme, formater leur durée à 90 minutes (pauses entre épreuves comprises) est bien trop court et frustrant à mon sens compte tenu du prix des billet.

3) Sur le point plus précis du débat 3000m vs 5000m, j'ai du mal à croire que le public soit plus porté sur le premier que le second sachant que cette épreuve n'est pas présente dans les Grands Championnats en extérieur, y compris aux JO. Pour le coup, c'est une distance qui intéressent surtout les initiés plus que le grand public à mon sens. J'accorde peu de crédit au soit-disant sondage réalisé par l'IAAF à ce sujet.
Par GracchusBabeuf
#3017910
Au fond je suis d'accord en tout point avec toi. J'ai beaucoup plus d’intérêt pour le demi fond que pour le 100m, mes idoles d'enfance se nommais Hicham et haile. Mais dans les stades il y à beaucoup de personnes qui ne connaissent rien à l'athlé à part Usain Bolt et un ou deux athlètes de leurs pays. Ils sont là pour suivre un show. J'avais été marqué par le "Drumond moment" qui se déroulait devant une tribune remplis de jeunes invités par les conseils généraux. Le drama les avaient bien plus passionnés que le reste des épreuves.
Selon moi "pas touche aux grands championnats", mais trouver des solutions en meetings me paraît plus intéressant que l'entre deux actuel ou les épreuves vont et vienne dans les meetings aux grée des périodes. Mais si je dit ca c'est parce que ne rien faire me semble pire. Avec les meetings de fait réduit en temps il faut changer les formats ou miser sur autre chose que les droits télé. Avec la possibilités de voir les résultats en live sur internet c'en est finit de la possibilité des TV de condenser en 2h un meeting de 4h. C'est dommage se serait la meilleur solution.
Puis si on invente des nouveaux formats peut être qu'on en trouveras un qui nous permette d'intéresser des gens aux lancées :)
C'est quoi cette histoire de sondage, je suis assez peu l'actualité de l'IAAF?
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Par CPTmatros
#3022362
Je viens de voir le 1500m de Stockholm.
Jakob Ingebrigtsen s'est super bien défendu face aux cadors mondiaux.
Il fait un gros retour sur la fin.
Victoire de Cheruiyot devant Souleyman et Jacob.
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Par Bradounet_
#3022748
levrai-dufaux a écrit :
05 juin 2019, 13:36
dolipr4ne a écrit :
06 mai 2019, 17:50
Merci pour ces precisions!

En quoi penses-tu que l’argument que tu cites à la fin est idiot? J’ai malheureusement peur que ce soit la stricte vérité :mouchoir: (tu auras compris que ce n’est pas mon cas puisque je suis bien plus fan des courses de fond que de sprints)
Désolé je m'aperçois ne pas avoir répondu à ta question.

L'idée selon laquelle le public d'athlétisme serait davantage friand de distances courtes m'apparaît fausse pour deux raisons principales :
1) Depuis une vingtaine d'années, il y a un boom sans précédent du nombre de pratiquants des épreuves d'endurance. Faire un marathon aujourd'hui, c'est devenu banal alors que c'était encore perçu comme un accomplissement exceptionnel il y a 20 ans. Un simple exemple avec le marathon de Paris. Certains coureurs de mon club me racontaient que, dans les années 80, ils se "plaignaient" du caractère intimiste de ce marathon. Ils étaient à peu près 5000 à le courir, et regrettaient l'absence du public ou de reconnaissance. Aujourd'hui, le marathon de Paris c'est près de 60 000 inscrits et ces mêmes coureurs n'y remettraient les pieds pour rien au monde :genance:
Et cette tendance est loin de se limiter au marathon. Côté compétition, il n'y a qu'à voir l'explosion du nombre de trails, 10km, semis (et même dans une moindre mesure, des distances d'ultra). Côté pratique, cela se matérialise par l'apparition de nouvelles structures pour pratiquer (les groupes Addidas running par exemple) et surtout d'une augmentation énorme du nombre de joggeurs. Tout ce public pratiquant, qui est souvent plus jeune, est naturellement porté à s'intéresser aux épreuves d'endurance dans les grands championnats. Ils peuvent facilement comparer leurs propres références aux performances réalisées. Et je ne parle pas d'un public restreint d'initiés ici mais bien de millions de pratiquants à l'échelle de la France par exemple. Il n'y d'ailleurs qu'a voir l'intérêt que suscite les tentatives de record du monde de Kipchoge ces dernières années sur marathon. Pourquoi autant de personnes prêtes à regarder un marathon en entier pour voir un athlète enquiller les kilomètres ne seraient-elle pas susceptibles d'apprécier un 10 000m ? Cela ne tient pas à mon sens.

