Imposée je ne pense pas, tout ça s'est fait en concertation, c'était la conséquence logique de son désir de retenter le doublé Giro-Tour.
Il a l'air de très bien s'en accommoder en tout cas, physiquement et mentalement ce changement d'approche cet hiver semble lui convenir !
C'est un fou de sport(s) et il est incapable de ne pas être à fond en course, donc au contraire je pense que c'est en variant la planification de ses saisons, le ciblage de ses objectifs, et en calibrant bien ses fenêtres d'oxygénation type ski de fond qu'il optimisera la deuxième moitié de sa carrière, la meilleure, qui s'est à peine ouverte et où il lui faut maintenant scorer, enrichir et construire son palmarès !
Le paradoxe est que son succès sonnerait le glas de la tranquillité qu'il chérit...
Ce ne sera jamais Valverde pour la passion et la longévité, mais enfin il peut s'inspirer d'un coureur comme Nibali qui a obtenu ses plus grandes victoires, l'essentiel de son palmarès et de ses faits d'armes entre 28 et 33 ans...
28 ans que Pinot aura deux jours après l'arrivée du Giro...
Groupama-FDJ 2018
Re: Groupama-FDJ 2018
Dieu soit loué.
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Re: Groupama-FDJ 2018
@Liam, j'avais partagé un article où il disait qu'il "rêverait de se lancer dans le ski de fond" sur Twitter en commentant "Aujourd'hui il découvre la Transju, bientôt il la gagnera, on va rien comprendre". Il avait aimé aussi.Liam a écrit : 20 mars 2018, 23:45Quand il avait liké mon tweet ci dessous j'ai commencé à transpirer à grosses gouttes :Booze a écrit : 20 mars 2018, 21:52 Je ne savais pas que la reprise tardive lui avait été imposée. Par contre, je ne sais pas pourquoi, mais il dégage un truc qui m'interroge. C'est purement du ressenti, mais voilà quoi...
Re: Groupama-FDJ 2018
Il va faire l'inverse de Roglic enfin de compte.
Re: Groupama-FDJ 2018
C'est marrant je ressens l'inverse, une forme de sérénité. J'ai vraiment l'impression que Pinot a commencé l'an dernier sa deuxième partie de carrière, pas tant en termes de résultats (enfin je l'espère) qu'en terme d'état d'esprit.Booze a écrit : 20 mars 2018, 21:29 Je suis inquiet à moyen terme pour Pinot. Voilà, je me lance. J'ai longtemps pesé le pour et le contre, mais je ne tiens plus. Je sens Pinot s'éloigner petit à petit du cyclisme. Il a commencé par subir et fuir la pression des TDF. Son amour des plaisirs simples, son envie d'une vie rangée, au calme, au contact de la nature, ont aiguisé mon intérêt. Les signes ne trompent pas. La tenue cycliste semble trop étroite pour Pinot. Aujourd'hui, il reprend la compétition bien après ses rivaux, après avoir passé beaucoup de temps sur ses skis. Il donne l'impression de fuir le cyclisme et les responsabilités associées à son statut. Je le sens en voie d' andyschleckisation. Il s'éloigne peu à peu. Il performera encore, mais je le sens las. La retraite viendra plus tôt que prévue.
- 2011-2016 : le jeune prodige qui monte, avec une pression énorme, le futur vainqueur de GT français, qui est très bon, qui fait des coups d'éclats (podium du TDF en 2014 entre autres) mais qui est aussi écrasé par la pression (TDFs 2013, 2015 et 2016 pour le CG). Bref le potentiel, le talent, le travail et le stress.
- 2017 et suite : le coureur plus mûr qui en découvrant le Giro s'éclate dans la lutte pour le CG en GT pour la première fois depuis le hasard de 2014 sur le TDF, sans mauvais stress, dans la compétition épanouie. il se permet même de bazarder le TDF sans grand état d'âmes, s'amusant sur le Tour de l'Ain à faire gagner David Gaudu puis se préparant pour sa course de coeur, le Lombardie, où il fait une Nibali non dans le résultat (il perd) mais dans l'approche, il assume, il attaque, il tente. Bref il prend la course.
Plutôt que de la distance vis à vis du cyclisme, ce que je ressens c'est de la distance vis à vis de la pression. Il sait qu'il peut gagner de grandes courses, il fait ce qu'il faut en cherchant à gagner les grandes courses qu'il aime, mais surtout à les courir sans regrets. Bref je vois ça de manière bien plus positive en fait.
