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Re: BB Hotels 2021

Publié : 04 nov. 2021, 12:38
par FabioLullito
La suite des bilans coureurs, avec aujourd'hui au programme notre prometteur italien, j'ai nommé Luca Mozzato :italia:

Luca Mozzato : 526 pts UCI, 45 jours de courses

Résultats remarquables : 3ème de Nokere Koerse, 3ème de l’Egmont Cycling Race, 7ème de Scheldeprijs, 7ème du Tour d’Allemagne, 6ème du GP Marcel Kint, 8ème de la Roue Tourangelle, 8ème de l’Elfstedenronde et 20ème de Paris-Roubaix.


La saison de Mozzato commença assez tardivement sur le Gp Samyn début mars. D’ailleurs l’italien a eu un début de saison timide avec pour meilleur résultat une 14ème place au GP Monseré. C’est sur sa 4ème course, sur Nokere Koerse, qu’il a véritablement lancé sa saison : alors que les membres de l'échappée semblaient se diriger vers la victoire, Mozzato et Ethan Hayter sortent du peloton à 10km de l’arrivée pour boucher le trou. Le peloton réagit rapidement derrière mais les 2 contre-attaquant résistent, rattrapant un à un les échappées du jour sauf 2 coureurs qui se disputeront la victoire (Robeet et Gaudin). Hayter craque dans les derniers hectomètres alors que Mozzato avait encore suffisamment de jus pour sprinter et garder quelques mètres d’avance sur le peloton : il prendra une belle 3ème place, acquise de belle manière dans un registre qu’on ne le soupçonnait pas. Derrière, il devait participer aux Flandriennes mais l’équipe changea son programme : il ne fera que Brugge-De Panne au service du Coq (course sur laquelle il a fait un travail remarquable, plaçant Coquard en tête de peloton dans le final avant que ce dernier ne stoppe malheureusement son effort) puis les Coupes de France. Si ce choix ne fut pas une réussite pour Coquard, il ne le fut pas plus pour Mozzato : sur Cholet Pays de Loire d’abord, l’équipe mise tout sur lui, quitte à brider les offensives de ses coureurs (alors que Cyril Barthe semblait bien parti avec Cosnefroy et Grmay pour assurer au moins un podium). Malheureusement, une vague empêche Mozzato de sprinter et il termine 24ème. Sur la Roue Tourangelle ensuite, l’équipe adopte la même stratégie : cette fois-ci, Mozzato n’est pas gêné et prend la 8ème place, un résultat qui peut paraitre décevante à première vue mais je pense que Mozzato est à sa place quand on voit les sprinteurs devant lui (Demare, Bouhanni, Sarreau, Consonni ou encore Pasqualon).


Pour la suite, l'italien revient en Belgique pour Scheldeprijs. Constamment bien placé à l'avant du peloton, il ne se fait pas piéger par les bordures (contrairement à un certain Bryan C.), ce qui lui permet de disputer le sprint final et de prendre une belle 7ème place. Derrière, il dispute le Tour de Turquie mais manque de vitesse sur les sprints, ne faisant pas mieux qu'une 6ème place d'étape. Il traverse ensuite une période assez creuse sur mai-juin, avec pour seul résultat notable une 8ème place au sprint sur l'Elfstedenronde.


Pas sélectionné pour le Tour, il est aligné sur le Tour de Wallonie où il semble revenu en bonne forme, passant bien les bosses et décrochant deux quatrièmes places d'étapes. La Belgique va d'ailleurs lui réussir : dans des conditions difficiles qu'il affectionne, il va chercher un podium sur une classe 1 à l'Egmont Race. Il enchaine avec un nouveau bon résultat sur le GP Marcel Kint, 6ème du sprint. Et c'est en Allemagne que Mozzato va conclure son joli mois d'août : toujours manquant de vitesse sur les 3 premières étapes (7ème-9ème-14ème), il change d'approche sur la dernière étape et lance son sprint de loin, surprenant tous les autres sprinteurs. Il n'est repris et dépassé que dans les derniers mètres par Kristoff et Ackermann, mais les bonifications engrangés grâce à cette 3ème place d'étape lui permettent de terminer 7ème au général de ce Tour d'Allemagne.


Pour la fin de saison, notre ami Luca se mettra dans un premier temps au service de ses coéquipiers (comme à Isbergues pour lancer Lecroq) avant de reprendre le leadership sur l'Eurométropole Tour : là encore, son placement lui permet de ne pas louper le coche et l'accélération des QuickStep à 8km de l'arrivée. Un groupe de 20 arrive alors pour la victoire et il va chercher un nouvel accessit en Belgique (8ème). Et puis arriva l'Enfer du Nord : après 70km de tentatives infructueuses dans le peloton, Mozzato réussit à prendre la bonne échappée du jour avant le début des secteurs pavés. A l’aise sur les pavés et souvent bien placé à l’avant, il est malheureusement victime d’une crevaison avant la Trouée d’Arenberg et perd définitivement le contact avec les rescapés de l’échappée. Il parvient malgré tout à prendre la roue du groupe Van Der Poel mais juste avant la sortie d’Arenberg, Luke Rowe réalise un strike mettant Pedersen et Mozzato à terre. Malgré tous les efforts de la journée, il s’accroche, montrant une endurance intéressante, pour terminer 20ème sur le vélodrome de Roubaix et signer un premier résultat significatif en WT. Ce Parix-Roubaix laissera des traces pour l’italien, fatigué, il manqua de jus sur la côte finale de Binche-Chimay (12ème) et se mettra au service de Coquard sur Paris-Bourges et Paris-Tours.


