Kalambaka
Kalambaka est une ville de Thessalie située à la frontière entre la plaine Thessalienne et le Massif de la Pinde.
La ville est nichée au pied des Météores une beauté géologique absolue (apparut à l'ère tertiaire par dépôts successifs de sédiments apportés par un fleuve aujourd'hui disparus) ou sont construits diverses monastères, les plus importants de Grèce construits à partir du XIVe siècle.
La ville de Kalamabaka en elle même est connu dès l'Antiquité sous le nom d'Arginion.
Son histoire suit l'histoire de la région que nous avons déjà rappelé ici, à savoir conquête par le Royaume de Macédoine en 358 av J-C, puis par l'Empire Romain en 148 av J-C.
C'est dans cette ville que les troupes de Jules César et de l'un de ses général se rencontrèrent pour mener la bataille de Pharsale contre Pompée.
La ville subit ensuite les invasions barbares des Wisigoths et Ostrogoths au IVe et Ve siècle.
L'Empire Byzantin christianise la région avant que plusieurs peuples slaves qui s'helléniseront s'installent dans la région.
La ville est pris par l'Empire Bulgare en 1203, la ville se nomme alors Stagion, elle est ensuite pris par le despotat d'Epire en 1255 avant d'être conquise par l'Empire Ottoman en 1393 qui nomme la ville Kalambaka.
La ville rejoint la Grèce indépendante que suite aux Guerres Balkaniques de 1913.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les Antartes des résistants cachés dans les Météores libèrent la ville en 1943.
Cette armée constituée ensuite dans l'ELAS (Armée Populaire de Libération Nationale Grecque) libéra plus d'un tiers de la Grèce à elle toute seule, essentiellement la partie nord montagneuse du pays jusqu'au Golfe de Corinthe.
Kalambaka :
les Météores :
L'un des 6 monastère niché au sommet d'un météore :
Ioannina
Ionnina est la capitale de la région d'Epire, qui dans la Grèce Antique ne faisait pas partie du territoire grecque mais était son propre royaume constituée des trois "tribus" historiques d'Epire : les Molosses, les Chaoniens et les Thespotes.
Le royaume est fondée en 330 av J-C lors de la fusion des 3 tributs.
L'Epire est essentiellement connu par son roi Pyrrhus qui a combattu les Romains pour la re hellénisation de la Grèce (de 280 à 274 av J-C)
Même si il remporta plusieurs bataille, celle ci était très couteuses ce qui est à l'origine de l'expression "victoires à la Pyrrhus".
L'Epire est encore indépendante jusqu'en 148 av J-C d'abord sous un royaume puis une république avant d'être intégrée à la province romaine de Macédoine.
La ville de Ionnina en elle même n'existait pas durant l'Antiquité et a été fondée au VIe siècle par l'empereur Byzantin Justinien.
La ville pendant très longtemps n'était d'ailleurs pas une ville mais une immense forteresse construire par les Byzantins puis remaniée par les Ottomans.
La forteresse actuelle date du règne d'Ali Pacha chef d'un état semi autonome (officiellement constituant de l'Empire Ottoman) de Grèce et d'Albanie de 1797 à 1822.
Après la chute de l'Empire Byzantin la forteresse connait une histoire mouvementée, elle est incorporée au despotat d'Epire suite à la 4e croisade en 1204 puis reprise par les Byzantis en 1319 puis par le Royaume de Serbie en 1346 puis de la famille florentine Tocco de 1385 à 1430 puis enfin par l'Empire Ottoman jusqu'aux guerres balkaniques de 1913 qui la rattache à la Grèce.
Aujourd'hui la ville est une importante ville universitaire sur 65 000 habitants, plus de 13 000 sont des étudiants (c'est la Poitiers grecque

).
En 2019 le premier maire Juif de la Grèce depuis la Seconde Guerre Mondiale est élu dans la ville.
La ville est sur les bord du lac Pamvotida et dans le massif de la Pinde.
Ioannina :
Restes de la forteresse :