2) Pour le public présent dans le stade, les épreuves d'endurance sont celles qui comportent le plus d'intérêt à mes yeux car elles font intervenir de la tactique. Pour être allé plusieurs fois assister à de gros meeting internationaux, les épreuves de sprint me paraissent relativement frustrantes pour le grand public dans le sens où entre un mec qui gagne sa course en 10'50 et celui qui la gagne en 9'90, il n'y a aucune différence visuelle notable. Dans le stade, on est trop loin pour véritablement l'apprécier et, même au bord de la piste, il faudrait un oeil d'expert. Même sur 200m, il est difficile de voir les différences se former et, bien souvent, il faut attendre l'annonce officielle pour savoir qui l'a emporté. Ce qui est appréciable sur les distances de sprint, c'est l'ambiance qu'il y a autour : la présentation des coureurs, le silence dans le stade avant le coup de feu du starter, la crainte du faux départ, le public qui se libère pendant la course mais... à peine la course a-t-elle commencé qu'elle est déjà finie. C'est de la force brute, il n'y a aucune stratégie, et c'est tellement court que je ne pense pas que le public en profite pleinement.
En revanche, sur les épreuves de demi-fond (tout comme sur les concours d'ailleurs), le public se régalent car les courses offrent des scénari bien plus haletants. Elles laissent la place à de la tactique, des retournements de situation, des mano à mano, etc... Ce sont des formats de course qui laissent le temps au public de véritablement "rentrer" dans la course. De plus, il est très aisé de suivre sans avoir besoin de compter les tours ou autre car, dans les grands meetings, il y a toujours des écrans géants où sont indiqués le nombre de tours restants et les allures à chaque passage sur la ligne des 400. Et, si les spectateurs ne sont sans doute pas prêts à rester 5h pour assister à un meeting d'athlétisme, formater leur durée à 90 minutes (pauses entre épreuves comprises) est bien trop court et frustrant à mon sens compte tenu du prix des billet.

3) Sur le point plus précis du débat 3000m vs 5000m, j'ai du mal à croire que le public soit plus porté sur le premier que le second sachant que cette épreuve n'est pas présente dans les Grands Championnats en extérieur, y compris aux JO. Pour le coup, c'est une distance qui intéressent surtout les initiés plus que le grand public à mon sens. J'accorde peu de crédit au soit-disant sondage réalisé par l'IAAF à ce sujet.
Il faut dissocier la pratique et la retransmission tv.
Les jeunes aujourd'hui jouent au poker mais rares sont ceux qui s'infligent des championnats de poker à la télé.
Pour vouloir suivre un 10000m à la télé, il faut être un minimum passionné déjà, c'est-à-dire, connaitre assez bien les protagonistes pour analyser leur allure et leur position au sein du peloton, et/ou les temps de passage quand il ne se passe rien (les 2/3 de la course). Sinon, tu te fais chier.
C'est comme une première moitié de montée de col avec le train Sky.
A la différence d'une course de demi-fond ou du sprint, où il se passe toujours quelque chose à l'écran car le format est court.
Quand il ne passe rien pendant plus de 2 min, les gens vont zapper. C'est automatique.
Ceux qui regardent un marathon à la télé ne le regardent rarement de A à Z et même si tu zappes/pars balayer ta terrasse pendant 20/25 min en milieu de course, tu ne rates pas grand chose de la dramaturgie de la course. Disons que c'est une course plus facile à suivre qu'un 10 000m où là si tu rates le moment où tout se décante (et tu ne sais jamais quand ça arrive sur un 10000m), t'as presque tout raté.
Sur un marathon, l'évolution est plus progressive, donc les gens ne sont pas obligés de rester figés devant leur écran.
Par iskinni
#3022758
Bradounet_ a écrit :
31 mai 2019, 23:55
Le diktat des télés est un fléau majeur pour l'avenir du sport.
La professionnalisation a réduit le sport complètement dépendant des télés.
On a la même mésaventure en vélo avec la piste.
Les acteurs n'ont plus leur mot à dire, on consulte le public à présent, une épreuve sportive doit rentrer dans les codes d'un programme télé (brièveté, ludicité, incertitude, un max de temps forts).
Voyez la consternation de Yohann Diniz devant la disparition du 50 km marche.
Public des nouvelles générations qui ne jurent plus que par l'instantané, du consommable sur commande.

Si une discipline n'est pas télévisuelle, c'est la mort de cette discipline à présent.
Je trouve cela très triste.
je ne sais pas si cela a été évoqué mais pour la diamond league ils veulent virer le 5000 m aussi
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Par CPTmatros
#3022760
Dernièrement, j'ai le souvenir de quelques 10000 passionnants presque de bout en bout. Mais je n'ai plus la mémoire des dates/événements.
Bon faut dire aussi que c'est mon truc étant runner régulier. Mais là c'était plus que cela: certains scénario étaient vraiment haletants.
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Par Le sucre sportif
#3022983
Je ne vais pas me faire des amis mais je pense que la longue distance, c'est pas fait pour être dans un stade : un 10k, ça devrait se faire en dehors du stade, comme la marche et le marathon, à partir de 10 tours de stade, j'ai tendance à trouver cela absurde. L'idéal serait de faire, comme pour le marathon, le début de course hors du stade, pour faire revenir les athlètes faire le dernier tour de piste sous les ovations du public, un peu comme le final de Paris-Roubaix :love:

Après pour le 5000m, je trouve abusé de l'enlever mais si on "libère" la piste de 9600m, cela laisse de la place pour "sauver" d'autres épreuves :study:

Sinon concernant les nouvelles, la saison bat son plein et je vais voir tout cela en différé en juillet si je suis motivé :green: En attendant, Karsten Warholm a battu le record d'Europe de Stéphane Diagana à domicile à Oslo :applaud:

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