Après un exercice 2020 prometteur (4ème de Monseré et Paris-Camembert, 6ème de GP Isbergues et 21ème de la Bretagne Classic), on pouvait croire que l’italien avait un profil de sprinteur passant bien pour les bosses mais la saison 2021 nous a permis d’affiner les qualités et les défauts de l’italien : toujours bien placé, il rate rarement les coups de bordures ou les accélérations aux moments clés des courses. Il apprécie particulièrement les conditions difficiles (pluie, tracé long), ce qui, additionné à son placement et sa pointe de vitesse, en font un coureur qui performe sur les courses belges. On peut regretter d’ailleurs que l’équipe ne l’aligne pas plus souvent en WT : il n’a disputé que 2 courses WT en 2021, Paris-Roubaix et Brugge-De Panne. On peut espérer qu’au vu de sa saison, on le voit au moins sur l’ensemble des Flandriennes avec un ticket Lecroq-Mozzato mais aussi sur une course à étape de haut niveau (Paris-Nice avec les habituelles étapes à bordures ou le Tour si l’équipe est invitée, la première semaine pourrait lui plaire). Par contre, il a encore des progrès à faire en sprint car il a souvent du mal à se faire sa place et se trouve souvent enfermé (son sprint long en Allemagne peut être une solution) mais aussi dans son punch, se retrouvant souvent en difficulté sur les finals en bosse comme à Dwars door Het Hageland ou Binche-Chimay. Ce qui est sûr, c’est que l’italien mérite d’aborder la saison avec un statut encore plus important avec un calendrier plus fourni. Signalons d’ailleurs, que son contrat se termine en 2022, Jérôme Pineau serait sans doute bien inspiré de le prolonger rapidement s’il en a l’occasion.

Re: BB Hotels 2021

Publié : 04 nov. 2021, 22:33
par FabioLullito
Jérémy Lecroq : 210 pts UCI, 45 jours de course

Résultats remarquables : 11ème Gent-Wevelgem, 6ème du GP Isbergues, 9ème de la Brussels Classic, 13ème de Brugge-De Panne, 9ème de la Ronde Van Limburg.


La saison de Jérémy Lecroq commença rapidement, dès février à l'Etoile de Bessèges et le Tour de la Provence, courses durant lesquelles il sera au service de Coquard. Et je me souviens que nous avons été tous agréablement surpris de son niveau, notamment sur Bessèges où il fit un gros travail pour le Coq avec une belle montée de Bellegarde sur la première étape (28ème). On le retrouvera encore équipier modèle sur les premières Flandriennes (Het Nieuwsblad et Kuurne), où il placera (en compagnie de Lemoine) idéalement Coquard à l'entrée des secteurs pavés importants de ces 2 courses. Son dévouement et sa forme seront récompensées : il est sélectionné pour Paris-Nice, où il endossera une nouvelle fois le costume d'équipier modèle dont un formidable travail pour placer Coquard à la perfection sur la 2ème étape (on connaît malheureusement la suite...).


Toutes ces courses à étapes ont permises à Lecroq d'arriver en bonne forme pour sa période fétiche : les Flandriennes. Brugge-De Panne d'abord : avant-dernier wagon du train Coquard, il tente de garder au mieux le placement de son sprinteur après le gros travail de Debusschere-Mozzato auparavant. Il se retrouve finalement sprinteur de fortune après la béquille de Coquard, bien placé encore aux 400m, il manque de jus sur le final mais accroche tout de même une 13ème place, son premier résultat intéressant en WT. Mais sa course référence arrivera 4 jours après, sur Gent-Wevelgem : peu avant la mi-course, un groupe de 30 costauds s'extirpe du peloton avec Lecroq et Lemoine (je me souviens encore des commentaires : "une échappée de rêve avec 30 gros gaziers et 2 mecs de BB qui se sont perdus" :elephant: ). Mais les 2 glaz font bonne figure et la course bascule pour ce groupe de 30 sur l'enchaînement Monteberg-Kemmelberg : 9 costauds (dont Van Aert, Trentin, Colbrelli, Kung, Nizzolo ou Matthews, excusez du peu)se détachent dès le Monteberg et ce sont eux qui se joueront la victoire finale 50 km plus tard. Jérémy Lecroq lui, est...le 10ème : il bascule à quelques mètres de ce groupe en haut du Monteberg mais seul, il ne bouche pas le trou de suite et voit ce groupe s'envoler vers la victoire. Derrière un deuxième groupe de costaud se forme, s'attaquant tour à tour pour aller chercher un top 10. Finalement, dans ce groupe des battus, Van Baarle-Turgis et Veermesch termineront devant Lecroq qui finira 11ème, grâce aussi au joli travail de Lemoine pour contenir les attaques. C'est ce jour-là que Lecroq montra véritablement son potentiel sur les Flandriennes.


Une semaine plus tard, sur le Tour des Flandres, Lecroq semble carresser les pédales : il suit avec une grande facilité les accélérations des QuickStep dans les différents monts, se retrouvant souvent dans les 5 premiers du peloton aux côtés de Van Der Poel, Van Aert, Alaphilippe ou Asgreen. Mais une chute à 50-60km de l'arrivée aura raison de ses ambitions...dommage car il semblait fort ce jour-là. Il se blesse sur chute au GP Escaut 3 jours plus tard, l'obligeant à couper pendant 2 mois.


Pour sa reprise, il prendra une 9ème place au sprint sur la Ronde Van Limburg avant de se remettre au service du Coq sur les Boucles de la Mayenne et sur le Tour de Belgique. Cette dernière course montre qu'il est le lanceur le plus efficace pour Coquard et une sélection sur le Tour de France semble se profiler...mais il sera le premier non-retenu, l'équipe préférant Cyril Gautier (et oui...).


Il reprendra en août avec un programme 100% belge avec pour optique Paris-Roubaix. Un mois d'août où il laissera Mozzato et Debusschere briller jusqu'à la Brussels Classic fin août, où il sortira un gros sprint (3ème du peloton derrière Merlier et Van Poppel) pour chercher un top 10 (9ème). Il aura d'ailleurs des fourmis dans les jambes sur ses prochaines courses : sur l'Antwerp d'abord, loupant le bon coup, il part dans une contre-attaque lointaine avec De Backer-Benoot-Van Rooy pendant plusieurs dizaines de kms, mais il a explosera physiquement laissant ce groupe terminer à 3. Sur le GP Isbergues, il sort encore un joli sprint pour décrocher une 6ème place. Et sur Denain, il part dans un groupe de costaud dans les secteurs pavés sous l'impulsion des Ineos de Kwiatkowski : mais comme à l'Antwerp, il lui manque encore un peu de caisse, ne pouvant suivre les 3-4 plus costauds du jour (qui se feront reprendre finalement par le peloton d'ailleurs dans le dernier km).