Re: Groupama-FDJ 2018
Je suis globalement d'accord avec ça. Tu mets les mots sur ce que je voulais répondre à Booze mais que je n'arrivais pas forcément à exprimer. Cet espèce de détachement peut être totalement salvateur pour sa carrière.veji2 a écrit : 21 mars 2018, 10:43C'est marrant je ressens l'inverse, une forme de sérénité. J'ai vraiment l'impression que Pinot a commencé l'an dernier sa deuxième partie de carrière, pas tant en termes de résultats (enfin je l'espère) qu'en terme d'état d'esprit.Booze a écrit : 20 mars 2018, 21:29 Je suis inquiet à moyen terme pour Pinot. Voilà, je me lance. J'ai longtemps pesé le pour et le contre, mais je ne tiens plus. Je sens Pinot s'éloigner petit à petit du cyclisme. Il a commencé par subir et fuir la pression des TDF. Son amour des plaisirs simples, son envie d'une vie rangée, au calme, au contact de la nature, ont aiguisé mon intérêt. Les signes ne trompent pas. La tenue cycliste semble trop étroite pour Pinot. Aujourd'hui, il reprend la compétition bien après ses rivaux, après avoir passé beaucoup de temps sur ses skis. Il donne l'impression de fuir le cyclisme et les responsabilités associées à son statut. Je le sens en voie d' andyschleckisation. Il s'éloigne peu à peu. Il performera encore, mais je le sens las. La retraite viendra plus tôt que prévue.
- 2011-2016 : le jeune prodige qui monte, avec une pression énorme, le futur vainqueur de GT français, qui est très bon, qui fait des coups d'éclats (podium du TDF en 2014 entre autres) mais qui est aussi écrasé par la pression (TDFs 2013, 2015 et 2016 pour le CG). Bref le potentiel, le talent, le travail et le stress.
- 2017 et suite : le coureur plus mûr qui en découvrant le Giro s'éclate dans la lutte pour le CG en GT pour la première fois depuis le hasard de 2014 sur le TDF, sans mauvais stress, dans la compétition épanouie. il se permet même de bazarder le TDF sans grand état d'âmes, s'amusant sur le Tour de l'Ain à faire gagner David Gaudu puis se préparant pour sa course de coeur, le Lombardie, où il fait une Nibali non dans le résultat (il perd) mais dans l'approche, il assume, il attaque, il tente. Bref il prend la course.
Plutôt que de la distance vis à vis du cyclisme, ce que je ressens c'est de la distance vis à vis de la pression. Il sait qu'il peut gagner de grandes courses, il fait ce qu'il faut en cherchant à gagner les grandes courses qu'il aime, mais surtout à les courir sans regrets. Bref je vois ça de manière bien plus positive en fait.
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Re: Groupama-FDJ 2018
Je respecte son choix mais que je trouve ça un peu dommage au vu de sa forme actuelle, il aurait été bien utile à Arnaud sur les Classiques et meme sur le Tour.
Re: Groupama-FDJ 2018
Oui, on peut voir les choses dans les deux sens. On peut y voir les signes d'une lassitude ou d'un désintérêt naissant. Ou on peut y voir une equilibre atteint dans une vie d'homme et propice à la performance. Je suis de nature plutôt pessimiste et je crois en " l'obsessivité" nécessaire du sportif de haut niveau. J'ai Toulouse une inquiétudes quand celui-ci goûte à la vie civile. Je me trompe sans doute et mon interprétation des évènements est sûremebt trop sombre, mais voilà, ça m'inquiète sur le moyen terme.Liam a écrit : 21 mars 2018, 12:28Je suis globalement d'accord avec ça. Tu mets les mots sur ce que je voulais répondre à Booze mais que je n'arrivais pas forcément à exprimer. Cet espèce de détachement peut être totalement salvateur pour sa carrière.veji2 a écrit : 21 mars 2018, 10:43
C'est marrant je ressens l'inverse, une forme de sérénité. J'ai vraiment l'impression que Pinot a commencé l'an dernier sa deuxième partie de carrière, pas tant en termes de résultats (enfin je l'espère) qu'en terme d'état d'esprit.
- 2011-2016 : le jeune prodige qui monte, avec une pression énorme, le futur vainqueur de GT français, qui est très bon, qui fait des coups d'éclats (podium du TDF en 2014 entre autres) mais qui est aussi écrasé par la pression (TDFs 2013, 2015 et 2016 pour le CG). Bref le potentiel, le talent, le travail et le stress.
- 2017 et suite : le coureur plus mûr qui en découvrant le Giro s'éclate dans la lutte pour le CG en GT pour la première fois depuis le hasard de 2014 sur le TDF, sans mauvais stress, dans la compétition épanouie. il se permet même de bazarder le TDF sans grand état d'âmes, s'amusant sur le Tour de l'Ain à faire gagner David Gaudu puis se préparant pour sa course de coeur, le Lombardie, où il fait une Nibali non dans le résultat (il perd) mais dans l'approche, il assume, il attaque, il tente. Bref il prend la course.
