Maxime Chevalier : 113 pts UCI, 63 jours de course
Résultats remarquables : 7ème du Trofeo Andratx, victoire du prologue du Tour de Savoie Mont-Blanc, 15ème de l’Eschborn-Frankfurt, 21ème de la Bretagne Classic, 11ème du Ventoux Challenge, 48ème du Dauphiné, 20ème du Tour de l’Ain.
Le jeune breton de 22 ans (il en a 21 au début de la saison) voit son début d'année perturbé par des soucis de genou qui retarderont ses premières échéances, qui n'interviendront que fin mars sur le Gp de Cholet et la Roue Tourangelle. Il enchaînera avec sa première course à étapes en Turquie. Semblant de mieux en mieux au fil de la semaine, il sera contraint d’abandonner avec le reste de son équipe le matin de la dernière étape à cause d'un contrôle positif au Covid, entraînant l'abandon de son équipe. Pire, il reste bloqué en quarantaine sur le sol turc, faisant une croix sur le Tour du Rwanda.
Il reprend sur le Challenge Mallorca : il semble avoir gardé un bon niveau lors de sa quarantaine en Turquie, terminant souvent placé (17ème à Calvia, 16ème à la Tramuntana mais surtout 7ème sur le Trofeo Andratx). Direction ensuite le Dauphiné, où l'on a pu apercevoir de nets progrès sur l'échelon WT : perdant peu de temps sur les premières étapes et limitant la casse dans le clm (60ème à 1min30 de Lutsenko), il réalisera une belle 6ème étape à destination du Sappey-en-Chartreuse. Il finira 32ème de l'étape, à 2min18 du vainqueur du jour Valverde et remontant 32ème au général. Un peu plus en difficulté à la Plagne (52ème) mais surtout sur l'étape finale des Gets (87ème), il terminera ce Dauphiné 48ème au général. Il enchainera juste après avec le Ventoux Challenge pour rendre ce jour-là sa meilleure copie en montagne : avant le pied de la dernière ascension du Mont-Chauve, il est piégé par des bordures dans la vallée perdant le contact avec ce qu'il reste du peloton. Mais il effectua une très belle montée, remontant et dépassant les coureurs devant lui l'un après l'autre et terminant avec Bouchard pour jouer le top 10 : il finira finalement 11ème terminant notamment devant des grimpeurs comme Bernard, Berthet ou Kudus.
Chevalier part ensuite à l'assaut de son deuxième Tour de France. Il se montre plus que lors de son premier Tour, prenant part notamment à 3 échappées (Pontivy, Quillan et Saint Lary) néanmoins avec peu de réussite : sur l'étape de Quillan notamment où il part en début d'étape avec Turgis mas au bout d'une bataille de 80km avec le peloton, ils sont repris juste avant le début des difficultés du jour. Sur l'étape de Saint Lary, il se fera lâcher de l'échappée en descente (sur Peyresourde de mémoire). On le verra paradoxalement plus sur le plat sur ce Tour qu'en montagne...Il repart au mastic rapidement sur le Tour de l'Ain : trop juste sur la deuxième étape à St-Vulbas (44ème à 1min44), il réalise une belle dernière étape, à attaquant dans le final au sein du peloton réduit pour finalement finir avec ce dernier (14ème de l'étape, 20ème au général final).
Il est ensuite aligné sur le Tour Savoie Mont Blanc en leader. Il assume parfaitement ce rôle, remportant le prologue accidenté de Sallanches et par la même occasion sur première victoire avec l'équipe. Malheureusement, il chute dès le début de la 2ème étape, abandonnant la course et son maillot de leader. Sur sa dernière course par étapes de la saison, au Tour Poitou-Charentes, il nourrit quelques ambitions au général 2 ans après sa belle prestation en tant que stagiaire (14ème du général en 2019). Mais il perdra du temps régulièrement sur les différentes étapes en ligne à cause des nombreuses chutes survenues sur l'épreuve, malgré un clm correct (34ème).
Place enfin aux classiques de fin de saison, où il ne brillera que sur deux courses mais, c'est à noter, sur 2 courses WT : sur la Bretagne Classic d'abord, il arrive avec le peloton réduit d'une trentaine unités pour prendre la 21ème place; et sur l'Eschborn-Frankfurt où en l'absence de sprinteur de BB dans le final, il se bat courageusement pour prendre la 15ème place, son meilleur résultat WT.
Une saison frustrante pour Chevalier : elle ne débuta qu'en mai et malgré des progrès notables, son manque de régularité et de caisse l'empêchent de les mettre en lumière. S'il semble être le meilleur rouleur de son équipe, il a stagné cette saison dans cet exercice. Néanmoins, les motifs de satisfactions sont bien présents cette saison : son comportement en WT, sa montée sur le Ventoux Challenge ou sa victoire à Sallanches. On aura sans doute, au contraire de Boileau par exemple, quelques attentes l'an prochain sur Chevalier car on a plus de certitudes autour de sa progression assez constante : on peut espérer qu'il franchisse un cap l'an prochain notamment sur sa régularité pour lui permettre d'aller chercher plus de résultats probants aussi bien dans les classements généraux que sur les classiques.