Et puis arrive son jour de gloire (à quelques cailloux dans les yeux près) : sur Paris-Roubaix, on retrouve le Jérémy Lecroq des Flandriennes de début de saison, très à l'aise sur les pavés, suivant même les diverses accélérations de Van Der Poel dans les secteurs pavés. Et puis sa fougue repointa le bout de son nez quand il part avec Colbrelli et Boivin à 85 km de l'arrivée. Ils arrivent à reprendre un à un avec les coureurs présents à l'avant, avec l'aide de Van Der Poel, rentré entre-temps. Mais comme sur le Tour des Flandres, la malchance aura eu raison de ses jambes de feu : handicapé par des petits cailloux dans les yeux, il ne voit plus rien, lâche le groupe Van Der Poel-Colbrelli à 60km de l'arrivée avant d'abandonner peu après...


Une saison pleine pour Jérémy Lecroq qui a explosé cette saison, à l'image d'un Franck Bonnamour. Son potentiel sur les pavés est très intéressant, il ne lui a manqué qu'un brin de réussite pour aller chercher un très gros résultat sur les Flandriennes. Et n'oublions pas qu'il a passé les 3/4 de la saison dans la peau d'un équipier, modèle et performant. Je trouve aussi qu'on ne l'utilise pas assez en sprint, il répond souvent présent et me semble plus rapide qu'un Cyril Barthe voir un Luca Mozzato. L'équipe doit clairement s'appuyer sur lui en leader sur plus de courses l'an prochain, son duo avec Mozzato peut vraiment être intéressant. Enfin, je m'avance mais je pense qu'il est la meilleure carte de l'équipe pour aller chercher un gros résultat en WT (top 5) la saison prochaine s'il conserve le même niveau sur les pavés avec un poil plus de caisse.

Re: BB Hotels 2021

Publié : 04 nov. 2021, 23:23
par loulou30
Merci pour ces deux bilans ultra complets :super:

Re: BB Hotels 2021

Publié : 05 nov. 2021, 18:47
par franck56
https://www.letelegramme.fr/cyclisme/l- ... 861548.php

Peut être Recrutement en cours de saison selon le calendrier...

Re: BB Hotels 2021

Publié : 05 nov. 2021, 20:03
par TchangPapado
Lecroq, je ne sais plus si c'était lors de sa prolongation en 2019 ou 2020 où il m'avait laissé circonspect en déclarant qu'il comptait faire un bel hiver, s'entraîner dur, qu'il était motivé à faire le job. Il avait déjà 3/4 ans chez les pros et je m'étais demandé "mais tu faisais quoi du coup jusqu'à là ? Du vélo-loisir ? Tu te laissais porter par le vent ?"

Faut croire qu'il a vraiment changé quelque chose dans sa prépa ou trouvé un nouvel équilibre dans sa vie parce qu'il nous a vraiment livré la meilleure version de lui cette année ! Je ne sais pas si vous le suivez sur Insta mais je trouve qu'il dégage de bonnes ondes en ce moment, avec les Dubau notamment, ils ont l'air de kiffé tous ensemble, que ce soit à l’entraînement ou en CX, ça pue la passion, c'est beau ! :green:

ça aurait été un très gros crève-coeur de le voir s'en aller vers d'autres cieux alors qu'il a l'air de s'épanouir pleinement en ce moment. J'espère qu'il continuera sur sa lancée l'année pro' avec plus de responsabilités comme tu le soulignes Fabio ! :hate:

Re: BB Hotels 2021

Publié : 05 nov. 2021, 20:07
par daizenshu_
franck56 a écrit : 05 nov. 2021, 18:47 https://www.letelegramme.fr/cyclisme/l- ... 861548.php

Peut être Recrutement en cours de saison selon le calendrier...
S'il reste encore 1 ou 2 poids morts, il est encore temps de raccrocher... :sarcastic:

Re: BB Hotels 2021

Publié : 05 nov. 2021, 22:43
par FabioLullito
Quentin Pacher : 208 pts UCI, 74 jours de course.


Résultats remarquables : 9ème de la Bretagne Classic, 6ème du Tour du Rwanda, 35ème du Tour de France, 22ème de Paris-Nice et 30ème du Dauphiné.



Il débutera sa saison sur le Gp Marseillaise, arrivant avec le groupe final de 30 coureurs et se sacrifiant, comme toute son équipe, pour Coquard. Derrière il a un programme plutôt copieux pour préparer Paris-Nice : Bessèges, Tour du Var et Faun-Ardèche. Il chutera sur la première étape sur l’Etoile de Bessèges et ne pèsera pas sur la course par la suite. Sur le Tour du Var, il tente sa chance sur la première étape, repris à moins de 3km de l’arrivée mais il se fera étonnamment discret par la suite. Sur la Faun-Ardèche, la forme revient progressivement face à un plateau relevé mais il reste néanmoins en retrait des meilleurs (21ème) ou même de son coéquipier Jonathan Hivert (9ème ce jour-là).



Arrive alors Paris-Nice : s’il passe sans encombre les deux premières étapes de plat, il perd malheureusement pas mal de temps sur le clm de Gien (1min30). Mais le Libournais ne baisse pas les bras pour autant et sort une étape solide le lendemain à Chiroubles : sur la côte finale, les favoris pour le général s’expliquent entre eux et le Renard Pacher Chenapan joue crânement sa chance pour prendre une jolie 8ème place juste derrière David Gaudu. Rebelote 2 jours plus tard à Biot mais dans une autre configuration : il termine 8ème d’un groupe de 40 costauds, cette fois-ci derrière son coéquipier Coquard. S’il se replace progressivement au général, ses espoirs d’y bien figurer s’évanouiront le lendemain dans la montée de la Colmiane , ce qui n’est pas si étonnant vu le plateau et son niveau en haute-montagne, il était tout simplement à sa place. Il perd 2 minutes dans la Colmiane et se retrouve alors 27ème à plus de 4min au général. Sur la dernière étape (tronquée) menant à Leuven, il s’accroche jusqu’au bout pour terminer avec le premier groupe de 20 coureurs : 16ème de l’étape, il grapillera quelques places au général pour terminer 22ème d’un Paris-Nice tout à fait correct vu ses limites en clm et en haute-montagne.