Plutôt que de la distance vis à vis du cyclisme, ce que je ressens c'est de la distance vis à vis de la pression. Il sait qu'il peut gagner de grandes courses, il fait ce qu'il faut en cherchant à gagner les grandes courses qu'il aime, mais surtout à les courir sans regrets. Bref je vois ça de manière bien plus positive en fait.
Re: Groupama-FDJ 2018
Je pense que les deux analyses sont possibles. On va voir. Peut être qu'il manquera toujours à Pinot cette dose d'obsessivité pour être LE vainqueur, mais qu'en étant serein il peut faire 2 ou 3 de GT et gagner des belles courses alors qu'en stressant il se plantera. Auquel cas, quelques podiums de GT et des victoires d'éclats dans la sérénité valent mieux que des plantages réguliers par excès de pression.
Re: Groupama-FDJ 2018
Oui. De toute façon, il est le mieux placé pour savoir la vie qu'il veut mener.
Re: Groupama-FDJ 2018
Pinot est déjà en très bonne forme et montre encore une fois qu'il est toujours en mesure de faire un résultat et qu'il n'a pas besoin de beaucoup de jours de courses.
Je pense qu'il est à 90 % de son meilleur niveau, c'est à dire déjà bien en forme, mais en manque d'entrainements spécifiques, de rythme et de compétition, soit exactement ce qu'il faut à 1 mois et demi du Giro !
D'ici le Giro il sera à 100 %, frais physiquement et mentalement.
Préparer le Giro en enchainant Catalogne / Stage en montagne au soleil / Trentin (5 jours de course en montagne), c'est l'idéal ! Ca ressemble à un enchainement Midi Libre / Dauphiné / Tour (un enchainement très à la mode au début des années 2000).
Je trouve la préparation de Chavès et de Dumoulin moins "logique", surtout celle du Néerlandais (bon, l'an passé ça a très bien marché).
Je pense qu'il est à 90 % de son meilleur niveau, c'est à dire déjà bien en forme, mais en manque d'entrainements spécifiques, de rythme et de compétition, soit exactement ce qu'il faut à 1 mois et demi du Giro !
D'ici le Giro il sera à 100 %, frais physiquement et mentalement.
Préparer le Giro en enchainant Catalogne / Stage en montagne au soleil / Trentin (5 jours de course en montagne), c'est l'idéal ! Ca ressemble à un enchainement Midi Libre / Dauphiné / Tour (un enchainement très à la mode au début des années 2000).
Je trouve la préparation de Chavès et de Dumoulin moins "logique", surtout celle du Néerlandais (bon, l'an passé ça a très bien marché).
Re: Groupama-FDJ 2018
Dumoulin je me pose très clairement des questions. Là il a quand même abandonné Tirreno. Son nombre de jours de course est famélique avant un GT. Et à Jabel Hafeet il était déjà juste. Je ne vois pas comment il pourrait être au top avec ce programme. Je suis sûr qu'il va rajouter le Trentin.
Sinon en effet très satisfait de Pinot. Même si le Giro sera le seul juge de paix concernant ce choix. Mais les premières indications sont bonnes. Il a vraiment un niveau "moyen" très très élevé. Je crois que je le dis tous les ans depuis 2015 mais ça m'impressionne toujours par rapport au coureur qu'il était au début.
Sinon en effet très satisfait de Pinot. Même si le Giro sera le seul juge de paix concernant ce choix. Mais les premières indications sont bonnes. Il a vraiment un niveau "moyen" très très élevé. Je crois que je le dis tous les ans depuis 2015 mais ça m'impressionne toujours par rapport au coureur qu'il était au début.
Re: Groupama-FDJ 2018
Un peu déçu par la performance de Gaudu, mais il n'a pas l'air d'aimer la Molina.
Son programme de courses n'est pas tip top sur ce début de saison : j'aurais aimé le voir, au vu des parcours, sur Tirreno et le Pays Basque plutôt que sur la Catalogne et le Romandie (je ne comprends pas ce qu'il va faire en Suisse...).
On risque de devoir attendre le Dauphiné et/ou la Vuelta pour voir le vrai Gaudu.
Son programme de courses n'est pas tip top sur ce début de saison : j'aurais aimé le voir, au vu des parcours, sur Tirreno et le Pays Basque plutôt que sur la Catalogne et le Romandie (je ne comprends pas ce qu'il va faire en Suisse...).
On risque de devoir attendre le Dauphiné et/ou la Vuelta pour voir le vrai Gaudu.
