Allez, j'inaugure le superbe tuto que nous a fait Kilanov.
Donc c'est une étape de montagne à saveur chocolatine.
https://www.la-flamme-rouge.eu/maps/viewtrack/hd/142172
Donc une étape de moyenne montagne dure, avec 4000m de Dénivelé positif.
Le départ se fait de Lavaur, qui a reçu le Tour deux fois en arrivée, 2001, victoire de Verbrugghe, et 2011, victoire de Cavendish. Donc le départ se fait par la route la plus plate du coin, et on pourrait au final même mettre le départ réel au kilomètre 8, devant les laboratoires Pierre Fabre. Une fois les coureurs lancés, ils pourront se bagarrer pendant quelques kilomètres sur du plat avant d'atteindre la côte de Giroussens, 800 mètres seulement, mais à 8%, sachant que ça continu à monter dans le village (point hélicoptère magnifique).
On redescend assez vite pour prendre la côte de Saint Anatole, 1,5 kilomètres à 4%, suivit de celle des Galiniers, à Parisot, là encore environ 1,5 kilomètre à 5,5% de quoi permettre à des coureurs de tenter l'aventure, sur une étape qui peut sourire aux baroudeurs.
Cependant, la sélection pourrait plutôt se faire dans la côte de Puybegon, longue de 2 kilomètres à 6% suivie après une minuscule descente, d'1 kilomètre à 5%, sur des routes pas si larges, l'échappée pourrait vraiment sortir ici (encore une fois niveau touristique, c'est magnifique). On reste sur les coteaux avant de plonger sur une descente avec quelques virages techniques sur Graulhet.
Dans Graulhet, on prend le col de Canguilan, oh, pas grand chose, 5 kilomètres à 3%, ça fatigue mais ça sera aussi l'occasion de creuser l'écart avant de prendre une descente dans sa première partie technique, en bas de cette descente, nous sommes devant la stèle Poulidor, là où le limousin perdit le Tour de France percuté par une moto...
On se dirige ensuite vers Damiatte pour un sprint intermédiaire en petite montée, cela pourrait condamner l'échappée mais se présente sur une petite route la côte de magrin, 2 kilomètres à 7% mais avec de fortes ruptures de pentes, et quelques passages au dessus des 10%.
Après cela on va chercher des faux plats montants vers Puylaurens avant de prendre la partie plate de l'étape. L'occasion de voir comment l'écart progresse, diminue-t-il ou augmente-t-il?
La dernière partie de l'étape commence à Escoussens, où on débute la moyenne montagne à proprement parlé. Avec le terrible Pas du Sant, 3 kilomètres à pratiquement 10%, sur une route étouffante, il faut également noter qu'à partir de là, il n'y a quasiment plus de transition. En effet après la descente, les coureurs prennent le col de Dourgne, 8 kilomètres à 6%, au sommet, 2 kilomètres de faux plat et puis descente vers Sorèze, technique par endroits, avant d'aller chercher très vite l'ultime ascension de Malamort, 4 kilomètres à 6% encore, sur une route étroite, à flan de montagne, jusqu'au village des Cammazes.
A cet endroit il ne reste plus que de la descente, oui, elle n'est pas technique ni prononcée, c'est du quoi? -4% sur une belle route donnant vue sur le lac de Saint Ferréol, et on prend à ce moment là à droite, la descente vers Pont Crouzet, à partir de là, nous sommes dans les derniers kilomètres de toutes les étapes arrivant à Revel (sauf que normalement on monte la côte de Saint Ferreol alors que là on en descend la suite).
De quoi couronner un homme fort et permettre une bagarre pour le général, avec un joli enchainement.
C'est une étape qui me tient à cœur, car au delà d'être régional, local de l'étape, on passe par des reliefs plus explorés depuis plus de 20 ans. Autour de Lavaur il y a de belles bosses (et encore j'ai pas tracé pour aller chercher toutes les côtes) et surtout, cette montagne noire qui est injustement boudée, alors que Revel est juste à côté.