Il coupe ensuite un bon mois avant de reprendre sur le Tour de Turquie, encore une fois dans la peau du leader de l’équipe. Le parcours s’avèrera finalement peu sélectif hormis son étape reine qui arrive à 1828m d’altitude à Elmali : après un joli travail de Schönberger au pied, Pacher cala dans le dernier km pour prendre la 9ème place de l’étape du jour et se repositionné à la 8ème place au général. Une petite déception vu le plateau. Le lendemain Pacher tente plusieurs de sortir sur les quelques bosses du parcours mais sans succès, les équipes de sprinteurs cadenassant toujours aussi bien la course. Et il sera contraint à l’abandon suite à une chute sur l’avant dernière étape. Il enchaine ensuite avec le Tour du Rwanda où il fit preuve d’une grande régularité dans les étapes (constamment entre la 4 et la 11ème) mais le sort ne l’épargnera guère : dans l’ombre de la révélation Boileau, quelques crevaisons sur 2 étapes clés le contraint de laisser quelques secondes à droite à gauche et surtout de ne jamais avoir l’opportunité de lever les bras. Il terminera finalement 6ème du général avec un gout d’inachevé.



Après une nouvelle coupure d’un mois, il reprend sur le Dauphiné. Une course qu’il disputera sans coup d’éclat : 6ème du général après 3 étapes, il recula à la 35ème place après le CLM. Sur les 4 dernières étapes, il améliorera légèrement son rang pour terminer 30ème sans grandes tentatives de sa part. Il enchaina directement avec le Ventoux Challenge, où il tenta de se faire plaisir en prenant l’échappée : il franchira la première ascension du Ventoux en tête mais faute d’avance suffisante, il rapidement par les meilleurs grimpeurs du jour sur la dernière ascension du Ventoux. Il n’explosera tout de même pas pour terminer 20ème.



Le Tour de France arrive alors pour Pacher avec pour objectif de briller sur les étapes de grimpeurs-baroudeurs. Après une première semaine discrète, il multiplie les attaques en début d'étape dans les Alpes pour une seule réussite (Tignes ou Grand Bornand, j'ai un trou de mémoire) mais il est malheureusement victime d’une hypothermie. Il retrouva des couleurs dans la deuxième partie du Tour : sur l'étape 13 venant à Carcassone, Pacher tente de relancer la course et de piéger les sprinteurs (malheureusement seul) en tentant de sortir sur les petits bosses peu avant le final. Tentative vaine avec le vent de face mais il fut récompenser d'un anecdotique titre de combatif du jour. Le lendemain, c'est l'étape que Pacher avait coché en priorité : Carcassonne-Quillan. Le bon coup met beaucoup de temps à sortir, plus de la moitié de l'étape. Il se dessinera sur les deux cols de deuxième catégorie avec que des costauds (Mollema, Konrad, Higuita, Martin, Chaves ou encore Poels). Mais Pacher et Rolland profite de la seule fenêtre possible pour sortir du peloton tout en restant à distance raisonnable de l'échapée. Rapidement suivi dans leur entreprise par Gesbert et Madouas, cette contre-attaque Cocorico fera la jonction avec le groupe de tête au pied de la côte de Galinagues (2km à 9%), situé à 60km de l'arrivée. Sauf que là, au lieu de récupérer de leur poursuite, les 2 glazs attaqueront de suite tour à tour les hommes de tête, sans succès si ce n'est d'avoir perdu quelques cartouches en vu du final...final lors duquel Pacher pris finalement la 8ème place, son meilleur résultat sur ce Tour. Lors de la traversée, il n'arrivera pas à se glisser une nouvelle fois dans les échapées mais réussira tout de même quelques belles ascensions comme celle du Col du Portet (23ème de l'étape) pour remonter de 10 places au général. Après un CLM sur ses terres à Libourne, il terminera le Tour à une honorable 35ème place au général.


Par la suite Papach enchainera, encore, avec deux courses à étapes : le tour de l'Ain et celui du Limousin. Leader sur le tour de l'Ain avec un plateau à sa portée pour un bon résultat, il déçoit : après une bonne deuxième étape (13ème à 22sec) où il reste dans le coup pour le général, il craque complêtement le lendemain vers Lelex. Il perd 6 min et terminera loin au général (27ème). Sur le Limousin, il abandonnera sur la 3ème étape, malade. Il terminera les saisons par quelques courses d'un jour (enfin!) avec un dernier coup d'éclat sous le maillot breton et non des moindres : alors que Cosnefroy/Alaphilippe et Honoré vont se jouer la victoire sur la Bretagne Classic, un groupe de 30 rescapés arrive pour les accesits. Pacher tenta sa chance dans le dernier km, anticipant la bagarre des plus costauds. Repris et dépassé par Hayter/Bonnamour/Swift/Stuyven et Madouas, il tena bon pour terminer juste devant les sprinteurs du "peloton" et prendre une très belle 9ème place, son meilleur résultat en WT.


Sans jambes au Jura et dans le Doubs, il se mua en équipier pour Ferasse sur le Gp de Wallonie. Il termina sa saison et son aventure chez les Men In Glaz à Francfort, où il se battra jusqu'au bout pour prendre la 21ème place au sprint de la classique WT allemande.


C'est une dernière saison mi-figue mi-raisin pour Pacher : plutôt performant en WT (Plouay ou Paris-Nice), il eut plus de mal à briller et gagner sur des plateaux plus modestes. Il s'est demené sur le Tour mais n'a pas connu de réussite pour infiltrer suffisament d'échappées afin d'y briller. Son calendrier fut tout de même des plus surprenants, avec seulement 8 courses d'un jour sur 74 jours de course, alors que de nombreuses Coupe de France aurait pu lui convenir. Son départ à la FDJ est logique, il pourra prétendre par cette occasion à des classiques WT pour puncheurs (Ardennaises, Canadiennes, San Sébastian) voir d'autres grands tours. Il pourra être un renfort intéressant à Pinot et Gaudu et, je lui souhaite, de remporter une belle course ou une belle étape sous le maillot de la FDJ.

Du coup, les prochains devraient normalement être plus court avec, au prochain épisode, notre mascotte Autrichienne! :green:

Re: BB Hotels 2021

Publié : 06 nov. 2021, 12:42
par FabioLullito
Sébastian Schönberger : 160 points UCI, 53 jours de course.

Résultats remarquables : 3ème du Tour du Vendée, 6ème des Boucles de l’Aulne, 28ème des mondiaux, 6ème du Tour Savoie Mont-Blanc, 12ème du Jura.


Peu de courses en début de saison, à cause des nombreux reports ou annulations de courses de février/mars. De plus, l’autrichien ne fait pas partie du groupe resserré préparant Paris-Nice. Néanmoins sa reprise se passe plutôt bien sur la Faun-Ardèche (35ème). Après avoir larbiner pour rien sur Paris-Troyes, on le retrouvera sur le Tour de Turquie au service de ses leaders (avec un gros tempo de sa part au pied d’Elmali) mais aussi en baroudeur, arrivant à prendre une ou deux échappées. On le retrouvera d’ailleurs souvent offensif et présent dans les échappées au cours de cette saison. Derrière, il ne saisit pas sa chance d’aller chercher un résultat sur le Trophée Mallorca ou le MercanTour.


Il sera sélectionné sur le Dauphiné, encore une fois dans un rôle d’équipier mais très discret. Il enchainera avec le Ventoux Challenge, signant une performance moyenne (30ème) avant d’être envoyé sur le Tour d’Occitanie en co-leader avec Boileau. Il fera meilleure figure que son jeune coéquipier, assez régulier dans les ascensions mais encore trop juste en niveau pour espérer mieux qu’une 20ème place finale au général.


Pas sélectionné sur le Tour de France, il reprendra sur le Tour de l’Ain, où il tentera encore sa chance dans les échappées, toujours sans succès. On le trouvera ensuite au départ du Tour Savoie Mont-Blanc, où il se retrouve catapulté leader après les abandons rapides de Chevalier et Lietaer. Mais l’autrichien tient son rang : 4ème de l’étape du Col du Galibier, il remonta au 6ème rang au général, rang qu’il conservera jusqu’au bout. Il enchaina encore avec une course à étape cette fois-ci pour le Tour d’Allemagne, sur un parcours pour sprinteur où il n’eut pas l’occasion de se montrer.


Pour le mois de septembre, l’autrichien put enfin courir sur des courses d’un jour avec une performance intéressante sur le Tour du Jura : alors que Pierre Rolland fait partie des derniers rescapés de l’échappée, Schoni sort du peloton à 15km de l’arrivée pour effectuer la jonction, avec les deux dernières côtes du parcours (Montciel et Mancy). Dès le pied de Montciel, de nombreux favoris attaquent dont Cosnefroy et les FDJ, rattrapant les hommes de tête. Mais Schönberger réussira à les suivre dans Montciel avant de craquer dans la côte de Mancy, ne pouvant le rythme des Cosnefroy, Gaudu, Madouas ou Quintana. Il termina tout de même 12ème dans le groupe pour la 7ème place réglé par Girmay devant Bonnamour. Il participa ensuite au Tour du Luxembourg où il reprit sa casquette de baroudeur, tentant régulièrement les échappées pour aller chercher le maillot de meilleur grimpeur (finalement 2ème de ce classement annexe, battu par le belge Molly).


Arrive alors la dernière ligne droite de la saison où Schönberger va particulièrement briller. Sur les couleurs autrichiennes d’abord lors des mondiaux, il va chercher un bon résultat dans les Flandres (28ème). Puis sous les couleurs glazs, il sera le puncheur de cette fin de saison en compagnie de Ferasse : on retrouvera ces 2 coureurs remuants et à l’avant sur le Tour de Vendée, figurant parmi le groupe de 20 costauds qui se joueront la gagne. Schönberger réalise un joli final en légère montée pour prendre une superbe 3ème place, son premier gros résultat avec BB. On retrouvera ce duo une semaine plus tard au service de Coquard au Gp Morbihan : ils iront chercher la plupart des attaques dans le final et imprimeront un rythme suffisamment soutenu pour permettre au Coq de jouer sa carte au sprint. Enfin sur les Boucles de l’Aulne, il signera une dernière belle performance : dans une course de mouvement, il figure parmi les costauds du jour aux côtés de Madouas, Dewulf, Perichon ou Burgaudeau. Il sera cette fois-ci un peu juste pour le sprint de ce petit groupe qui arrive pour la seconde place (derrière la victoire de Dewulf), mais conclue sa saison avec une jolie 6ème place.


Une belle saison finalement pour l’autrichien à la moustache d'acteur porno, qui a prolongé de 2 ans son contrat avec BB Hotels-KTM. Une prolongation amplement méritée, pour un coureur qui tente pas mal (sans doute le coureur de l’équipe le plus souvent échappée cette semaine), bon puncheur (pour preuve sa fin de saison) et qui s’avère être un équipier utile aussi bien sur le plat ou en montagne. Il a encore quelques axes à améliorer comme son sprint : si l’une de ses échappées va au bout, il lui faudra une pointe de vitesse suffisante pour ne donner laisser passer l’occasion de lever les bras. Mais aussi en montagne, l’équipe manquant cruellement de grimpeurs, il se retrouvera sans doute leader sur des courses à étapes du calendrier Europe Tour, à l’image de la Route d’Occitanie cette année. Il pourrait par contre sans doute disposer de libertés supplémentaires ou du moins d’un statut protégé sur quelques courses pour puncheurs comme certaines Coupes de France accidentés.

Re: BB Hotels 2021

Publié : 06 nov. 2021, 13:03
par pampiladuche
l’autrichien à la moustache d'acteur porno

C'est quoi une moustache d' acteur porno....? :green:

Sinon, oui ,fort belle fin de saison, moqué il y a 2 ans, :reglement: :study: :jap: il est devenu un cadre de l' équipe ...

Hâte de voir ce qu 'il donnera sur le TDF...si son équipe y est invitée bien évidemment...

Re: BB Hotels 2021

Publié : 09 nov. 2021, 18:21
par FabioLullito
Cyril Barthe : 136 pts UCI, 69 jours de course

Résultats remarquables : 9ème du Tour du Finistère, 9ème de Paris-Chauny, 9ème de la Route Adélie Vitré, 12ème de l’Etoile de Bessèges, 14ème de la Classique Loire Atlantique.


Il débute la saison de manière remuante avec le Gp la Marseillaise : il sera souvent à l’attaque sur la Route des Crêtes ou au col de la Gineste. Sur la dernière partie de ce dernier, et voyant que Bryan Coquard figure parmi les hommes forts du jour, il annihilera les différentes offensives du final pour amener les plus costauds à un sprint. Il confirmera sa bonne forme sur l’Etoile de Bessèges : 16ème de la première arrivée pour sprinteur-puncheur à Bellegarde, c’est sur la 3ème étape qu’il s’illustra. Sur les nombreuses difficultés de la première moitié de l’étape un groupe de 15 costauds (dont Wellens, Kwiatkowski, Van Avermaet, Bernal, Politt ou Gilbert) sort avec Coquard et Barthe. Le groupe prend rapidement le large sur le peloton pour se disputer aussi bien la gagne que le classement général. Dans la dernière difficulté, Barthe prend la roue de Kwiatkowski et bascule avec lui avec quelques mètres d’avance mais une chute de Kwiatkowski dans la descente généra Barthe et ils verront Wellens les dépasser pour filer vers la victoire. Barthe prendra tout de même la 6ème place de l’étape. Le lendemain, il réalise encore belle étape à St Siffret avec la 7ème place mais il prend malheureusement 10 sec de pénalité, reculant au 12ème rang au général. Malheureusement, ses limites dans le CLM (64ème) l’empêchent d’intégrer le top 10 final et il conservera son rang (12ème).


Il enchainera sur le Tour du Haut-Var (pas grand-chose à signaler à part une courte échappée sur la deuxième étape) et l’Omloop Het Nieuwsblad où il arrivera à terminer avec le peloton pour la gagne mais mal placé à l’abord du sprint, il terminera 31ème. Il se mettra ensuite au service de Coquard sur Paris-Nice sans avoir l’opportunité de jouer sa carte personnelle. Il alternera ensuite Flandriennes et Coupes de France avec tout d’abord le GP Cholet où il passera sans doute à côté de la meilleure performance de sa carrière : il suit une attaque de Cosnefroy et Girmay à 10km de l’arrivée. Le trio creuse un peu sur le peloton mais problème, Barthe ne coopère pas pour une obscure raison tactique (BB privilégie une arrivée au sprint pour Mozzato). Barthe donnera quelques coups de pédales mais il sera trop tard et le trio est repris à 2km de l’arrivée. Ce jour-là, l’équipe et Barthe nourriront des regrets car Mozzato, gêné par une vague, ne fera pas le sprint.


Le béarnais se présentera sur A Travers La Flandre avec une bonne course : présent dans un second groupe avec Cyril Lemoine, une fois les différents monts franchis, ils participeront à la poursuite pour intégrer avec succès le premier groupe où se trouve Coquard esseulé et l’aider pour son sprint final (Barthe finira 40ème). Viendra ensuite son objectif sur ces Flandriennes : le Tour des Flandres. Il arrivera à s’accrocher au peloton le plus longtemps possible mais finit par sauter dans le Vieux Quaremont, montra encore quelques limites sur ce type de parcours (48ème). Ce scénario se répètera quelques jours après sur la Flèche Brabançonne, où il suivra le peloton quasiment toute la course avant de craquer sur les dernières difficultés en compagnie du seul Lemoine.


Il coupera un peu plus d’un mois pour reprendre sur le Tour du Finistère sur un parcours qui colle bien à ses qualités et il ira chercher un joli top 10 sur cette arrivée pour puncheur (9ème). Les jambes seront toujours là avec des Boucles de la Mayenne très régulière : malgré qu’il soit au service du Coq, il finira toutes les étapes entre la 11 et 19ème place, prenant finalement la 16ème place au général. Il enchainera avec le Tour de la Belgique, toujours au service du Coq, avec cette fois-ci un top 10 d’étape de glané.


Il est ensuite logiquement sélectionné pour le Tour de France. Il part dans un rôle d’équipier pour ses leaders, aussi bien sur le plat que sur les profils accidentés, et de saisir sa chance sur les échappées qui se présentent. Son rôle sera vite réévalué avec l’abandon du Coq et il sera retrouvera sprinteur de l’équipe. Un rôle qu’il endossera humblement et correctement avec 3 tops 15 au sprint dont une belle 9ème place sur les Champs. Néanmoins on peut regretter qu’il ne soit pas parvenu à prendre plus d’échappées sur le Tour (comme l’an dernier d’ailleurs), notamment en semaine 2 et 3 : il prendra celle de Pontivy mais qui arrivera trop tôt sur le Tour (3ème étape) pour y espérer une issue positive pour les audacieux du jour.


Pour la fin de saison, Cyril Barthe héritera du rôle de sprinteur de fortune avec les blessures récurrentes de Coquard, avec des fortunes diverses dans sa quête de résultats. Sur la Polynormande, l’équipe sera piégée assez rapidement, Bonnamour et Barthe arriveront dans le premier groupe des perdants du jour avec une 16ème place pour le béarnais. Sur la Bretagne Classic, il réalise une belle course figurant dans le groupe de 30 qui arrive pour la 4ème place mais il chute malheureusement à quelques km de l’arrivée. Sur la Classic Grand Besançon Doubs, il figure dans le peloton (qui arrive pour la 8ème place) mais il rate son sprint (24ème). Il enchainera avec une 21ème place correct sur le Tour du Jura mais décevra sur le sprint massif du GP Fourmies (20ème). Après un Tour du Luxembourg sans faire de vagues, il termine sa saison sur quelques sprints plus abouties que précédemment comme à Paris-Chauny (9ème) et Vitré (9ème), même si on voit qu’il a du mal à passer un cran au-dessus niveau vitesse avec des plateaux de sprinteurs pourtant modestes. En puncheur mais à contre-temps, il va chercher un dernier résultat sur la Classic Loire Atlantique (14ème).


Une saison tout à fait correcte pour Barthe qui a eu des résultats régulièrement dans l’année (il a « scoré » des points UCI à chaque mois de l’année hormis janvier et juillet) et cela malgré le fait qu’il a été souvent au service de Coquard. Par contre, quand il court pour lui, il y a encore un plafond de verre qu’il a du mal à faire céder pour aller chercher mieux que des fonds de top 10 ou des top 15. Peut-être que s’il se recentre sur un profil puncheur-baroudeur, il pourra espérer décrocher des top 5 voir mieux sur plusieurs courses du calendrier comme les Coupes de Frances accidentés. Faut-il encore que l’équipe lui donne carte blanche là-dessus mais on pensait que cela sera facilité avec le départ de Coquard. Par la partie sprinteur, il était étonnant de le voir souvent remplaçant numéro 1 du Coq alors qu’il y a des garçons plus rapides que lui comme Mozzato, Lecroq voir Debusschere, mais pour le coup, lui n’y était pour rien, c’est plutôt la direction sportive qui est en cause. Sa prolongation de 2 ans est une très bonne chose pour l’équipe : il progresse régulièrement (en particulier son punch) sous la houlette de Jimmy Turgis, son punch et sa vitesse de pointe lui permette de scorer un peu partout. Je pense vraiment que le meilleur est à venir pour le béarnais sous le maillot de BB Hotels-KTM. :pompom: :pompom: :pompom:

Re: BB Hotels 2021

Publié : 09 nov. 2021, 21:59
par FabioLullito
Un petit interlude dans les bilans coureurs avec un interview assez intéressante par Direct Vélo de Quentin Jauregui, qui revient sur sa blessure et la saison de Cyclo-Cross à venir :

https://www.directvelo.com/actualite/92 ... evenir-fou

Re: BB Hotels 2021

Publié : 10 nov. 2021, 12:27
par FabioLullito
Jens Debusschere : 132 pts UCI, 50 jours de course

Résultats remarquables : 5ème de l’Heistje Pijl, 6ème de l’Egmont Cycling Race, 10ème du GP de Denain


Une première partie de saison pour le belge dans la lignée de sa saison 2020 : compliquée voire fantomatique. Aligné sur Bessèges et la Provence en soutien du Coq, on ne le verra quasiment pas dans les préparations des sprints, au contraire de Lecroq. Ce dernier prendra sans surprise la place de Debusschere sur Paris-Nice, et gardera d’ailleurs ce rôle de lanceur une grande partie de la saison. Du coup Debusschere va se concentrer sur le calendrier belge mais sans résultats et pire sans se montrer. On reconnaitra comme seule éclaircie un gros boulot dans le final de Brugge-De Panne (avec une 56ème place finale). Le constat de cette première partie de saison qui se conclue par les Flandriennes est effrayant pour Debusschere : meilleure résultat une 44ème place à Monseré, deux top 60 en WT à se mettre la dent (56ème à Brugge-De Panne et 57ème sur Gent-Wevelgem, sa course fétiche…), des DNF sur Nokere, Kuurne, A Travers la Flandre ou encore le Tour des Flandres et enfin un recul hiérarchique dans la garde rapprochée du Coq.

Il reprendra sur la Ronde Van Limburg avec du mieux, arrivant dans le groupe de 30 pour la gagne mais gêné par une chute, il ne disputera pas le sprint (33ème). On le retrouvera en Mayenne et sur le Tour de Belgique sans apporter grand-chose au train de Coquard. Il n’est alors pas sélectionné en toute logique pour le Tour de France.

Debusschere effectue alors un stage en altitude pendant le Tour de France pour enchainer avec le Tour de Wallonie. Et c’est alors, après 18 mois à trainer sa misère, que Debusschere réalisa enfin le genre de course qu’on attendait de lui : sur l’Heistje Pijl, le belge retrouve des couleurs avec plusieurs offensives dans les derniers 30km. S’il n’a pu suivre Lampaert/Rickaert/Eenkhoorn pour jouer la gagne, il terminera dans le groupe juste derrière avec un bon sprint une jolie 5ème place, son premier résultat de référence sous les couleurs Glaz. Il enchainera ensuite avec une bonne fin de saison, aussi bien dans le rôle d’équipier que lorsqu’il jouera sa carte perso. Sur le GP Leuven d’abord, où il arrive à contrôler la course en compagnie de De Backer pour amener Coquard au sprint. Ce dernier prendra malheureusement une cassure dans le final mais beau job de Debusschere, 24ème ce jour-là. Et puis sur l’Egmont Cycling Race, disputé dans des conditions climatiques difficiles, lui et Mozzato (3ème) feront leur sprint chacun de leur côté (ce dernier étant lancé par De Backer quand même) avec réussite puisque que le belge sortira un sprint abouti pour terminer 6ème. Derrière sur le GP Marcel Kint, les jambes tournent bien figurant dans le peloton de tête mais une crevaison à 5km du but l’empêche d’avoir un rôle dans le final.

Pour la suite, il endossera le rôle de lanceur pour Mozzato sur le Tour d’Allemagne ainsi que sur le Gp Isbergues pour Lecroq, avec un gros boulot pour ce dernier en le plaçant idéalement dans le final. Sur le GP de Denain, il arrive à suivre le peloton des costauds toute la journée sur les pavés. Il assumera le sprint pour l’équipe (Lecroq s’étant cramé après avoir été longtemps à l’avant) et prendra une nouvelle fois une bonne place (10ème) face à un joli plateau. Il restera discret pour la fin de saison, notamment sur Paris-Roubaix où il fut l’un des rares coureurs de l’équipe à ne pas s’être illustré (DNF).

Une saison en deux temps pour le belge, quasi fantomatique sur la première partie avant de retrouver un niveau tout à fait correct à partir de juillet. En le prolongeant de 2 ans, l’équipe espère (et nous aussi) qu’il surfera sur cette fin de saison pour assurer des saisons pleines, en particulier sur le calendrier belge au moins en Europe Tour. Mais là où on va attendre plus de lui, c’est au moins qu’il soit un solide équipier pour Lecroq ou Mozzato sur les Flandriennes WT (à défaut de jouer sa carte perso) pour un coureur qui rappelons-le compte dans son palmarès 4 top 10 sur Gent-Wevelgem, 2 top 10 sur Paris-Roubaix et une victoire sur A Travers la Flandre. Quant à son positionnement dans la hiérarchie de l’équipe, le départ de Coquard pourrait libérer une place dans la hiérarchie de certaines courses (Mozzato ou Lecroq par vase communiquant pourrait en effet « sortir » du groupe classique pour être alignés sur d’autres courses) et permettre à Debusschere de jouer plus souvent sa carte, notamment au sprint. Néanmoins, le recrutement de Warlop pourrait peut-être faire doublon avec Debusschere dans cette configuration, le belge aura alors tout intérêt à prendre les choses en main, comme il avait fait sur l’Heitsje Pijl.

Re: BB Hotels 2021

Publié : 10 nov. 2021, 12:48
par samu_64
Je ne suis pas fan de cette équipe mais c’est très plaisant à lire ce bilan des coureurs BB !!

Bravo pour le boulot FabioLullito et je ne sais pas si tu notes tout ça mais y a du boulot et de la mémoire !

Re: BB Hotels 2021

Publié : 10 nov. 2021, 23:39
par FabioLullito
Alan Boileau : 118 pts UCI, 53 jours de course.

Résultats remarquables : 3 victoires d'étapes sur le Tour du Rwanda, 4ème du Tour du Rwanda, une victoire d'étape sur le Tour Savoie Mont Blanc, 20ème du Tour Poitou-Charentes.


Pour sa première saison pro, on pense en début de saison que Boileau dispose d'un profil grimpeur-rouleur qui manque à l'équipe. Sur le début de saison, après une entrée en matière difficile sur la Faun-Ardeche (114ème à plus de 15 min), il est envoyé sur des courses qui ne correspondent que peu à ses qualités (Samyn et Paris-Troyes). Arrive sa première course à étapes en Espagne sur la Volta Comunitat Valenciana avec un parcours qui colle plus à ses qualités. Et le jeune breton se montra dès la première étape, prenant l'échappée du jour puis s'accrochant après avoir été repris : il terminera dans le deuxième groupe à 1min30 du vainqueur du jour (Scotson). Sur l'étape-reine menant à l'Alto de Reina, pas ridicule, il sera le deuxième glaz à franchir la ligne en terminant 38ème de l'étape. Enfin, il confirma ses bonnes dispositions sur le clm avec une 21ème place sur le chrono et une 34ème place au général.


Mais c'est deux semaines plus tard, qu'Alan Boileau sera fera un nom pour les suiveurs, au Tour du Rwanda. Il n'était d'ailleurs pas initialement prévu, mais il profitera de la défection de Maxime Chevalier (bloqué en Turquie pour raisons sanitaires). Pourtant sur la première étape, Boileau se sacrifie pour l'équipe pour rouler derrière l'échappée et perd d'emblée 41 secondes au général...Le lendemain, il attaque dès le pied de la courte difficulté finale et prend quelques longueurs sur le peloton : il conservera quelques secondes sur Umba et Sanchez pour s'adjuger sa première victoire chez les pros. Le lendemain, Boileau doublera la mise sur un autre registre : un groupe de 15 costauds se jouera la victoire au sprint et surprise, Boileau fait parler sa pointe de vitesse pour l'emporter une nouvelle fois. Mais son formidable Tour du Rwanda ne s'arrêta pas là : sur l'étape du Mur de Kigali (1,2km à 8,3%), c'est en pur puncheur, après un mano à mano avec Vuillermoz, qu'il remportera une 3ème étape. Seul hic, à cause des secondes perdues lors de la première étape, il n'est même pas dans le top 10 au général au soir de sa 3ème victoire (11ème à 31 secondes). Il ira chercher un général final sur les 3 dernières étapes : d'abord sur l'étape la plus montagneuse (remportée par Pierrot Rolland), il finira 3ème des prétendants au général. Rebelote le lendemain sur le clm où il terminera 3ème et remontera 4ème au général. Il conservera ce rang sur la dernière étape qu'il terminera dans le même temps que Vuillermoz (6ème de l'étape).


Mais le retour en Europe va s'avérer plus compliqué. Il est inscrit sur de nombreuses courses sans confirmer ses résultats au Rwanda. Sur le Challenge Mallorca, il tenta souvent les échappées sans succès, manquant de jus pour jouer à la pédale dans le peloton. Sur le Mercan Tour, il terminera à 20 min de Guillaume Martin (35ème). Il abandonnera par la suite sur le Ventoux Challenge, lâché du peloton sur la première ascension du Ventoux.


Il abordera néanmoins la Route d'Occitanie dans la peau de leader avec un début d'épreuve intéressant : 21ème de la première étape et 12ème de la 2ème étape se terminant au sprint. Sur la première étape de montagne se terminant par l'ascension du Mourtis, il s'accroche mais peine sur le final, terminant derrière Champoussin (29ème). Le lendemain, malade et ayant du mal à récupérer des efforts de la veille, il est lâché dès le début de l'étape et abandonne.


Il reprendra sur le Tour de l'Ain, où il tenta l'échappée de la dernière étape vers Lelex, là aussi sans succès. Sur le Tour de Savoie Mont Blanc, Boileau a toujours du mal à jouer à la pédale avec les meilleurs de l'épreuve, reculant rapidement au général (il perdit 21min sur l'étape du Galibier). Mais le petit prince de Kigali réagit sur la 3ème étape : l'échappée, dans laquelle Boileau a pu s'insérer, se joue la gagne et c'est Boileau qui remportera la mise, signant son 4ème succès de l'année. Il reprit l'échappée le lendemain sur la dernière étape pour aller chercher le maillot de meilleur grimpeur.


Après un nouvel abandon à la Polynormande, il se présente sur le Tour Poitou-Charentes : il évitera les chutes et se présentera en bonne position avant le clm (18ème à 50 sec) pour espérer chercher un premier bon classement général en Europe. Malheureusement, il réalise un chrono médiocre (58ème à 2min40 d'Hermans mais surtout 1min30 derrière Bonnamour et 1min derrière Chevalier), et descend au 29ème rang. Une dernière étape correcte le dernier jour (33ème) lui permet néanmoins de remonter à la 20ème place finale au général.


La fin de saison de Boileau sera à oublier, avec plusieurs DNF et comme seul fait d'armes son (bon) travail d'équipier pour Ferasse sur le Tour de Bretagne.


La saison de Boileau est tout de même difficile à lire : elle est indéniablement une réussite avec ses 4 succès dans 4 styles différents (puncheur, audacieux, sprint en petit groupe et baroudeur-grimpeur) et son excellent Tour du Rwanda (alors qu'il perdit 40 sec le premier jour...). Mais il n'a jamais été en mesure de confirmer en Europe, notamment sur ce qu'on pensait comme être ses points forts c'est-à-dire la montagne et les chronos. On suivra sa saison prochaine avec curiosité mais je pense sans attentes particulières. Même si on ne demande qu'à être encore surpris. :wink:

Re: BB Hotels 2021

Publié : 10 nov. 2021, 23:44
par FabioLullito
samu_64 a écrit : 10 nov. 2021, 12:48 Je ne suis pas fan de cette équipe mais c’est très plaisant à lire ce bilan des coureurs BB !!

Bravo pour le boulot FabioLullito et je ne sais pas si tu notes tout ça mais y a du boulot et de la mémoire !
Merci Samu!

Les mini-résumés de courses qu'on a fait toute l'année m'ont bien aidé mais aussi un peu ma mémoire et FirstCycling. :study:

Vous me rassurez avec vos retours, je craignais que ça fasse trop long et indigestes mais apparemment ça plait. :smile: